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Bria (République centrafricaine)

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Bria
Bria (République centrafricaine)
Un camp de déplacés au PK3 de Bria, juin 2018
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Région Fertit Préfecture Haute-Kotto
Démographie
Population 75 487 hab. (2022[1])
Géographie
Coordonnées 6° 32′ 22″ nord, 21° 59′ 25″ est
Altitude 553 m
Divers
Surnom Bria, la scintillante
Localisation
Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine
Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
Bria

Bria est une ville de la République centrafricaine. Elle est le chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto et également la capitale régionale de la région du Fertit, laquelle regroupe les préfectures de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran et de la Vakaga.

La préfecture de la Haute-Kotto compte trois sous-préfectures, dont les sous-préfectures de Ouadda, Yalinga et celle de Bria.

La sous-préfecture de Bria est subdivisée en trois communes : la commune urbaine de Samba-Boungou (Bria) et deux communes rurales, à savoir Daba-Nydou, qui compte 18 492 habitants, et Baho-Mboutou, avec une population de 8 377 habitants, selon les données du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4) réalisé en 2022 par l'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) D’après les mêmes données du RGPH-4 (2022), la commune urbaine de Samba-Boungou (Bria) compte une population totale de 75 487 habitants, composée de 36 989 hommes et de 38 498 femmes.

En 2003, lors du Recensement Général de la Population et de l’Habitat, la population de Bria était estimée à 35 204 habitants. Cependant, l’instabilité politique récurrente, les multiples crises sécuritaires liées à la guerre civile qui éclate en 2013, ainsi que les exactions commises par les groupes rebelles, entraînent des déplacements massifs de populations. Nombre d'entre elles trouvent refuge à Bria, ce qui explique la croissance rapide de la population de la ville au cours de cette période.

Géographie

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Bria est située sur la route nationale 5, précisément à 613 km au nord-est de la capitale nationale Bangui et est drainée par la rivière Kotto, qui la drape à son extrémité Est. Cette rivière est alimentée en aval par deux cours d'eau majeurs notamment : la Samba et la Boungou.

Le cours d’eau Samba traverse la ville de Bria, séparant ainsi la ville en deux rives distinctes : la rive Nord, appelée Bornou qui tire son nom de ses fondateurs commerçants de l'ethnie Borno autrement dit Kanuri (originaires de l'ancien royaume du Royaume du Kanem-Bornou) et la rive Sud (dite Mbegui ti ngou, en Sango).

  • la rive Nord abrite plusieurs quartiers, des écoles, un centre de santé, le marché local, ainsi que des lieux de culte tels que la mosquée centrale de Bria et le cimetière musulman.
  • la rive Sud, qui correspond au centre-ville, regroupe de nombreuses infrastructures publiques et administratives, notamment l'hôtel de ville (la mairie), la préfecture et la résidence du préfet, le bureau du gouverneur de la région et sa résidence, les postes de la police et de la gendarmerie, les services des douanes, impôts et trésor public ainsi que l'hôpital du district. Cette rive abrite également des écoles, le marché central, l'église catholique, le lycée de Bria, le stade de football, ainsi que les infrastructures de l'aviation civile et militaire.

La ville de Bria est constituée de 43 quartiers recensés en 2003 repartis dans les deux rives distinctes.

  • Les quartiers de la rive Nord (Bornou) sont : Assana, Dakpa, Foulata, Issa-Ndelé 1, Issa-Ndelé 2, Issa-Ndelé 3, Issa-Ndelé 4, Issa-Ndelé 5, Issa-Ndelé 6, Issa-Ndelé 4, etc.
  • Les quartiers de la rive Sud sont : Ambadrou, Anciens-Combattants, Bazangueres, Boy-Gbaya, Edéka, Fadama, Galabadja, Gbadou, Gobolo, Gondelé, Kotto-Ville, Koumidi, Kpetené, la SMI, Mandé 1, Mandé 2, Mandé 3, Masse, Moussa Gbadou (1, 2), Ndoma, Ndomendé (1, 2), Ndrou 1, Ndrou 2, Paris-Congo, Passeurs-Bac, Piango 1, Piango 2, Piango 3, Piya, Yafara, Yandomo, Yangakola, Zoubalé[2].
Rencontre avec le Préfet et le Maire de Bria (2016)

En 1930, la société cotonnière Comouna installe une usine d'égrenage à Bria[3].

Le , la République centrafricaine indépendante fait de Bria le chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto[4].

Lors de la reprise des combats en décembre 2012 entre les FACA loyalistes et la coalition rebelle de Seleka la ville tombe aux mains des rebelles[5],[6].

D'anciens combattants de Séléka engagés dans un processus désarmement, démobilisation et réintégration (en) à Bria en février 2017.

En , la ville est sous le contrôle du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) ex-Séléka. Le , les forces de la MINUSCA et Sangaris (3e RIMA, 1er Régiment de Spahis appuyés d'une section du 3e régiment du génie[7], avec la participation de l'Aviation légère de l'Armée de terre[7]) lancent une opération conjointe, délogent ces éléments armés de tous les bâtiments administratifs et permettent de rétablir l'autorité de l'État[8].

Il y a des mines d'or et de diamants.[réf. nécessaire]

Éducation et santé

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L'enseignement secondaire est assuré par le lycée Abdel-Kader-Djalle de Bria.

La ville est le siège de la paroisse catholique Saint-Louis de Bria fondée en 1955, elle dépend du diocèse de Bambari.

Personnalités liées à la ville

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Notes et références

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  1. RGPH 2003, Recensement général de la population et de l’habitat, 2003
  2. Auguste Chevalier, Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale : La culture du Cotonnier au Congo belge et en Afrique Equatoriale Française (no 343-344), , bulletin pp. 275-279
  3. Loi 60.179 du 23 janvier 1961 portant création des préfectures et des sous-préfectures sur le territoire de la République Centrafricaine
  4. Centrafrique: Bangui sous la menace des rebelles dans Le Figaro du 27 décembre 2012.
  5. La France n'est pas en Centrafrique pour y protéger «un régime» dans Libération du 27 décembre 2012.
  6. 1 2 Charles Michel, Le chat sur la dune, Lavauzelle, , 294 pages, pages 104-106
  7. MINUSCA, La Minusca accompagne le retour de l'État à Bria 20 février 2015
  8. « Dominique Kosseyo », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 9782356390332, lire en ligne).
  9. François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance : Résistance intérieure et France libre, Paris, Robert Laffont, , 1187 p. (ISBN 2-221-09997-4), p. 914.