Alindao

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alindao
Alindao (1924)
Alindao (1924)
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine Centrafrique
Préfecture Basse-Kotto
Maire Albert Mandago
Démographie
Population 14 401 hab. (2003[1])
Densité 296 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 02′ 25″ nord, 21° 12′ 48″ est
Altitude 474 m
Superficie 4 858 ha = 48,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Alindao

Alindao est une ville de République centrafricaine située dans la préfecture de Basse-Kotto dont elle constitue l'une des six sous-préfectures.

Géographie[modifier | modifier le code]

La localité est située sur la rive gauche de la rivière Bangui Kété, affluent de l'Oubangui. Elle se trouve sur la route nationale RN2 à 120 km à au Sud-Est de Bambari.

Communes limitrophes de Alindao
Bangui-Ketté
Bangui-Ketté Alindao Guiligui
Bakou

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville est un chef-lieu de subdivision en 1915, jusqu'au date à laquelle elle est intégrée à la subdivision de Fouroumbala. La subdivision d'Alindao est rétablie en 1930 est s'étend sur la partie Nord de l'ancienne subdivision. En 1930, la société cotonnière Kotto installe une usine d'égrenage, cette société devient plus tard la Cotonbangui[2]. En 1936, les Spiritains fondent une mission catholique à Alindao[3]. Le , elle devient un chef-lieu de district. Le , la République centrafricaine indépendante instaure Alindao en sous-préfecture. Dans les années 1962 : Compagnie Cotonnière du Haut Oubangui - Directeur : Guy Traversin. La ville est érigée en commune de moyen exercice le [4].

Administration[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture d'Alindao est constituée de cinq communes : Alindao, Bangui-Ketté, Bakou, Guiligui, Yambélé-Ewou.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire est assuré par le lycée d'Alindao.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique du Sacré-Cœur d'Alindao étant établie en 1936, depuis le , la cathédrale du Sacré-Cœur d'Alindao est le siège d'un diocèse catholique institué par division du diocèse de Bangassou[5], le premier évêque du diocèse est alors nommé. Le diocèse s'étend sur le territoire de la préfecture de Basse-Kotto et compte 5 paroisses.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville est fondée sur des cultures vivrières et des cultures de rente (principalement le café), ainsi que la transformation des produits agricoles. La pêche, la chasse, le commerce et l'artisanat font également partie des activités locales[6].

L'aérodrome d'Alindao est rouvert depuis fin 2014, après près de 30 ans d'inactivité[7].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Alindao est la ville natale de l'écrivain congolais Emmanuel Dongala.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population des villes de RCA
  2. Auguste Chevalier, Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale : La culture du Cotonnier au Congo belge et en Afrique Equatoriale Française (no 343-344), , bulletin p. 275-279
  3. Pierre Kalck, Histoire centrafricaine: des origines à 1966, p. 252 ; Ed. L'Harmattan, 1992 (ISBN 2296271537)
  4. Décret 68.006 du
  5. Saint Siège, Constitutio Apostolica Alindaoënsis, 18 décembre 2004 (la)
  6. Approvisionnement en électricité des villes transfrontalières (Mobaye, Kongbo, Alindao, Kémbé) à partir de la Centrale Hydroélectrique de Mobaye (RDC).bdeac.org
  7. Thierry Khondé, Centrafrique Presse, Alindao : Après 30 ans, l'aérodrome de la ville est désormais opérationnel, 30 décembre 2014