Odos

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Odos
Église Saint-Georges d'Odos.
Église Saint-Georges d'Odos.
Blason de Odos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Canton Moyen-Adour
Intercommunalité Communauté d'agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées
Maire
Mandat
Jean-Michel Lehmann
2014-2020
Code postal 65310
Code commune 65331
Démographie
Gentilé Odoscéens
Population
municipale
3 219 hab. (2014en diminution de -0.77 % par rapport à 2009)
Densité 367 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 49″ nord, 0° 03′ 31″ est
Altitude Min. 315 m – Max. 391 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Odos est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Odoscéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Odos dans les Hautes-Pyrénées
Localisation d'Odos dans le département des Hautes-Pyrénées.
65 HP 00 8431.jpg

Situation[modifier | modifier le code]

Odos est une commune du piémont pyrénéen située en Bigorre, dans l'aire urbaine de Tarbes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Odos et des proches communes.
Communes limitrophes de Odos
Tarbes Laloubère
Juillan Odos Horgues
Louey Saint-Martin Momères

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

Le climat est tempéré de type océanique dû à l'influence proche de l'Océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Ossun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.

Données climatiques à Odos.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[1].


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville serait scindée en trois regroupements : un secteur agricole avec un petit centre-ville, un lotissement construit dans les années 1960 nommé le « Bouscarou » et, séparé par l'autoroute A64, un autre quartier résidentiel[2].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 1 440[3].
Parmi ces logements, 94.8% sont des résidences principales, 1.1  % des résidences secondaires et 4.2  % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Odos au sud de Tarbes

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[4] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Étymologie : nom de personnage latin Odus et suffixe aquitain ossum (domaine d’Odus).

Nom occitan : Audòs.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire[modifier | modifier le code]

On[évasif] a trouvé des vestiges de présence humaine dès le Ve siècle avant Jésus-Christ[5]. Le site est celui d'un ancien oppidum gallo-romain, motte d'une dizaine de mètres de hauteur au centre du futur village.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il reste trace d'une tour bâtie en galets roulés disposés en épis entre des arases de brique (Ve siècle ?). Des constructions et palissades en bois furent remplacées, sans doute au XIIIe siècle, par un château en dur avec une enceinte, mentionné dans plusieurs textes[Lesquels ?].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • 1525 : Marguerite d'Angoulême, dite aussi Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, épouse d'Henri d'Albret, reine de Navarre et châtelaine d'Odos.
  • 15 février 1534 : Jean de Coarraze, petit-fils de Bernard de Coarraze, vend la seigneurie d'Odos à Jeannicot de Lassale, marchand d'Oloron, pour 1245 écus et 18 sols.
  • 1549 : mort de Marguerite de Navarre, grand-mère d'Henri IV, au château d'Odos.
  • 1569 : L'église d'Odos est incendiée par les troupes protestantes de Montgomery.
  • 20 février 1596 : Henri IV confie à Jean de Lassale, fils de Joannicot, « un château qui est à présent tout rompu et ruiné et ne reste plus que de masure et vieille muraille inhabitable ».
  • 23 janvier 1691. Un inventaire des biens de la communauté d'Odos recense 400 journaux ( le journal était la superficie moyenne de terre travaillée en une journée) : le Plan de Beyrède (200 journaux), le Bouscarou (40 journaux), le Buala (100 journaux), la Devèze (40 journaux), les Alliats (20 journaux). Des livres terriers sont rédigés, le deuxième en 1765.
  • 1701 : Procès des habitants contre le seigneur d'Odos. Mais un arrêt du Parlement de Toulouse maintient le seigneur dans la propriété des landes, des bois, des terres et fermes du lieu.
  • 9 août 1723 : transaction entre Anne d'Odos et les habitants au sujet des landes. Ceux-ci s'engagent à lui verser 200 sols morlaas par an.
  • 5 novembre 1783 : Paul de Lassale, dernier seigneur d'Odos, veuf de Barthélémie Ducasse d'Artagnan, épouse en secondes noces Cécile Barère de Vieuzac, jeune sœur de Bertrand Barère.
  • 16 octobre 1787 : décès de Paul de Lassale, 75 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1789 : rédaction du « Cayer des plaintes et doléances arretté dans l'assemblée généralle des habitans de la parroisse d'Odos », signé par 26 habitants.
  • 1791 : Monsieur Abadie est élu premier maire d'Odos.
  • 1796 : La maison presbytérale est saisie comme bien national et vendue.
  • 26 juin 1809 : Acquisition du presbytère.
  • 1852 - 1864 : Le château est fortement remanié par le général Courby de Cognord, époux de Joséphine de Lassale, petite-fille de Cécile Barère de Vieuzac.
  • 4 octobre 1863 : Acquisition de la propriété Cénac Larré pour la construction de la mairie-école.
  • 21 janvier 1871 : Vente aux enchères de 2 lots, le château avec ses dépendances (12 hectares), et la métairie Gardette (43 hectares).
  • 1895 : le château est acheté par Paul et Madeleine de Févelas[7], qui s'y installent en 1907. À la mort de Madeleine de Févelas en 1958,le château reste à l'abandon.
  • 1936 : La commune est dévastée par un cyclone. La quasi totalité des toitures est endommagée.
  • 1947 : Monsieur Lucien Rieudebat est élu maire, et le restera jusqu'en 1983. La commune connait un grand essor avec l'électrification, la création de la zone industrielle et commerciale de la route de Lourdes.
  • 1968 : M et Mme Galissard achètent le château et le restaurent.
  • 1970 : Acquisition de terrains dépendant du château pour la construction du groupe scolaire, de la salle omnisports, de courts de tennis, du lotissement des Peupliers.
  • 1972 : Les landes communales disparaissent au profit des lotissements des Alliats et du Bouscarou.

Pionnière dans l'accueil des gens du voyage, Odos a construit, en 2003, sous l'impulsion de son maire M. Gérard Boube, une aire de stationnement en respect de la loi[8]. Elle comprend 12 places réparties en 8 emplacements. Cet investissement a été bien reçu par la communauté tzigane du Grand Tarbes.

Cadastre napoléonien d'Odos[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien d'Odos est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La Mairie d'Odos.
Article détaillé : Liste des maires d'Odos.
Liste des derniers maires de la commune[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1991 1995 A.E. Blachère PS  
1995 1997 Maurice Olléon UDF  
1997 2008 Gérard Boube PS Conseiller général
2008 2014 Dominique Lidar ex-UMP  
2014 en cours Jean-Michel Lehmann[10] DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Pays et sénéchaussée de Bigorre, quarteron de Tarbes, canton de Tarbes (1790), Tarbes-Sud (1801), de Séméac (1973), de Laloubère (1982)[11].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Grand Tarbes.

Odos fait partie de la communauté d'agglomération du Grand Tarbes. Née de la communauté de communes de l’agglomération tarbaise créée en 1995, ses compétences touchent aux transports, aux gens du voyage, à la culture, aux sports, à l'environnement, au pôle universitaire et à la politique de la ville.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Sous l'ancien régime, la population est dénombrée par feux, c'est-à-dire par foyers fiscaux. Pour en déduire le nombre d'habitants, les historiens appliquent souvent un coefficient multiplicateur de 5. Certains documents indiquent le nombre de maisons.

  • 1300 : 38 feux, soit approximativement moins de 200 habitants.
  • 1612 : 83 maisons et 6 bordes (granges).
  • 1720 : 73 feux, soit approximativement moins de 400 habitants.
  • En 1846, 142 maisons ; en 1872, 173 maisons. Pour la population, voir ci-dessous.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 219 habitants, en diminution de -0,77 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
417 450 574 613 732 684 691 694 772
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
740 714 746 794 797 777 770 727 698
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
683 706 627 648 657 657 656 719 847
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
1 023 2 222 2 854 3 287 3 285 3 236 3 235 3 219 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’écoles en 2017[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Monument aux morts municipal.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à l'ombre de tour crénelée de sept pièces mouvant de la pointe et à l'aigle bicéphale de gueules brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 25 septembre 2016).
  2. a, b et c Pierre Carrey, « Odos : Jacquie et Michel, le porno né sous X », Libération, (consulté le 30 décembre 2016)
  3. Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Odos
  4. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2).
  5. Petit journal 2010. Hors série Odos; Histoires, légendes d'hier et d'aujourd'hui; Dir. de publication Maurice Tejedor, textes et photos Claude Bonneu et Michel Seize.
  6. Pierre Arnaud de Béarn, frère naturel de Gaston Phébus, tient alors le château de Lourdes, ainsi que toute la Bigorre et le Lavedan, pour le roi d'Angleterre.
  7. Bulletin municipal de Novembre 1997. Paul Humeau : Odos et son château.
  8. http://www.ladepeche.fr/article/2003/05/16/135629-l-aire-d-odos-inauguree.html
  9. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral d' Odos en 1819
  10. « Lehmann fait basculer Odos à gauche », sur ladepeche.fr, (consulté le 30 décembre 2016).
  11. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  12. « Liste des juridictions compétentes pour Odos », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 28 juin 2017).
  18. http://www.mjcodos.fr
  19. 7 février 1948 : Robert Soro, le Lion de Swansea, sur rugby-nomades.qc.ca
  20. Dans la tête du tueur, Jean-François Abgrall, 2005, Albin Michel (p. 137-138)