Odos

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Odos
Église Saint-Georges d'Odos
Église Saint-Georges d'Odos
Blason de Odos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Canton Moyen-Adour
Intercommunalité Le Grand Tarbes
Maire
Mandat
Jean-Michel Lehmann
2014-2020
Code postal 65310
Code commune 65331
Démographie
Gentilé Odoscéens, Odoscéennes
Population
municipale
3 228 hab. (2012)
Densité 368 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 49″ N 0° 03′ 31″ E / 43.1969, 0.058643° 11′ 49″ Nord 0° 03′ 31″ Est / 43.1969, 0.0586  
Altitude Min. 315 m – Max. 391 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Odos est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du piémont pyrénéen située en Bigorre dans l'aire urbaine de Tarbes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Odos et des proches communes.
Communes limitrophes de Odos
Tarbes Laloubère
Juillan Odos Horgues
Louey Saint-Martin Momères

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[1] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Étymologie : NP latin Odus et suffixe aquitain ossum (domaine d’Odus)

Nom occitan : Audòs.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé des vestiges de présence humaine dès le Vème siècle avant Jésus-Christ[2]. Le site est celui d'un ancien oppidum gallo-romain, motte d'une dizaine de mètres de hauteur au centre du futur village. Il reste trace d'une tour bâtie en galets roulés disposés en épis entre des arases de brique (Vème siècle ?). Des constructions et palissades en bois furent remplacées, sans doute au XIIIème siècle, par un château en dur avec une enceinte, mentionné dans plusieurs textes.

  • 1249 : La cour arbitrale d'Odos est citée dans le règlement d'un différend sur un droit de pacage entre l'Ordre des Templiers de Bordères-sur-l'Échez et le véziau d'Ibos (véziau : terme gascon signifiant Communauté). En 1281, elle intervient dans un litige sur le droit d'utiliser les landes communales entre Tarbes et Séméac.
  • 1342 : l'église Saint Georges d'Odos est mentionnée dans le Pouillé.
  • 1380 : Froissart raconte que le château d'Odos, tenu par les Anglais[3], a été assiégé et détruit par les troupes de Du Guesclin.
  • 9 mai 1429 : Bernard de Coarraze reçoit de Jean de Foix, son suzerain, la seigneurie d'Odos.
  • Le château d'Odos, reconstruit à partir de 1490 par Madeleine de France, sœur de Louis XI, reine de Navarre, appartenait aux rois de Navarre.
  • 1525 :Marguerite d'Angoulême, dite aussi Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, épouse d'Henri d'Albret, reine de Navarre et châtelaine d'Odos.
  • 15 février 1534 : Jean de Coarraze, petit-fils de Bernard de Coarraze, vend la seigneurie d'Odos à Jeannicot de Lassale, marchand d'Oloron, pour 1245 écus et 18 sols.
  • 1549: mort de Marguerite de Navarre, grand-mère d'Henri IV, au château d'Odos.
  • 1569 : L'église d'Odos est incendiée par les troupes protestantes de Montgomery.
  • 20 février 1596 : Henri IV confie à Jean de Lassale, fils de Joannicot, "un château qui est à présent tout rompu et ruiné et ne reste plus que de masure et vieille muraille inhabitable".
  • 23 janvier 1691. Un inventaire des biens de la communauté d'Odos recense 400 journaux ( le journal était la superficie moyenne de terre travaillée en une journée): le Plan de Beyrède (200 journaux), le Bouscarou (40 journaux), le Buala (100 journaux), la Devèze (40 journaux), les Alliats (20 journaux). Des livres terriers sont rédigés, le deuxième en 1765.
  • 1701 : Procès des habitants contre le seigneur d'Odos. Mais un arrêt du Parlement de Toulouse maintient le seigneur dans la propriété des landes, des bois, des terres et fermes du lieu.
  • 9 août 1723 : transaction entre Anne d'Odos et les habitants au sujet des landes. Ceux-ci s'engagent à lui verser 200 sols morlaas par an.
  • 5 novembre 1783 : Paul de Lassale, dernier seigneur d'Odos, veuf de Barthélémie Ducasse d'Artagnan, épouse en secondes noces Cécile Barère de Vieuzac, jeune sœur de Bertrand Barère.
  • 16 octobre 1787 : décès de Paul de Lassale, 75 ans.
  • 1789 : rédaction du "Cayer des plaintes et doléances arretté dans l'assemblée généralle des habitans de la parroisse d'Odos ", signé par 26 habitants.
  • 1791 : Monsieur Abadie est élu premier maire d'Odos.
  • 1796 : La maison presbytérale est saisie comme bien national et vendue.
  • 26 juin 1809 : Acquisition du presbytère.
  • 1852 - 1864 : Le château est fortement remanié par le général Courby de Cognord, époux de Joséphine de Lassale, petite-fille de Cécile Barère de Vieuzac.
  • 4 octobre 1863 : Acquisition de la propriété Cénac Larré pour la construction de la mairie-école.
  • 21 janvier 1871 : Vente aux enchères de 2 lots, le château avec ses dépendances (12 hectares), et la métairie Gardette (43 hectares).
  • 1895 : le château est acheté par Paul et Madeleine de Févelas[4], qui s'y installent en 1907. A la mort de Madeleine de Févelas en 1958,le château reste à l'abandon.
  • 1936 : La commune est dévastée par un cyclone. La quasi totalité des toitures est endommagée.
  • 1947 : Monsieur Lucien Rieudebat est élu maire, et le restera jusqu'en 1983. La commune connait un grand essor avec l'électrification, la création de la zone industrielle et commerciale de la route de Lourdes.
  • 1968 : M et Mme Galissard achètent le château et le restaurent.
  • 1970 : Acquisition de terrains dépendant du château pour la construction du groupe scolaire, de la salle omnisports, de courts de tennis, du lotissement des Peupliers.
  • 1972 : Les landes communales disparaissent au profit des lotissements des Alliats et du Bouscarou.

Pionnière dans l'accueil des gens du voyage, Odos a construit, en 2003, sous l'impulsion de son maire M. Gérard Boube, une aire de stationnement en respect de la loi[5]. Elle comprend 12 places réparties en 8 emplacements. Cet investissement a été bien reçu par la communauté tzigane du Grand Tarbes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Odos

Son blasonnement est :

d'argent à l'ombre de tour crénelée de sept pièces mouvant de la pointe et à l'aigle bicéphale de gueules brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Odos.
Mairie d'Odos
Liste des derniers maires de la commune
Période Identité Étiquette Qualité
1991 1995 A.E. Blachère PS  
1995 1997 Maurice Olléon UDF  
1997 2008 Gérard Boube PS Conseiller général
2008 2014 Dominique Lidar ex-UMP  
2014 en cours Jean-Michel Lehmann DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Odos fait partie de la Communauté d'agglomération du Grand Tarbes. Née de la Communauté de communes de l’agglomération tarbaise créée en 1995, ses compétences touchent aux transports, aux gens du voyage, à la culture, aux sports, à l'environnement, au pôle universitaire et à la politique de la ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

Sous l'ancien régime, la population est dénombrée par feux, c'est à dire par foyers fiscaux. Pour en déduire le nombre d'habitants, les historiens appliquent souvent un coefficient multiplicateur de 5. Certains documents indiquent le nombre de maisons.

  • 1300 : 38 feux, soit approximativement moins de 200 habitants.
  • 1612 : 83 maisons et 6 bordes (granges).
  • 1720 : 73 feux, soit approximativement moins de 400 habitants.
  • En 1846, 142 maison; en 1872, 173 maisons. Pour la population, voir ci-dessous.

En 2012, la commune comptait 3 228 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
417 450 574 613 732 684 691 694 772
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
740 714 746 794 797 777 770 727 698
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
683 706 627 648 657 657 656 719 847
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
1 023 2 222 2 854 3 287 3 285 3 258 3 236 3 228 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marguerite de France, sœur de François Ier et grand-mère d'Henri IV, morte à Odos en 1549
  • Pierre Carrey (1983 - ), journaliste. Auteur du livre "Tour de France : 100 ans de Pyrénées" et créateur du site internet Cyclismag. Vécu plusieurs années à Odos.
  • Robert Soro,Joueur de rugby à XV français, dit le "lion de Swansea" né le 28 novembre 1922 à Odos.Il a joué au Stadoceste Tarbais puis au F.C. Lourdes et a été international.
  • Francis Heaulme, dit "le routard du crime", né le 25 février 1959 à Metz, aurait fait une halte dans la ville d'Odos en 1989, peu avant de rejoindre la Motte-du-Caire, en tant qu'employé saisonnier dans la castration du maïs[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  2. Petit journal 2010. Hors série Odos; Histoires, légendes d'hier et d'aujourd'hui; Dir. de publication Maurice Tejedor, textes et photos Claude Bonneu et Michel Seize.
  3. Pierre Arnaud de Béarn, frère naturel de Gaston Phébus, tient alors le château de Lourdes, ainsi que toute la Bigorre et le Lavedan, pour le roi d'Angleterre.
  4. Bulletin municipal de Novembre 1997. Paul Humeau : Odos et son château.
  5. http://www.ladepeche.fr/article/2003/05/16/135629-l-aire-d-odos-inauguree.html
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  8. www.mjcodos.fr
  9. Dans la tête du tueur, Jean-François Abgrall, 2005, Albin Michel (p. 137-138)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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