Bourréac

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Bourréac
Bourréac avec vue sur la ville de Lourdes.
Bourréac avec vue sur la ville de Lourdes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement d'Argelès-Gazost
Canton Lourdes-2
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lourdes
Maire
Mandat
Roland Darré
2014-2020
Code postal 65100
Code commune 65107
Démographie
Gentilé Bourréacais
Population
municipale
92 hab. (2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 14″ N 0° 00′ 09″ E / 43.1038888889, 0.002543° 06′ 14″ Nord 0° 00′ 09″ Est / 43.1038888889, 0.0025
Altitude 520 m (min. : 429 m) (max. : 582 m)
Superficie 1,26 km2
Localisation

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Bourréac

Bourréac est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Panorama sur la chaîne depuis Récahorts.

Bourréac est une commune de l'aire urbaine de Lourdes située à 4 kilomètres de Lourdes. Dominant en balcon la plaine de Lézignan qui s'ouvre sur la ville de Lourdes à l'ouest, le village se situe au centre d'une ligne de collines, de 500 m à 600 m d'altitude, face à la chaîne pyrénéenne, avec, en particulier, le pic du Jer au premier plan, le Cabaliros, le Hautacam, le pic du Montaigu et le pic du Midi de Bigorre en arrière-plan.

Un chemin de crête (chemin départemental) part du centre du village vers son hameau, Récahorts, et, au-delà, vers Pouts, hameau du village Escoubes-Pouts, avant la descente vers ce village dans la vallée.

Communes limitrophes et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Bourréac est une des dix communes considérées par l'Insee comme faisant partie de l'unité urbaine de Lourdes [1].

Bourréac est limitrophe de Lézignan, d'Escoubes-Pouts, de Julos et de Paréac, communes de la même communauté : la CCPL (Communauté de communes du Pays de Lourdes). Lézignan est la commune la plus proche que l'on traverse pour se rendre à Bourréac, après avoir quitté la route départementale en venant de Lourdes (calvaire à l'intersection)[2].

Communes limitrophes de Bourréac
Julos Paréac
Lézignan Bourréac Escoubès-Pouts
Lézignan

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 126 hectares ; son altitude varie de 429 à 582 mètres[3].

Le territoire offre les marques de dépôts morainiques (sédiments, pierres et rochers) provenant de l'ancien glacier qui, il y a 30 000 ans, empruntait la vallée du gave de Pau et recouvrait l'emplacement de la ville de Lourdes. Le village offre la particularité d'avoir plusieurs sources sur le versant nord du territoire communal, en particulier la source de Bidole qui alimentait autrefois le village et celle de Coulat qui alimente le réseau AEP du syndicat intercommunal des Côtes de Bourréac et du Miramont.

Climat[modifier | modifier le code]

Lever de soleil sur Bourréac le . Brumes sur la plaine de Lézignan. Lourdes au fond.

Le climat est celui qui est précisé pour Lourdes et par la station météo locale d'Ossun-Tarbes, avec toutefois un microclimat caractérisé par un taux d'embrumement moindre et par une température souvent plus élevée en hiver pour les zones exposées plein sud et abritées du vent d'ouest.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plan de Bourréac au début de 2013, le bourg au centre et le hameau de Récahorts à droite.

Outre le chef-lieu, le territoire de la commune comprend le hameau de Récahorts.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 47, alors qu'il était de 38 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 71,5 % étaient des résidences principales, 13,1 % des résidences secondaires et 15,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 89,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,9 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 78,8 %, en augmentation par rapport à 2007 (74,3 %)[I 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Fin 2014, le maire annonce « Le prochain renforcement du réseau électrique en moyenne tension sur la ligne de crête, allant au hameau de Récahorts, se traduira par l'enfouissement des lignes et participera encore à l'amélioration de la qualité paysagère de la commune. Bourréac est devenu, de ce fait, une escale privilégiée par les randonneurs et les cyclotouristes »[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune a évolué au fil des siècles[5] : Dénominations historiques :

  • in Burriacho, latin (fin XIe – début XIIe siècle, cartulaire de Saint Pé, arch. des H.P.)
  • Buriac, Burriac (1429, Censier de Bigorre)
  • Burriac aus Angles (1609, Livre de la Réforme de Sainct-Pé, arch. des H.P.)[6]
  • Bouriac, Bourriac (1738, Arpentement de la Baronnie des Angles[7], puis 1760, Pouillé du diocèse de Tarbes par Larcher; puis 1789, cahier des doléances)
  • Bourréac (v 1809, Plan cadastral napoléonien, 1810, Carte de Cassini)

Localement, le nom de la commune est prononcé [bourri'yak].

Comme tous les toponymes dont le suffixe est ac, le nom de Bourréac vient d'un nom de domaine antique. Ce nom est formé sur le nom patronymique Burrius ou Burrinus et du suffixe -acum, soit « le domaine de Burrius ».

La dénomination du hameau, Récahorts, a évolué aussi avec le temps : on lit Requehor sur la Carte de Cassini ci-jointe et Roquehort dans l'arpentement de la Baronnie des Angles de 1738[7]. L'étymologie en est roc ou roque hort/e c'est-à-dire roche forte par référence vraisemblablement à une terre lourde et argileuse (avec des affleurements schisteux) alors que Bourréac a des terres morainiques très filtrantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini mentionnant les noms de communes, paroisses ou succursales de paroisse comme Bourréac, et leurs hameaux, vers 1810.

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'inventaire archéologique départemental fait état de la découverte en 1846 d'une statue en marbre au lieu-dit Sendac qui permet d'envisager l'existence d'un site funéraire antique très important. Cette statue est visible dans le musée du jardin Massey à Tarbes.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

La commune est sous l'Ancien Régime incluse dans le Pays et dans la sénéchaussée de Bigorre, ainsi que dans le Quarteron de Lourdes. Elle fait alors partie intégrante de la baronnie des Angles[12].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Bourréac est consultable sur le site des Archives départementales des Hautes-Pyrénées [14] de même que le « Cahier des doléances de Bourriac, annexe des Angles » de 1789[15]. Lors de la Révolution, la commune est incorporée en 1790 au canton de Lourdes du nouveau département des Hautes-Pyrénées.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, la commune fait partie du canton de Lourdes-Est et, depuis 2015, du canton de Lourdes-2.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections présidentielles de 2012, la liste électorale comptait 73 électeurs, 71 se sont déplacés au second tour et 69 se sont exprimés : 40 voix pour François Hollande et 29 voix pour Nicolas Sarkozy[16].

Aux élections municipales et communautaires de mars 2014, la liste électorale comptait 74 électeurs, 65 se sont déplacés et 63 se sont exprimés. Les sept candidats ont été élus dès le premier tour avec des scores allant de 100 % à 95,23 %[16]. À l'issue de ces élections, lors de la première réunion du conseil municipal, le maire sortant Roland Darré a été réélu maire.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant inférieur à 100, le nombre de membres du conseil municipal est de 7[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1912 mai 1935 Amédée Ladebèze   Agriculteur
mai 1935 mai 1953 Jean Darré   Agriculteur
mai 1953 mars 1959 Victor Azens   Agriculteur
mars 1959 mars 1977 Jean Nadau   Agriculteur
mars 1977 mars 1989 Roland Darré   Professeur à l’École nationale vétérinaire de Toulouse
mars 1989 avril 2008 Charles Lacrampe   Cadre de banque
avril 2008 en cours
(au 9 août 2015[19])
Roland Darré   Retraité

Finances locales[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2000, la capacité d'autofinancement[Note 1] reste largement supérieure à la moyenne de la strate (communes de moins de 250 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (4 taxes))[21], ce qui montre une bonne gestion des finances locales :

Capacité d'autofinancement par habitant (en euros)

2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003
Bourréac 370 275 258 215 256 321 270 239 230 271 228
Moyenne de la strate 239 252 240 203 209 215 224 209 180 171 163

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Bourréac s'est vu attribuer, en 2014, par le conseil régional de Midi-Pyrénées, le niveau « 1 fleur » du label Villes et Villages fleuris[22].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 19 août 2015, Bourréac n'est jumelée avec aucune commune[23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution de la population montre un accroissement de la population du fait de l'arrivée de nouveaux ménages en résidence principale, surtout à partir des années 1990.

En 2013, la commune comptait 92 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
72 76 220 140 116 115 110 113 121
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
108 110 112 103 112 122 100 106 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
94 90 95 76 76 59 61 58 47
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
46 41 45 49 46 70 91 89 84
2013 - - - - - - - -
92 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Debien[26] souligne la chute importante et inexpliquée de la population de Bourréac entre 1806 et 1821 dans un contexte d'accroissement global de la population des communes rurales du canton de Lourdes-Est. Or cette valeur de 220 pour Bourréac, en 1806, que l'on retrouve dans d'autres publications qui ont repris la même source paraît peu vraisemblable. En fait, la confrontation avec une autre source d'information, celle du cadastre de 1809[13] qui fait état d'un effectif « d'environ 140 personnes », montre qu'elle est très probablement inexacte et que l'effectif recensé en 1806 a dû être plus vraisemblablement de 120 personnes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2015[27].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, Bourréac partage avec la commune voisine de Lézignan la même fête communale organisée autour du premier dimanche de novembre, après la Toussaint[4].

L'ASSO’S Lézignan - Bourréac dont le siège est à la mairie de Lézignan remplit les fonctions d'un Comité des fêtes et d'animation et réalise depuis 2009[28] des actions conviviales pour les deux communes, Lézignan et Bourréac, en particulier : la fête locale à Toussaint, le repas de Carnaval, l’intervillage début juin, ainsi que d'autres manifestations et soirées tout au long de l’année, telles que des projections de films, une fête du gâteau à la broche[29].

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Santé[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Les actualités de la commune sont suivies par le quotidien régional La Dépêche du Midi[30].

Le maire Roland Darré, enseignant retraité, féru de partage de connaissances, est à l'initiative du site consacré à la commune, et assure des initiations à la rédaction dans l'encyclopédie wikipédia[4],[31].

Cultes et activités paroissiales[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de l'ensemble paroissial de la Baronnie des Angles qui regroupe douze communes[32]. Cet ensemble paroissial est lui-même l'un des sept ensembles du « secteur Lourdes » au sein du diocèse de Tarbes et Lourdes[33]. L'église paroissiale est toujours utilisée[34], notamment pour des concerts[35], mais le culte catholique n'y est plus célébré régulièrement[36].

Après avoir été paroisse puis succursale de la paroisse du village des Angles sous l'Ancien Régime, le territoire de la commune a été rattaché[Quand ?] à la paroisse de Lézignan, commune la plus proche.

A Nouste, bulletin mensuel interparoissial du « secteur Lourdes », relate les principaux événements de la vie paroissiale du Pays rural lourdais qui constitue une entité culturelle recouvrant les actuelles communautés de communes de la Baronnie des Angles, de Batsurguère, du Castelloubon, de la Croix Blanche et du Pays de Lourdes.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 55 personnes, parmi lesquelles on comptait 83,3 % d'actifs dont 70,4 % ayant un emploi et 13,0 % de chômeurs[I 4].

On comptait 14 emplois dans la zone d'emploi, contre 22 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 39, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 35,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour trois habitants actifs[I 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2012, Bourréac comptait 14 établissements : 9 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 2 dans l'industrie, aucun dans la construction, 1 dans le commerce-transports-services divers et 2 étaient relatifs au secteur administratif[I 6]. Parmi ces 14 établissements, six portent le nom de Sanguinet[37], dont un dans le domaine des services d'aménagement paysager qui emploie plus de dix salariés et un chiffre d'affaires en 2013 de 2 430 600 €[38].

En 2013, 2 entreprises ont été créées à Bourréac[I 7], les deux par des autoentrepreneurs[I 8].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'importance de l'agriculture, à Bourréac comme ailleurs, va bien au-delà d'un bilan technique et économique des productions en volume et en valeur. L'agriculture et en l'occurrence l'élevage sont les outils principaux de gestion et d'aménagement des espaces contribuant à la perception positive de l'environnement. Ils génèrent des satisfactions environnementales appelées aménités qui participent au charme et à l'attrait des lieux en sus de l'atout majeur que peut être le panorama sur la chaîne pyrénéenne : des paysages ouverts, des espaces entretenus, des prés, des animaux dans ces espaces, etc.

L'agriculture paysanne originelle[modifier | modifier le code]
Vache lourdaise tenue par François Sarthe, dit François de Passet, à Bourréac, vers 1966.

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'élevage ovin occupait une place prépondérante dans la plupart des communes de la montagne de Bigorre et dans le piémont pyrénéen. Cet élevage s'appuyait sur l'exploitation souvent intensive, avec irrigation quand c'était possible, des prés en bien propre avec leurs granges foraines traditionnelles aux toits d'ardoises, sur la conduite en parcours dans les vastes territoires communaux appelées landes ou serres, et sur les estives de transhumance, en montagne, l'été. La race ovine lourdaise était la race locale de référence particulièrement adaptée à ce mode dominant d'élevage extensif. Par ailleurs les vaches de race lourdaise (variante locale et rustique du groupe bovin Blond du Sud-Ouest représenté aujourd'hui par la Blonde d'Aquitaine) étaient exploitées en tant que race mixte : lait, viande et travail, encore que les bœufs gascons lui soient évidemment préférés pour le travail.

Ancien poulailler-porcherie, En ço de Borie, à Bourréac.

Un élevage porcin et de volailles presque exclusivement destiné aux besoins de la maison existait jadis dans chaque exploitation. Jusque vers 1945, la race porcine locale de référence était le porc bagnérais, porc de type ibérique noir et blanc très réputé pour la qualité de sa viande, dont l'essentiel de la population a servi à reconstituer le porc pie noir du Pays basque. Cet élevage porcin, comme d'ailleurs celui qui l'a remplacé à base de porcs blancs, pour la vente sur les marchés locaux (Tarbes, Trie-sur-Baïse) de porcelets à engraisser, a disparu. De beaux ensembles typiques de poulaillers-porcheries édifiés dans la deuxième moitié du XIXe siècle sont visibles dans nombre de fermes du pays rural lourdais dont un à Bourréac. Conçus manifestement pour l'embellissement des cours de ferme, ils témoignent d'une relative prospérité de la maison à l'époque considérée.

Aujourd'hui une agriculture d'entreprise et d'échange en prise avec la gestion de l'environnement paysager[modifier | modifier le code]

La quasi disparition de l'élevage ovin et de la race bovine lourdaise ont remis en question l'exploitation traditionnelle des communaux revenus progressivement à l'état de fougeraies soumises à l'écobuage annuel telles qu'on peut les voir encore sur les zones d'étage collinéen les plus pentues, comme celles qui dominent Lourdes (Serre de Sarsan). En 1977, les communes de Lézignan, Bourréac et Julos sont parvenues à un accord de partage de leurs communaux dont l'exploitation était jusqu'alors indivise et seulement consacrée au mode pastoral. Après retournement et amendements, ces landes ont été affermées aux agriculteurs locaux pour être converties avec succès en terres de culture (maïs grain et maïs ensilage) ou en prairies. Cette transformation s'est traduite par un accroissement significatif du cheptel bovin, dans les races Prim'Holstein ou Montbéliarde en système laitier, Blonde d'Aquitaine ou Limousine, principalement, parfois charolaise ou bazadaise, en système allaitant. Elle a permis aussi la création de nouveaux bâtiments d'élevage fonctionnels hors des villages et proches des lieux de pâturage, dont l'élevage laitier dit de Peyrehicade sur les landes de Bourréac.

L'agriculture de Bourréac d'aujourd'hui repose essentiellement sur l'élevage bovin dans quatre exploitations dont une en élevage bovin laitier avec production de veaux de lait, une en élevage allaitant avec production de veaux de boucherie sous la mère et deux en élevage allaitant avec production de veaux broutards. La transhumance estivale des vaches limousines et blondes d'Aquitaine se fait en camion qui permet d'accéder aux estives du Cirque d'Estaubé (près de Gavarnie).

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Les terres labourables ont une bonne valeur agronomique. Certaines bien exposées et proches du village étaient autrefois réputées localement pour la production de pommes de terre primeur.

Nouvelles ruralités[modifier | modifier le code]

Talus fleuri le long de la voie départementale.

À l'origine exclusivement agricole, la population compte aujourd'hui une majorité d'actifs dont l'emploi se situe en milieu urbain. Cette situation est la même dans toutes les communes du pays rural lourdais.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La proximité de Lourdes et des hauts lieux touristiques pyrénéens ainsi que la qualité de l'environnement local ont amené les habitants à la création de gîtes ruraux[39], la commune ne disposant au d'aucune place d'accueil saisonnier (hôtel[I 9], camping[I 10], autre hébergement collectif[I 11]).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de la Toussaint.
Place de la fontaine ou place de Candaouan.

La commune ne compte ni monument, ni objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[40],[41] et aucun lieu, monument ou objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[42],[43].

On peut toutefois mentionner l'église, la place de la fontaine et des sites panoramiques.

L'église de la Toussaint (dédiée à tous les saints, comme celle de Lézignan) domine le village et offre un beau panorama sur la chaîne des Pyrénées et les alentours. Elle abrite une cloche datée de 1664 qui est référencée comme une des plus anciennes du patrimoine national pour avoir échappé aux confiscations et à la fonte sous la Révolution.[réf. nécessaire]. Elle a fait l'objet d'une rénovation importante à la fin des années 2000[34].

La place de la fontaine (ou place de Candaouan) a été créée en 2005 : c'est un lieu de convivialité lors des manifestations communales, elle accueille les promeneurs de passage et les joueurs de boules à la belle saison.

Les chemins de crête (chemin de Sendac, chemin de Recahorts-Pouts, chemin du Courtaou), offrent un vaste panorama sur la chaîne, de Lestelle-Bétharram à l'ouest, au pic du Midi de Bigorre et au Casque de Lhéris, au-dessus de Bagnères-de-Bigorre, à l'est. Un parcours fléché de cyclotourisme part du haut de la côte, en venant de Lézignan, vers la gauche sur le chemin de Sendac, et rejoint le village de Julos.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement. Cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[20].
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  9. TOU T1 - Nombre et capacité des hôtels au 1er janvier 2015.
  10. TOU T2 - Nombre et capacité des campings au 1er janvier 2015.
  11. TOU T3 - Nombre d'autres hébergements collectifs au 1er janvier 2015.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. INSEE : l'unité urbaine de Lourdes
  2. Voir plan de Lourdes
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. a, b et c Simone Beugin, « Lézignan-Bourréac : deux villages réunis pour faire la fête », sur le site du quotidien La Dépêche du Midi,‎ (consulté le 19 août 2015).
  5. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  6. Louis-Antoine Lejosne, Dictionnaire topographique du département des Hautes-Pyrénées, 204 p., rédigé en 1865, révisé et annoté par R. Aymard de la Société Française d'Onomastique, mai 1992, Pau.
  7. a, b, c et d Procédure d'arpentement de la Baronnie des Angles 1736/1741, (Fonds 4J42), et Baronnie des Angles. Dénombrements, recettes procédures 1532/AnIII, (Fonds 4j43), Archives départementales de Pau
  8. http://clio.revues.org/index343.html
  9. Claude Lévi-Strauss, 1992. Maison: définition. In P Bonte, M Izard (eds) Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie, Presses universitaires de France, Paris, 755 p.
  10. http://www.cadastre.gouv.fr/scpc/accueil.do
  11. Lavedan et Pays Toy. Revue archéologique, historique et ethnographique de l’arrondissement d’Argeles Gazost. Publié par la Société d’Études des Sept Vallées. Un numéro spécial annuel. Disponible à la Mediathèque de la CCPL à Lourdes.
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