Les Angles (Hautes-Pyrénées)

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Les Angles
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Les Angles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton Lourdes-2
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lourdes
Maire
Mandat
Yvette Lacaze
2014-2020
Code postal 65100
Code commune 65011
Démographie
Gentilé Anglesois, Anglesoises
Population
municipale
121 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 01″ nord, 0° 00′ 27″ est
Altitude 400 m (min. : 407 m) (max. : 647 m)
Superficie 3,1 km2
Localisation

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Les Angles

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Les Angles

Les Angles (en occitan gascon Eths Angles) est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Anglesois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

 Les Angles dans les Hautes-Pyrénées
Localisation des Angles dans le département des Hautes-Pyrénées.
65 HP 00 7031.jpg

Le village des Angles est situé dans les Hautes-Pyrénées sur le Piémont pyrénéen. Il se trouve à 7 km de Lourdes. Pour s'y rendre depuis Lourdes prendre la sortie direction Bagnères-de-Bigorre puis suivre la départementale 937 jusqu'à Arcizac-ez-Angles. Dans Arcizac-ez-Angles, prendre la départementale no 307 sur 1,5 km.

Les Angles est construit dans la vallée de l'Echez, affluent de l'Adour, qui prend sa source dans le village voisin de Cheust et qui traverse Les Angles du sud vers le nord pour se poursuivre dans Arcizac-ez-Angles.

Commune située à l'intersection du 43e parallèle nord et du méridien de Greenwich qui se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune des Angles et des proches communes.
Communes limitrophes de Les Angles
Lourdes Lézignan Arcizac-ez-Angles
Jarret Les Angles Gez-ez-Angles
Artigues Sère-Lanso Arrodets-ez-Angles

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

Le climat est tempéré de type océanique dû à l'influence proche de l'Océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Données climatiques aux Angles.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[1].


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 75[2].
Parmi ces logements, 79.3 % sont des résidences principales, 7.8 % des résidences secondaires et 12.9 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini situant Les Angles à l'est de Lourdes.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[3] qui rapporte les dénominations historiques du village.

Dénominations historiques :

Prononciation locale figurée : [éts 'anglés].
Nom occitan : Eths Angles.

Étymologie : du latin angulus, signifiant angle et désignant aussi une terre en forme de coin[4]. La désignation d'un coin ou recoin de terre aurait une origine médiévale[5],[6].
De ce qui précède et de l'histoire associée, il résulte que dans l'ordre chronologique probable, le nom a d'abord été celui d'un village, puis celui de la seigneurie, puis celui du petit pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'un castrum, au lieu-dit le Castet, témoignent d'une présence romaine.

Les seigneurs des Angles[modifier | modifier le code]

Écu du premier baron des Angles.

La seigneurie de la baronnie des Angles a existé du Moyen Âge à la Révolution française, en passant au fil des siècles sous le contrôle de différentes familles dont l'historiographie a été retracée par Jean Bourdette dans un ouvrage intitulé Notice des Barons de Angles[7].
On se reportera à l'article Baronnie des Angles pour l'histoire de cette seigneurie au sein du comté de Bigorre.
Le blason premier des Angles était « à l’écus de gueules tout plain ».

La baronnie des Angles passera dans diverses familles :

  • famille des Angles jusqu’en 1310 ;
  • famille d’Armagnac de 1310/1377 ;
  • Jean de Béarn de 1377/1407 ;
  • famille d’Armagnac de 1407/1430 ;
  • famille de Lomagne de 1430/1481 ;
  • famille d’Aure d’Asté de 1481/1534 ;
  • famille de Gramont de 1534/1576 ;
  • famille de Hélène de Clermont, vicomtesse d’Asté de 1576/1594 ;
  • famille de Gramont de 1594/1694 ;
  • famille de Lons de 1694/1734 ;
  • famille Roux de Gaubert de 1734/1789.

Les Angles, siège d'un archidiaconé du diocèse de Bigorre[modifier | modifier le code]

Archidiaconés des Hautes-Pyrénées dont celui des Angles.

En tant que siège d’un archidiaconé et d'un archiprêtré, les Angles fut le centre d’une grande activité ecclésiastique. L’archidiacre résidait à Tarbes près de l’Évêque et gérait quatre Archiprêtrés dont celui des Angles. Dix-sept communes lui étaient rattachées en 1342 (voir l'article Baronnie des Angles). On dénombrait :

  • l’église de Saint-Barthélemy située à proximité de la grange Berdolou. Détruite, il ne reste qu’une montjoie commémorative appelée La Vierge de la Berdoulette ;
  • l’église de Saint-Étienne du XVIIe siècle et son retable du XVIIIe siècle, œuvre des frères Ferrère ;
  • la chapelle haute détruite pendant les guerres de religion. Reconstruite, elle deviendra une Faderne, puis en 1860 une mairie et une école jusqu'en 1960 ;
  • un presbytère construit en 1641, restauré à l’identique en 2003 par la commune, il sert de maison paroissiale.

Cadastre des Angles[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien des Angles est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1945 1953 Benjamin Cassou    
mars 1953 1965 François Saintpastous    
mars 1965 1983 Savin Cassou    
mars 1983 2014 Jean Cassou    
mars 2014 2020 Yvette Lacaze    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les Angles appartient à la communauté de communes du Pays de Lourdes créée en décembre 2002 et qui réunit 18 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 121 habitants, en diminution de -3,2 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 330 346 328 356 369 353 372 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324 343 318 314 293 292 281 262 257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 212 215 180 190 192 177 151 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
162 151 130 134 145 141 126 123 121
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne.
Lavoir.

Outre le château et son moulin, les autres éléments remarquables du village sont son église et des maisons traditionnelles du Pays de Lourdes.

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne construite durant le XVIIe siècle. Son retable est une œuvre maîtresse de la famille Ferrère. Il est classé à l'inventaire des monuments historiques. Visite possible sur demande auprès de la mairie.

Maisons bigourdanes[modifier | modifier le code]

Les Angles offre de beaux exemples de maisons traditionnelles typiques du canton de Lourdes-Est. Tel est le cas en particulier du presbytère construit le 10 juin 1641, tombé dans le domaine communal à la Révolution et restauré à l'identique en 2003.

Le château des barons des Angles[modifier | modifier le code]

Chateau des Angles.

Le château fort des Angles, sur sa motte féodale, domine le village à l'écart de celui-ci.
Construit durant le XIe siècle, abandonné à partir du XVe par les barons des Angles[14], le château laissé à l'abandon tomba en ruines. Passé dans le domaine public, le château y demeura jusqu'en 1980. De l'édifice perdu au milieu des taillis de châtaigners ne restait qu'une bâtisse à l'entrée du site et le donjon, imposant encore, dont une partie était écroulée. En 1980, Jack Cernaix et son épouse parvinrent à racheter les ruines et le terrain à la municipalité de l'époque[15],[16]. Le donjon a été reconstruit, selon les plans des architectes des bâtiments de France, à l'identique de la construction originelle, ainsi que l'ancien logis qui est aujourd'hui un gîte rural. L'ensemble des bâtiments ainsi restaurés laisse une impression visuelle forte dans le paysage du territoire de la baronnie au point que ce château en est redevenu un élément identitaire repris dans le logo de la baronnie des Angles.

La môle du castet ou moulin banal[modifier | modifier le code]

Moulin des Angles après sa restauration en 2002.

La Môle du Castet était un moulin à eau, déjà connu depuis 1429, soumis à banalité, dont le monopole appartenait au baron des Angles. Ce petit moulin a été reconstruit en 1734 sous le château seigneurial. Il sera restauré en 1825, en 1849 et en 2002 par la commune. À la Révolution française, le droit de banalité aboli, le moulin est vendu en bien national. Une dizaine de familles se porteront acquéreur le 9 messidor de l'an IV. Ses deux roues tourneront jusqu'en 1985. À l'abandon, la commune l'a racheté pour le restaurer et l'ouvrir au public en 2002 en le mettant en activité sur demande. Le moulin est membre de l'association des moulins des Hautes-Pyrénées. La visite et les démonstrations de mouture sont possibles sur demande auprès de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La Maison Dupré (chez Casavant) fut la propriété de la famille Dupré, noblesse d’Empire. Cette famille est la branche maternelle du maréchal Foch.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la bande d'or, accompagnée en chef d'une colombe essorante d'argent et en pointe d'un lion aussi d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 25 septembre 2016).
  2. Insee : Rapport statistique communal pour la ville des Angles
  3. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2).
  4. Dauzat Albert) et Rostaing (Charles), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Guénégaud, 1963, (DENLF)
  5. Aymard (Robert), Dictionnaire des noms de lieux des Hautes-Pyrénéées, Uzos, chez l'auteur, 1996
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises. Notices 26388-90, p 1447-48
  7. Jean Bourdette : Notice des Barons des Angles. Extrait du Bulletin de la Société Ramond, 1905-1908. Un volume, 1908, 166 pp, 16 x 25,5 cm, disponible à la Médiathèque de la CCPL
  8. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral des Angles
  9. « Liste des juridictions compétentes pour Les Angles (Hautes-Pyrénées) », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Pierre Gintrand, Châteaux, Maisons Nobles des Hautes-Pyrénées, 237 pages, Ed. Val d'Adour, 2002
  15. Jack Cernaix, communication verbale, 2009
  16. Jean Cassou, maire des Angles, communication verbale, 2009