Julos

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Julos
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Blason de Julos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement d'Argelès-Gazost
Canton Lourdes-2
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lourdes
Maire
Mandat
Georges Castres
2014-2020
Code postal 65100
Code commune 65236
Démographie
Gentilé Julosais
Population
municipale
345 hab. (2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 21″ Nord 0° 00′ 22″ Est / 43.1225, 0.0061
Altitude Min. 398 m – Max. 648 m
Superficie 5,86 km2
Localisation

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Julos

Julos , (en occitan gascon Julòs) , est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Julosais.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Julos dans les Hautes-Pyrénées
Julos.

Situation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Julos et des proches communes.


Communes limitrophes de Julos
Adé Averan ; Barry Orincles
Lourdes Julos Paréac
Lézignan Bourréac

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

Le climat est tempéré de type océanique dû à l'influence proche de l'Océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 177[1].
Parmi ces logements, 85.5  % sont des résidences principales, 7.2  % des résidences secondaires 7.2  % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Julos au nord est de Lourdes

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[2] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Étymologie : nom de domaine antique formé sur le nom de personnage latin Julius et le suffixe aquitain -ossum.
Nom occitan : Julòs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, l'histoire de Julos est associée à l’ascension d'une famille, les Castelnau, du val d'Azun, qui par un mariage en 1339 devinrent seigneurs de Julos, Paréac, Escoubès, entre autres, et aussi de Laloubère pour former une famille influente, les Castelnau-Julos puis Castelnau-Laloubère. On lit dans l'histoire de la Bigorre par l'abbé Colomez « La terre de Laloubère faisait partie de celle de Julos en Bigorre. Pérégrin de Julos, puiné de la maison, l'eut pour son partage, et s'étant signalé par sa valeur en Castille, il rendit le nom de Laloubère recommandable dans sa postérité. Les seigneurs de Castelnau en ont augmenté les biens et la gloire y ayant pris alliance »[3].

Ces détails ont de l'importance pour rendre compte du mode de gestion communautaire et intercommunal des landes situées sur ces communes, et tout particulièrement sur Julos, qui perdura jusque dans les années 1970. Jusqu'à 1789, en effet, ces landes étaient des réserves seigneuriales de la seigneurie de Laloubère, elles devinrent ensuite des biens communaux gérés avec un droit de pacage consenti aux communes voisines, notamment Bourréac. Cette situation d'indivision a pris fin en 1978, avec le partage de ces landes entre les communes de Julos, Bourréac, Paréac et Lézignan, appuyé sur l'exploitation de documents d'archives seigneuriales de Laloubère[4].

Selon l'historien de la Bigorre, Marie-Armand d'Avezac de Castera-Macaya (1823), « la terre de Castelnau était située dans la vallée d'Azun : les villages de Gaillagos, Arras, Ourout, Ayzac, en relevaient. Jean-Bernard, chevalier, seigneur de Castelnau, vivait vers 1260 ; et eut pour fils Bernard 1er mort vers 1300, père de Menaud, chevalier. Garcie-Arnaud 1er, fils de ce dernier,épousa, en 1339, Mahaud de Julos, héritière de Laloubère, dont il eut Jean-Raymond de Castelnau-Laloubère, qui vivait en 1366, et fut le père d'Odet : celui-ci eut de Catherine de Gramont, son épouse, deux fils, 1° Bernard II qui continua la maison de Castelnau-Laloubère, 2° Raymond Garcie, chef de la maison de Castelnau-Mauvissière, dont était Michel de Castelnau, ambassadeur en Angleterre, qui a laissé des mémoires fort estimés et est mort en 1592 »[5].

Cadastre napoléonien de Julos[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Julos est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à un château d’argent maçonné de sable posé sur un mont de sinople et accompagné de trois étoiles de six rais d'or posées deux en chef et une en pointe.
Commentaires : officialisé par la mairie (avril 2015).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Georges Castres    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Julos appartient à la communauté de communes du Pays de Lourdes créée en décembre 2002 et qui réunit 18 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 345 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295 246 299 324 331 335 345 310 355
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
321 312 321 316 315 314 274 272 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
223 227 239 213 209 207 189 178 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
178 188 191 191 218 241 322 345 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lavoir.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Crête de Miramont[modifier | modifier le code]

La colline de Miramont était un lieu de pèlerinage pour les communes limitrophes. Avec les éminences voisines. Il s'agit aujourd'hui, avant tout, d'un espace voué à la randonnée offrant un magnifique point de vue sur Tarbes, Ossun… Leurs sommets abritent des antennes relais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Julos
  2. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  3. Abbé Colomez : Histoire de la province et comté de Bigorre écrite vers 1735 par l'abbé Colomez et annotée par l'abbé Ferdinand Duffau, 283 pages 21 x 15 cm, réédition de l’œuvre originale imprimée en 1890, ISBN 2 7504-1341-9
  4. Roland Darré, maire de Bourréac, communication personnelle, février 2016,, d'après les archives des réunions des conseils municipaux de Bourréac
  5. M.A. d’Avezac-Macaya : Essais historiques sur le Bigorre, accompagnés de remarques critiques, de pièces justificatives, de notices chronologiques et généalogiques. Tome second, 312 pp. Imprimerie de J.M . Dossun éditeur, Bagnères ; 1823. [lire en ligne]
  6. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral de Julos en 1809
  7. « Liste des juridictions compétentes pour Julos », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.