Jean Ier de Foix

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Jean Ier
Titre
Comte de Bigorre
Prédécesseur traité de Brétigny
Laure de Chabanais (indirectement)
Successeur Gaston IV
Baron d'Auterive
Prédécesseur -
Successeur Gaston Ier
15e comte de Foix
Prédécesseur Isabelle
Archambault
Successeur Gaston IV
Vicomte de Castelbon
Prédécesseur Isabelle
Archambault
Successeur Gaston IV
Vicomte de Béarn
Prédécesseur Isabelle
Archambault
Successeur Gaston IV
7e coprince d'Andorre et Viguier d'Andorre
Prédécesseur Isabelle
Archambault
Successeur Gaston IV
Vicomte de Marsan
Prédécesseur Isabelle
Archambault
Successeur Gaston IV
Biographie
Dynastie Maison de Grailly et de Foix
Nom de naissance Jean de Foix
Date de naissance
Date de décès
Lieu de décès Mazères, Comté de Foix
Père Archambault de Grailly
Mère Isabelle de Foix-Castelbon
Conjoint Jeanne d'Évreux
Jeanne d'Albret
Enfants Gaston IV Red crown.png
Pierre de Foix

Jean Ier de Foix
Comte de Bigorre
Vicomte de Castelbon
Comte de Foix
Vicomte de Béarn
Vicomte de Marsan
Coprince d'Andorre

Jean IV (ou V ou VI) de Grailly ou Jean Ier de Foix (1382 - 1436) est comte de Foix, coprince et viguier d'Andorre, vicomte de Béarn, de Marsan et de Castelbon de 1412 à 1436 et comte de Bigorre de 1425 à 1436. Il est fils d’Archambaud de Grailly, captal de Buch, vicomte de Castillon et de Bénauges, et d’Isabelle de Foix-Castelbon, comtesse de Foix, coprincesse d’Andorre, vicomtesse de Béarn, de Marsan et de Castelbon.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la suite du traité de Tarbes signé le 10 mai 1399 qui reconnaît à ses parents la possession du comté de Foix, mais oblige son père à renoncer à l’alliance anglaise, il est envoyé en otage à la cour de France pour garantir l’observance des termes du traité. Le 24 avril 1406, il prête hommage au roi Charles VI de France en tant qu’héritier du comté de Foix et participe avec une compagnie de Béarnais à plusieurs opérations contre les troupes anglaises sous les ordres du connétable Louis de Sancerre : siège de Bordeaux en 1404 et 1405, siège de Blaye 1406 et siège du Bourg en 1406-1407. En 1409 il accompagne le roi Martin d’Aragon dans une expédition pour reprendre la Sardaigne aux Génois, se distingue à la bataille de San Luri (30 mai 1409) et revient à Foix en septembre.

Martin meurt le 31 mai 1410 sans fils et deux princes revendiquent sa succession : Ferdinand de Castille, neveu de Martin, et Louis II d’Anjou, marié à Yolande d'Aragon, fille du roi Jean Ier, frère et prédécesseur de Martin. Jean de Foix lève alors des troupes pour soutenir les prétentions de Louis d’Anjou, mais Ferdinand l’emporte finalement le 25 juin 1412 par le compromis de Caspe. Mais Jean de Foix s’est écarté de cette guerre car trois mois plus tôt, le 12 février 1412, Archambaud de Grailly meurt et Isabelle de Foix, mère de Jean de Foix, lui cède tous ses états. Le même mois, Charles VI lui a confié la lieutenance générale du Languedoc et de la Guyenne. Dès avril, il entre en guerre contre Bernard VII, comte d’Armagnac. Une trêve est signée le 28 mai 1413, mais rompue quand les Armagnacs prennent le pouvoir. Face au roi Henri V d'Angleterre, une trêve est signée pour combattre l’invasion anglaise.

Il ne prend pas part à la bataille d’Azincourt, en octobre 1415 et se rallie au dauphin le 28 mai 1418, lequel le nomme en retour le 17 août lieutenant général du roi en Languedoc et en Guyenne[1]. Par opportunisme et n’ayant réellement en vue que ses propres intérêts, il rejoint le camp des Armagnacs le 16 novembre 1418, celui des Bourguignons en octobre 1419, mais il abuse tellement de ses prérogatives de lieutenant général que le dauphin le révoque le 1er mars 1420. Il s’allie alors aux Anglais et obtient d’eux les mêmes charges de lieutenant général du roi en Languedoc et Guyenne, le 3 mars 1421. Ce n’est qu’à la mort d’Henri V, roi d’Angleterre qu’il fait sa soumission au roi de France, reçoit des lettres de rémission (mai 1423) et obtient (encore !) la lieutenance générale du Languedoc et de Guyenne.

Il rejoint l’ost royal de1423 à 1425, mais plutôt dans le but de se faire des relations et des alliés. Lors des combats contre les anglais, il évite de prendre des risques, achète souvent le départ de ses ennemis et ne participa pas aux campagnes de Jeanne d’Arc. Il fait cependant payer cher son alliance, car il obtient en 1425 le comté de Bigorre qui avait été possession de ses ancêtres, et que le roi avait annexé à la suite de litiges entre différents héritiers. En 1433, il intervient à Avignon pour installer son frère Pierre comme vicaire apostolique. Il meurt à Mazères le 4 mai 1436.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Jean Ier de Foix épouse le 12 octobre 1402 en premières noces Jeanne d'Évreux (1382 - 1413), fille de Charles III d'Évreux, roi de Navarre et d’Éléonore de Castille. Elle est reconnue comme héritière du royaume de Navarre en 1402, mais meurt sans postérité avant son père.

Il se remarie en février 1422 avec Jeanne d'Albret (1403 † 1435), fille de Charles Ier († 1415 à Azincourt) sire d’Albret, et de Marie de Sully (de Champagne, de Blois ; fille de Louis de Sully : branche aînée des comtes de Blois et de Champagne, et d'Isabeau dame de Craon, cette dernière étant issue des Lusignan par sa mère Marguerite de Mello, une petite-fille d'Eustachie de Lusignan, elle-même petite-fille d'Hugues X et de la comtesse-reine Isabelle d'Angoulême ; Marie était comtesse titulaire de Guînes[2], baronne de Sully et de Craon, dame de Sainte-Hermine, de Prahecq, de Lussac (par son premier ou deuxième époux Guy VI de La Trémoille), et de Chisay : tous fiefs qui allèrent aux La Trémoille ; et aussi dame de Corberia (en Anjou-Maine, héritage des Craon ?? La Corbière ??).

Les d'Albret étaient, eux, possessionnés en Berry par héritage des Sully jusqu'à Marie, la mère de Jeanne d'Albret : princesse de Bois-Belle, dame d'Argent, de Clémont, de Villezon (près d'Argent et Clémont), des Aix et de La Chapelle d'Angillon, de Boisbelle, d'Orval, d'Espineuil-sur-Cher (-le-Fleuriel), de Montrond, de Dun-Le-Roi, de Château-Meillant, de Saint-Gondom ; et dame de Chalucet (donné en 1317 par le roi Philippe V à son bouteiller et conseiller Henri de Sully). De leur union sont issus :

De nouveau veuf, il se remarie en 1435 avec Jeanne d’Urgell (1415 - 1446), fille de Jacques II, comte d’Urgell, et d’Isabelle d’Aragon. Leur union reste sans descendance. Après sa mort, elle se remarie avec Jean Raymond Folch III, comte de Cardona.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roman d'Amat, « FOIX (Jean Ier, comte de) » dans Dictionnaire de biographie française, vol. 14, Paris, [détail des éditions] , col. 197-9.
  • Foundation for Medieval Genealogy : Archambault de Grailly

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour la Guyenne, il s’agit d’un titre honorifique, cette province étant occupée par les Anglais.
  2. À la décapitation du connétable Raoul II de Brienne (arrière-arrière-petit-fils d'Alphonse d'Acre de Brienne, fils de l'empereur-roi Jean de Brienne, et de Marie de Lusignan-Exoudun comtesse d'Eu), dernier comte de Guînes et d'Eu, en 1350 sur l'ordre du roi Jean le Bon, le comté d'Eu sera donné à Jean d'Artois, alors que le comté de Guînes restera à la Couronne. Cependant, d'autres biens moins importants sont laissés à la sœur héritière de Raoul, Jeanne de Brienne († 1389), comme Château-Chinon et Chizé. Sans postérité de ses deux maris (le connétable Gautier VI comte de Brienne et Louis d'Evreux comte d'Etampes), elle lègue à sa petite-cousine Marie de Sully (car la mère de Jeanne de Brienne était Jeanne de Mello, la demi-sœur de Marguerite de Mello mère d'Isabelle de Craon, cette dernière étant la mère de Marie de Sully. Jeanne de Brienne et Isabelle de Craon étaient donc cousines germaines. Jeanne et Marguerite de Mello étaient filles de Dreu VI de Mello fils de Dreu V et d'Eustachie de Lusignan). De toute façon, Guînes et son comté sont aux mains des Anglais depuis janvier 1352, ce que confirment les traités de Brétigny et de Calais en mai et octobre 1360, et les Français ne les récupèreront définitivement qu'en janvier 1558, même s'il y eut des reprises partielles ou temporaires (cf. Charles VI en 1374). Vers 1390, Marie de Sully est donc une comtesse de Guînes très théorique, d'ailleurs non issue des anciens comtes. Marie de Sully est d'abord la femme ou la fiancée de Charles de Valois comte de Montpensier († 1382, fils du duc Jean de Berry), puis la femme de Guy VI de La Trémoille († 1398, titré comte de Guînes), avant d'épouser le connétable Charles d'Albret en 1400. En 1398 Georges de La Trémoille, fils de Marie et de Guy VI, porte à son tour le titre de comte de Guînes...

Articles connexes[modifier | modifier le code]