Richard Mique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2011).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

image illustrant un architecte image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un architecte français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Richard Mique
Image illustrative de l'article Richard Mique
Portrait de Richard Mique
Présentation
Naissance
Nancy, France
Décès
Paris, France
Nationalité Royaume de France Royaume de France
Mouvement Néoclassicisme
Activités 1er architecte du roi de Pologne Stanislas
Architecte de la reine Marie-Antoinette
1er architecte du roi
Formation Jacques Étienne Barbier
Œuvre
Réalisations Hameau de la Reine à Versailles
Château de Saint-Cloud
Distinctions Académie royale d'architecture (1773)
Entourage familial
Père Simon Mique
Mère Barthe Michel
Famille Pierre Mique (grand-père)

Richard Mique, dont la famille est originaire d'Alsace, devenu seigneur d'Heillecourt, était un architecte français, né à Nancy le et guillotiné le à Paris.

Né d'un second mariage de Simon Mique avec Barbe Michel, son père était architecte-entrepreneur de Lunéville, et son grand-père Pierre Mique également architecte, avait été l'un des constructeurs de la primatiale de Nancy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard fut, le lendemain de sa naissance, baptisé à l'église paroissiale de Saint-Sébastien à Nancy.

Après une formation à Strasbourg en 1740 où il apprend le métier d'architecte auprès de Jacques Étienne Barbier, ingénieur[1], il peut marcher dans les pas de son père et de son grand-père, devenant comme son cousin Claude architecte en Lorraine, au service du roi Stanislas en 1763 [2], duc de Lorraine et père de la reine de France Marie Leszczyńska. Il participe ainsi à l'embellissement de Nancy et Lunéville où il répand l'imitation du style antique, influencé comme tous les architectes néo-classiques par les œuvres de la Renaissance italienne et notamment le style d'Andrea Palladio. La mort du roi Stanislas arrête un temps cette carrière, Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du Roi Louis XV, se montrant jaloux de son influence à la cour de France.

C'est pourtant à Mique que la reine Marie Leszczynska, soutenue par le clan polonais réuni à Versailles autour d'elle, commande la construction d'un important couvent à Versailles. Inauguré par le roi lui-même, le Couvent de la Reine (devenu le lycée Hoche) fait remarquer l'architecte.

La reine Marie-Antoinette se l'attache ensuite et lui confie plusieurs commandes. Mique succède alors à Ange-Jacques Gabriel comme Premier Architecte du roi Louis XVI et directeur de l'Académie royale d'architecture, et devient ainsi le principal maître d'œuvre des travaux du château de Versailles à la fin du XVIIIe siècle.

Il est arrêté avec son fils, comme prévenus de conspiration pour sauver la reine, et tous deux sont traduits devant le Tribunal révolutionnaire. Ils sont condamnés à mort le 7 juillet 1794, guillotinés le lendemain sur la place du Trône-Renversé (maintenant place de la Nation) puis enterrés au cimetière de Picpus[3].

La Faïencerie[modifier | modifier le code]

"femme couronnant un musicien" - Terre de Lorraine à émail stannifère, vers 1770-1780, - Musée national de céramique

Parallèlement à son activité d'architecte, en 1763, il prend des parts dans la faïencerie de Saint-Clément (cf. Faïencerie de Lunéville-Saint-Clément) qu'il contrôlera effectivement à partir de 1772 [4].

Il lui imprime un nouveau style, plus moderne qu'on appellera par la suite "Louis XVI", avec notamment des médaillons en camée entourés de guirlandes en forme d'œufs. Richard Mique obtient également le privilège rare de décorer ses pièces avec de l'or [5].

Ses œuvres architecturales[modifier | modifier le code]

On lui attribue aussi d'autres réfections telles que : les églises de Saint-Cloud, Fontainebleau, ainsi qu'une porte d'entrée de la ville de Nancy, l'école forestière de Metz, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. «Richard Mique», Généalogie lorraine, n° 103, décembre 2003, p. 5.
  2. Faïences de Saint-Clément, p. 21
  3. Gustave Desjardins, Le Petit Trianon : Histoire et description, Versailles, L. Bernard, 1885, p. 362
  4. Faïences de Saint-Clément, p. 20
  5. Faïences de Saint-Clément, p. 25
  6. Le patrimoine des communes des Yvelines, tome II, collection Le patrimoine des communes de France, Flohic Éditions, 2000, (ISBN 2842340701), p.1088.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle. Dictionnaire biographique et critique, p. 363-368, éditions Mengès, Paris, 1995 (ISBN 2-8562-0370-1)
  • Pierre Poncet, Catherine Calame, Faïences de Saint-Clément, Pages de Gloire, Amis de la faïence ancienne de Lunéville Saint Clément, (réimpr. dépôt légal n° 1444), 112 p.
  • Louis de Grandmaison, Essai d'armorial des artistes français. Lettres de noblesse. Preuves pour l'Ordre de Saint-Michel, p. 362-365, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts, Ministère de l'instruction publique, 1903, 27e session (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]