Gustavia (Saint-Barthélemy)
| Gustavia | |||
Vue panoramique de la rade et du port Gustavia de Saint-Barthélemy. | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Collectivité | Saint-Barthélemy | ||
| Code postal | 97133 | ||
| Démographie | |||
| Population | 2 728 hab. (est.2021) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 17° 53′ 45″ nord, 62° 51′ 05″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Saint-Barthélemy
Géolocalisation sur la carte : Saint-Barthélemy
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Gustavia est le principal quartier de l'île de Saint-Barthélemy et le chef-lieu de cette collectivité d'outre-mer française des Antilles françaises.
Géographie
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Gustavia est située sur la côte occidentale de Saint-Barthélemy. La ville est bâtie au XVIIe siècle, autour du port de Gustavia, une anse naturelle ouvrant sur la rade de Gustavia.
Histoire
[modifier | modifier le code]Les Hospitaliers
[modifier | modifier le code]En 1674, après l'achat de l'île par la France à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui en était le propriétaire depuis 1651, le site de Gustavia est nommé « Le Carénage », probablement du fait de l'abri qu'il procure pour permettre de caréner les bateaux[1].
Colonie suédoise
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Par le traité du , Saint-Barthélemy est cédée par la France à la Suède contre un droit d'entrepôt à Göteborg. Depuis ce port, la Suède se lance dans la traite négrière[2]. En 1787, le bourg du Carénage est renommé « Gustavia » en l'honneur du roi de Suède Gustave III[3],[4],[5]. Mis à part quelques maisons en bois aux balcons ouvragés avec de belles varangues, il ne reste pas de témoignage du passé scandinave de l'île[6].
Rétrocession à la France
[modifier | modifier le code]L'île est rétrocédée par un traité en date du et à la suite de l'approbation de la population insulaire qui fut consultée par référendum. L'accord garantit le maintien du statut de port franc[1].
Administration
[modifier | modifier le code]Gustavia n'a pas le statut de commune, mais est l'un des 40 quartiers qui divisent administrativement la collectivité de Saint-Barthélemy dont elle est le chef-lieu. C'est à ce titre que l'hôtel de la collectivité s'y trouve, ainsi que l'ensemble des services publics administratifs tel qu'une antenne de la préfecture qui est située à Saint-Martin.
Climat
[modifier | modifier le code]| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 25,2 | 25,3 | 25,6 | 26,4 | 27,3 | 28,1 | 28,1 | 28,1 | 28,2 | 27,9 | 26,8 | 25,7 | 26,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 58,1 | 46,4 | 50,6 | 58,2 | 91,4 | 54,5 | 79,4 | 101,7 | 111,2 | 125,8 | 108,3 | 98,4 | 984 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Lieux et monuments
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Gustavia possède plusieurs édifices inscrits ou classés aux monuments historiques :
- Batterie suédoise du fort Gustave-III, actuelle station météorologique[7] ;
- Clocher suédois de Gustavia, en pierre et en bois, abritant une cloche fondue en 1799 à Stockholm[8] ;
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Gustavia[9] ;
- Église de Lorient de Saint-Barthélemy[10] ;
- Maison Dinzey, dite Le Brigantin[11] ;
- Maison des Gouverneurs de Gustavia (ancienne mairie)[12] ;
- Presbytère de l'église catholique de Gustavia [13] ;
Parmi les autres lieux et monuments :
- Port Gustavia de Saint-Barthélemy
- Fort Karl ;
- Phare ;
- Sous-préfecture de Gustavia (ancienne prison suédoise) ;
- Wall House (musée - bibliothèque) ;
- Musée « Le P'Tit Collectionneur »
- Bibliothèque Municipale de Gustavia [14].

Transports
[modifier | modifier le code]Gustavia est accessible en avion depuis l'aéroport Rémy de Haenen, mais celui-ci n'est adapté qu'aux petits avions. L’aéroport international Princesse-Juliana de Sint Maarten est utilisé par la plupart des visiteurs internationaux. Les ferries partent du terminal de ferry de Gustavia vers Marigot, Philipsburg[15],[16].
Shell Beach
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Shell Beach est une plage de Gustavia accessible à pied depuis le centre. Elle ne contient pas de sable, mais se compose uniquement de petits coquillages finement broyées[17]. À l'origine, elle s’appelait Anse de Grand Galet. Dans les années 1960 et 1970, le port de Gustavia a été dragué et le sable ainsi que les coquillages ont été utilisés pour construire cette plage[18] qui mesure environ 1 km de long. Elle est située au sud des ruines du fort Karl[19],[20]. Le sport populaire à Shell Beach consiste à sauter dans l'eau à partir des falaises[21].
Personnalités liées à la ville
[modifier | modifier le code]- Eugénie Blanchard (1896-2010), doyenne de l’humanité, y est née.
- Hugues Destrem (1754-1804), révolutionnaire, y est mort.
Galerie
[modifier | modifier le code]- Gustavia le soir.
- Rue escarpée à Gustavia.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Site officiel de la collectivité de Saint-Barthélemy, Antilles Françaises - De Christophe Colomb à nos jours », sur www.comstbarth.fr (consulté le )
- ↑ « Saint-Barthélemy : traite négrière | Mémoire St Barth », sur www.memoirestbarth.com (consulté le ).
- ↑ André-Louis Sanguin, « Saint-Barthélemy. Île normande des Antilles françaises », Études normandes, vol. 30, no 4, , p. 57–77 (DOI 10.3406/etnor.1981.2520, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sopheap Theng, « L’île de Saint-Barthélemy (Petites Antilles) : une destination du tourisme de luxe », Études caribéennes, nos 27-28, 2014/juil./22 (ISSN 1779-0980, DOI 10.4000/etudescaribeennes.6831, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sarah Chabane, « Saint Barthélemy de colonie suédoise à île française », sur lepetitjournal.com, (consulté le ).
- ↑ Vincent Noyoux, « Saint-Barth, l'île refuge des Caraïbes », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Batterie suédoise du fort Gustav III de Gustavia, actuellement station météorologique », notice no PA97100004, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Clocher suédois de Gustavia », notice no PA97100006, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Eglise catholique », notice no PA97100008, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no PA97100007, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Maison Dinzey, dite Le Brigantin, à Gustavia », notice no PA00105883, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Maison des Gouverneurs, actuellement hôtel de ville de Gustavia », notice no PA97100005, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Ancien presbytère de Gustavia », notice no PA97100012, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « La Bibliothèque Municipale de Gustavia est un véritable trésor pour les lecteurs passionnés. », Co-Selectionist.
- ↑ (en) St Martin Bookings, St Barths Ferry. Archivé le 21 mai 2023.
- ↑ (en) St-Barths, voyage à St Barths. Archivé le 8 juin 2023.
- ↑ (en) St-Barths, Les plages de Saint-Barthélemy. Archivé le 1 juin 2023.
- ↑ (en) Shell on a Beach, Home St Barth. Archivé le 4 juin 2023.
- ↑ (en) Orange Smile, Shell Beach. Archivé le 25 août 2022.
- ↑ Petit Futé, Shell Beach
- ↑ (en) Uncommon Caribbean, Singularly Sweet Shell Beach, St. Barts. Archivé le 26 juin 2022.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Pierre Chardon et Thierry Hartog, « Saint-Barthélemy : un choix et ses limites », Cahiers d'Outre-Mer, vol. 48, no 191, , p. 261–276 (DOI 10.3406/caoum.1995.3564, lire en ligne, consulté le ).
- Bruno Cousin et Sébastien Chauvin, « L'entre-soi élitaire à Saint-Barthélemy », Ethnologie française, vol. Vol. 42, no 2, , p. 335–345 (ISSN 0046-2616, DOI 10.3917/ethn.122.0335, lire en ligne, consulté le ).
- Charles Robequain, « Saint-Barthélémy. Terre française », Cahiers d'Outre-Mer, vol. 2, no 5, , p. 14–37 (DOI 10.3406/caoum.1949.1604, lire en ligne, consulté le ).
- André-Louis Sanguin, « Saint-Barthélemy. Île normande des Antilles françaises », Études normandes, vol. 30, no 4, , p. 57–77 (DOI 10.3406/etnor.1981.2520, lire en ligne, consulté le ).
- Sopheap Theng, « L’île de Saint-Barthélemy (Petites Antilles) : une destination du tourisme de luxe », Études caribéennes, nos 27-28, 2014/juil./22 (ISSN 1779-0980, DOI 10.4000/etudescaribeennes.6831, lire en ligne, consulté le ).
- Victor Wilson et Pierrick Pourchasse, « Le libre-échange suédois et l’empire informel dans les Caraïbes, 1812-1814: », Revue d'histoire nordique, vol. N° 27, no 2, , p. 35–57 (ISSN 1778-9605, DOI 10.3917/rhn.027.0035, lire en ligne, consulté le ).