Géorgie (États-Unis)

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(en) State of Georgia
État de Géorgie
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le (en) State of Georgia en rouge.SurnomPeach State, Empire State of the South, Goober StateEn français : « L'État de la Pêche », « L'État de l'Empire du Sud », « L'État de la Cacahuète »DeviseWisdom, Justice, and Moderation« Sagesse, Justice, et Modération »
Carte des États-Unis avec le (en) State of Georgia en rouge.

Surnom
Peach State, Empire State of the South, Goober State
En français : « L'État de la Pêche », « L'État de l'Empire du Sud », « L'État de la Cacahuète »

Devise
Wisdom, Justice, and Moderation
« Sagesse, Justice, et Modération »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Atlanta
Adhésion à l’Union 2 janvier 1788 (4e État)
Gouverneur Nathan Deal (R)
Sénateurs Saxby Chambliss (R)
Johnny Isakson (R)
Nombre de représentants 13
ISO 3166-2 US-GA
Fuseau horaire -5
Démographie
Gentilé Géorgien/Géorgienne
Population 9 687 653 hab. (2010[1])
Densité 63 hab./km2
Rang 9e
Ville la plus peuplée Atlanta
Géographie
Altitude 180 m (min. : 0 m) (max. : Brasstown Bald 1 458 m)
Superficie 154 077 km2
Rang 24e
– Terre 150 132 km2
– Eau (%) 3 945 km2 (2.6 %)
Coordonnées 30°31' N à 35° N (370 km)
81° W à 85°53' W (480 km)
Divers
Langues officielles Anglais
Liens
Site web www.georgia.gov

La Géorgie (en anglais Georgia, prononcé [ˈdʒɔrdʒə]) est un État du Sud des États-Unis, bordé à l'ouest par l'Alabama, au nord par le Tennessee et la Caroline du Nord, à l'est par la Caroline du Sud et l'océan Atlantique et au sud par la Floride. Sa capitale est Atlanta[2].

Selon les dernières estimations du Bureau de recensement des États-Unis (2014, publiées en janvier 2015), l'État compte 10 097 343 habitants (par rapport à 9 687 653 lors du recensement officiel de 2010). Plus de la moitié (5,5 millions d'habitants) vit dans la région métropolitaine d'Atlanta.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom Géorgie provient du nom du roi George II d'Angleterre (George Auguste, roi de Grande-Bretagne et d'Irlande 1683-1760).

Histoire[modifier | modifier le code]

La culture locale des Mound Builders, décrite par Hernando de Soto en 1540, a complètement disparu en 1560.

Le conflit entre l'Espagne et l'Angleterre commence en 1670, lorsque les Britanniques fondent la colonie de Caroline, dans la Caroline du Sud actuelle. À peu près un siècle plus tôt, les huguenots avaient essayé d'installer une colonie en Floride française, Charlesfort et fort Caroline, et les Espagnols avaient fondé les provinces missionnaires de Guale et Mocama sur la côte de la région. Après des décennies de combats, les habitants, aidés par les Amérindiens, détruisent le système des missions durant les invasions de 1702 et 1704. Après cette date, l'Espagne ne contrôle plus que St. Augustine et Pensacola ; mais la Floride subit aussi des raids par la suite. La côte de Géorgie est donc occupée par les Amérindiens jusqu'à ce que la région soit dépeuplée au cours de la Guerre des Yamasee, en 1715-1716, après laquelle on y vit la possibilité d'ouvrir une colonie britannique.

Avec l'établissement de la ville de Savannah en 1733, la Province de Géorgie est créée par les Britanniques pour contrer l'expansionnisme espagnol depuis la Floride[3] ; elle doit également accueillir des migrants emprisonnés en Angleterre pour dette[4]. Son nom est un hommage au Roi George II de Grande-Bretagne[5]. À cette date, l'esclavage est interdit, jusqu'en 1749[5]. En 1775, la Géorgie compte quelque 35 000 habitants[5]. Entre 1765 et 1769, des terres sont offertes à treize colons sur les îles de Cumberland, qui deviendront des plantations.

Le conflit avec les Espagnols est ravivé par la fondation de la nouvelle colonie que Madrid considère comme illégale. Lors de la guerre de l'oreille de Jenkins, la Géorgie doit faire face à une invasion espagnole en 1742, qui subit un échec, notamment à la suite de la bataille de Bloody Marsh. L'Espagne reconnaît finalement en 1750 l'implantation britannique dans la région.

Par la suite, la Géorgie devient l'une des treize colonies à se révolter contre les Britanniques durant la Guerre d'indépendance américaine. Elle est le quatrième État de l'Union le .

La Géorgie importa de nombreux esclaves de différentes ethnies africaines pour ses plantations de riz puis de coton. Les esclaves de même ethnie seront séparés, ce qui va faciliter la pénétration de la langue anglaise, christianisés et rebaptisés. Ceux-ci seront le plus souvent déportés par des négriers anglais et français, principales puissances maritimes à cette époque.

En 1790, la colonie compte 29 264 esclaves et en 1793 l'assemblée fait passer une loi prohibant leur importation, mais il faut attendre 1798 pour qu'elle puisse prendre effet avec le vote d'une constitution de l'État. La loi est ignorée par les planteurs, et en 1800, l'État compte 59 699 esclaves. Leur nombre double à nouveau dans la décennie suivante pour atteindre 105 218 en 1810[6]. Près de 48 000 d'entre eux sont importés d'Afrique au cours de cette période, puis d'autres des plantations de la Chesapeake, en Virginie. Les esclaves sont 140 656 en 1820 et 280 944 en 1840 puis 462 000 en 1860.

Esclaves et Free negroes en Géorgie (nombre et % de la population)[7]
Année 1790 1800 1810 1820 1830 1840 1850 1860
Esclaves 29 262 59 406 105 158 149 656 217 531 280 944 381 682 462 198
35,45 % 36,52 % 41,83 % 43,89 % 42,09 % 40,63 % 42,12 % 43,72 %
Free negroes 398 1 019 1 799 1 763 2 486 2 753 2 931 3 500
1,36 % 1,72 % 1,71 % 1,18 % 1,14 % 0,98 % 0,77 % 0,76 %

La production de coton a été multipliée par 20 entre 1791 et 1801 en Géorgie[8], passant de 2 à 48 millions de livres[9], grâce à une nouvelle variété cultivée sur l'île de Sapelo, le Sea Island cotton et à l'invention de la machine à égrener le coton par Éli Whitney en 1793.

Whitney met au point une machine à trier les fibres de coton des semences, dans le comté de Chatham, le long du fleuve Savannah. Les planteurs de coton, d'abord installés sur l'île de Sapelo et dans l'archipel de Beaufort en Caroline du Sud vont migrer au cours des années 1790 et 1800 en remontant le fleuve Savannah vers la ville d'Augusta[8] et la rivière Ocmulgee vers le fort Benjamin Hawkins, du nom du colonel Benjamin Hawkins (1754-1816), construit en 1806 pour tenir en respect indiens creeks sur un site urbain qui devient en 1823 la ville de Macon, nommée d'après l'homme d'État de Caroline du Sud Nathaniel Macon (en).

Le fort a servi lors de la guerre de 1812 de frontière pour les colons combattants contre les Amérindiens et les Britanniques. Les Amérindiens Creek de la réserve s'étendant à l'ouest sont incités à se transformer en planteurs de coton et sont exposés aux pressions croissantes des planteurs de coton blancs qui souhaitent leur racheter leurs terres[10]. Plusieurs douzaines de familles blanches vivent dès cette époque autour du montfort[10]. En 1823, une loterie aboutit à la distribution de terres puis en dix ans à l'installation de 3 000 familles produisant 69 000 balles de coton, dans ce qui est devenu la ville de Macon[10].

Une loterie est ouverte dès 1805 dans le comté de Morgan, qui compte en 1820 une population de 13 000 habitants dont 6 000 noirs[11].

Dès 1820, 80 % des esclaves de Géorgie vivent dans l'intérieur des terres, appelées aussi hautes terres, et huit des comtés ces hautes terres ont une population majoritairement noire[11], dans un vaste mouvement de population comparable à ce qui se passe à la même époque avec l'Alabama fever. Des 1790, la part des noirs dans la population passe d'un tiers à deux tiers.

Le l'État rejoint la Confédération sudiste et tient un rôle important durant la Guerre de Sécession. En décembre 1864 le centre industriel et ferroviaire d'Atlanta est complètement détruit par l'armée nordiste du général William Tecumseh Sherman. Ses troupes saccagent la campagne entre Atlanta et la ville portuaire de Savannah ; elles prennent Savannah juste avant Noël 1864. Le , la Géorgie est le dernier État de la Confédération sudiste à entrer à nouveau dans l'Union. Elle est occupée par les troupes fédérales jusqu'en 1877.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 152 577 km², la Géorgie est peuplée de plus de 9,6 millions d'habitants selon le dernier recensement fédéral (2010). C'est le plus grand État du pays à l'est du fleuve Mississippi. Le nord de l'État est occupé par la chaîne des Appalaches, le sud et l'est, quant à eux, par la plaine côtière. L'État bénéficie d'un climat subtropical humide.

Principaux cours d'eau[modifier | modifier le code]

Principaux bassins versants de la Géorgie

De nombreux cours d'eau traversent la Géorgie ; on trouve :

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Comtés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comtés de l'État de Géorgie.

L'État de Géorgie est divisé en 159 comtés[12].

Agglomérations[modifier | modifier le code]

• Le Bureau de la gestion et du budget a défini quinze aires métropolitaines et vingt-trois aires micropolitaines dans ou en partie dans l'État de Géorgie[13].

Aires métropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Atlanta-Sandy Springs-Roswell, GA 5 286 728 5 522 942 4,5 % 9
Augusta-Richmond County, GA-SC 377 789

(564 873)

389 658

(580 270)

3,1 %

(2,7 %)

(92)
Savannah, GA 347 611 366 047 5,3 % 143
Columbus, GA-AL 241 918

(294 865)

256 969

(316 554)

6,2 %

(7,4 %)

(154)
Macon, GA 232 293 231 259 -0,5 % 193
Athens-Clarke County, GA 192 541 197 905 2,8 % 218
Gainesville, GA 179 684 187 745 4,5 % 225
Warner Robins, GA 179 605 186 214 3,7 % 226
Albany, GA 157 308 155 694 -1,0 % 258
Chattanooga, TN-GA 149 331

(528 143)

150 016

(541 744)

0,5 %

(2,6 %)

(99)
Valdosta, GA 139 588 142 897 2,4 % 284
Dalton, GA 142 227 142 212 -0,0 % 285
Brunswick, GA 112 370 113 807 1,3 % 333
Rome, GA 96 317 95 821 -0,5 % 360
Hinesville, GA 77 917 80 759 3,7 % 376
Aires micropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Statesboro, GA 70 217 71 214 1,4 % 95
LaGrange, GA 67 044 69 053 3,0 % 103
Jefferson, GA 60 485 61 044 0,9 % 141
Dublin, GA 58 414 57 766 -1,1 % 159
Calhoun, GA 55 186 55 757 1,0 % 169
Milledgeville, GA 55 149 54 918 -0,4 % 173
Waycross, GA 55 070 54 647 -0,8 % 174
St. Marys, GA 50 513 51 476 1,9 % 202
Moultrie, GA 45 498 46 275 1,7 % 245
Thomasville, GA 44 720 44 869 0,3 % 261
Cornelia, GA 43 041 43 300 0,6 % 274
Douglas, GA 42 356 43 220 2,0 % 275
Cedartown, GA 41 475 41 183 -0,7 % 295
Tifton, GA 40 118 40 286 0,4 % 309
Americus, GA 37 829 36 453 -3,6 % 365
Vidalia, GA 36 346 36 294 -0,1 % 367
Jesup, GA 30 099 30 077 -0,1 % 423
Bainbridge, GA 27 842 27 359 -1,7 % 452
Thomaston, GA 27 153 26 566 -2,2 % 457
Toccoa, GA 26 175 25 683 -1,9 % 465
Summerville, GA 26 015 25 138 -3,4 % 473
Cordele, GA 23 439 23 336 -0,4 % 485
Fitzgerald, GA 17 634 17 515 -0,7 % 519

En 2010, 91,8 % des Géorgiens résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 81,7 % dans une aire métropolitaine et 10,1 % dans une aire micropolitaine. L'aire métropolitaine d'Atlanta-Sandy Springs-Roswell regroupait à elle seule 54,6 % de la population de l'État.


• Le Bureau de la gestion et du budget a également défini huit aires métropolitaines combinées dans ou en partie dans l'État de Géorgie.

Aires métropolitaines combinées
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Atlanta-Athens-Clarke County-Sandy Springs, GA 5 910 296 6 162 195 4,3 % 11
Savannah-Hinesville-Statesboro, GA 495 745 518 020 4,5 % 86
Macon-Warner Robins, GA 411 898 417 473 1,4 % 97
Chattanooga-Cleveland-Dalton, TN-GA-AL 291 558

(923 460)

292 228

(940 299)

0,2 %

(1,8 %)

(55)
Columbus-Auburn-Opelika, GA-AL 241 918

(469 327)

256 969

(501 649)

6,2 %

(6,9 %)

(89)
Rome-Summerville, GA 122 332 120 959 -1,1 % 154
Jacksonville-St. Marys-Palatka, FL-GA 50 513

(1 470 473)

51 476

(1 518 677)

1,9 %

(3,3 %)

(34)
Tallahassee-Bainbridge, FL-GA 27 842

(396 612)

27 359

(400 614)

-1,7 %

(1,0 %)

(99)

En 2010, l'aire métropolitaine combinée d'Atlanta-Athens-Clarke County-Sandy Springs regroupait à elle seule 61,0 % de la population de l'État.

Municipalités[modifier | modifier le code]

L'État de Géorgie compte 535 municipalités[14], dont 18 de plus de 40 000 habitants.

Municipalités de plus de 40 000 habitants
Rang Municipalité Comté Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013)
1 Atlanta Fulton, DeKalb 420 003 447 841 6,6 %
2 Columbus Muscogee 189 885 202 824 6,8 %
3 Augusta Richmond 195 844 197 350 0,8 %
4 Savannah Chatham 136 286 142 772 4,8 %
5 Athens Clarke 115 452 119 980 3,9 %
6 Sandy Springs Fulton 93 853 99 770 6,3 %
7 Roswell Fulton 88 346 94 034 6,4 %
8 Macon Bibb 91 351 89 981 -1,5 %
9 Johns Creek Fulton 76 728 82 788 7,9 %
10 Albany Dougherty 77 434 76 185 -1,6 %
11 Warner Robins Houston, Peach 66 588 72 531 8,9 %
12 Alpharetta Fulton 57 551 62 298 8,2 %
13 Marietta Cobb 56 579 59 089 4,4 %
14 Valdosta Lowndes 54 518 56 481 3,6 %
15 Smyrna Cobb 51 271 53 438 4,2 %
16 Brookhaven DeKalb 49 217 50 603 2,8 %
17 Dunwoody DeKalb 46 267 47 591 2,9 %
18 Peachtree Corners Gwinnett 38 011 40 059 5,4 %

La municipalité d'Atlanta était la 40e municipalité la plus peuplée des États-Unis en 2013.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Densités de population en 2010 (en mille carré).
Historique des recensements
Année Population Variation

1790 82 548 ——
1800 162 686 97,1 %
1810 251 407 54,5 %
1820 340 989 35,6 %
1830 516 823 51,6 %
1840 691 392 33,8 %
1850 906 185 31,1 %
1860 1 057 286 16,7 %
1870 1 184 109 12,0 %
1880 1 542 181 30,2 %
1890 1 837 353 19,1 %
1900 2 216 331 20,6 %
1910 2 609 121 17,7 %
1920 2 895 832 11,0 %
1930 2 908 506 0,4 %
1940 3 123 723 7,4 %
1950 3 444 578 10,3 %
1960 3 943 116 14,5 %
1970 4 589 575 16,4 %
1980 5 463 105 19,0 %
1990 6 478 216 18,6 %
2000 8 186 453 26,4 %
2010 9 687 653 18,3 %

Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population de l'État de Géorgie à 9 992 167 habitants au 1er juillet 2013, soit une hausse de 3,1 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à 9 687 653 habitants[15]. Depuis 2010, l'État connaît la 16e croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.

Avec 9 687 653 habitants en 2010, la Géorgie était le 9e État le plus peuplé des États-Unis. Sa population comptait pour 3,14 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le nord-est du comté de Butts[16].

Avec 65,03 hab./km2 en 2010, la Géorgie était le 18e État le plus dense des États-Unis.

Le taux d'urbains était de 75,1 % et celui de ruraux de 24,9 %[17].

En 2010, le taux de natalité s'élevait à 13,8 ‰[18] (13,1 ‰ en 2012[19]) et le taux de mortalité à 7,4 ‰[20] (7,3 ‰ en 2012[21]). L'indice de fécondité était de 1,96 enfants par femme[18] (1,88 en 2012[19]). Le taux de mortalité infantile s'élevait à 6,4 ‰[20] (6,3 ‰ en 2012[21]). La population était composée de 25,72 % de personnes de moins de 18 ans, 10,01 % de personnes entre 18 et 24 ans, 28,21 % de personnes entre 25 et 44 ans, 25,40 % de personnes entre 45 et 64 ans et 10,65 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 35,3 ans[22].

Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ 304 504) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ 197 541) avec un excédent des naissances (431 440) sur les décès (233 899), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 100 318) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ 72 269) et un excédent des flux migratoires intérieurs (+ 28 049)[23].

Selon des estimations de 2013, 89,0 % des Géorgiens étaient nés dans un État fédéré, dont 55,1 % dans l'État de Géorgie et 33,8 % dans un autre État (17,5 % dans le Sud, 6,7 % dans le Midwest, 6,5 % dans le Nord-Est, 3,1 % dans l'Ouest), 1,3 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 9,7 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (51,8 % en Amérique latine, 28,2 % en Asie, 9,3 % en Europe, 8,7 % en Afrique, 1,8 % en Amérique du Nord, 0,2 % en Océanie). Parmi ces derniers, 38,7 % étaient naturalisés américain et 61,3 % étaient étrangers[24],[25].

Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait 400 000 immigrés illégaux, soit 3,9 % de la population. Cela représentait la 8e plus forte proportion du pays[26].

Composition ethno-raciale et origines ancestrales[modifier | modifier le code]

Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 59,74 % de Blancs, 30,46 % de Noirs, 3,25 % d'Asiatiques (0,99 % d'Indiens, 0,54 % de Coréens, 0,47 % de Chinois, 0,47 % de Viêts), 2,14 % de Métis, 0,33 % d'Amérindiens, 0,07 % d'Océaniens et 4,01 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.

Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (1,98 %), principalement blanche et noire (0,61 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (0,16 %).

Les non hispaniques représentaient 91,19 % de la population avec 55,88 % de Blancs, 30,05 % de Noirs, 3,22 % d'Asiatiques, 1,57 % de Métis, 0,22 % d'Amérindiens, 0,05 % d'Océaniens et 0,20 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 8,81 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (5,36 %) et de Porto Rico (0,74 %)[22].

En 2010, l'État de Géorgie avait la 3e plus forte proportion de Noirs après le Mississippi (37,02 %) et la Louisiane (32,04 %). A contrario, l'État avait la 5e plus faible proportion de Blancs après Hawaï (24,74 %), la Californie (57,59 %), le Maryland (58,18 %) et le Mississippi (59,13 %) ainsi que la 7e plus faible proportion de Blancs non hispaniques des États-Unis.

L'État comptait également le 4e plus grand nombre de Noirs (2 950 435) après l'État de New York (3 073 800), la Floride (2 999 862) et le Texas (2 979 598) ainsi que les 10e plus grands nombres de Blancs non hispaniques (5 413 920) et d'Hispaniques (853 689) des États-Unis.

Historique récent de la composition ethno-raciale de la Géorgie (en %)[7],[22]
1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010
Blancs 65,25 69,11 71,45 73,89 72,25 71,01 65,07 59,74
———Non hispaniques 71,65 70,13 62,65 55,88
Noirs 34,73 30,85 28,47 25,87 26,82 26,96 28,70 30,46
———Non hispaniques 28,48 30,05
Asiatiques (et Océaniens jusqu'en 1990) 0,01 0,02 0,05 0,13 0,45 1,17 2,12 3,25
———Non hispaniques 2,10 3,22
Autres 0,00 0,01 0,03 0,11 0,48 0,86 4,11 6,55
———Non hispaniques 1,45 2,04
Hispaniques (toutes races confondues) 1,12 1,68 5,32 8,81

Religions[modifier | modifier le code]

Composition religieuse en % en 2015[27].
Religion Drapeau de la Géorgie Géorgie Drapeau des États-Unis États-Unis
Protestantisme évangélique 38 25,4
Église noire 17 6,5
Non-affiliés 13 15,8
Protestantisme traditionnel 12 14,7
Catholicisme 9 20,8
Agnosticisme 2 4,0
Athéisme 2 3,1
Témoins de Jéhovah 2 0,8
Autres 5 8.9

Selon l'institut de sondage The Gallup Organization, en 2015, 51 % des habitants de Géorgie se considèrent comme « très religieux » (40 % au niveau national), 30 % comme « modérément religieux » (29 % au niveau national) et 19 % comme « non religieux » (31 % au niveau national)[28].

Langues[modifier | modifier le code]

Selon l'American Community Survey, en 2010 87,35 % de la population âgée de plus de 5 ans déclare parler l'anglais à la maison, 7,42 % déclare parler l'espagnol, 0,51 % le coréen et 4,72 % une autre langue[29].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

L'âge minimum légal pour être condamné à la peine de mort est 17 ans. Avant 1976, 950 exécutions ont eu lieu. Entre 1976 et septembre 2011, 38 ont eu lieu. En septembre 2011, il y avait 113 détenus condamnés à mort. Avant septembre 2011, cinq personnes ont été innocentées, et six ont bénéficié d'une grâce.

Les condamnés à mort ont le choix entre l'injection létale et la chaise électrique. Sont considérés comme crimes capitaux, les meurtres, les enlèvements avec demande de rançon et blessures lorsque la victime meurt, les détournements d'avion, et les trahisons.

Économie[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Bastion du parti démocrate pendant plus d'une centaine d'années, la Géorgie a commencé à voter nationalement pour les Républicains à partir des années 1960 avant de devenir l'une de ses places fortes nationales et locales durant les années 2000.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Résultats des élections présidentielles
Année Républicain Démocrate
2008 52,20 % 2,048,744 47,00 % 1,844,137
2004 57,97 % 1,914,254 41,37 % 1,366,149
2000 54,67 % 1,419,720 42,98 % 1,116,230
1996 47,01 % 1,080,843 45,84 % 1,053,849
1992 42,88 % 995,252 43,47 % 1,008,966
1988 59,75 % 1,081,331 39,50 % 714,792
1984 60,17 % 1,068,722 39,79 % 706,628
1980 40,95 % 654,168 55,76 % 890,733
1976 32,96 % 483,743 66,74 % 979,409
1972 75,04 % 881,496 24,65 % 289,529
1968* 30,40 % 380,111 26,75 % 334,440
1964 54,12 % 616,584 41,15 % 522,557
1960 37,43 % 274,472 62,54 % 458,638
1956 32,65 % 216,652 66,48 % 441,094
1952 30,34 % 198,979 69,66 % 456,823
1948 18,31 % 76,691 60,81 % 254,646
1944 18,25 % 59,880 81,74 % 268,187
1940 14,83 % 46,360 84,85 % 265,194
1936 12,60 % 36,942 87,10 % 255,364
1932 7,77 % 19,863 91,60 % 234,118
*État gagné par George Wallace
de l'American Independent Party,
avec 42,83 %, soit 535 550 voix

De 1824 à la guerre de Sécession, la Géorgie est un état qui pratique l'alternance entre les démocrates et les Whigs. À partir de 1848, il s'ancre dans le camp démocrate et à l'élection présidentielle de 1860 apporte ses suffrages à John Breckinridge, le candidat démocrate pro-sudiste devant le candidat de l'union constitutionnelle, John Bell et devant le candidat démocrate pro-union, Stephen A. Douglas (la candidature du républicain Abraham Lincoln ne fut pas proposée aux électeurs de Géorgie). Jusqu'en 1960, la Géorgie est politiquement totalement acquis aux démocrates. Le parti républicain, celui de Lincoln, est considéré comme le parti des vainqueurs de la guerre de sécession et des yankees.

Lors des premières élections qui suivent la guerre, en 1868, le candidat démocrate Horatio Seymour remporte 64,27 % des voix contre le président Ulysses S. Grant alors que tous les confédérés n'ont pas encore recouvrés leur droit de vote. Au début du XX siècle, les démocrates écrasent les républicains obtenant 79,51 % des voix en 1916 (Woodrow Wilson) ou encore 91,60 % des voix en 1932 (Franklin Delano Roosevelt). Durant cette époque, la Géorgie est un état ségrégationniste où règnent le Ku Klux Klan et les Dixiecrats.

Les lois sur les droits civiques dans les années 1960 commencent à entamer la prépondérance démocrate. En 1964, Barry Goldwater est le premier républicain à remporter la Géorgie (54,12 %) contre le président Lyndon B. Johnson (45,87 %) à qui les électeurs blancs font payer les lois sur les droits civiques votés au Congrès avec l'appoint pourtant décisif des républicains.

En 1968, George Wallace, le candidat démocrate ségrégationniste remporte la Géorgie face au républicain Richard Nixon (30,40 %) et face au démocrate Hubert Humphrey (26,75 %). En 1972, Richard Nixon remporte la Géorgie (75,04 %) tandis qu'en 1976, Jimmy Carter, gouverneur démocrate de l'État, est élu président des États-Unis avec le soutien géorgien.

Depuis 1984, tous les candidats républicains ont remporté la Géorgie à l'exception de l'année 1992 où le démocrate Bill Clinton s'est imposé avec 43,47 % des voix face au président républicain George H. W. Bush (42,88 %) et face au candidat populiste Ross Perot (13,34 %).

Politique locale[modifier | modifier le code]

De 1872 à 2002, pendant 130 ans, les électeurs de l'État de Géorgie n'ont élu que des gouverneurs démocrates et des majorités démocrates à l'assemblée de Géorgie. Comme beaucoup d'anciens États du sud, la Géorgie a vécu un régime de parti unique pendant une centaine d'années. Les électeurs blancs percevaient alors le Parti républicain comme le parti des Yankees, un parti étranger aux valeurs sudistes dont la victoire aux élections de 1860 avait conduit le pays à la guerre de Sécession, à l'abolition de l'esclavage et à la défaite du sud.

Les démocrates du sud, ségrégationnistes ou populistes étaient alors appelés « Southern Democrats » (ou encore Dixiecrats pour les plus conservateurs) et se différenciaient du Parti démocrate national au programme plus centriste.

Le gouverneur de l'État, élu pour 4 ans, est aujourd'hui Nathan Deal, le second républicain à occuper ce poste depuis 1872. Il a succédé en janvier 2011 à Sonny Perdue, le premier républicain élu gouverneur de Géorgie en 130 ans.

Le lieutenant-gouverneur, élu pour quatre ans, est le républicain Casey Cagle. Tous les postes élus de l'exécutif (attorney, trésorier, secrétaire d'État), lors de la législature 2011-2013, sont détenus par des républicains.

Les deux chambres de l'assemblée générale de Géorgie sont dominées depuis 2002 par les républicains. Le sénat de 56 membres élus pour 2 ans est ainsi dominé par 36 républicains et la chambre des représentants de 180 membres élus pour 2 ans est dominée par 113 républicains lors de la législature 2011-2013.

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, lors du 114e Congrès (législature du 3 janvier 2015 au 3 janvier 2017), la délégation de Géorgie au Congrès des États-Unis est composée de deux sénateurs républicains, Johnny Isakson et David Perdue, de 10 représentants républicains et 4 démocrates.

Justice[modifier | modifier le code]

La justice géorgienne est composée :

  • de 49 tribunaux locaux de première instance, composés de magistrats élus pour 4 ans et de citoyens ;
  • d'une cour d'appel d'État, composée de 12 magistrats élus pour 6 ans ;
  • d'une cour suprême, composée de 7 magistrats élus pour 6 ans.

Culture[modifier | modifier le code]

La Géorgie a vu naître un grand nombre de grands noms du cinéma comme Oliver Hardy (de « Laurel et Hardy »), Kim Basinger, Julia Roberts, Laurence Fishburne, Spike Lee, Steven Soderbergh, Hulk Hogan, Cody Rhodes ou encore Dakota Fanning, mais aussi de la musique avec Little Richard, Ray Charles, R.E.M., Of Montreal, Neutral Milk Hotel et OutKast, Lil Jon, Jagged Edge, T.I., Ciara et beaucoup d'artistes émergeant du style Dirty South. Mais la Géorgie est surtout l'État natal de Martin Luther King.

Ray Charles ayant refusé de revenir jouer en Géorgie dans les années 1960, en raison de la ségrégation qui régnait alors, a eu sa revanche lorsque la Géorgie a adopté comme hymne d'État officiel (state song) sa chanson Georgia on My Mind.

C'est aussi en Géorgie à Atlanta que le Coca-Cola est né. Savannah a vu naître l'une des actrices phares de la série Glee, Dianna Agron (Quinn Fabray), ainsi que l'actrice Chloë Grace Moretz.

À la télévision, la Georgie est le lieu principal de la série The Walking Dead, les personnages se retrouvant à la sortie d'Atlanta dans la première saison. Ils ne quittent cet État qu'à la fin de la saison 5, lorsque le groupe arrive à Washington.

Sport[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Resident Population Data: Population Change », Bureau du recensement des États-Unis,‎ (consulté le 8 septembre 2010)
  2. Carte de l'État de Georgie Carto-mondo.fr
  3. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, Paris, Albin Michel, 1994, p. 83
  4. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, tome 3 : Le temps du monde, Paris, Armand Colin, LGF-Le Livre de Poche, (ISBN 978-2-253-06457-2), 1993, p. 493
  5. a, b et c Claude Fohlen, Les Pères de la Révolution américaine, Paris, Albin Michel, 1989, (ISBN 978-2-226-03664-3), p.20
  6. (en) « Cumberland Island », sur www.irazoo.com (consulté le 8 février 2011)
  7. a et b (en) Campbell Gibson et Kay Jung, « Historical Census Statistics on Population Totals by Race, 1790 to 1990, and by Hispanic Origin, 1970 to 1990, for the United States, Regions Divisions, and States » [PDF],‎ .
  8. a et b (en) « Cotton », sur www.georgiaencyclopedia.org (consulté le 8 février 2011)
  9. (en) « Eli Whitney in Georgia », sur www.georgiaencyclopedia.org (consulté le 8 février 2011)
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  11. a et b (en) « Free Labor in an Unfree World: White Artisans in Slaveholding Georgia, 1789-1860 by Michele Gillespie », sur books.google.fr (consulté le 8 février 2011)
  12. http://quickfacts.census.gov/qfd/maps/georgia_map.html
  13. http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/omb/bulletins/2013/b13-01.pdf
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  18. a et b http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr61/nvsr61_01.pdf
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  28. (en) « State of the States », sur Gallup.com (consulté le 21 mars 2016)
  29. (en) « Language Map Data Center », sur apps.mla.org (consulté le 21 mars 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]