Espérantie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Espérantie
Esperantujo (eo)
Symbole du jubilé de l'espéranto
Symbole du jubilé de l'espéranto
Drapeau de l'espéranto
Drapeau de l'espéranto
Pays où existent des associations d’espérantophones
Pays où existent des associations d’espérantophones
Administration
Démographie
Gentilé Espérantophone
Population 2 000 000 hab. (est.)
Langue(s) Espéranto
Divers
Monnaie Stelo
Hymne La Espero (L’Espoir)

L'Espérantie, en espéranto Esperantujo, est un nom utilisé comme s’il s’agissait d’un pays du monde, même s’il n'a pas de territoire spécifique à la surface de la Terre ni de forme politique. Il est formellement le nom d’une zone linguistique, correspondant aux pays du monde où se trouvent des espérantophones, soit un total d’au moins 120 pays[1]. Par extension, il désigne également la culture générée par les millions d’espérantophones, ainsi que les lieux et institutions où est utilisée la langue.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte des villes où se trouvent des hôtes du Pasporta Servo en 2015

L’Espérantie peut représenter les lieux physiques (comme les rencontres espérantophones) ou virtuels qui rassemblent les espérantophones ou leurs permettent de communiquer en espéranto comme l'internet.

Seuls quelques lieux ont un statut reconnu officiellement en lien avec l'espéranto. Parmi eux, on peut citer la ville allemande de Herzberg am Harz, qui se fait appeler depuis le 12 juillet 2006 « la ville de l'espéranto » par décision unanime du conseil municipal[2]. On y trouve des enseignes et panneaux indicateurs bilingues allemand–espéranto.

Des tentatives de recensement de lieux dans le monde où se trouvent des espérantophones ont eu lieu à plusieurs reprises. L’une des plus récentes consiste en le site Internet Esperantujo.directory.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'espéranto.

Dans les années 1910, il fut proposé de créer le premier pays espérantophone dans le Moresnet, qui se serait nommé Amikejo (Lieu d’amitié).

Dans les années 1960 eut lieu une nouvelle tentative pour créer un nouvel État espérantophone, nommé cette fois Insulo de la Rozoj (Île des roses). Il était situé dans la mer Adriatique, près de l’Italie.

Après la seconde guerre mondiale, le stelo a été utilisé comme une monnaie commune lors des rencontres espérantophones. Son usage a disparu vers la fin du XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Un système associatif[modifier | modifier le code]

Le bureau de l'Association mondiale d'espéranto lors du 100e congrès mondial, à Lille, en 2015

L’Espérantie n’a pas de régime politique, puisqu’elle ne constitue pas un État à proprement parler. Toutefois, elle suit le schéma d’un mouvement associatif hiérarchisé :

Toujours à l’échelle mondiale, on trouve des associations ayant des objectifs spécifiques, fakaj asocioj, s’occupant par exemple de spiritualisme, d’activités de loisirs, de science, ou rassemblant des travailleurs de mêmes milieux.

Quelques associations mondiales se démarquent, comme l’association mondiale anationale (Sennacieca Asocio Tutmonda, SAT) ou l’organisation mondiale des jeunes espérantophones (Tutmonda Esperantista Junulara Organizo, TEJO), qui a des sections nationales dans certains pays.

Appartenance à des organisations internationales[modifier | modifier le code]

L’association mondiale d’espéranto, bien que n’étant pas un gouvernement d’état, est l’association qui représente l’espéranto au niveau mondial. Elle est en relations officielles avec l’UNESCO[3]. De plus, elle est en relation consultative avec l’ONU, l’UNICEF, le Conseil de l'Europe[4], l’Organisation des États américains. En outre, l’association mondiale d’espéranto participe activement aux activités de normalisation terminologique du comité ISO/TC 37 de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) ; l’association coopère selon les critères de la catégorie A, c’est-à-dire la catégorie réservée aux organisations apportant une contribution effective aux travaux du comité technique. Active dans le domaine de la terminologie, l’association mondiale d’espéranto est devenue en mai 2011 membre associé du Centre d’information international pour la terminologie (Infoterm).

Partis et élections[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Europe Démocratie Espéranto.
Logo du parti : EDE

En 2003 se crée un parti politique européen, Europe Démocratie Espéranto. Il se compose d’une fédération européenne qui rassemble des sections locales dont les statuts sont adaptés aux pays où elles résident. La langue de travail du parti est l’espéranto. L’objectif est « de faire avancer la citoyenneté européenne, renforcer la démocratie dans l'Union européenne », en utilisant l'espéranto comme langue commune en complément des langues officielles. L’idée originale lors de la participation aux élections européennes était surtout de faire connaître l'espéranto au grand public. Toutefois, les résultats en France lors des scrutins de 2004, 2009 et 2014 montrent un nombre de suffrages plus élevé qu’attendu, et en hausse : respectivement 25 067 voix, 28 944 voix et 33 115 voix. Certains mouvements ont apporté depuis leur soutien aux listes[5] présentées par Europe Démocratie Espéranto : France Équité, Europe - Liberté et Politicat.

Symboles[modifier | modifier le code]

Le drapeau de l'espéranto est La verda stelo, l’étoile verte. Il est créé par :

  • un rectangle de dimensions 3/2 de couleur verte, symbolisant l’espoir. Le vert utilisé ne fait pas l’objet d’une décision officielle, mais la teinte la plus souvent utilisée est   009900   ;
  • un carré blanc signifiant la paix et la neutralité ;
  • une étoile verte à cinq branches pour signifier les cinq continents du monde.

L’hymne national est La Espero depuis 1891, un poème rédigé par Zamenhof. Il est chanté sur un thème de marche composé en 1909 par Félicien Menu de Ménil.

Le symbole du jubilé de l'espéranto représente davantage la langue, alors que le drapeau représente le mouvement espérantophone. Par la lettre latine E (Espéranto) et la lettre cyrillique Э (Эсперанто), il symbolise l'unification entre l’Ouest et l’Est.

De plus, Ludwik Lejzer Zamenhof, initiateur de la langue, est fréquemment utilisé comme symbole. Il est même parfois appelé Onklo Zam, en référence à l’Oncle Sam américain.

Population et société[modifier | modifier le code]

Article connexe : Espérantophone natif.

Éducation[modifier | modifier le code]

Diplôme de langue délivré en accord avec le CECR
Article connexe : Apprentissage de l'espéranto.

Outre les méthodes d’apprentissage par livres, dont le Fundamento de Esperanto de Zamenhof, les méthodes Assimil et les méthodes vidéo comme Mazi in Gondolando de la BBC et Pasporto al la tuta mondo, il existe de nombreux cours pour apprendre l’espéranto sur Internet. Les clubs locaux et stages d’apprentissage sont aussi monnaie courante dans les régions où existe une association. Par ailleurs, certaines universités enseignent l’espéranto et, notamment, le centre de formation continue en langues étrangères (Université Loránd Eötvös) délivre des diplômes en accord avec le CECR (Komuna eŭropa referenckadro, KER-ekzamenoj)[4]. Plus de 1600 personnes possèdent un tel diplôme à travers le monde : en 2014, environ 470 au niveau B1, 510 au B2 et 700 au C1[6]. La Ligue internationale des enseignants d'espéranto (Internacia Ligo de Esperantistaj Instruistoj, ILEI) œuvre également pour fournir des documents aux enseignants.

L’université d’espéranto propose quant à elle des cours magistraux vidéos enregistrés en espéranto, qui couvrent des domaines tels que les guerres à travers le monde, l’informatique ou l’astronomie. Des cours et conférences ont également lieu lors des congrès mondiaux d’espéranto dans le cadre de l’université d’été, Internacia Kongresa Universitato (eo) (IKU). L’association mondiale d'espéranto met à disposition des documents relatifs aux cours dispensés[7].

Les sciences sont un cadre propice à des rédactions en espéranto les concernant. Par exemple, une série de séminaires et conférences sur l’application de l’espéranto en science et technologie (Konferenco pri Aplikoj de Esperanto en Scienco kaj Tekniko (eo), KAEST) a lieu tous les deux ans depuis 1998 en novembre en Tchéquie et Slovaquie. Les initiatives personnelles sont également communes : le docteur en mathématiques Ulrich Matthias a compilé des bases d’algèbre linéaire[8] et le groupe d’Espéranto du Maine (États-Unis) fournit un tutoriel d’apprentissage au langage de programmation Python[9].

De manière générale, l’espéranto est utilisé comme langue-pont dans certains sites Internet pour l’enseignement d’autres langues, comme l’allemand[10], le slovaque[11], le swahili [12], le wolof[13] ou le toki pona[14].

Médias[modifier | modifier le code]

Veronika Poór (eo) est à l’origine de la radio Muzaiko. Elle a été choisie à l'été 2015 pour occuper le poste de directeur général de l'UEA à partir de 2016.

Dès 1889 avec La Esperantisto, des revues en espéranto ont été publiées dans de nombreux pays du monde. Certaines sont les organes de communication d’associations (Esperanto, Sennaciulo et Kontakto). Des journaux Internet, comme Libera Folio, lancé en 2003, proposent un regard neutre sur le mouvement espérantophone, indépendamment d’une association nationale. La plupart des revues couvrent les sujets d’actualités ; parmi elles, Monato est lu dans plus de 60 pays, ses articles sont rédigés par des correspondants locaux dans plus de 40 pays[15]. D’autres revues populaires[16],[17] sont La Ondo de Esperanto, Beletra Almanako, Literatura Foiro (eo), ou encore Heroldo de Esperanto (eo). Souvent, les associations nationales éditent également une revue pour donner des informations sur le mouvement dans leur pays, à l’instar du Monde de l’espéranto pour Espéranto-France. Il existe également des revues scientifiques comme Scienca Revuo (eo).

Muzaiko est une radio qui diffuse depuis 2011 un programme en continu en espéranto, composé de chansons, interviews et actualités. Ces dernières sont également disponibles à l’écoute sous forme de podcasts[18]. Hormis Muzaiko, nombreuses sont les radios ne proposant qu’un créneau pendant lequel l’espéranto est la langue de travail, ou qui diffusent directement sous cette forme de podcast : Radio libertaire, Pola Retradio en Esperanto (eo), Radio Vatikana (eo), Varsovia Vento (eo), Radio Verda (eo), Kern.punkto (eo).

EsperantoTV est une IPTV créée en 2014 qui propose sur Internet des émissions diverses en espéranto : reportages, clips musicaux, interviews. Elle est également disponible par système Roku sur téléviseur de salon[19].

Internet[modifier | modifier le code]

L’émergence d’Internet a permis une communication plus efficace entre espérantophones, et a permis de remplacer plus rapidement et en partie les services postaux par exemple. De nombreux sites à forte audience, tel Facebook ou Google, proposent une interface traduite en espéranto[20],[21]. Le , à l’occasion des 150 ans de Zamenhof, Google a d’ailleurs mis en avant le drapeau de l’espéranto dans l’un de ses doodles[22]. Les réseaux sociaux de masse comme Twitter, Telegram, Reddit ou ipernity comptent également un nombre non négligeable d’utilisateurs parlant espéranto. Plusieurs fournisseurs de contenu comme Wordpress et YouTube permettent également à des blogueurs de s’exprimer dans la langue internationale. Sont téléchargeables en espéranto des applications comme LibreOffice, Firefox, ou l’application de programmation éducative Scratch. De plus, des jeux vidéo en ligne comme Minecraft proposent une interface entièrement traduite en espéranto.

Sport[modifier | modifier le code]

Bien que l’Espérantie n’est pas un pays, il existe depuis 2014 une équipe de football qui participe à un match lors des congrès mondiaux[23]. L’équipe dépend de la Nouvelle Fédération Board et non de la FIFA. L’équipe a déjà rencontré l’équipe des argentins d’origine arménienne en 2014 et le Sahara occidental en 2015.

Engagement : espérantophone ou espérantiste ?[modifier | modifier le code]

Chuck Smith, espérantiste de l’année 2015, est à l’origine de Wikipédia en espéranto et du cours espéranto pour anglophones sur Duolingo

À sa création, l’espéranto a été largement utilisée, testée et modifiée par ses premiers locuteurs, avec un recours fréquent à L. L. Zamenhof, les pionniers souhaitant être au plus près de l’esprit de la langue et envoyant fréquemment des lettres à l’initiateur[24]. De fait, la langue étant maintenant fixée depuis 1905 par le Fundamento de Esperanto, de nombreuses valeurs de tolérance et d’humanisme portées par Zamenhof lui-même ont pourtant diffusé par l’utilisation de la langue et la présence de Zamenhof, globalement demandée par les locuteurs, bien que lui-même désirait que l’espéranto prenne son envol sans lui[25]. À la suite de cela, Zamenhof développe de son côté l’homaranisme, une doctrine prônant l’amour de son prochain.

En espéranto, le terme d’esperantisto (« espérantiste »), proposé originellement en 1905 par Zamenhof dans la Déclaration de Boulogne, désigne toute personne qui connait et utilise l’espéranto[26]. Toutefois, même s’il n’y a pas de consensus clair, le terme d’espérantiste désigne plutôt de nos jours une personne qui diffuse la langue et s’engage dans des actions en sa faveur : enseignement, publications et actions de communication à destination du public ne connaissant pas la langue. En espéranto, on utilise parfois aussi le terme d’aktivulo (personne engagée) pour synonyme d’esperantisto. Il se distingue ainsi du terme d’espérantophone (Esperanto-parolanto), désignant simplement le locuteur.

Le mensuel La Ondo de Esperanto décerne depuis 1998 chaque année le titre honorifique d’espérantiste de l'année à une personne qui s’est fait reconnaitre au cours de l’année dans sa participation à la diffusion de l’espéranto.

Économie[modifier | modifier le code]

Principaux secteurs d’activité[modifier | modifier le code]

L’édition et la vente de livres (libroservo) est le principal marché économique et le revenu privilégié de nombre d’associations espérantophones. Quelques entreprises se démarquent dans les autres secteurs, notamment Vinilkosmo, un label indépendant qui produit et distribue des artistes chantant en espéranto depuis 1990. On trouve des initiatives comme le site Eklaboru, lancé par Chuck Smith, pour proposer des offres de travail et des candidatures au sein d’associations ou d’événements en lien avec l’espéranto.

Monnaie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stelo.

En 1942, une monnaie frappée aux Pays-Bas et nommée stelo (« étoile » en espéranto) est mise en circulation entre espérantophones. Cette monnaie reste utilisée jusque dans les années 1980, à la fermeture de l’Universala Lingo. De nos jours, des steloj en plastique sont utilisés lors de rencontres entre jeunes. Au 31 décembre 2014, le cours des steloj[27] était 1 € = 4,189 ★.

Image Valeur Description
Côté face Côté pile
1 steloj plastaj ambaŭflanke 02.jpg
1 ★ Face : un hibou. Prix d’un thé dans le lieu appelé gufujo des rencontres.
3 steloj plastaj ambaŭflanke.jpg
3 ★ Face : un perroquet. Prix d’un repas.
10 steloj plastaj ambaŭflanke 01.JPG
10 ★ Face : un crocodile. Pièce la plus utilisée au bar.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture espérantophone.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le buste de Zamenhof, à Białystok (Pologne)

Disséminés dans de nombreux pays à travers le monde, les ZEO (Zamenhof Esperanto Objektoj) désignent toute construction, tout objet ou tout nom de rue, place, etc. relié à l’espéranto et à sa culture.

Dans plusieurs pays, des lieux sont dédiés à l’espéranto : lieux de rencontres, stages, séminaires, festivités. Ils sont l’occasion de tourisme entre espérantophones. Parmi eux, on peut citer le château de Grésillon en France près d’Angers, le Musée national de l'espéranto à Gray (Franche-Comté) ou le Musée de l'espéranto à Vienne.

Patrimoine artistique[modifier | modifier le code]

Le patrimoine littéraire espérantophone est l’un des plus riches et divers parmi les littératures en langues construites : il existe plus de 25 000 livres en espéranto (œuvres originales et traductions) ainsi que que plus de cent revues qui paraissent régulièrement, malgré le fait que l’espéranto n’existe que depuis environ 130 ans. En comparaison, l’intégralité de la littérature d’Islande, pays créé au ixe siècle et dénombrant environ 330 000 habitants, est formée par moins de 50 000 livres[28].

Il existe également quelques films intégralement réalisés en espéranto ; on trouve de nombreux films qui ont été attirés par l’espéranto et qui l’utilisent dans les décors ou lors de certaines scènes.

Fêtes[modifier | modifier le code]

De nombreuses fêtes reconnues entre espérantophones sont en réalité des fêtes à portée internationale déjà reconnues par ailleurs dans de nombreux pays ou à l’initiative d’organisations, comme l’ONU ou l’Unesco. Les quelques fêtes, proposées internationalement depuis 2010 par l’association mondiale d’espéranto, sont les suivantes :

Date Nom français Nom en espéranto Sens
21 février Journée internationale de la langue maternelle Internacia Tago de la Gepatra Lingvo Promotion de la diversité linguistique.
dernière semaine entière de février Semaine de l’amitié internationale Semajno de Internacia Amikeco Échange de cartes, livres, chocolats, fleurs, etc. et d’amitié à l’international, notamment sur l’Internet.
14 avril Commémoration de tous les pionniers Memortago de ĉiuj Pioniroj Jour du décès de Zamenhof (en 1917).
26 juillet Jour de l’espéranto Esperanto-tago Publication du premier ouvrage, Unua Libro (en 1887).
21 septembre Journée internationale de la paix Internacia Tago de la Paco Absence de guerre et cessez-le-feu dans les zones de combat.
26 septembre Journée européenne des langues Eŭropa Tago de Lingvoj Célébration de la diversité linguistique et culturelle, journée propice à faire découvrir l’espéranto.
15 décembre Jour de Zamenhof Zamenhofa Tago Naissance de Ludwik Lejzer Zamenhof (en 1859), initiateur de la langue. Habituellement, on s’offre des livres.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Nombre de participants aux rencontres espérantophones organisées en Europe centrale

Chaque année, de nombreuses rencontres entre espérantophones ont lieu à travers le monde sur des sujets divers et variés. Celles-ci sont thématiques ou regroupent des personnes d’intérêts ou modes de vie convergents. L’exemple le plus flagrant est le congrès mondial d'espéranto, organisé chaque année par l'Association mondiale d’espéranto, qui a lieu chaque année pendant une semaine entre fin juillet et début août. Les autres rencontres les plus connues sont :

À côté de ces rencontres organisées au niveau mondial, s'ajoutent des rencontres organisées au niveau régional, comme le Novjara Renkontiĝo (eo) (NR, « Festival International du nouvel an ») ou bien Junulara E-Semajno (JES, « semaine européenne des jeunes »), une rencontre du Nouvel An organisée chaque année en Europe centrale. Au cours des 20 dernières années, ces rencontres rencontrent un succès croissant.

Devant leur nombre grandissant, deux sites Internet en espéranto se sont spécialisés pour recenser au mieux les dates et lieux des rencontres. Eventoj.hu propose une liste chronologique des dates à venir ainsi que des archives jusqu’en 1996, alors que Esperant.io présente sur la carte du monde les lieux où se déroulent ces événements.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • UEA en konscio de Esperantistoj, Zbigniew Galor et Jukka Pietiläinen, Kava-Pech, 2015. ISBN 978-80-87169-55-1
  1. (fr) « Qu’est-ce que l’UEA ? » Page explicative de l’association mondiale d'espéranto
  2. Page de présentation sur le site officiel de la ville de Herzberg am Harz
  3. Page dédiée à l’Association mondiale d’espéranto sur le site de l’UNESCO
  4. a et b « Grille pour l’auto-évaluation du Cadre européen commun de référence (CECR) » sur le site du Conseil de l'Europe
  5. Les listes présentées dans les différentes circonscriptions portaient le nom « Espéranto, langue commune équitable pour l'Europe »
  6. (eo) Statistiques concernant les diplômes délivrés en accord avec le CECR, sur Edukado.net
  7. (eo) Cours de l’Internacia Kongresa Universitato pendant les congrès mondiaux
  8. (eo) Fundamentoj de lineara algebro, Ulrich Matthias
  9. (eo) Instruilo por la programlingvo Pitono
  10. (eo) Deutsch.info propose l’enseignement de l’allemand en espéranto
  11. (eo) Slovake.eu propose l’enseignement du slovaque en espéranto
  12. (eo) [vidéo] Cours de swahili sur YouTube
  13. (eo) Cours d’introduction au wolof au format PDF
  14. (eo) Tokipona.info propose l’enseignement du toki pona en espéranto
  15. (eo) Colophon de Monato
  16. (eo) Sondage concernant les revues les plus populaires en espéranto
  17. « Legado de esperantaj gazetoj », in UEA en konscio de Esperantistoj, p. 39-41
  18. (eo) Émissions en réécoute sur Muzaiko.info
  19. (eo) EsperantoTV sur téléviseur de salon
  20. « Facebook est traduite par ses utilisateurs dans une multitude de langues », http://news.yahoo.com/,‎ (lire en ligne)
  21. « Google Traduction prend en charge l’espéranto », http://www.clubic.com/,‎ (lire en ligne)
  22. « Google fête l’anniversaire du créateur de l’espéranto », http://digital.excite.fr/,‎ (lire en ligne)
  23. (eo) Interview d’Osmo Buller (directeur général de l’UEA) à propos du match de football pendant le 99e congrès mondial
  24. Le livre Lingvaj respondoj de Ludoviko (Eldonejo Ludovikito, 1990, 7e éd.) contient plus de 120 pages de réponses de Zamenhof aux questions qui lui ont été posées entre 1887, création de la langue, et environ 1912.
  25. Le discours de Zamenhof au 8e congrès mondial d'espéranto, à Cracovie en 1912, annonce sa décision de ne plus prendre part à la diffusion de la langue en tant que « Maître ».
  26. UEA en konscio de Esperantistoj, Zbigniew Galor et Jukka Pietiläinen, Kava-Pech, 2015, p. 14
  27. Cours des steloj
  28. « All Icelandic literature to go online? », in Internet Archive Blogs, Jeff Kaplan, article du 29 janvier 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :