Edmond Privat

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Edmond Privat
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Fonctions
Président de l'Association mondiale d'espéranto
-
Président de la société suisse d’espéranto
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
RolleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
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Yvonne Bouvier (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Religion
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Edmond Privat, né le à Genève et décédé le à Rolle dans le canton de Vaud, est un journaliste, écrivain, professeur et pacifiste suisse, qui a vécu et enseigné à Neuchâtel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmond Privat nait le à Genève, de Jean-Émile Privat et Melicent Joséphine Privat, née Lüscher[1]. En , alors âgé de 13 ans alors à l’école, il co-édite la revue Juna Esperantisto (eo) avec son camarade de classe Hector Hodler[2].

Après avoir passé son baccalauréat en 1907, il entreprend une tournée de conférences sur l’espéranto et la littérature française aux États-Unis. Il poursuit ensuite ses études à Cambridge et à la Sorbonne, où il obtient une licence ès lettres en 1911. Établi à Paris pendant la Première Guerre mondiale, il collabore au quotidien parisien Le Temps et est envoyé par ce journal en Autriche-Hongrie et en Pologne. Dans ses articles, il défend les principes de la souveraineté nationale. C’est à cette époque qu’il se lie d’amitié avec Romain Rolland. En 1918, il soutient sa thèse de doctorat ès lettres traitant de la question polonaise[3].

Dès le début des années trente, Edmond Privat se consacre à l’Inde. Il organise l’accueil de Gandhi en Suisse et effectue en outre des voyages en Inde et en Angleterre pour y plaider la cause indienne ; il assume d’autre part la présidence du Comité pour l’indépendance de l’Inde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Edmond Privat et sa femme se consacrent à l’aide aux réfugiés, au Tessin[3].

Il adhère en 1936 à la Société religieuse des Amis (quakers).

En 1945, il est nommé professeur de langue et de littérature anglo-saxonnes à l’université de Neuchâtel. Il prend sa retraite en 1959. Tout au long de sa vie, il collabore avec de nombreux journaux, dont L'Essor et La Sentinelle, en tant que chroniqueur de politique internationale. Edmond Privat était à la fois un pionnier très actif de l’espéranto, un pacifiste convaincu et un ardent défenseur des droits de l’homme et de l’indépendance des peuples[3]. Il fut rédacteur en chef de la revue Esperanto durant l'entre-deux-guerres. On lui doit des poèmes en espéranto.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Privat, 1889-1962, Neuchâtel, Revue neuchâteloise, coll. « Revue neuchâteloise ; N. 43-44 », , 84 p.
    Chronologie p. 78-80 ; bibliographie p. 81-82.
  • Mohammad Farrockh, La Pensée et l'action d'Edmond Privat (1889-1962). Contribution à l'histoire des idées politiques en Suisse, Peter Lang, Berne, 1991.

Fonds[modifier | modifier le code]

Les archives d’Edmond Privat sont réunies en un fonds.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Halina Gorecka et Aleksander Korĵenkov, Nia diligenta kolegaro : Biografio de 200 eminentaj esperantistoj, (ISBN 978-609-95087-6-4 et 609-95087-6-7, OCLC 1082448709, lire en ligne)
  2. (en) Geoffrey Sutton, Concise Encyclopedia of the Original Literature of Esperanto, 1887-2007, Mondial, (ISBN 978-1-59569-090-6, lire en ligne)
  3. a b et c Présentation du fonds Edmond Privat.

Liens externes[modifier | modifier le code]