Volapük

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Volapük
Volapük
Auteur Johann Martin Schleyer
Nombre de locuteurs Une vingtaine
Catégorie langue auxiliaire internationale
Classification par famille
Statut officiel
Régi par Kadäm bevünetik volapüka
Codes de langue
ISO 639-1 vo
ISO 639-2 vol
ISO 639-3 vol
IETF vo
Menade bal, püki bal, « Une humanité, une langue » en volapük

Le volapük ou volapuk est une langue construite inventée en 1879 par le prêtre catholique allemand Johann Martin Schleyer (1831-1912), de Baden dans le but de créer une langue auxiliaire internationale.

Les paroles de l'hymne volapük sont l'œuvre du jésuite et polyglotte allemand Franz Zorell, spécialiste de cette langue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période classique[modifier | modifier le code]

Le volapük connut un succès rapide, faisant en quelques années plus de cent-mille adeptes en Europe et en Amérique. Il se répandit tout d'abord en Autriche, où fut fondée en 1882 la première société pour sa propagation. En 1884, il se diffusa aux Pays-Bas et en Belgique. En 1885, Auguste Kerckhoffs, professeur à l'École des hautes études commerciales de Paris, le propagea en France par ses conférences et ses publications, suscitant la création d'une Association nationale pour la propagation du volapük.

Les publications d'Auguste Kerckhoffs contribuèrent également à faire connaître le volapük en Espagne, en Italie et au Portugal. En 1885 et 1886, ce fut le tour de la Suède, du Danemark et de la Russie. En 1888, un manuel le présenta au public anglophone.

Auguste Kerckhoffs estimait alors à 210 000 le nombre de personnes ayant étudié le volapük. Il s'agit probablement d'une évaluation très optimiste. Néanmoins, le nombre d'adeptes était important. À Vienne par exemple, les cours de volapük rassemblèrent au cours de l'hiver 1886-1887 environ 2 500 élèves. En 1887, il existait dans le monde 138 associations de volapükistes et onze périodiques consacrés au volapük. En 1889, le nombre de clubs était passé à 283, le nombre de périodiques à 25, et on dénombrait 316 méthodes de volapük en 25 langues.

Les adeptes du volapük tinrent plusieurs congrès (à Friedrichshafen en août 1884, à Munich en août 1887…) Mais quelle langue parlait-on dans ces réunions ? R. Lorenz, professeur au Polytechnikum de Zürich et membre de la Délégation de 1908, écrit : « Le destin du Volapük fut scellé lorsque ses partisans, en 1888, tentèrent l’expérience d’organiser un congrès où ce serait le Volapük qu’on devrait parler. Le résultat pénible mais trop évident fut qu’avec un pareil système le but ne pouvait pas être atteint[1]. ». Le Congrès de 1887 créa cependant trois instances : une association mondiale (Volapükaklub Valemik), une Académie du volapük (Kadem Volapüka), et un journal officiel ou organe central (Volapükabled Zenodik). Le créateur de la langue, Schleyer, dirigeait l'ensemble du mouvement.

Ce succès apparent fut cependant suivi de conflits internes qui provoquèrent la disparition de la langue. En effet, non seulement la grammaire du volapük était relativement complexe malgré sa régularité, mais surtout le vocabulaire, à cause de la déformation arbitraire des mots d'origine, était presque impossible à assimiler. Grabowski, qui l'avait étudié, dit à Zamenhof : « L'auteur du Volapük parle très mal sa langue. Pendant notre conversation, nous avons dû recourir souvent au dictionnaire, et je ne sais lequel de nous deux l'ouvrit le plus souvent[2] ». Certains adeptes proposèrent donc des réformes et des simplifications, mais Schleyer s'y opposa, en déclarant qu'il était l'unique propriétaire de la langue et la seule personne à pouvoir autoriser des changements. Dès lors, le volapük se dispersa : plusieurs réformes donnèrent naissance à des projets concurrents (Dil, Dilpok, Nuvo-Volapük, Balta, Spelin, Veltparl, Idiom Neutral) et le volapük perdit peu à peu la plupart de ses locuteurs, un nombre important d'entre eux adoptant l'espéranto, tant l'idée d'une langue internationale neutre les préoccupait plus que la forme particulière que pourrait prendre cette langue.[réf. nécessaire] Ainsi en fut-il par exemple du groupe volapükiste de Nuremberg qui en 1888, à la suite de Léopold Einstein, adopta l'espéranto (qui avait été publié seulement en 1887) et constitua de ce fait le premier club d'espéranto qui ait existé. Dès 1900, Zamenhof parlait du volapük comme d’une langue morte[3]. Le volapük n'est plus aujourd'hui pratiqué que par quelques rares personnes, qui sont pour la plupart des espérantistes curieux de voir à quoi ressemblait la première langue internationale à avoir connu un début de succès.[réf. nécessaire]

Le vocabulaire du volapük est emprunté à diverses langues européennes (avec des déformations souvent importantes), mais les principales sources sont l'anglais et l'allemand. Par exemple, les mots vol (« monde ») et pük (« langue ») viennent des mots anglais world et speak. Ces déformations, dues au souci de Schleyer de ne pas utiliser de phonèmes difficiles à prononcer par certains peuples, ont contribué à alimenter les moqueries des adversaires de la langue.

Réforme de de Jong[modifier | modifier le code]

Mais l'histoire du volapük ne s'arrête pas là. Il connut même un regain de vie dans les années 1920 et 1930 en Hollande jusqu'à la seconde guerre mondiale et en Allemagne jusqu'à son interdiction par Hitler. Le docteur Arie de Jong, hollandais, réforma avec l'accord du mouvement volapükiste la langue, pour donner naissance en 1931, avec la publication d'une grammaire entièrement en volapük par l'éditeur bien connu Brill, la Gramat Volapüka[4] et d'un dictionnaire volapük-allemand, chez le même éditeur[5], au volapük moderne (ou nouveau volapük, volapük nulik[6]), qui est encore parlé aujourd'hui[7].

Le volapük aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée d'internet, le mouvement volapükiste connaît un nouveau regain d'activité, avec notamment la création d'une page internet, d'un groupe de discussion Yahoo et d'une page Facebook. Depuis 2004, Wikipédia a une version en volapük, qui contient aujourd'hui plus de 120 000 articles, même s'il s'agit en majorité d'ébauches géographiques créées par des bots[8].

Au niveau institutionnel, en 2014, Hermann Philipps remplace Brian Bishop comme cifal[9], c'est-à-dire dirigeant, successeur de Schleyer, et, depuis 2015, un vice-cifal est nommé en la personne de Daniel Morosof[10].

Beaucoup de Français ont appris l'existence du volapük grâce au Général de Gaulle qui l'évoqua, à sa manière, dans sa conférence de presse du 15 mai 1962 : « Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment italien, allemand et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé et écrit en quelque espéranto ou volapük intégré[11] ».

Phonologie[modifier | modifier le code]

Voyelles[modifier | modifier le code]

A : [ɑ] / a comme dans « pâle »
Ä : [ɛ] / è, comme dans « père »
E : [e] / é, comme dans « été »
I : [i] / i comme dans « machine »
O : [o] / o, comme dans « monnaie »[12]
Ö : [ø] / eu, comme dans « jeu »
U : [u] / ou, comme dans « loup »
Ü : [y] / u, comme dans « rue »

Consonnes[modifier | modifier le code]

B, D, F, K, L, M, N, P, T, V, X : comme en français.
C : [tʃ] / tch, comme dans « tchao »
G : [ɡ] / g, toujours « dur » comme dans « gare »
J : [ʃ] / ch, comme dans « chien »
H : [h] / h, fortement aspiré
R : [r] / r doit être roulé
S : [s] / s, toujours comme dans « siphon »
Y : [j] / y, toujours comme dans « yo yo »
Z : [ts] / ts, comme dans « mouche tsé-tsé »

Quand une lettre n'a qu'une version non-voisée (e.g. c, j, s, z), il est permis de les voiser[13].

Abrégé grammatical du volapük[modifier | modifier le code]

Déclinaison[modifier | modifier le code]

Le volapük possède quatre cas principaux :

Nom du cas Singulier Pluriel
Nominatif -∅ -s
Génitif -a -as
Datif -e -es
Accusatif -i -is

L'accusatif n'a pas le sens de mouvement avec les noms que l'on retrouve dans d'autres langues, et notamment l'espéranto. Par contre, pour signifier ce mouvement, on peut ou doit ajouter un -i (comme la terminaison de l'accusatif) à la préposition ou à l'adverbe (mais dans ce cas, avant la terminaison de l'adverbe)[14].

Vom binof in dom
La femme est à la maison
Vom golof ini dom
Vom golof domio
La femme va à la maison[15]

Deux cas supplémentaires sont cependant utilisés :

  • Le vocatif, que l'on marque en ajoutant la préposition "o" au nom au nominatif (o blods, ô frères).
  • Le prédicatif, que l'on marque en ajoutant "-u" (ekölom yani rediku, il a peint la porte en rouge ; ekölom yani redik, il a peint la porte rouge). Mais ce cas n'est que très rarement utilisé, et il est tout aussi correct de dire ekölom yani redik pour dire "il a peint la porte en rouge", mais dans ce cas la phrase est ambiguë[14].

L'usage de l'accusatif pour marquer le mouvement en modifiant les adverbes et les prédicatifs sont absent en volapük classique[16].

Par contre, dès Schleyer, on avait pris l'habitude soit de rajouter un -i à la préposition soit d'utiliser l'accusatif avec le substantif décliné pour préciser qu'il y avait mouvement[17]. Ici donc, de Jong a sanctionné et clarifié une pratique. L'usage du vocatif existe dès Schleyer, mais il semble discuté, au moins par le très réformiste Kerckhoffs[18].

Pronoms personnels[modifier | modifier le code]

Les principaux pronoms personnels sont les suivants :

Singulier Pluriel
Volapük Français Volapük Français
ob je obs nous
ol tu ols vous
om il oms ils
of elle ofs elles
on il (neutre) ons ils (neutre)
os il (impersonnel) oy on

Lesquels ont le même pluriel que les noms (-s) et se déclinent pareillement :

olas
de vous[19]

Il existe encore d'autres pronoms personnels, apportant encore quelques nuances :

  • Un pronom réfléchi, ok/oks ;
  • Un pronom réciproque, od/ods.

Pour bien les comprendre, il faut comparer :

Löfons odis
Ils s'aiment l'un l'autre
Löfons okis
Ils s'aiment [eux-mêmes]

Il existe encore deux pronoms personnel, mais qui ne sont jamais utilisés. Le premier, qui peut se trouver en poésie[20], est la personne de politesse, or/ors[21]. Le deuxième est og/ogs, qui signifie "toi ou moi"[22], mais, comme l'a écrit Ed Robertson, "ça n'a pas pris"[23].

L'usage des pronoms a pas mal évolué avec la réforme de de Jong. Oy, or, ors et od sont des ajouts purs et simples[24]. Mais certains ont aussi eu un sens légèrement différent : ainsi, on utilisait oms aussi bien pour un groupe d'hommes que pour un groupe mixte ; il faut maintenant utiliser le neutre ons pour les groupes mixtes. Os, qui est un neutre en volapük classique, est devenu impersonnel (il pleut = reinos). Cela fait partie des réformes antisexistes de de Jong[23].

Adjectif et adverbe[modifier | modifier le code]

L'adjectif se forme en ajoutant -ik au radical du nom.

Il ne s'accorde avec son nom correspondant que s'il est placé devant ou s'il en est séparé par tout autre mot :

buk jönik
beau livre
bukes jönik / jönikes bukes
aux beaux livres

L'adverbe dérivé est invariable et s'obtient en plaçant -o derrière l'adjectif ou le nom correspondant :

del = le jour
delik = quotidien
delo = par jour
deliko = quotidiennement

Si l'adverbe est invariable, il est possible, en intercalant une voyelle avant le -o, de préciser s'il y a mouvement :

dom = la maison
binob domo = je suis à la maison (sans mouvement)
golob domao = je pars de la maison (mouvement)
golob domio = je vais à la maison (mouvement)

Un adverbe finissant par -ao porte donc le sens d'origine, et par -io de destination[22].

Nombres[modifier | modifier le code]

Les nombres ont subi un petit changement entre le système classique et le système moderne. Mais vue la systématicité des nombres, ce petit changement conduit à de grands bouleversements. Voici la version actuelle des nombres en volapük[25] :

bal 1 degbal 11 teldegbal 21 foldeg 40
tel 2 degtel 12 teldegtel 22 luldeg 50
kil 3 degkil 13 teldegkil 23 mäldeg 60
fol 4 degfol 14 teldegfol 24 veldeg 70
lul 5 deglul 15 teldeglul 25 jöldeg 80
mäl 6 degmäl 16 teldegmäl 26 züldeg 90
vel 7 degvel 17 teldegvel 27 tum 100
jöl 8 degjöl 18 teldegjöl 28 mil 1000 (10^3)
zül 9 degzül 19 teldegzül 29 balion 10^6
deg 10 teldeg 20 kildeg 30 telion 10^12
kilion 10^18

Le système est classique et simple. Ainsi, 4 876 329 se dira folbalion jöltumveldegmälmil kiltumteldegzül.

Pour les nombres inférieurs à 1, il faut utiliser ces mots, reconnaissables par l'utilisation du suffixe -im :

0,1 = dim
0,01 = zim
0,001 = mim
0,0001 = dimmim
0,00001 = zimmim
0,000001 = balyim

Pour lire ou écrire ces nombres, il faut les lire comme des nombres entiers, et rajouter un de ces mots, par exemple :

0,345
kiltumfoldeglul mim
0,123456
tumteldegkilmil foltumluldegmäl balyim

Les numéros ordinaux sont marqués par le suffixe -id ; Les fractions par le suffixe -dil ; La répétition ou la multiplication par -na.

Binos düp velid soara
Il est sept heure de l'après-midi
Foldils kil binons veldeglul zim
3/4 vaut 0,75
Ibinos visit folnaik ofa us
Ce fut sa quatrième visite ici
Folna fol binos degmäl
4 x 4 = 16

La petite modification qui a entrainé une chamboulement concerne les dizaines. En effet, pour dire "20", plutôt que de dire "teldeg", on se contentait de mettre la marque du pluriel (-s) à l'unité ; "20" se disait donc "tels", et on ajoutait un -e- pour faire la liaison, "41" se disait donc folsebal et non foldegbal. Le système fractionnel est aussi moderne.

Système verbal[modifier | modifier le code]

Le système verbal du volapük est plutôt compliqué, et il a été dit que chaque verbe pouvait revêtir 500 000 formes. Cela est en effet théoriquement possible, mais dans la pratique cela n'arrive jamais[26]. Mais cette anecdote prouve bien son extraordinaire richesse.

Voici un tableau résumant les différents affixes précisant aspect, mode, temps et personne du verbe volapük :

Voix Temps Radical Personne Mode
Active
∅-
Présent
∅-
(= verbe à l'infinitif
moins "-ön")
P1
-ob
Indicatif
-∅
Parfait
e-
P2
-ol
Imparfait
ä-
P3
-om (m), -of (f), -on (n)
Impératif
-öd
Plus-que-parfait
i-
P4
-obs
Optatif
-ös
Passive
p(a)-[27]
Futur
o-
P5
-ols
Conditionnel
-öv
Futur parfait
u-
P6
-oms (m), -ofs (f), -ons (n)
Participe
-öl[28]
Futur du passé
ö-
Impersonnel
-os
Subjonctif
--la[29]
Futur parfait du passé
ü-
Indeterminé
-oy

Voix[modifier | modifier le code]

Les deux voix du volapük sont les deux voix classiques, l'actif et le passif. La voix active n'est caractérisée par aucune marque, tandis que la voix passive est caractérisée par l'ajout de la lettre p- avant l'augment temporel. Le présent n'a pas d'augment temporel exprimé à la voix active, mais il est exprimé à la voix passive, et on aura donc au présent passif un verbe précédé de pa-.

En volapük, le complément d'agent est fa.

Löfob moti obik
J'aime ma mère
Palöfob fa mot obik
Je suis aimé par ma mère

La voix moyenne n'existe pas en volapük a proprement parler. Les suffixes -ik et -ük peuvent cependant en jouer le rôle (cf. infra).

Temps[modifier | modifier le code]

Le système temporel des verbes en volapük est très riche. Mais nous pouvons[30] séparer les temps en deux catégories, le temps courants, et les temps rares.

Voici les temps courants :

  • Le présent, avec augment "a" (non-marqué avec les verbes à la voix active[31]) ;
  • Le futur, avec augment "o" ;
  • L'imparfait, avec augment "ä" (utilisé pour parler du passé révolu) ;
  • Le parfait, avec augment "e" (utilisé pour parler du passé ayant un lien avec le présent).

Et voilà les temps plus rares :

  • Le futur parfait, marqué par l'augment "u" (utilisé pour parler d'un futur ayant déjà eu lieu[32]) ;
  • Le plus-que-parfait, marqué par l'augment "i" (utilisé pour parler d'un passé plus lointain que l'imparfait[33]) ;
  • Le futur du passé, marqué par l'augment "ö" (utilisé pour parler de ce que dans le passé, un personnage pensait être le futur, et qui a pu encore ne pas arriver et donc arriver encore : äkredom, das öreinos, il croyait qu'il allait pleuvoir[34]) ;
  • Le futur parfait du passé, marqué par l'augment "ü" (utilisé pour parler de ce que dans le passé, un personnage pensait être le futur, et qui, si ça n'a pas eu lieu, ne peut plus avoir lieu : äcedob, das üfinükol bü mudel, je pensais que tu aurais fini — complètement — avant lundi[34]).

Pour mieux comprendre les différents temps et leurs relations, il est possible de les insérer dans un tableau à double entrée[35] :

Imparfait
(nefinik)
Parfait
(finik)
Présent
(presenatim)
Présent
vokob
Parfait
evokob
Passé
(pasetatim)
Imparfait
ävokob
Plus-que-parfait
ivokob
Futur
(fütüratim)
Futur
ovokob
Futur parfait
uvokob
Futur du passé
(pasetofütüratim)
Futur du passé
övokob
Futur parfait du passé
üvokob

Personnes[modifier | modifier le code]

Les personnes sont en fait marquées par la suffixation de la majorité des pronoms personnels. Seuls ok(s), od(s), or(s) et og(s) n'existent qu'à la forme pronominale.

Modes[modifier | modifier le code]

Il existe 6 modes en volapük. Il s'agit de :

  • L'indicatif, non-marqué ;
  • L'impératif, marqué par le suffixe -öd ;
  • L'optatif, marqué par le suffixe -ös, est un impératif plus poli, moins "rude"[26], et peut être traduit en français par "veuillez (+ inf.)" : deükolös nami olik de küid obik = veuillez ôter votre main de ma cuisse ;
  • Le conditionnel, marqué par le suffixe -öv ;
  • Le subjonctif, marqué par l'ajout de la, qui est précédé d'un tiret et qui est utilisé "uniquement quand [le verbe] se réfère à quelque chose de ridicule, ou de si peu probable qu'il en devient inimaginable[36]".
Vilol-la das ogivob ole dolaris lul! Drimol!
Tu veux que MOI, je te donne cinq dollars ! Tu rêves !

Tous ces modes nécessitent l'usage de la marque de la personne, contrairement aux participes et à l'infinitif.

Le participe, marqué par le préfixe -öl, s'utilise comme un adjectif. Il peut prendre le préfixe de temps et de voix. Comme tout adjectif, il est possible, par l'ajout d'un -o, de l'adverbialiser (gérondif)[37] (comme l'espéranto manĝante, ou le kotava etuson).

Ovisitob oli ün vig okömöl
Je te rendrai visite la semaine prochaine (litt. la semaine "viendrante", i.e. "venante" au futur)
Ägolölo ve süt, älogob fleni bäldik oba
Allant [ou, moins littéralement, "comme j'allais"] le long de la route, je vis un vieil ami à moi

L'infinitif, marqué par le suffixe -ön, est assimilable à un mode. Lorsque l'infinitif est inséré dans un syntagme signifiant "afin de", il faut utiliser la particule ad[26] :

Fidobs ad lifön
Nous mangeons pour vivre

Autres marques[modifier | modifier le code]

Pour former une question dans une phrase contenant un verbe, il faut ajouter la particule -li[26].

Äreidol-li gramati Volapüka?
As-tu lu la grammaire du volapük?

Comme en espéranto, le fait qu'un verbe soit transitif ou intransitif dépend de la racine. Mais, comme en espéranto toujours, il est possible de changer la transivité d'un verbe par l'utilisation de suffixes. -ik rends un verbe transitif intransitif, et -ük un verbe intransitif transitif[26]. Ce suffixe s'insère avant les marques de la personne et du mode.

Seadom su stul Il est assis sur une chaise
Seadükom cili sui stul Il assoit l'enfant sur une chaise
Eperom moni okik Il a perdu sa monnaie
Mon omik eperikon Sa monnaie est perdue

Comme en espéranto toujours, il est possible d'utiliser -ik avec un verbe déjà intransitif ou -ük avec un verbe déjà transitif. Dans ce cas là, c'est une sorte de voix moyenne ou de causatif qui se met en place[26] :

Äseadikom sui stul
Il s'assit sur la chaise
Man päperükom moni oki fa briet
L'homme a perdu sa monnaie à cause de l'ébriété
L'ébriété a causé à l'homme la perte de sa monnaie

Modifications apportées par de Jong[modifier | modifier le code]

C'est peut-être dans le système verbal que de Jong a le plus modifié le volapük[38], en plus des modifications du système des pronoms personnels qui, puisqu'ils sont repris comme marqueurs de personne, modifient aussi le système verbal.

Il a supprimé un aspect, l'aoriste, qui était marqué par l'usage d'un -i- entre le marqueur de temps et la racine (olödob > oilödob) et un mode, le jussif, qui, marqué par le suffixe -öz, était plus fort encore que l'impératif. Auguste Kerckhoffs, à l'époque de Schleyer, avait pour sa part défendu la réduction des impératifs à une seule forme et était opposé à l'aoriste[39].

Sans l'avoir supprimé réellement, de Jong a aussi modifié le subjonctif, qui était beaucoup plus utilisé auparavant. C'est peut-être[40] plus la raison pour laquelle le subjonctif est le seul mode séparé du verbe par un tiret. La plupart autres changements grammaticaux a consisté à supprimer ou ajouter des formes. Mais ici, il a modifié le sens du subjonctif ; pour bien différencier le subjonctif schleryien du subjonctif révisé, de Jong a peut-être décidé d'en modifier la graphie[41].

Enfin, il a aussi ajouté deux temps qui n'existaient pas, le futur du passé et le futur parfait du passé.

Article[modifier | modifier le code]

Il n'existe normalement pas d'article en volapük, comme c'est le cas, par exemple, en kotava. Ainsi, pod peut signifier "pomme", "une pomme" ou "la pomme". Mais, pour décliner les mots non-déclinables, on peut utiliser l'article el[42] :

Kanobs logön eli Sputnik me daleskop.
Nous pouvons voir le Spoutnik avec un télescope.

Ici, eli marque le fait que "Spoutnik" devrait être à l'accusatif. En plus des cas, on peut ajouter à el toutes sortes de préfixes et de suffixes (par exemple, si le nom propre est porté par un être de sexe féminin, on peut ajouter le préfixe ji-, pour donner jiel).

Cet usage de el n'existait pas en volapük classique[43], même si ce mot existait déjà du temps de Schleyer, comme le prouve cette citation de la grammaire de Kerckhoffs :

3. - M. Schleyer a proposé d'employer un article indéfini el, chaque fois que la clarté du style l'exige impérieusement, p. ex., le moi, el ob ou ob el[44].

Prépositions, conjonctions et interjections[modifier | modifier le code]

Il existe deux sortes de prépositions, de conjonctions et d'interjections. Celles qui le sont primitivement, et qu'aucun marqueur particulier ne précise ; et celles qui le sont par dérivation et qui sont marquées soit par (prépositions), soit par (conjonctions), soit par pour les interjections[45].

Nil Proximité Nilü Près de
Kod Cause Kodä Parce que
Seil Silence Seilö! Silence !

Formation des mots[modifier | modifier le code]

Le volapük agglutine beaucoup les racines pour créer de nouveaux mots. Comme en espéranto, le mot le plus important vient en dernier.

Pokamon
Argent de poche
Monapok
Poche à argent

Si, la plupart du temps, c'est le génitif qui lie les racines (-a-), il est possible aussi de les lier avec l'accusatif (-i-) ou l'adverbe (-o-) entrainant des nuances de sens :

Motalöf Amour maternel Amour par une mère
Motilöf Amour à une mère
Motolöf Amour comme une mère

En plus de lier les racines entre elles, le volapük utilise beaucoup (mais beaucoup moins quau xixe siècle, tout simplement parce que le nombre de racines disponibles est plus grand[46]) de préfixes, soit primitifs (be-, qui fait de l'objet le sujet, fi-, jusqu'à la fin, hi-, mâle, ji-, femelle…), soit qu'ils soient des prépositions préfixées (ag, abondance, av, science, ov, possibilité, ül, petit des animaux…)[47].

Exemples[modifier | modifier le code]

Le volapük est une langue agglutinante, cela signifie que les mots se forment par accumulation de préfixes et de suffixes issus de racines différentes.

  • pük = la langue
  • pükön = parler
  • pükel = (inter)locuteur
  • pükelik = rhétorique (-ik est la terminaison des adjectifs)
  • nepük = le silence (ne est le préfixe de négation)

Quelques suffixes :

  • EL: désigne les habitants d'un pays, d'une région, d'une ville. FLENTEL: français, de FLENT: France.
  • EL: désigne aussi la personne qui s'occupe de la chose exprimée par le radical. MITEL: boucher, de MIT: viande.
  • AN: désigne aussi la personne, sans idée d'activité. BÄLEDAN: vieillard, de BÄLED: âge.
  • ÄB: désigne la personne, avec l'idée de passivité. JELÄB: protégé, de JEL: amour.
  • AF: désigne les animaux. JALAF: crustacé, de JAL: carapace.
  • EN: désigne les métiers ou l'industrie. BILEN: brasserie, de BIL: bière.
  • ÖP: désigne, les 5 parties de monde, ou un lieu déterminé. YULÖP: Europe. KAFÖP: café (bar), de KAF: café (boisson).
  • EM et ÖM désignent des collectifs. BLEDEM: feuillage, de BLED: feuille. GADÖM: outillage de jardin, de GAD: jardin.
  • IK: forme un adjectif, et IKO, un adverbe, à partir d'un radical. FAMIK: glorieux, FAMIKO: glorieusement, de FAM: gloire.

Quelques préfixes :

  • BE: renforce l'idée d'un verbe. BEKLOTÖN: revétir, de KLOTÖN: vétir. BELIFÖN: animer, de LIFÖN: vivre.
  • DA: transforme les verbes neutres en verbes actifs. DATIKÖN: imaginer, de TIKÖN: penser.
  • GE: correspond au français re, à l'anglais back. GEPÜKÖN: répondre, de PÜKÖN: parler.
  • LE: renforce l'idée du radical. LEDIB: abîme, de DIB: profondeur.
  • LU: est un péjoratif. LUGOD: idole, de GOD: dieu.
  • NE: donne un sens négatif ou privatif. NEFLEN: ennemi, de FLEN: ami
  • SMA: donne l'idée de plus petit. SMABEL: colline, de BEL: montagne.
  • OF: forme le féminin. OFBLOD: sœur, de BLOD: frère.
  • BEVÜ: est INTER, ou ENTRE en français. BEVÜNETIK: international, de NETIK: national.
  • SE: donne une idée de sortir. SEGOLÖN: sortir, de GOLÖN: aller.
  • ZI: donne l'idée de « autour ». ZIGOLÖN: contourner, de GOLÖN: aller.

L'hymne volapükien :

  • Sumolsöd stäni blodäla!
  • Dikodi valik hetobs;
  • Tönöls jüli baladäla
  • Volapüke kosyubobs,
  • Vokobsöz ko datuval:
  • "Menade bal, püki bal!"

Sémantique[modifier | modifier le code]

Certaines langues, telles que le danois, utilisent parfois le terme de « volapük » pour dénoter l'idée de « non-sens » ou de « charabia », comme dans l'expression « Det er det rene volapyk for mig » correspondant au « C'est du chinois » français. Le terme est également utilisé pour tourner en dérision une construction artificielle sans âme, comme le général de Gaulle disant que Dante, Goethe et Chateaubriand « n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s'ils avaient pensé et écrit en quelque espéranto ou volapük intégrés[48]. ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

NB : L'éditeur allemand Iltis a beaucoup publié de petits ouvrages, en allemand et en espéranto, sur le volapük et la vie de Schleyer. Nous n'en présentons ici qu'une sélection. Pour voir leur collection, voir cette page.

Volapük classique[modifier | modifier le code]

  • Haupenthal Reinhard, Über die Startbedingungen zweier Plansprachen. Schleyers Volapük (1879/80) und Zamenhofs Esperanto (1887), Bad Bellingen : Iltis, 2013 (ISBN 9783943341027).
  • Neves Gonçalo, Zamenhof kaj Volapük, Bad Bellingen : Iltis, 2012.
  • Kerckhoffs Auguste, Dictionnaire volapük-français et français-volapük précédé d'une grammaire complète de la langue, Paris : Le Soudier, 1887 (disponible en ligne).
  • Schleyer Martin, Volapük. Die Weltsprache. Entwurf einer Universalsprache für alle Gebildete der ganzen Erde, Sigmaringen : Tappen, 1880.
  • ——, Meine Biographie (1880), Saarbrücken : Iltis, 2008.

Volapük contemporain[modifier | modifier le code]

  • Cherpillod André, Konciza gramatiko de Volapuko. Gramat brefik Volapüka, Courgenard : Chez l'auteur, 1995.
  • ——, Vortaro Volapük-Esperanto kaj Esperanto-Volapük. Vödabuk Volapük-Sperantapük e Sperantapük-Volapük, Courgenard : La Blanchetière, 2003.
  • de Jong Arie, Gramat Volapüka, Cathair na Mart : Evertype, 2012 (ISBN 978-1-904808-94-7), réimpression de l'édition de 1931, voir page sur le site de l'éditeur.
  • ——, Wörterbuch der Weltsprache für Deutschsprechende / Vödabuk Volapüka pro Deutänapükans, Cathair na Mart : Evertype, 2012 (ISBN 978-1-904808-89-3), réimpression de la sixième édition de 1931, voir page sur le site de l'éditeur.
  • Robertson Ed, "Arie de Jong's Revision of Volapük (1931)", in : Journal of Planned Languages 21 (1995), disponible en ligne.

Histoire du volapük[modifier | modifier le code]

  • Unua Volapük-kongreso: Friedrichshafen, Aŭgusto 1884 / Der erste Volapük-Kongreß, Friedrichshafen, August 1884. Dokumentoj kaj komentoj / Dokumente und Kommentare, textes rassemblés par Reinhard Haupenthal, Saarbrücken : Iltis, 1984.
  • Caraco Jean-Claude, "Auguste Kerckhoffs (1835-1903) kaj lia rolo en la Volapük-movado", in : Menade bal püki bal. Festschrift zum 50. Geburtstag von Reinhard Haupenthal. Festlibro por la 50a naskiĝo de Reinhard Haupenthal, Saarbrücken : Iltis, 1998.
  • Haupenthal Reinhard, "Kion Kerckhoffs skribis al Schleyer", in : Dialogo 13/1 (1985), p. 19-20.
  • Schmidt Johann, Jenotem valemapüka „Volapük“, Amsterdam : Volapükagased, 1964 (paru pour la première fois dans la revue Volapükagased pro Nedänapükans en 1961-1962, texte disponible en ligne).
    • Traduction en allemand : Geschichte der Universalsprache Volapük, trad. du volapük par Reinhard Haupenthal, Saarbrücken : Iltis, 21998.
    • Traduction en espéranto : Historio de la universala lingvo Volapuko, trad. du volapük par Philippe Combot, Courgenard : Chez André Cherpillod, 1996.
  • Thomann Robert, "Origino, starigo kaj hodiaŭa stato de la Volapüka Lingvo-Akademio", trad. du volapük par Tazio Carlevaro, in : Monata Cirkulero 121 (1980), p. 3-7.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Schmidt Johann, Volapük-Bibliographie, Saarbrücken : Iltis, 2008.
  • ——, Liste der Volapük-Verbände und Vereine, Saarbrücken : Iltis, 2005.

Le volapük sur les internets[modifier | modifier le code]

Flenef bevünetik Volapüka[modifier | modifier le code]

Autres informations encyclopédiques sur le volapük[modifier | modifier le code]

Grammaire et cours[modifier | modifier le code]

Histoire du mouvement[modifier | modifier le code]

Pages en volapük[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. The « Délégation pour l'adoption d'une langue auxiliaire internationale » in International Language And Science
  2. Cité dans Maria Ziolkowska' et Isaj Dratwer, Le Docteur Esperanto, 1959.
  3. « Volapük jam longe estas forlasita preskaŭ de ĉiuj kaj povas esti nomata jam de longe mortinta » (Depuis longtemps le volapük est pratiquement abandonné de tout le monde et depuis longtemps on peut dire qu’il est mort) in Esenco kaj estonteco de la ideo de lingvo internacia
  4. Réédité récemment : Arie de Jong, Gramat Volapüka, Cathair na Mart : Evertype, 2012 (ISBN 978-1-904808-94-7), voir page sur le site de l'éditeur.
  5. Et lui aussi réédité récemment : Wörterbuch der Weltsprache für Deutschsprechende / Vödabuk Volapüka pro Deutänapükans, Cathair na Mart : Evertype, 2012 (ISBN 978-1-904808-89-3), voir page sur le site de l'éditeur.
  6. On parle aussi de Volapük perevidöl (volapük révisé), de Volapük pevotastidöl (volapük réformé)…
  7. Dans cet article, nous traiterons des « deux » volapük, en donnant principalement la forme utilisée aujourd'hui avec, le cas échéant, la forme schleyerienne immédiatement après.
  8. Yves Nevelsteen, «  Volapuko jam superas Esperanton en Vikipedio », Libera Folio, 2007 (en ligne, consulté le 17/06/2015),
  9. Brian Bishop, "Volapuko havas novan Cifal!", La Balta Ondo, 29a de Majo 2014, existe aussi en version imprimée : Brian Bishop, "Volapuko havas novan Cifal!", La Ondo de Esperanto, 2014/6.
  10. Cf. Annonce sur la page Facebook du volapük.
  11. Voir la vidéo sur le site de l’INA : http://www.ina.fr/video/I00012375 (consulté le 17/06/2015).
  12. Certaines sources donnent [ɔ], mais il semble bien que l'idée de Schleyer était [o], ce que de Jong n'a pas modifié. Cf. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, III, a), (disponible en ligne).
  13. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, a), (disponible en ligne).
  14. a et b Exemples tirés de Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, c), (disponible en ligne).
  15. À comparer avec l'espéranto "La homino estas en la domo / La homino iras en la domon / Ma homino iras domen". Ici l'espéranto semble bien être plus conséquent.
  16. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, III, c), (disponible en ligne).
  17. Auguste Kerckhoffs, Dictionnaire volapük-français et français-volapük précédé d'une grammaire complète de la langue, Paris : Le Soudier, 1887, p. 29 (disponible en ligne).
  18. Auguste Kerckhoffs, Dictionnaire volapük-français et français-volapük précédé d'une grammaire complète de la langue, Paris : Le Soudier, 1887, p. 15 (disponible en ligne).
  19. Les pronoms et adjectifs possessifs en étant les dérivés : olik = ola = ton.
  20. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, d), (disponible en ligne).
  21. C'est un peu l'inverse de ce qui s'est passé en espéranto, où c'est la deuxième personne du pluriel, vi, utilisé comme personne de politesse, qui a "mangé" la deuxième personne du singulier, ci, qui n'est quasiment jamais utilisé.
  22. a et b Paul Bartlett, "Volapük Grammatical Forms", volapük.com (consulté le 21/05/2015).
  23. a et b Ed Robertson, "Arie de Jong's Revision of Volapük (1931)", in : Journal of Planned Languages 21 (1995), disponible en ligne.
  24. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, III, d), (disponible en ligne).
  25. Tout ce passage est tiré de : Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, g), (disponible en ligne).
  26. a, b, c, d, e et f Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, e), (disponible en ligne).
  27. pa- pour le passif présent, p- + augment temporel, a- étant l'augment temporel du présent non-exprimé à la voix active.
  28. Le participe ne prend pas la marque de la personne.
  29. Avec tiret pour le séparer du verbe.
  30. Après Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, e), (disponible en ligne).
  31. Mais marqué à la voix passive et avec les autres catégories grammaticales, comme adelo, aujourd'hui, formé du mot del, jour, avec augment temporel du présent.
  32. Cf. la leçon 6 du cours Volapük vifik (consulté le 26/05/2015).
  33. Cf. la leçon 5 du cours Volapük vifik (consulté le 26/05/2015).
  34. a et b Cf. la leçon 8 du cours Volapük vifik (consulté le 26/05/2015).
  35. Repris à : Brian Bishop, Malgranda gramatiko de Volapuko per Esperanto (PDF), p. 12.
  36. "The subjunctive is only used where something ridiculous or unimaginably unlikely is referred to." Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, e), (disponible en ligne).
  37. Exemples repris à Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, e), (disponible en ligne).
  38. Cf. pour ce sous paragraphe : Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, III, e), (disponible en ligne).
  39. Auguste Kerckhoffs, Dictionnaire volapük-français et français-volapük précédé d'une grammaire complète de la langue, Paris : Le Soudier, 1887, p. 24 (disponible en ligne).
  40. Idéopédia, art. « Volapük ».
  41. Il est intéressant de noter que Kerckhoffs souhaitait que chaque mode soit séparé du verbe par un tiret. Cf. Auguste Kerckhoffs, Dictionnaire volapük-français et français-volapük précédé d'une grammaire complète de la langue, Paris : Le Soudier, 1887, p. 24 (disponible en ligne).
  42. Exemples tirés de Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, b), (disponible en ligne).
  43. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, III, b), (disponible en ligne).
  44. Auguste Kerckhoffs, Dictionnaire volapük-français et français-volapük précédé d'une grammaire complète de la langue, Paris : Le Soudier, 1887, p. 15-16 (disponible en ligne).
  45. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, h), (disponible en ligne).
  46. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, III, i), (disponible en ligne).
  47. Ed Robertson, An Introduction to Volapük, 1994, II, i), (disponible en ligne).
  48. Charles de Gaulle "Espéranto ou volapük intégrés"
  49. Si le lien de marche pas,essayer celui-ci.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]