Micronation

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Ne doit pas être confondu avec Micro-État.
Sealand, l'une des plus célèbres micronations

Une micronation[1], se dit d'une entité créée par un petit nombre de personnes, qui prétend au statut de nation indépendante ou qui en présente des caractéristiques, mais n'est en aucune façon reconnue comme telle par les nations officielles ou par les organismes transnationaux.

Catactéristiques[modifier | modifier le code]

Certaines micronations ont de véritables prétentions à l'indépendance (Hutt River enclavée en Australie, Sealand au large du Royaume-Uni, par exemple)[2], alors que d'autres sont plus fantaisistes ou folkloriques (la République du Saugeais en France par exemple)[3].

Elles ne doivent pas être confondues avec :

Certains critères récurrents caractérisent la micronation, par exemple :

  • la production de signes de souveraineté : timbres, monnaies, médailles, drapeau, hymne national, costumes, souvenirs, plaquette de promotion, etc., en quantité commerciale suffisante ;
  • la construction avérée, en cours ou en projet d'un monument, d'un bâtiment, d'une structure ;
  • un site internet.

Généralement de petite taille (géographiquement et démographiquement), les micronations se caractérisent le plus souvent par une volonté de reconnaissance de leur souveraineté, par l'intermédiaire d'émission de passeports, de timbres, de monnaie et de titres de noblesse. Pour la plupart, faute de reconnaissance extérieure, elles n'existent que sur papier ou sur internet. Elles sont la plupart du temps soit le fruit d'une réflexion sur la politique, l'économie, la diplomatie (et sont dans ce cas-là des jeux ou des créations personnelles), soit des assises pour des activités illicites ou indépendantistes.

Liste de micronations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de micronations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Terme transcrit de l'anglais, est également nommée cryptarchie par l'essayiste Bruno Fuligni
  2. Voir, entre autres, Bruno Fuligni, L'État c'est moi : histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates, les Éditions de Paris, 1997
  3. « Les bonnes affaires des États fantômes », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/M202/Fumey.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]