Bataille de Neerwinden (1793)

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Bataille de Neerwinden
Description de cette image, également commentée ci-après
Le combat de Neerwinden, aquarelle de Johann Nepomuk Geiger, XIXe siècle.
Informations générales
Date
Lieu Vers Neerwinden (Belgique actuelle)
Issue Victoire du Saint-Empire
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Charles François DumouriezFrederick Josias de Saxe-Cobourg-Saalfeld
Forces en présence
45 000 hommes39 000 hommes
Pertes
2 500 morts ou blessés
1 500 prisonniers
2 000 morts ou blessés

Première Coalition

Batailles

Coordonnées 50° 46′ 00″ nord, 5° 03′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Bataille de Neerwinden

La bataille de Neerwinden eut lieu le près du village de Neerwinden (en Belgique actuelle), entre l’armée impériale sous les ordres du prince de Cobourg et l’armée française commandée par le général Dumouriez.

Elle ne doit pas être confondue avec celle ayant eu lieu un siècle plus tôt, en 1693.

Conséquences[modifier | modifier le code]

La bataille marque la fin de la tentative de Dumouriez de déborder les Pays-Bas du Sud et le commencement de l’invasion de la France par les alliés. Les Impériaux, sous les ordres de Cobourg, qui marchaient depuis Maastricht vers Bruxelles, ont rencontré le 15 mars 1793 l’avant-garde de l’armée française qui se réunissait à la hâte à Tirlemont, et ont pris position entre Neerwinden et Neerlanden.

Le 18 mars, après une petite escarmouche, Cobourg se replie afin de réarranger son armée entre Racour et Dormael, et de ce fait, réussit à parer la tentative d’encerclement menée par les Français. Dumouriez est donc contraint de combattre sur plusieurs fronts en même temps. L’enthousiasme et l’entrain des Français compensent leur manque de formation ainsi que leur indiscipline, mais ils ne peuvent malgré cela rien faire contre les troupes de l'armée impériale, aguerries et connaissant mieux les techniques de combat à découvert. La chance de voir se concrétiser un deuxième Jemappes disparaît, le ratio de 11 attaquants pour 10 défenseurs au lieu de 2 contre 1 à Jemappes menant inexorablement vers la défaite. Cet échec de l’armée révolutionnaire française donna le signal de sa dissolution presque complète.

Cette bataille aura été un désastre militaire pour la France révolutionnaire, mais pas une grande bataille en tant que telle : elle montre simplement l’impossibilité au XVIIIe siècle, pour des troupes mal préparées, de combattre efficacement des militaires professionnels. Les grands succès des sans-culottes n’arriveront que plus tard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franz-Josef Schütz, « Schlacht von Neerwinden », dans : Gerhard Taddey (éditeur), Lexikon der deutschen Geschichte, tome II, Stuttgart, 1982, p. 871 (ISBN 3-520-80002-0).
  • Wenzel Porth, Die Schlacht bei Neerwinden den 18. März 1793, Vienne, 1877. p. 329-382.