Jean Antoine Debry

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Jean Antoine Debry
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Fonctions
Député de l'Aisne

(1 an et 12 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Groupe politique Extrème gauche
Député à la Convention nationale

(3 ans 1 mois et 22 jours)
Député au Conseil des Cinq-Cents

(4 ans 2 mois et 11 jours)
Membre du Tribunat
(1 an 4 mois et 2 jours)
Président de l'Assemblée nationale

(14 jours)

(29 jours)

(29 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Vervins (Picardie)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Profession Avocat
Préfet
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
députés de l'Aisne


Jean Antoine Joseph Debry ou De Bry, né à Vervins (Picardie) le [1], mort à Paris le , est un homme politique français député de l'Aisne à la Convention nationale.

Il est avocat au moment de la Révolution française. Il est successivement élu membre de l'Assemblée législative, de la Convention et du Conseil des Cinq-Cents, se signale par un ardent républicanisme, et fait partie des comités de Sûreté générale et de Salut public. Il vote en faveur de l'exécution de Louis XVI, et fait décider la translation au Panthéon des restes de Jean-Jacques Rousseau, et fait établir par décret, le 26 messidor an 3 (14 juillet 1795), « la Marseillaise » comme hymne officiel de la République. Nommé en 1797 plénipotentiaire au congrès de Rastadt avec Bonnier et Roberjot, il échappe par miracle au massacre dont ses deux collègues sont victimes (1799) sur le chemin du retour (il survit à treize coups de sabre), et vient demander vengeance de cet attentat. Il seconde Bonaparte lors du 18 brumaire et fait ensuite partie du Tribunat.

Sous l'Empire, il est nommé préfet du Doubs, et se montre bon administrateur : il est en récompense créé baron d’Empire. Debry se rallie aux Bourbons en 1814, et retrouve cependant la préfecture du Bas-Rhin pendant les Cent-Jours. Exilé en 1816 comme régicide, il vit à Mons, et ne rentre en France qu'en 1830. On a de lui un Essai sur l'éducation nationale et un Éloge de Mirabeau, 1790.

Son petit-fils, le baron Jean de Bry, a longtemps administré comme préfet le département de la Côte-d'Or.

Assassinat des Plénipotentiaires Français à Rastadt (28 avril 1799). Typogravure originale de Boussod et Valadon d'après C. Monet, 1893.

Sources[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels de Jean Antoine Debry sont conservés aux Archives nationales sous la cote 386AP[2].

  • Alain Brunet, La carrière républicaine d’un Vervinois: Jean Debry (1760-1834), in: Mémoires de la fédération des societés savantes du département de l’Aisne, Tome 34, 1989, p. 211-220 [lire en ligne]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Société archéologique et historique de Vervins et de la Thiérache, Tome XII, pages 24, 121 et 171
  2. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales