Bataille de Montenotte

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Article principal : Campagne d'Italie (1796-1797).
Bataille de Montenotte
Le chef de brigade Rampon défend la redoute de Monte-Legino, huile sur toile de René Théodore Berthon, 1812. Musée de l'Histoire de France, Versailles.
Le chef de brigade Rampon défend la redoute de Monte-Legino, huile sur toile de René Théodore Berthon, 1812.
Musée de l'Histoire de France, Versailles.
Informations générales
Date 22 germinal an IV (12 avril 1796)
Lieu Montenotte
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Commandants
Napoléon Bonaparte
André Masséna
Amédée Laharpe
Eugène Argenteau
Johann von Beaulieu
Forces en présence
14 000 hommes 4 500 hommes
Pertes
880 morts, blessés ou disparus 116 morts
114 blessés
416 disparus
12 canons
Première Coalition
Batailles
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Coordonnées 44° 24′ 00″ N 8° 16′ 00″ E / 44.4, 8.2666744° 24′ 00″ Nord 8° 16′ 00″ Est / 44.4, 8.26667

Géolocalisation sur la carte : Ligurie

(Voir situation sur carte : Ligurie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Montenotte.

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Montenotte.

La bataille de Montenotte eut lieu le 23 germinal an IV (12 avril 1796) à Montenotte (nord-ouest de l'Italie - Province de Ligurie) durant la campagne d'Italie des Guerres de la Révolution française, entre l'armée française commandée par Bonaparte et les armées du Royaume de Sardaigne et d'Autriche sous les ordres du comte Eugène-Guillaume Argenteau.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lorsque Bonaparte, fraîchement nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, arrive à Nice le 27 mars, il trouve l'armée dans un bien piteux état. Des 106 000 hommes annoncés par le ministère de la guerre, beaucoup sont morts, sont prisonniers ou ont déserté. Les quelque 31 000 soldats restant, dont 28 000 fantassins et 3 000 cavaliers, sont mal nourris, mal habillés, mal armés. Ils ne disposent plus que de 30 canons et 500 mulets pour le transport[1].

En face, l'armée autrichienne compte 42 bataillons et 44 escadrons. L'armée piémontaise est forte de 30 000 hommes et la cavalerie napolitaine compte 2 000 hommes soit au total 80 000 soldats et 200 pièces de canons[1].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

La bataille[modifier | modifier le code]

Lundi 11 avril : Combat de la Redoute de Monte-Legino.

Vers 3h du matin, la 1er demi-brigade légère, du colonel Fornésy, est déployée en avant de la redoute du Monte-Legino. Le 2è bataillon de la 21è demi-brigade occupait de Savone, sous les ordres du chef de brigade Rampon. Au col de Cadibona, les restes de le 21è demi-brigade. A Legino et Quiliano, 2400h de la 8è demi-brigade légère. A Savone, 3000h de plusieurs unités.

Le général Autrichien Argenteau quitte a cheval Pareto ayant reçut ses ordres en retard. Ordre est donné aux troupes stationnées à Cairo, Dego (sous Rukavina), Pareto, Giusvalla et Sassello de se mettre en marche, direction Savone. A Sasello, le général Liptay, étant alité, les ordres de marche sont transmis avec retard. Deux bataillons resteront à Sassello. Les troupes passeront par Giovo.

Vers 12h, les reconnaissances trouvent l'ennemi à Montenotte; elles le trouvent nombreux, en mouvement.

Argenteau arrive sur les hauteurs de Montenotte avec 3 bataillons ou il est rejoint par Rukavina avec 2 bataillons, 3 Cie du corps franc de Giulay (300h) le tout pour  un total de 4000h. Rukavina engage le premier l’attaque qui est menée par les 3 Cie du corps franc de Giulay en tirailleurs. Direction Savone en refoulant les reconnaissances situées sur le Monte San-Giorgio et Monte Pra.

Après une légère fusillade, elles se replient sur la redoute du Monte-Legino. Rampon accourt et prend le commandement en Chef de cette position. La redoute était située sur une crête étroite à 3km au sud de Montenotte. Les hommes se mettent en défense soutenu par la demi-brigade d'infanterie légère.

Rampon arrête tout un jour les colonnes autrichiennes. Il anime, exalte le soldat; il lui communique une énergie qu'aucun effort ne peut vaincre. Le 3è bataillon de la 99è demi-brigade sortit de Savone, se porta sur le lieu du combat, engagea la fusillade avec l’ennemi qui, déjà repoussé par Rampon, occupait encore nos premiers retranchement.

Trois fois l'ennemi tente l'assaut, trois fois il est repoussé. Rukavina est touché à l’épaule lors d’une attaque de la redoute.

Vers 16h, les pertes Française sont de 57 hommes.

Argenteau met fin aux combat. Il envoie un message au général Liptay  à Sassello lui demandant des renforts. Les Autrichiens se retirent sur un mamelon qui se trouvait en face de la redoute; ils avaient perdu une centaine d'hommes.

Vers 17h30, Rampon demande à Massena des vivres, de l’artillerie et des renforts.

Mardi 12 avril (23 germinal an IV) : Combats de Montenotte.

- Laharpe attaquera de front.

- Masséna tournera l’ennemi par la gauche, par Altare qui commande les positions autrichiennes de Montenotte.

- Dans la même direction, Augereau effectuera un mouvement enveloppant de plus grande envergure encore, descendant du Monte Alto en terrain accidenté, afin de couper la retraite à l‘ennemi battu. Il surveillera aussi, vers l’Ouest, les Piémontais pour le cas où ils voudraient se joindre à leurs alliés.

A 1h du matin, Bonaparte quitte Savone avec Berthier, Salicetti, Masséna, conduit par le frère du curé d'Altare. Il gagne la hauteur de Casa Bianca. Le matin Berthier écrit à Masséna : " Tout nous annonce que cette journée et celle de demain marqueront l'histoire".


A 2h, Laharpe quitta Savone, rallia la brigade de Cervoni, passa prés de la maison Doria, prit à Monte-Legino la 1ere et 21eme avec 4 pièces de canon (2 de 3 livre et 2 de 4 livre) que Massena leur avait envoyées dans la nuit. Massena part à la tête du 1er et  3e bataillon de la 21é demi-brigade qui occupait Cadibona situé à la gauche et doit prendre l'ennemi à dos; il marche vers la droite. Le chef de brigade RONDEAU formait l’avant-garde avec les carabiniers et les grenadiers. Le général MENARD était à la tête de la 8e, MASSENA conduisait la 21e.

Plus à gauche, Augereau avec 6.000 hommes doit marcher de Maltare, par Carcare sur Cairo avec ordre de « tourner et d’attaquer l’ennemi ». Enfin Sérurier doit faire des démonstrations pour contenir les Piémontais.

Côté Autrichien, le 3è bataillon du rég Terzy (800h) a marché toute la nuit pour rejoindre au point du jour. Un bataillon du rég Preiss est arrivé dans la nuit mais ne serra pas utilisé dans la bataille.

Vers 6h, au point du jour, d’une butte voisine de Montenotte, Bonaparte en surveille le développement, par un mauvais temps de pluie froide et de brouillard; à ses côtés seul en civil au milieu des uniformes, Salicetti. Arrivée en vue de Montenotte, la colonne de Masséna se divisa. L’avant-garde et la 21e  marchèrent droit aux Autrichiens déjà rangés sur les hauteurs ; la 8e, prenant un détour, s’avança par des sentiers difficiles sur le flanc droit ennemi.

Pour garder la route d’Altare vers Castellazzo et Bric Tesoro, Argenteau déploya cette unité ainsi qu’un Cie du corps franc de Giulay et quelques autres éléments. Argenteau, qui n'avait reçu aucun avis de son général en chef, persista dans son projet de s'emparer de Monte-Legino, il donna donc le signal d'une attaque.

Le brouillard se lève et dévoile les pièces d’artilleries déployées sur le Monte-Legine, et la mitraille fait d'affreux ravages dans les rangs Autrichiens qui fuient en désordre. Argenteau s’aperçois alors qu’il a devant lui des troupes renforcée. Puis il entend gronder le canon sur la route d’Altare.

Masséna attaque le petit flanc droit autrichien. L’avant-garde se mit aussitôt en bataille, ayant la 21e en seconde ligne, et engagea ses tirailleurs. Argenteau déploie pour maintenir le centre les bataillons Stein et Pellegrini sous les ordres de Nezlinger. Les 2 bataillons d’Anton sont placés en défense sur le flanc gauche (Monte Pra). Puis il vient secourir le flanc droit avec le bataillon Alvintzi.

La 8e cependant gravissait à la course des montagnes escarpées. Elle débusquait successivement les postes ennemis et touchait au terme qu’elle devait atteindre, lorsque les carabiniers (sous Rondeau), emportés par l’impatience de combattre, se jetèrent en tirailleurs et attaquèrent, soutenus par les grenadiers en bataille. Les défenseurs sur le flanc droit tiennent bon dans un premier temps. La ligne ennemie du flan droit fut enfoncée et mise en fuite.

Pendant que Masséna déborde le flanc droit, Laharpe attaque les défenseurs du Monte Pra. La 1er demi-brigade légère passe à l’attaque sur l’aile gauche de l’ennemi qui, en un instant, fut mis en déroute et culbuté dans le ravin en arrière de Montenotte. La 8e encore trop en arrière, ne put lui couper la retraite. Les Autrichiens furent du reste poursuivis avec chaleur par l’aide de camp MURAT

Argenteau en retraite est obligés de défiler sous le feu de Massena, qui occupe les hauteurs, ils n'essayèrent pas de prolonger une inutile résistance. Le régiment Alvintzi assure l’arrière garde au travers de Montenotte. Les régiments Pellegrini et Stein se replient vers Dego, Alvintzi et Trezy vers Pareto, Anton (500h) vers Mioglia.

Vers 10h, du champ de bataille, la 8e marcha sur Carcare ; elle y marcha sans les carabiniers qui, emportés sur les traces de l’ennemi, se trouvaient à plus de trois lieues de distance. Le général en chef avec son état-major avait joint la demi-brigade.

1500 Autrichiens restèrent sur le champ de bataille, 1500 autres sont fait prisonniers, 4 drapeaux, 2 canons, une grande quantité d'armes et de munitions demeurèrent entre les mains des Français.

Dans la soirée, conférence avec Masséna, Laharpe, Augereau. Bonaparte couche à Carcare.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes
Références
  1. a et b Bibliothèque historique et militaire, dédiée à l'armée et à la garde nationale de France.
  • (en)ordres de bataille dans les documents Nafziger, Combined Arms Research Library
  • Traité des grandes opérations militaires, contenant l'histoire critique des campagnes de la Révolution, de Antoine Henry de Jomini, Henri Jomini - 1816
  • Bernard Adolphe Granier de Cassagnac, Histoire du Directoire, 1863.
  • Mémoires pour servir à l'histoire de France sous le règne de Napoléon, écrits à Ste.-Hélène Par Napoleon, Gaspard Gourgaud, Charles-Tristan Montholon - 1830
  • Bibliothèque historique et militaire, dédiée à l'armée et à la garde nationale de France - 1857

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • bataille de Montenotte

Liens externes[modifier | modifier le code]