Tricoteuses

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Les Tricoteuses jacobines. Gouache de Jean-Baptiste Lesueur. 1793, Musée Carnavalet.

Les Tricoteuses désignaient les femmes du peuple qui, pendant la Révolution française de 1789, assistaient aux séances de la Convention nationale, des clubs populaires et du tribunal révolutionnaire tout en tricotant (en cousant). Le terme de tricoteuse apparaît à partir de 1795. Auparavant, elles sont surnommées Jacobines, habituées des tribunes[1].

Elles acquièrent ainsi une culture politique. Leur possibilité d'expression y est toutefois réduite. A partir de 1790, des femmes créent leur propre club. A Paris, deux clubs exclusivement féminins sont créés. La Société patriotique et de bienfaisance des Amies de la Vérité est créée en mars 1791. La Société des républicaines révolutionnaires, est créée en mai 1793. Leurs appels véhéments à la Terreur, proches des enragés, leurs participations à la chute des Girondins leur valurent les surnoms d'« enragées » ou de « Furies de la guillotine. ». Le 30 octobre 1793, les clubs féminins sont dissous par La Convention.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Godineau, « Le genre de la citoyenneté », Genre, femmes, histoire en Europe,‎

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Godineau, Citoyennes tricoteuses. Les femmes du peuple à Paris pendant la Révolution française, Alinéa, 1988, 420 pages.
  • Charles Dickens' Le Conte de deux cités, roman historique où l'une d'entre elles joue un rôle important.

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Tricoteuses » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ (Wikisource)