Emmanuel-Joseph Sieyès

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Emmanuel-Joseph Sieyès
L'abbé Sieyès par Jacques-Louis David (1817, Musées d'art de Harvard)
L'abbé Sieyès par Jacques-Louis David (1817, Musées d'art de Harvard)
Fonctions
Président du Sénat conservateur
Successeur François Barthélemy
Directeur sous le Directoire
Prédécesseur Jean Baptiste Treilhard
Président du Conseil des Cinq-Cents
Prédécesseur François-Toussaint Villers
Successeur Antoine Boulay de la Meurthe
66e président de la Convention nationale
Membre de la Convention nationale
Député pour le tiers état lors des États généraux de 1789
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Fréjus, France
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité Française
Parti politique Marais
Profession Prêtre, Écrivain
Religion Catholique

Emmanuel-Joseph Sieyès ou l'abbé Sieyès (la prononciation ancienne était [sjɛs]), né le à Fréjus et mort le à Paris, est un homme d'Église, homme politique et essayiste français, surtout connu pour ses écrits et son action pendant la Révolution française. Directeur, il est, au début du Consulat, consul provisoire. Il est ensuite président du Sénat conservateur et comte de l'Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un employé des impôts et maître de poste de Fréjus, il fait ses études à Draguignan puis au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Il entre dans les ordres comme prêtre en 1774. Par la suite, il devient en 1775 chanoine de Tréguier, attaché comme secrétaire à l'évêque de Lubersac, l'aumônier de Madame Sophie, la tante de Louis XVI, puis vicaire général de Chartres en 1787 et conseiller commissaire à la chambre supérieure du clergé.

Sieyès, député à la Convention nationale.

Sieyès devient célèbre dès 1788 par son Essai sur les privilèges. Mais c'est plus encore sa brochure de 1789 Qu'est-ce que le tiers état ?, texte fondateur de la Révolution française, qui obtient un grand retentissement et assure sa popularité. Il prend ainsi une part active à la Révolution française jusqu'à sa fin, par sa participation au coup d'État du 18 brumaire.

En 1789, élu député du tiers état aux États généraux, il joue un rôle de premier plan dans les rangs du parti patriote du printemps à l'automne 1789. Le 16 juin, il propose que la Chambre du Tiers état se proclame « Assemblée des représentants de la Nation connus et vérifiés », mais Thouret s'y oppose. Lors de la séance royale du 23 juin, il lance : « Vous êtes ce jour ce que vous étiez déjà hier », formule éclipsée par celle de Mirabeau[1].

En revanche, il s'oppose à la suppression des dîmes induite par la nuit du 4 août 1789. De même, il n'accepte la mise à disposition des biens du clergé qu'à la condition que l’État subviendrait au traitement des prêtres, à l'entretien des écoles, des hôpitaux et des établissements de charité. Élu président de l'Assemblée en juin 1790, il travaille à la rédaction de la Constitution, mais essuie plusieurs échecs, sur la question du veto ou de la seconde chambre[1].

Il est élu, en février 1791, administrateur du département de Paris et, trois semaines plus tard, membre du directoire de ce département, mais démissionne après la séparation de la Constituante, en septembre suivant. En mars 1791, il refuse de se porter candidat à l'archevêché de Paris, tout comme Loménie de Brienne et Talleyrand : Gobel est élu[1].

Retiré à la campagne, il est élu en septembre 1792 dans trois départements à la Convention et opte pour la Sarthe. Dans cette assemblée, il siège sur les bancs de la Plaine mais, lors du procès du roi, vote avec la Montagne contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. Élu au Comité de constitution, il en démissionne. S'étant heurté à Barère au Comité de défense, il opte pour le Comité d'instruction. Lorsque Lakanal présente, en juin 1793, un rapport restreignant l'enseignement primaire, Robespierre, qui défend le plan de Lepeletier de Saint-Fargeau dénonce ce projet en affirmant qu'il se méfie de son véritable auteur, désignant Sieyès sans le nommer. Il le surnomme alors « la taupe de la Révolution ne cessant d'agir dans les souterrains de l'assemblée »[1].

Le (20 brumaire an II), il abandonne sa charge de prêtre selon les modalités en vigueur de la Constitution civile du clergé, puis cesse de paraître à la Convention durant la Terreur[1].

Réapparaissant en décembre 1794 (nivôse an III), il est élu à la commission des vingt-et-un chargée d'examiner la conduite des membres des deux comités de gouvernement durant cette période, se chargeant personnellement de Barère. Le (15 ventôse), il entre au Comité de salut public, où il prend des mesures contre l'agitation populaire. Élu à la Commission des Onze qui doit préparer la constitution[1], il prononce, le (2 thermidor), un discours resté célèbre au cours duquel il propose la mise en place d'un jury constitutionnaire, premier projet d'un contrôle étendu de la constitutionnalité des actes des organes de l'État.

Président de la Convention du 20 avril au (1er-16 floréal), il part ensuite avec Reubell à La Haye pour signer un traité avec la République batave, mais se brouille avec son collègue. En effet, il espérait un retour de la paix[1].

Ses projets de constitution ayant été rejetés par ses collègues, il démissionne de la Commission des Onze[1].

Après l'adoption de la nouvelle constitution, il est nommé professeur d'économie politique à l'École centrale de Paris. Réélu par quatre départements, il opte de nouveau pour la Sarthe. Classé au Conseil des Cinq-Cents, il ne se manifeste pas avant le 13 vendémiaire. Élu quatrième des cinq directeurs du Directoire le 31 (10 brumaire an IV), il refuse cette fonction, de même que le poste de ministre des Affaires étrangères, pas antipathie à l'égard, au moins de Reubell et de Barras et par opposition à cette constitution qu'il ne juge pas viable[1].

Nommé membre de l'Institut à sa création, il ne revient sur la scène politique qu'à l'occasion de la réaction qui suit l'affaire du camp de Grenelle : il est élu président Conseil des Cinq-Cents le (1er frimaire an V). Mais, inquiet des menées royalistes, il se rapproche du Directoire et approuve le coup d'État du 18 fructidor an V[1].

Lors des élections de l'an VI, il l'emporte dans l'Aube et les Bouches-du-Rhône à la suite d'une scission dans les assemblées électorales. La première est invalidée, la seconde validée, par la loi du 22 floréal. Mais il ne siège pas, ayant été nommé par le Directoire ambassadeur à Berlin le . Durant cette mission d'un an et demi, il parvient à maintenir la neutralité de la Prusse, mais ne parvient pas à obtenir une alliance contre l'Autriche (19 floréal)[1].

Auréolé de cette ambassade, il est réélu député dans l'Indre-et-Loire le (17 germinal an VII) et entre, le 17 mai (27 floréal) au Directoire en remplacement de Reubell. Tout le monde est conscient que, s'il a accepté la charge de directeur, contrairement à 1795, c'est pour œuvrer à la révision de la constitution[1].

Son projet est facilité par l'élimination de trois des cinq directeurs lors du coup d'État du 30 prairial an VII et la nomination, parmi leurs remplaçants, d'un proche, Roger Ducos[1].

Un délai de neuf an étant nécessaire pour aboutir à la révision, ses partisans optent pour un coup d'État. A la recherche d'« une épée », Sieyès pense l'avoir trouvée en Joubert, qu'il fait nommer commandant en chef en Italie, mais il est tué à la bataille de Novi. Effrayé par les progrès des néo-jacobins, il fait remplacer Bernadotte, qu'il juge trop lié à la gauche, au ministère de la Guerre et nommer Fouché au ministère de la Police. De plus, il considère Masséna, victorieux à Zurich, et Brune, victorieux en Hollande, comme des jacobins, et se méfie de Barras[1].

Le retour d'Égypte de Bonaparte, dont il avait signé la lettre de rappel en juillet sans la croire possible, lui donne l'occasion de mettre en œuvre son projet. Conformément aux plans, il démissionne de son poste de directeur, lors du coup d'État du 18 brumaire, et un consulat provisoire, comprenant Bonaparte, Sieyès et Ducos, est formé. Mais le général a d'emblée l'ascendant sur ses deux collègues. Dans les discussions qui suivent, il rejette les propositions de Sieyès sur la « jurie constitutionnaire » et le poste de grand électeur que celui-ci se réservait[1].

En échange, Sieyès obtient la charge de sénateur, la propriété de l'un des grands domaines nationaux et 200 000 livres de rente[1]. Il devient président du Sénat conservateur sous le Consulat. Il est nommé comte d'Empire en mai 1808.

Absent de la séance du Sénat qui proclame la déchéance de Napoléon en 1814, il demeure à l'écart durant la Première Restauration. Créé pair de France pendant les Cent-Jours sans y avoir formellement adhéré, il choisit de se fixer à Bruxelles, en Belgique, à la Seconde Restauration, sans attendre la loi du , et ne rentre en France qu'en 1830. Il termine ses jours sous la monarchie de Juillet, honoré comme un vieux sage, mais dans une retraite complète[1].

Il est inhumé civilement le 22 juin 1836 dans la division 30 du cimetière du Père-Lachaise[2].

Théories politiques et philosophiques[modifier | modifier le code]

Sieyès en tenue de Directeur.

Benjamin Constant dit de lui : « Personne jamais n'a plus profondément détesté la noblesse »[3].

Le baron Ernest Seillière relève chez Sieyès une exhortation à l'opposition entre le tiers état, vu comme d'origine gallo-romaine, contre l'aristocratie, décrite comme étant d'ascendance germanique[4] (franque) ; Sieyès proposait de « renvoyer dans les forêts de la Franconie toutes ces familles (nobles) qui conservaient la folle prétention d'être issues de la race des conquérants et de succéder à leurs droits »[5]. Il faut cependant voir qu'il prenait en cela au mot les prétentions de théoriciens des droits de la noblesse comme Sainte-Pallaye, qui ont promu à la fin de l'ancien régime une vision de plus en plus essentialiste de l'origine du second ordre[réf. nécessaire].

Sieyès en tenue de Directeur.

Il oppose le gouvernement représentatif (qu'il promeut) et le gouvernement démocratique (qu'il rejette) :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

— Discours du 7 septembre 1789[6]

Sieyès est alors vu en science politique comme un contradicteur des théories de Jean-Jacques Rousseau : alors que Rousseau se prononçait pour la démocratie directe et fustigeait le modèle représentatif britannique, Sieyès, moins confiant dans le peuple que Rousseau, choisit de défendre le système représentatif. Dans le système représentatif, le peuple élit des représentants munis d'un mandat représentatif qui, eux, décident des lois qui s'appliquent, alors que la démocratie directe suppose que le peuple décide des lois qui lui sont appliquées et que les délégués qu'il élit lui sont soumis par des mandats impératifs. La doctrine juridique parle souvent de « souveraineté nationale » pour qualifier l'idée de Sieyès de gouvernement représentatif en l'opposant à celle de « souveraineté populaire », celle de démocratie directe, soutenue par Rousseau puis revendiquée par l'aile gauche du parti des Jacobins, celle dite des Montagnards dirigée par Robespierre, lequel avait surnommé Sieyès « la Taupe de la Révolution ».

Sieyès, de plus, s'est montré favorable au bicamérisme, mais il soutenait un bicamérisme différent de ceux britannique et américain ; il réclamait un bicamérisme pour éviter une dictature d'assemblée, sans chambre haute donc. Il a soutenu cette idée déjà dans des propositions pour la Constitution du 3 septembre 1791. Ce sont ses idées en plus de celles de Bonaparte qui servent à concevoir la Constitution de 1799 instituant le Consulat. Ainsi, Sieyès est souvent considéré comme un précurseur de la Révolution du fait de son ouvrage Qu'est-ce que le Tiers-état ?, mais aussi comme celui qui a déclenché le coup d’État mettant fin à la période révolutionnaire.

Sieyès était partisan du suffrage censitaire. Il considérait que le vote est une fonction et que par conséquent seuls les individus ayant les capacités (intelligence, niveau économique) d'exercer cette fonction doivent y participer.

Académie française[modifier | modifier le code]

En 1795, Sieyès fut en premier lieu membre de la classe des sciences morales et politiques, future Académie des sciences morales et politiques de l'Institut de France.

Lors de la réorganisation de 1803, il fut en outre élu dans la deuxième classe, qui succédait à l'Académie française après plusieurs années de disparition, et où il remplaça, au fauteuil 31, Jean-Sylvain Bailly, guillotiné le 12 novembre 1793.

Après la Seconde Restauration de 1815, Sieyès fut exclu de l'Académie, en 1816, en tant que régicide, et remplacé aussitôt par le marquis de Lally-Tollendal, nommé par ordonnance royale.

Sieyès et la sociologie[modifier | modifier le code]

Dans un manuscrit, Sieyès forge le néologisme « sociologie » une cinquantaine d'années avant Auguste Comte. Sous sa plume, le terme reste peu conceptualisé, et pris dans le souci de développer un « art social » : la connaissance positive de la société doit servir à la gouverner[7].

Sieyès et l'art social[modifier | modifier le code]

L'abbé Sieyès, député à l'Assemblée nationale.

« L’objet du physicien, déclarait Sieyès, c’est d’expliquer les phénomènes de l’univers physique. Puisque cet univers existe indépendamment de lui, le physicien doit se contenter d’observer les faits et d’en démontrer les rapports nécessaires. Mais la politique n’est pas la physique, et le modèle de la nature ne s’applique pas aux affaires humaines." Pour Sieyès, la société est une construction artificielle, un édifice ; la science de la société devrait donc être, à proprement parler, une architecture sociale.

De même que le jeune Marx devait reprocher à la philosophie hégélienne d’interpréter le monde, sans montrer comment le changer, de même le jeune Sieyès rejeta très tôt l’idée selon laquelle la seule tâche du philosophe serait d’énoncer les faits sociaux.

Sa critique avait d’abord pris pour cible le despotisme des faits sur les principes, qu’il décelait dans la physiocratie. À la veille des États Généraux, il trouva une nouvelle cible dans l’approche historique adoptée par les disciples de Montesquieu et dans leur vénération, leur « extase gothique » pour le modèle de la constitution anglaise[8]. »

— Keith Michael Baker, Condorcet. Raison et politique.

Sieyès participe activement aux travaux de la Convention sur la réforme de la carte administrative, et il propose d'adopter un découpage de la France en carrés de 5 km de côté pour les communes, et de 50 km de côté pour les départements.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Qu'est-ce que le Tiers État ? (1789).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Jean-René Suratteau, « Sieyès Emmanuel Joseph », dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la révolution française, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », , p. 982-986.
  2. Journal des débats politiques et littéraires, (lire en ligne).
  3. Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand : Le prince immobile, Fayard, 2003, p. 254.
  4. Ernest Seillière, Le Comte de Gobineau et l'aryanisme historique, 1903, [lire en ligne].
  5. Abbé Sieyès, Qu'est-ce que le Tiers-État ?, ch. II, 1789.
  6. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Librairie administrative de Paul Dupont, 1875, [lire en ligne] [Lire sur Gallica (pages 594 et 595)].
  7. Jacques Guilhaumou, « Sieyès et le non-dit de la sociologie : du mot à la chose », Revue d'histoire des sciences humaines, no 15, 2006 [lire en ligne].
  8. K. M. Baker, Condorcet, Paris, Hermann, , poche (ISBN 978-2-7056-6090-1).
  9. « Notice salle des inventaires virtuelle des Archives nationales », sur www.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le 18 décembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sieyès dans la littérature[modifier | modifier le code]

Son nom est toujours associé à ceux de Fouché et de Talleyrand dans « le brelan de prêtres » (selon l'expression ironique de Carnot). Il est mis en scène par Honoré de Balzac dans Une ténébreuse affaireHenri de Marsay fait le récit du complot contre Napoléon auquel Sieyès participe : « Fouché connaissait admirablement les hommes; il compta sur Sieyès à cause de son ambition trompée, sur monsieur de Talleyrand parce qu'il était un grand seigneur, sur Carnot à cause de sa profonde honnêteté[1] ». Un personnage portant ce nom est également présent dans l’œuvre La dernière campagne du Grand Père Jacques, d'Émile Erckmann, où il est cité comme créateur d'une constitution[2].

Stendhal cite Sieyès dans son roman Le Rouge et le Noir au début du chapitre XII : « On trouve à Paris des gens élégants, il peut y avoir en province des gens à caractère ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Buste de Sieyès par le sculpteur David d'Angers (1838).
  • Jean-Denis Bredin, Sieyès : la clé de la Révolution française, Paris, Éditions de Fallois, , 611 p. (ISBN 2-87706-014-4).
  • Marco Fioravanti, « Sieyès et le jury constitutionnaire : perspectives historico-juridiques », Annales historiques de la Révolution française, no 349,‎ , p. 87-103 (lire en ligne).
  • Jacques Guilhaumou, Sieyès et l'ordre de la langue : l'invention de la politique moderne, Paris, Kimé, coll. « Philosophie, épistémologie », , 235 p. (ISBN 2-84174-283-0, présentation en ligne).
  • Jérôme Mavidal (Éditeur scientifique), Émile Laurent (Éditeur scientifique) et al., Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises, Paris, P. Dupont, (notice BnF no FRBNF34057622)

Articles[modifier | modifier le code]

  • Marc Lahmer, « Sieyès est-il l’auteur des formules célèbres qu’on lui prête ? », Revue française d'histoire des idées politiques, Picard, no 33,‎ , p. 47-70 (ISSN 1266-7862, lire en ligne).
  • (de) Charles Philippe Dijon de Monteton, « Der lange Schatten des Abbé Bonnot de Mably. Divergenzen und Analogien seines Denkens in der Politischen Theorie des Grafen Sieyès », dans U. Thiele (ed.), Volkssouveränität und Freiheitsrechte. Emmanuel Joseph Sieyes' Staatsverständnis, Nomos, Baden-Baden, 2009, p. 43-110.
  • David Pantoja Morán, « Sieyès et la constitution mexicaine de 1836 », Revue française d'histoire des idées politiques, Picard, no 33,‎ , p. 103-116 (ISSN 1266-7862, lire en ligne).
  • Pasquale Pasquino, Sieyès et l'invention de la constitution en France, Paris, Odile Jacob, , 262 p. (ISBN 2-7381-0582-3, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Stefano Pighini, « Le jeu de la communication politique chez Sieyès », Revue française d'histoire des idées politiques, Picard, no 33,‎ , p. 83-102 (ISSN 1266-7862, lire en ligne).
  • Pierre-Yves Quiviger, « Sieyès », Revue française d'histoire des idées politiques, Picard, no 33,‎ , p. 3-4 (ISSN 1266-7862, lire en ligne).
  • Jean-Jacques Sarfati, « Sieyès, le choix de l’ombre après les lumières », Revue française d'histoire des idées politiques, Picard, no 33,‎ , p. 71-81 (ISSN 1266-7862, lire en ligne).
  • Erwan Sommerer, « Le contractualisme révolutionnaire de Sieyès : formation de la nation et prédétermination du pouvoir constituant », Revue française d'histoire des idées politiques, Picard, no 33,‎ , p. 5-25 (ISSN 1266-7862, lire en ligne).
  • Lucas Scuccimarra, « Généalogie de la nation : Sieyès comme fondateur de la communauté politique », Revue française d'histoire des idées politiques, Picard, no 33,‎ , p. 27-45 (ISSN 1266-7862, lire en ligne).
  • Andreï Tyrsenko, « L'ordre politique chez Sieyès en l'an III », Annales historiques de la Révolution française, no 319,‎ , p. 27-45 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Édition Charles Furne, 1845, vol. XII, p. 402 à 405.
  2. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102270r.