Bataille de Mondovi

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Article principal : Campagne d'Italie (1796-1797).
Bataille de Mondovi
Première vue de la bataille de Mondovi et de la position de Brichetto
Première vue de la bataille de Mondovi et de la position de Brichetto
Informations générales
Date 22 avril 1796
Lieu Mondovi (Italie)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Commandants
Napoléon Bonaparte Michelangelo Alessandro Colli-Marchi
Forces en présence
17 500 hommes 13 000 hommes
Pertes
600 morts ou blessés 1 600 morts, blessés ou prisonniers
8 canons
Première Coalition
Batailles
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Coordonnées 44° 23′ 00″ N 7° 49′ 00″ E / 44.38333, 7.8166744° 23′ 00″ Nord 7° 49′ 00″ Est / 44.38333, 7.81667

Géolocalisation sur la carte : Piémont

(Voir situation sur carte : Piémont)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Mondovi.

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Mondovi.

La bataille de Mondovi eut lieu le 21 avril 1796 entre l'armée française de Bonaparte, contre ce qui restait des troupes du Royaume de Sardaigne déjà défaites dans les précédentes batailles de Montenotte, Millesimo et Dego sous les ordres du général Colli.

Information sur le champ de bataille.[modifier | modifier le code]

Le village de Vico en amphithéâtre couronne le coteau bordant au nord le petit bassin au fond duquel s’élève le superbe dôme de Notre-Dame de Vicoforte. Son contour fort étendu, accessible de toutes parts, le rend impropre à être défendu, surtout la partie vers le levant plus basse que l’autre. Dans le prolongement des coteaux de Vico qui se lient à la colline portant la ville de Mondovi, se trouve une colline dont un petit rideau forme au pied une espèce de contre garde, dont les pentes finissent sur l’Ellero. Son saillant tourné vers la venue de Vico a comme des flèches qui le couvrent dans les buttes situées au long de cette venue, dont la principale, appelée le « briquet », facile à mettre hors d’insulte.

Dispositions des Sardes.[modifier | modifier le code]

Les troupes de la droite sont laissé en avant de Vico, les autres rangées à grand intervalles à découvert autour de ce village et au long du grand chemin qui mène en à Mondovi.

Une batterie de 2 pièces à l’extrémité orientale de la petite butte située vers le milieu du coteau bordant le village de Vico. Des bataillons de grenadiers s’entassèrent au « briquet » sous la protection d’une batterie de 6 pièces. L’objectif de Colli est de retarder au maximum l’avance Française afin de lui permettre de vider les magasins situés dans Mondovi avant d’effectuer sa retraite vers le nord.

Ordre de batailles Sarde[modifier | modifier le code]

Légendes :

LtG. = Lieutenant Général GEC = Général en Chef GdB. = Général de Brigade

MjG. = Major Général Cap. = Capitaine GdD. = Général de Division

Col. = Colonel LtCol. = Lieutenant Colonel

Unité Eff. Hist. notes
LtG. Colli - Armée Sarde - GEC 8443
MjG. Dellera - Defense de Mondovi 1269
Reg d'inf. - 1er National Aux Gardes - Col. Mussan
__1er bataillon de fusiliers 220
__2è bataillon de fusiliers 220
Reg d'inf. -  3è Etranger Stettler
__1er bataillon de fusiliers 227 ira renforcer le Briquet pendant l'attaque
__2è bataillon de fusiliers 225
__3è bataillon de fusiliers 227
Reg d'inf. - 12è Provincial Tortone
__3 Cie de fusiliers 150
MjG. Dichat -  Défense du secteur du Briquet 1161
Reg d'inf. - Grenadiers réunis - MjG. Chiusa a la droite du 9e bat de grenadiers
__1er bataillon de grenadiers 112
__3è bataillon de grenadiers 112
Reg d'inf. - Grenadiers réunis - MjG. Dichat
__8è bataillon de grenadiers 256 au briquet
__9è bataillon de grenadiers 254 a la droite du briquet en peu en arrière
Reg d'inf. - Grenadiers réunis - Col. Varax sur la crête de Moje, à la cassine le Moje
__4è bataillon de grenadiers 165
__6è bataillon de grenadiers 166
Artillerie
2 pièces de 8 livre de campagne 16 au Briquet
2 pièces de 4 livre de campagne 16 au Briquet
2 obusier 16 au Briquet
2 pièces de campagne 16 à Li Gari
4 pièces de campagne 32 à Santa Croce
MjG. Vital - Défense du secteur de Vico 3266
Reg d'inf. - Grenadiers Royaux - Col. Mazzetti sur le flanc droit de Vico en avant de la chapelle St-Joseph
__1er bataillon de grenadiers 142
__2è bataillon de grenadiers 142
__Cie de Chasseur volontaire 30
Reg d'inf. - Oneille - MjG. Vital sommité de la bute St-Roch
__1er bataillon de fusiliers 196
__2è bataillon de fusiliers 200
__2 cie de Chasseurs et Grenadiers 84
Reg de Pionniers - Flumet a la gauche du teit de Voena en avant de Vico
__1er Bataillon de pionniers 271
__2è Bataillon de pionniers - Cap.  Buschetti 270
Reg d'inf. - 2è National Savoie - LtCol. Deloche dans un pré en arrière de la Coste
__1er bataillon de fusiliers 245
__2è bataillon de fusiliers 241
Reg d'inf. - 8è Provincial Asti - Col. Sainte-Rose a la droite du teit de Voena en avant de Vico
__1er bataillon de fusiliers 271
__2è bataillon de fusiliers 270
Cie. d'inf. - Croates du corps de Giulay sur le flanc de la route de St-Michele en avant de Vico
__6 Cie de Grenz 343
Reg d'inf. -  Belgioso - Autrichiens dans les près à la gauche du château de Vico
__1er bataillon de fusiliers 272
__2è bataillon de fusiliers 273
Artillerie
2 pièces de 4 livre de campagne 16 dans Vico à la droite de Monta di Odella
GdB. Civalieri -  Défense du secteur droit de Bon Jesus 2747
Reg d'inf. - Chasseurs Volontaires - LtCol. d'Auvarre au Molline, puis dans les prés au-dessous de Poggio
__8 cie de Chasseurs francs 841
__6 cie de Chasseurs  niçards 487
Reg d'inf. - 1er Légion légère - comte d'Antignan au Bon Jesus, puis sur la crête de St-Roch
__1er bataillon de chasseurs 334
Reg d'inf. - 2è Légion légère - LtCol. Bellegarde au Bon Jesus, puis sur la crête de St-Roch
__bataillon de chasseurs de Bellegarde  208
__bataillon de chasseurs de Balegno - Mj Sauti 146
__6 cie de Chasseurs et Grenadiers 154
Reg d'inf. - Chasseurs de Colli - Col. Colli
__1er bataillon de chasseurs 178 au teit Madone, puis dans les prés au-dessous de Poggio
__2è bataillon de chasseurs 179 aux roches de Pisol, puis dans les prés au-dessous de Poggio
Reg d'inf. - Casal - Col. Fea sur le bric de Bellana, puis sur les hauteurs de Vico
__1er bataillon de fusiliers 220

Disposition des Français.[modifier | modifier le code]

Vers 15h00, Bonaparte quitte Lesegno, passe le Cursaglio à Prata, se dirige vers le Bric della Guardia d'où il embrasse l'ensemble des opérations. Les ordres sont donnés:

- à Meynier : Se portera sur le champ avec ses troupes sur la position de la Biccoca afin de prolonger les corps en mouvement sur sa gauche (Serrurier) et soutenir l’attaque qui va être menée sur Mondovi. Attention sur votre droite.

- il enjoint Serrurier et Masséna d'attaquer sur toute la ligne.


Ordre de batailles Français[modifier | modifier le code]

Légendes :

LtG. = Lieutenant Général GEC = Général en Chef GdB. = Général de Brigade

MjG. = Major Général Cap. = Capitaine GdD. = Général de Division

Col. = Colonel LtCol. = Lieutenant Colonel CdB = Chef de Bataillon

Unité Eff. Hist. notes
Bonaparte - GEC 2294
GdD. Meynier - Div. d'inf. Marche sur le bric de la Ciocca
Reg d'inf. - 1er demi-brigade légère - CdB Fornesy
__2e Bataillon de la 1er demi-brigade légère 517
GdB. Lasalcette - Brigade d'inf. 1440  
Reg d'inf. - 8è demi-brigade légère - CdB Destaing
__1er Bataillon de la 8e demi-brigade légère 400
__2e Bataillon de la 8e demi-brigade légère 400
__3e Bataillon de la 8e demi-brigade légère 400
__3 Cie de Carabiniers de la 8e demi-brigade légère 240
GdB. Dommartin - Brigade d'inf. 3115 sous Serrurier a sa droite
Reg d'inf. - 84è demi-brigade
__1er Bataillon de la 84e demi-brigade 1083
__2e Bataillon de la 84e demi-brigade 1163
__3e Bataillon de la 84e demi-brigade 721
Artillerie
3 pièces légère de 3 livre de campagne 26
Sapeurs du 5e Bataillon 122
GdD. Sérurier -  2è Div. d'inf. 9055  
GdB. Fiorella - Brigade d'inf. 2260 des Molline attaque La Madone puis Li Gari
__Bataillon des grenadiers des 46e et 56è 320
Reg d'inf. - 46è demi-brigade
__1er Bataillon de la 46e demi-brigade 970
__2e Bataillon de la 46e demi-brigade 970
__3e Bataillon de la 46e demi-brigade 1049
GdB. Guyeux - Brigade d'inf. 3216 Attaque depuis le Bric Bellana
__Bataillon des grenadiers de la 19è 240
Reg d'inf. - 19è demi-brigade
__1er Bataillon de la 19e demi-brigade 992
__2e Bataillon de la 19e demi-brigade 992
__3e Bataillon de la 19e demi-brigade 992
GdB. Pelletier - Brigade d'inf. 3373 Attaque avec Guyeux a sa droite
Reg d'inf. - 12e demi-brigade provisoire  450
__6e bataillon de l'Hérault
__7e bataillon de l'Hérault
Reg d'inf. - 56è demi-brigade
__1er Bataillon de la 56e demi-brigade 948
__2e Bataillon de la 56e demi-brigade 948
__3e Bataillon de la 56e demi-brigade 1027
Artillerie de Division 206
8 pièces de 4 livre de campagne 68
6 pièces légère de 3 livre de campagne 52
Détachement du 6e Sapeurs 86
GdB. Beaumon - Brigade de Cavalerie 1475 Suit l'infanterie sur Vico puis ira sur Carasson
Reg de cav. - 25è Chasseurs
__4 escadrons  350
Reg de cav. - 1er Hussard
__4 escadrons  575
Reg de cav. - 22è Chasseurs
__4 escadrons  400
Reg de cav. - 20è Dragons - Chef Esc. Thomas
__2 escadrons  150
GdD. Stengel - 1er division 400 De Briaglia vers Santa Croce
Reg de cav. - 1er Hussard
__1 piquet pour Ordonnace  25
Reg de cav. - 5è Dragons
__4 escadrons  225
Reg de cav. - 20è Dragons  - Chef Esc. Boussard rejoint Stengel vers les 16h00
__2 escadrons  150

La bataille[modifier | modifier le code]

La bataille de Mondovi.

Vers les 4h du matin, la cavalerie traverse; Stengel a avec lui le 5e dragon et 25 hussards du 1erregiment. Le reste est aux ordres de Beaumont. Au jour, vers les 8h, c'est au tour de l'infanterie; Meynier passe aux pont de Lesegno, il s’avançe vers Vico, embrassant par sa droite les coteaux de Briaglia (les plus élevés entre l’Ellero et ). Dommartin par la grande route de la Torre à St-Michel, Fiorella passe a gué la Corsaglia vis-a-vis des Molline, enfin Guyeux et Pelletier par les hauteurs de Bellana.

Les avant-postes du brigadier Civalieri, le colonel Colli et le major Féa, se replient sous l’avancée rapide des Français en direction de Vico. Le colonel Colli est responsable de l'arrière-garde.

Tout va très vite. Les premiers coups de canon tirés par l’avant-garde de Guyeux, partie à la droite de la chapelle St-Stefano ébranlèrent les troupes qui étaient postée sur la Costa dans les prés au-dessous de Poggio.  Dès que les tirailleurs de la colonne de Dommartin commençaient à se montrer, les troupes Piémontaises se débandèrent.

L’arrivée de Meynier venant de Pra, fut celle qui pressa la retraite des corps de la gauche Piémontaise qui de très bonne heure, abandonnèrent St-Giovanni.

Fiorella descendait à la course par le bric Ceirole et se mettait a l’abri derrière la petite maison de Blengine, qui est à l’extrémité du contrefort, du feu qu’on lui faisait de la Madona (sanctuaire) et de l’extrémité du bric St-Roc.

Les piémontais, postée sur la Costa dans les prés au-dessous de Poggio, se mirent dans le plus grand désordre ; ils abandonnèrent très rapidement leurs positions ; la plus grande partie se retira par le village pour être plus à l’ abri de la mousqueterie. Le corps du colonel Colli se rallia et pris position sur le petit contrefort de Vuril et Blangin-Soprano.

Dès que Fiorella s’aperçu que Guyeux faisait des progrès, il se jeta tout à coup dans les cours et le bâtiment de la Madona. La fusillade fut très vive sur les petits plateaux qu’on trouve sur les flancs du village, des murs d’enceinte qu’offrent ses jardins et au château. On fusilla aussi dans la grande rue près de l’église. Plusieurs régiments furent déjà a ce moment absolument désorganisé dans le village. Les Français profitèrent avec rapidité et audace du moment de désordre dans le village qu’a occasionné leur attaque.

Le chemin, traversant une butte, forme une espèce de défilé que gardaient les grenadiers Royaux ; Ils tinrent ferme un moment sur le flanc droit du village en avant de la chapelle de St-Joseph.

2 pièces placées sur Mercato Vecchio, tentèrent un moment de ralentir l’ardeur des assaillants en tirant quelques coups sur les têtes de colonnes, mais avec peu de succès.

Les 2 pièces sont forcées de se retirées, parce que, pendant que les tirailleurs Français fusillaient avec leurs adversaires, Fiorella gagnait les derrières par la route qui passe au sud et au-dessous de Pasquero.

Meynier se jeta dans le vallon de Mons, afin de passer la planche du fossé d’Otteria pour menacer de tourner les troupes encore dans Vico par derrière.

Les chasseurs de Colli, derrière les murs des bâtiments du Pilon de Vuril, arrêtent l’avance Française pendant un moment, par un feu très vif. Ils sont soutenus par la batterie et les feux de peloton des grenadiers posté au « briquet ».

La manouvre d’étendre les ailes pour embrasser la position ennemie en tenant le centre hors de la portée du canon du « briquet », disposa l’armée Française en croissant, bordant les coteaux et les buttes en face de celles qu’occupaient les Piémontais. Les tirailleurs répandus dans les bas-fonds intermédiaires, redoublent d’audace et de nombre, le feu se fait de plus en plus près, visant contre l’artillerie du « briquet » et les troupes qui la soutenaient, il fut terrible de part et d’autre. Cette lutte est soutenue près de 2h par divers bataillons de grenadiers en se relevant.

Un officier avec quelques soldats monte jusqu’aux canons, on assure que pour y parvenir il se donne pour parlementaire, arrivé aux pièces, ils sabrent les canonniers. La petite troupe est assaillie si vivement qu’ils redescendent la pente rapidement. Le feu redouble de la part des grenadiers Sarde. Les Croates se jettent avec bravoure dans le bois au-dessous des Moje, y poursuivent les Français et les repoussent jusqu’au pilon de Vuril.

Bonaparte dispose des pièces au bris St-Agnes et dans les vignes vis-a-vis du « briquet » un peu au sud-est du pilon de Vuril. L’artillerie Française bat la butte et les troupes avoisinantes.

Au même moment, le général Colli, fait marcher  à l’ennemi tous les corps qui étaient a Vico au matin et aussi un bataillon de Stetler pour soutenir les troupes du « briquet ». Ces renfort sont placés à la droite et à la gauche de la butte, mais n’y resteront pas longtemps. Dichat est mortellement touché. Le 9e régiment de grenadier formait la droite sur le « briquet », les grenadiers de Chiusa plus a droite encore, les grenadiers de Varax occupaient les Moje, Oneille était au-dessous de la Mista, et les chasseurs Colli occupaient la gauche.

La bataille fait rage; 3 fois, les grenadiers de Fiorella ont essayé de les prendre, avant d’y parvenir a la quatrième. Le 9e régiment de grenadier Sarde souffre beaucoup. Les grenadiers de Chiusa, menacé d’être tourné, sont forcés d’abandonner leur position et se jettent sur la gauche du « briquet » dans le vallon des Moje.

Vers 14h, étant l’officier le plus ancien chez les Sarde, c'est le chevalier Ulerlini qui a pris le commandement sur la butte du « briquet ». La 16e demi-brigade légère monte en tête à l’assaut de la butte. Un instant elle est arrêtée par le feu meurtrier de l’ennemi; mais le 3e bataillon en tête pousse en avant. Prêt à être enveloppé par sa droite, attaquée vivement de front et sur le flanc gauche, Ulerlini prit le parti d’abandonner la position, y laissant l’artillerie faute de chevaux sans même l’enclouer. Lui est ses hommes se précipitent dans le vallon des Moje. Le 3e bataillon de la 16e demi-brigade légère en profite et emporte la butte. À peine ceux-ci parurent que l’artillerie postée à Li Gari et St-Croce commencent à faire feu sur eux. Les Français retournèrent aussitôt l’artillerie prise sur la butte et répondent au feu des batteries ennemies.

Le bataillon Sarde Stetler et les cie de grenadiers Royaux qui étaient en arrière à la gauche de la butte, avaient été contraint eu aussi d’abandonner leur positions.

Les Français poursuivent leur attaque de tout côté. Les grenadiers occupant les maisons de la Moje sont capturer, Les grenadier de Varax sont harceler. La légion légère qui occupait Li Gari est forcée, par Guyeux, de se replier sous Mondovi.

Si le désordre avait été considérable à Vico dans la matinée, il le fut davantage encore dans cette circonstance ; la grande route était pleine de fuyards. La porte de Mondovi était fermée et gardée par un piquet de dragons. Les troupes refluaient sur la rive gauche de l’Ellero.

Vers 15h, Bonaparte accourt sur le « Brichetto ». De son côté, Colli obligé d’abandonner Mondovi à sa propre défense y laisse, sous Dellera, le régiment Aux gardes, un bataillon Stetler, quelques cie du régiment Tortone et les artilleurs nécessaire au service des pièces de la citadelle.

Vers 16h, La cavalerie, sous Beaumont, suit l’infanterie durant la bataille de Mondovi. Stengel avec le 5e dragons et 25 cavalier du 1er hussard se porte sur la rive gauche de l’Ellero.

L’alarme se répand parmi l’infanterie Sarde complètement découragée, battue, harassé, prenant un peu de repos sur la rive gauche de l’Ellero avant d’effectuer la retraite. On apprend que la cavalerie Française à guéer la rivière vers Pietra. Le colonel Chaffardon des dragons du Roi charge avec les 125h (2è et 4e escadrons). La charge est vigoureuse, le général Stengel est mortellement blessé.

La ville de Mondovi se rend, vers 18h, après un bombardement soutenu d‘une heure. Une partie des troupes piémontaise fait retraite sur Fossano, l’autre sur la Madona dell’ Olmo aux environs de Coni.

Pertes côté Sarde : 9031 h prisonniers, 900 blessés, et 10 officiers généraux supérieurs (Stettler, Flayes, ..)

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les vainqueurs, ayant définitivement séparé les Sardes de leurs alliés Autrichiens, occupent la ville d'Alba, le 26 avril 1796 et proclament la République d'Alba, République qui eut une vie très brève, puisqu'en effet deux jours plus tard, le 28 avril, avec la signature de l’armistice de Cherasco au palais Salmatoris, Victor-Amédée III de Sardaigne récupère Alba et garde le contrôle de Turin, mais cède aux Français les forteresses de Coni, Ceva, Alexandrie et Tortona, en concédant en outre le libre passage des armées de la Révolution à travers le Piémont pour poursuivre la guerre contre l'Autriche.

La victoire du Pont de Lodi, le 10 mai 1796, et la défaite du général autrichien Johann von Beaulieu, ouvre la route pour la conquête de Milan et l'ascension de Napoléon Bonaparte.

Le 15 mai 1796 avec le traité de paix de Paris, Nice et la Savoie passent du Royaume de Sardaigne à la France.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes
Références
  • Mémoire sur la ampagne de 1796 en Italie_Fabry,
  • Campagne d'Italie de 1796_Fabry,
  • Correspondance de Bonaparte,
  • Correspondance inédite et officielle de Bonaparte,
  • Rapports historiques des régiments de l'armée d'Italie,
  • Mémoire de Marmont,
  • Mémoires_de_Massena,
  • Clausewitz_La Campagne de 1796

Liens externes[modifier | modifier le code]