Charlotte Corday
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Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont |
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Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont, retenue par l'histoire sous le nom de Charlotte Corday (elle-même toutefois se faisait désigner et signait sa correspondance de son premier prénom Marie), née le à Saint-Saturnin-des-Ligneries (province de Normandie)[n 1],[1] et guillotinée le à Paris, à vingt-quatre ans, est une personnalité de la Révolution française, connue pour avoir assassiné Jean-Paul Marat le .
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille noble désargentée
[modifier | modifier le code]Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont naît le à Saint-Saturnin-des-Ligneries dans la province de Normandie. Elle est la troisième des cinq enfants de François de Corday d’Armont, gentilhomme normand, ancien lieutenant aux armées du roi puis fermier, et de Charlotte Marie Jacqueline de Gautier des Authieux.
Sa famille appartient à la noblesse d’extraction, que les légendes familiales font remonter aux temps mythiques du duché de Normandie, mais que les généalogistes du roi limitent au XVIe siècle[2]. Parmi ses ancêtres, elle compte le dramaturge Pierre Corneille, figure au prestige indépassable et écrasant[2].
Sa famille, noble mais désargentée, vit dans une petite maison, la ferme du Ronceray, près de Vimoutiers. Les parents de Charlotte Corday ont eu cinq enfants dont quatre survivent à la petite enfance. Ses frères seront des émigrés de l'armée des princes royaux en exil[2]. L'un d'eux, François de Corday, né en 1774, sera fusillé à Auray en 1795[3].
En butte à divers conflits familiaux sur la répartition de l'héritage entre lui et ses frères, François, le père, déménage en 1776 à Caen, la grande ville la plus proche[2].
Instruction religieuse et philosophique
[modifier | modifier le code]Veuf en 1782, le père de Charlotte Corday cherche à faire placer ses filles. Refusée quelques années plus tôt dans la prestigieuse maison de Saint-Cyr en raison du manque de prestige militaire de son père[2], Charlotte, alors âgée de treize ans, est admise avec sa sœur cadette à l'abbaye aux Dames à Caen, qui, en tant qu'abbaye royale, devait accueillir les jeunes filles pauvres issues de la noblesse de la province de Normandie[4].
L'instruction dans le couvent est soignée. Ses lectures sont alors sérieuses — notamment les auteurs classiques — traduisant une curiosité intellectuelle. Son père lui prête quelques volumes de Montesquieu, Voltaire et de Rousseau, elle acquiert une certaine culture philosophique et donc politique. Elle admire les philosophes, s'ouvre aux idées nouvelles, tout en conservant sa foi religieuse. Elle s'intéresse aux droits naturels, le contrat social et la séparation des pouvoirs[5].
Pourtant, solitaire, elle est aussi marquée par une piété en voie de transformation, à la fois plus intérieure et spectaculaire : elle cultive le goût du sacrifice, de la mort jeune et de la foi intérieure[6]. C'est au nom de cette foi qu'elle vivra notamment son exécution comme un don de soi, et refusera la confession ultime en prison[7].
Elle reste pensionnaire à l'abbaye aux Dames jusqu'en , moment où la congrégation est dissoute à la suite de la nationalisation des biens du clergé et de la suppression des ordres religieux[8]. « Rendue au siècle », la jeune femme retourne vivre chez son père, qui a vendu la ferme « du Ronceray », où elle a grandi, pour en acheter une autre, avec de nouveaux fermages, dite « la ferme des Bois », au Mesnil-Imbert.
Contact avec la politique
[modifier | modifier le code]Début , à l'âge de vingt-trois ans, Marie Anne Charlotte de Corday quitte la campagne pour aller vivre à Caen, chez sa tante, Madame de Bretteville-Gouville, rue des Carmes. Son soutien à la Révolution la met en porte-à-faux avec sa famille qui compte encore beaucoup de royalistes, ses deux frères soutenant ouvertement l'armée des émigrés. La nuit du départ de son jeune frère pour cette armée, sa famille organise un dîner d'adieu au cours duquel un toast est porté au roi Louis XVI. Charlotte est la seule à ne pas se lever pour le toast. Selon elle, « les rois sont faits pour les nations, mais les nations ne sont pas faites pour les rois ». Quand on lui demande carrément si elle est républicaine, elle répond : « Je le serais, si les Français étaient dignes d'une République »[9].
Un de ses parents, Frédéric de Corday, racontera plus tard :
« Charlotte avait le feu sacré de l’indépendance, ses idées étaient arrêtées et absolues. Elle ne faisait que ce qu’elle voulait. On ne pouvait pas la contrarier, ceci était inutile, elle n’avait jamais de doutes, jamais d’incertitudes. Son parti une fois pris, elle n’admettait plus de contradiction. Son oncle, le pauvre abbé de Corday m’en a parlé dans les mêmes termes, comme d’une personne qui avait un caractère d’homme. Elle avait, en outre un esprit assez railleur, assez moqueur… Elle était susceptible de sentiments nobles et élevés, de beaux mouvements. Avec l’énergie dont elle était douée, elle s’imposait et n’en faisait jamais qu’à sa tête. Quoique dans la famille les femmes soient toutes énergiques, il n’y en avait pas qui eussent un caractère aussi décidé, aussi capable. Si elle eût commandé un régiment, elle l’eût bien mené, cela se devine[10]. »
Après la fuite et l'arrestation du roi à Varennes en 1791, la Révolution devient de plus en plus extrême et divisée. D'un côté les Girondins, qui ont dominé la politique révolutionnaire depuis octobre 1791, refusent désormais que les foules parisiennes dictent la politique au détriment du reste de la France, et préconisent de freiner la Révolution. En revanche, les Jacobins défendent les désirs des classes populaires parisiennes et souhaitent étendre la Révolution dans une direction sociale[5].

Lors de l'insurrection du 10 août 1792, le roi est suspendu de ses fonctions, puis incarcéré à la tour du Temple. De nombreux « suspects », dont ses derniers serviteurs, répartis dans les prisons de Paris et de province, sont exécutés sommairement entre le 2 et le . Le député jacobin Jean-Paul Marat, dans son journal radical l'Ami du peuple[11], se félicite de ces massacres. Cet événement refroidit certains admirateurs de la Révolution. Charlotte Corday quant à elle, est écœurée par la violence collective encouragée par les activistes jacobins. Les massacres de septembre 1792 représentent entre 1 100 et 1 400 prisonniers parisiens exécutés[5].
La violence politique des Jacobins touche également les Corday personnellement. L'abbé Gombault, prêtre contre-révolutionnaire qui avait administré les derniers sacrements à la mère mourante de Charlotte, est exécuté le . Il est le premier à être guillotiné à Caen. Des pamphlets attaquant les Jacobins et les accusant d'être les instigateurs de la violence sont amplement diffusés dans la ville, et il est probable que Corday les ait lus[5].
Cela s'ajoute aux deux humiliations que subit le père de Charlotte en 1792. En mars, le domestique d'un roturier insulte sa mère, puis le 12 mai, il se fait voler son sabre par un maréchal-ferrant. Ridiculisé aux yeux des habitants du Mesnil Imbert, il se réfugie précipitamment à Caen[2].
Marat, le symbole de la Terreur
[modifier | modifier le code]Emportés par les assauts de la Commune de Paris et des députés prônant l'exagération révolutionnaire, vingt-neuf députés girondins sont décrétés d'arrestation immédiate, à la suite des journées du 31 mai et du 2 juin 1793 ; plus de la moitié arrive à fuir Paris. Certains trouvent refuge dans le Calvados, près de Caen[6]. Ils y organisent des réunions politiques à l’hôtel de l'Intendance, sise rue des Carmes (la rue même où Charlotte de Corday loge chez sa tante), réunions auxquelles Charlotte Corday assiste à plusieurs reprises. Elle aperçoit alors pour la première fois ces députés qu'elle admirait jusqu'à présent de loin, et parmi eux, Buzot, député de l'Eure, Salle, Pétion, l'ancien maire de Paris, Valazé, Kervélégan, Mollevaut, Barbaroux, Louvet, Giroust, Bergoeing, Lesage, Duchastel, Henry-Larivière. Elle entend leurs explications au sujet des journées d'émeute, qui ont précédé leur décret d'arrestation, actes perpétrés par la Commune contre la Convention nationale, prise en otage par la garde nationale[réf. nécessaire].

Jean-Paul Marat est un médecin, philosophe, homme politique et journaliste influent. Il appelle régulièrement le peuple à se soulever, à prendre les armes et à faire justice lui-même. Député populaire, il se fait de nombreux ennemis parmi les puissants[12]. Depuis son acquittement au Tribunal révolutionnaire, il poursuit de sa vindicte les Girondins par son journal interposé. Aux yeux de Corday, il est le principal responsable de la radicalisation de la Révolution[13], et représente également une cible idéale pour qu'avec son assassinat, la famille Corday d'Armont retrouve sa distinction passée[14].
L'attentat contre Marat
[modifier | modifier le code]Préparatifs
[modifier | modifier le code]Le , Charlotte de Corday quitte Caen pour le quartier du Palais-Royal à Paris, où elle descend à l’hôtel de la Providence, rue des Vieux-Augustins au no 19[n 2], le à midi. Munie d'une lettre d’introduction du député Barbaroux, elle se rend chez le député Claude Romain Lauze de Perret, qui lui fait bon accueil. Dans la conversation, ce dernier lui apprend que Marat, souffrant, ne paraît plus à la Convention nationale. Cette nouvelle contraint Corday, qui projetait initialement de frapper Marat en pleine Assemblée, à changer de plan[15]:226.
Le lendemain, elle rédige dans son hôtel un manifeste intitulé Adresse aux Français amis des lois et de la paix[13]. Dans ce testament politique, Corday annonce son projet d'assassiner Marat, pour sauver la République : « La Montagne triomphe par le crime et l'oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ses détestables complots et nous mènent au précipice par mille chemins divers[16]. »
L'assassinat
[modifier | modifier le code]Le , à 8 heures du matin, Charlotte Corday achète un journal qui rapporte les requêtes des Jacobins concernant l'exécution des principaux Girondins, puis un chapeau noir décoré de rubans verts, célèbre par la suite[5]. Également, elle se rend dans la boutique du coutelier Badin, sous les arcades du Palais-Royal, au no 177 de l’actuelle galerie de Valois. Corday y fait l'acquisition, pour 40 sous, d'un couteau de cuisine à manche d’ébène et virole d’argent, et dotée d'une lame de cinq pouces (13 cm environ)[5]. Avant de partir chez Marat, elle change de tenue, se fait « poudrer »[2] et glisse le couteau dans la gaine de son corsage, sous le fichu rouge qui recouvre sa gorge. De même, ne voulant pas que son acte reste anonyme, elle porte sur elle son acte de baptême, au cas où elle se ferait faite tuée avant d'avoir donné son identité[17].
Afin de se faire recevoir par « l’Ami du Peuple », Corday lui envoie un court billet : « Je viens de Caen, votre amour pour la patrie doit vous faire désirer connaître les complots qu’on y médite. J’attends votre réponse. »[réf. nécessaire]. Puis, vers 11h30, elle arrive en fiacre au no 30 de la rue des Cordeliers. Catherine Évrard, la sœur de la compagne de Marat, refuse toutefois de la laisser entrer[15]:227. Après une deuxième tentative infructueuse, Corday fait passer un second courrier qu’elle a écrite communiquant des informations sur un prétendu complot : « Je vous ai écrit ce matin, Marat, avez-vous reçu ma lettre ? Je ne puis le croire, puisqu'on m'a refusé votre porte ; j'espère que demain vous m'accorderez une entrevue. Je vous le répète, j'arrive de Caen ; j'ai à vous révéler les secrets les plus importants pour le salut de la République. D'ailleurs je suis persécutée pour la cause de la liberté ; je suis malheureuse, il suffit que je le sois pour avoir droit à votre protection[18]. »

À la troisième tentative, il est 19 heures quand son fiacre s’immobilise devant chez Marat[6]. Son arrivée coïncidant avec l'arrivée du pain et des journaux du jour, Corday se faufile dans la maison mais se fait intercepter par Simone Évrard, la compagne de Marat[5]. C’est Marat lui-même qui demande qu’on la laisse entrer[15]:235. Après un entretien qui, selon Simone Évrard, dure environ un quart d’heure, Charlotte Corday sort le couteau et frappe Marat à la poitrine. Le trajet de la lame traverse le poumon droit, l’aorte et le cœur, et entraîne sa mort dans la baignoire[19],[20]. Corday, qui se réclame elle-même d’une « culture du fer », n’a eu besoin que d’un seul coup de couteau pour tuer Marat[2].
Alphonse de Lamartine, dans son Histoire des Girondins, a imaginé la scène, qui en réalité n’a pas eu de témoin[21].

Après l'assassinat, Charlotte Corday est maîtrisée par Simone Évrard et ses gens de maison. Laurent Bas, qui travaille pour Marat comme livreur de journaux, lui jette une chaise au visage avant de la maîtriser au sol[9]. Protégée de la vindicte populaire, elle est conduite non loin, à la prison de l'Abbaye, où elle subit une fouille en règle. Outre quelques objets personnels, on trouve sur elle une feuille de papier pliée en huit, dans laquelle elle explique les raisons de son geste[22]. Espérant faire rejaillir sa gloire rapide et spectaculaire sur le lignage des Corday d’Armont, elle prie le Comité de sûreté générale de lui envoyer un miniaturiste en prison afin de faire son portrait[2].
Le procès
[modifier | modifier le code]Transférée le à la Conciergerie, Charlotte Corday comparait le lendemain au Tribunal révolutionnaire. Jacques-Bernard-Marie Montané préside, assisté des juges Foucault, Roussillon et Ardouin. Fouquier-Tinville occupe sa place d’accusateur public. Au banc du jury siègent Jourdeuil, Fallot, Ganney, Le Roy, Brochet, Chrétien, Godin, Rhoumin, Brichet, Sion, Fualdès et Duplain.
Montané lui ayant enjoint de désigner un défenseur, Corday choisit le Girondin Doulcet de Pontécoulant[23], et, en attendant qu’il la rejoigne, on désigne d’office le citoyen Guyot, « homme de loy »[23]. Le jour même, Fouquier-Tinville informera Doulcet, mais la lettre lui étant parvenue trop tard pour lui permettre d’assumer cette tâche[23], le président nomme d’office Chauveau-Lagarde, présent à l’audience, défenseur de Charlotte Corday[24].
Après la lecture de l’acte d’accusation, l’audition des témoins, on donne lecture de la lettre qu’elle a écrite à son père, le , et qui a été interceptée au sein de laquelle elle revendique l'assassinat. Corday, dont les réponses ornées de citations sont destinées à frapper l’auditoire, affirme : « je savais qu’il pervertissait la France. J’ai tué un homme pour en sauver cent mille ; c’était d’ailleurs un accapareur d’argent : on a arrêté à Caen un homme qui en achetait pour lui. J’étais républicaine bien avant la révolution, et n’ai jamais manqué d’énergie »[2].
Après l’intervention de Chauveau-Lagarde, son défenseur, le jury reconnaît que l’accusée a commis l’assassinat « avec des intentions criminelles et préméditées ».
Le tribunal condamne Charlotte Corday à la peine de mort et ordonne qu’elle soit conduite au lieu de l’exécution revêtue de la chemise rouge réservée aux assassins[n 3].
L'exécution
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Un récit romancé de son exécution figure dans les Mémoires de Sanson, en réalité texte apocryphe du à la plume du jeune Honoré de Balzac et de Louis-François L'Héritier de l'Ain. Cette publication destinée à bien se vendre ne peut donc être prise comme un témoignage authentique. Elle révèle bien plutôt la place de Charlotte Corday dans la mémoire de la noblesse catholique et royaliste au XIXe siècle.
Après sa mort, les Jacobins demandèrent une autopsie de son corps afin de vérifier si Charlotte Corday avait pu avoir des rapports sexuels. Ils étaient alors convaincus qu'elle avait agi sur les ordres d'un homme, peut-être un amant. Selon Guillaume Mazeau, un historien français spécialiste de la Révolution française, Corday fut également souvent présentée comme une célibataire débauchée, ou comme une mauvaise fille[25]. Les médecins constatèrent cependant que cette femme était vierge[26] sous l'appellation précise de virgo intacta[27],[28].
Quant à Jules Michelet, il en fait également le récit dans son Histoire de la Révolution française.
Hommages et postérité
[modifier | modifier le code]Dès son procès, elle est, soit considérée comme une tyrannicide libératrice, soit honnie comme une meurtrière parricide.
En quelques jours, le nom des Corday d’Armont gagne une réputation inespérée au sein de l’opinion modérée et contre-révolutionnaire. Sa famille en tire un prestige certain pour de nombreuses années. En 1806, quand Alexis de Corday d’Armont rentre d’émigration, il est auréolé de la célébrité de sa sœur. Cinq ans plus tard, Frédéric de Corday du Renouard est remarqué par Kellermann en raison de son nom et aussitôt présenté à la cour, puis introduit dans la mondanité de la noblesse d’Empire[2].
Dans son Pays d’Auge natal, le souvenir de Charlotte Corday est aussitôt célébré au sein des clients de la famille. Une chanson apparue après l’attentat dans les environs de Vimoutiers, souligne l’origine normande de Corday et glorifie son lignage : « [C]élébrons la valeur et le nom de [ou des] Corday »[2].
De nombreuses pièces de théâtre lui sont consacrées au XIXe siècle. Alphonse de Lamartine, dans son Histoire des Girondins, l'appelait « l’ange de l’assassinat ». Les historiens de ce siècle la dépeignent soit comme une ardente héroïne de la Révolution, soit comme une royaliste illuminée[6].
Peu de temps après sa mort, une controverse naît à Paris à propos de la couleur de ses cheveux. Son passeport la décrit brune alors que Jean-Jacques Hauer peint un portrait de Corday avec des cheveux blonds et poudrés. Cette histoire est liée au contexte anti-royaliste de l'époque, le poudrage des cheveux étant un symbole de la noblesse. C'était une façon de la discréditer, ainsi que son geste[29].
Selon la journaliste Clémentine Portier-Kaltenbach, le corps de Charlotte Corday est transféré au cimetière de la Madeleine, alors que son crâne serait conservé par Charles-Henri Sanson, remis à Rousselin Corbeau de Saint Albin, secrétaire de Danton puis acquis, en 1858, par la famille Bonaparte. Il se trouverait aujourd’hui chez les descendants du prince Radziwiłł[30]. Les ossements du cimetière de la Madeleine (dont le squelette de Charlotte Corday), désaffecté en 1794, ont été transférés dans les catacombes de Paris.
Poésie
[modifier | modifier le code]André Chénier est l’auteur d'un poème en l’honneur de Charlotte Corday.
Opéra
[modifier | modifier le code]En 1937, à l'occasion du centenaire du Grand Théâtre de Caen[31], est créé un drame lyrique en trois actes, Charlotte Corday[32], composé par Léon Manière sur un livret de Maurice-Charles Renard.
Un opéra, Charlotte Corday, a été composé en 1988 par le compositeur italien Lorenzo Ferrero, dont la première a eu lieu au Teatro dell'Opera di Roma le , pour célébrer le 200e anniversaire de la Révolution française.
Littérature
[modifier | modifier le code]- Alexandre Dumas, Ingénue, 1853
- R. K. Van Alstine, Jeannette, Charlotte Corday, Editeur London, W. H. Allen & co,1890
- Catherine Decours, Mémoires de Charlotte Corday : écrits dans les jours qui précédèrent son exécution, Plon, 2009.
- Hélène Maurice Kerymer, Le Roman de Charlotte Corday : pourquoi Marat devait mourir, Monaco, Éditions du Rocher, 2013.
- François-Henri Désérable, Tu montreras ma tête au peuple, Paris, Gallimard, 2013.
- Gwenaële Robert, Le Dernier Bain, Robert Laffont, , 240 p. (ISBN 978-2221218716).
- Astrid de Laage, De la main d'une femme : Charlotte Corday, une femme en quête de liberté, Grasset, , 216 p. (ISBN 978-2246835042).
- Anna Cuxac, Sylvie Fagnart et Lauren Malka, Elles ne sont pas celles que vous croyez !, Rageot, , 230 p (ISBN 978-2-7002-8114-9)
- Amazones de la Révolution : des femmes dans la tourmente de 1789 / sous la direction de Martial Poirson Musée Lambinet (Versailles), Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2016
Iconographie
[modifier | modifier le code]Charlotte a fait l’objet d’une abondante iconographie, la plupart entièrement imaginaire.
- Représentations de Charlotte Corday
-
Charlotte Corday au moment où elle vient d’assassiner Marat, anonyme, v. 1793.
-
La Mort de Marat de Santiago Rebull, 1875.
-
Charlotte Corday et Marat de Jules-Charles Aviat, 1892.
-
La mort du patriote Marat par John-Baptiste Morret, 1793.
-
Arrestation de Charlotte Corday d’Henry Scheffer, v. 1830.
-
Charlotte Corday dans sa prison de Mélina Thomas, 1836.
-
L'héroïque Charlotte la Cordé, durant son procès de James Gillray, 1793.
-
Charlotte Corday, la dernière toilette de Mathieu Ward (1871).
Sculpture
[modifier | modifier le code]- Une statue la représentant, réalisée par Claude Quiesse est érigée en 2008 dans le cloître de l'abbaye aux Dames à Caen.
Filmographie
[modifier | modifier le code]- La Révolution française, film en deux parties de Robert Enrico et Richard T. Heffron (1989), avec Philippine Leroy-Beaulieu dans le rôle de Charlotte Corday.
- Les Jupons de la Révolution : Marat, téléfilm de Maroun Bagdadi (1989), avec Marie Trintignant dans le rôle de Charlotte Corday.
- Charlotte Corday, téléfilm d'Henri Helman (2008), avec Émilie Dequenne dans le rôle-titre.
Télévision
[modifier | modifier le code]En , un documentaire-fiction, intitulé Pourquoi Charlotte Corday a-t-elle assassiné Marat ?, lui est consacré dans le cadre de l'émission Secrets d'Histoire[33].
Charlotte Corday fait également partie des figures féminines de la révolution française traitées dans le cadre de l'émission Secrets d'Histoire, intitulée Les femmes de la Révolution diffusée le sur France 2[34].
Le documentaire Aux armes, citoyennes ! Les femmes dans la Révolution française d'Arte, diffusé en juillet 2025[35], réalisateur Mathieu Schwartz et Émilie Valentin, retrace son implication dans la Révolution française[36]. Avec notamment les éclairages historiques de Guillaume Mazeau, historien à l'université Paris I - Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Révolution française[37],[38].
Jeu vidéo
[modifier | modifier le code]- Assassin's Creed Unity (2014) Une mission annexe propose au joueur de résoudre le meurtre de Marat ; Charlotte Corday y apparaît donc comme la coupable.
- We. The Revolution (2019) Charlotte Corday y apparaît étant jugée pour le meurtre de Marat.
- Fate/Grand Order Charlotte Corday est un personnage de classe Assassin surnommée l'ange de l'assassinat
Postérité
[modifier | modifier le code]- Son nom est utilisé par les auteurs de l'attentat du Petit-Clamart en 1962 pour désigner l’opération visant à assassiner le général de Gaulle[39].
Toponymie
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- Une rue de la ville d'Argentan, dans l’Orne en Normandie, a reçu son nom le [40].
- Avenue Charlotte-Corday, à Caen[41].
- Rue Charlotte-Corday, à Verson[42], à Argentan[43], à Villers-Bocage[44], à Saint-Just-Saint-Rambert[45].
- Square Charlotte-Corday, à Émerainville[46].
- Impasse Charlotte-Corday à Saint-Priest[47].
- Un quartier de la ville de Mondeville, dans le Calvados (également en Normandie) porte le nom de Charlotte Corday[48].
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Aujourd'hui sur le territoire de la commune d'Écorches.
- ↑ Aujourd’hui 14 rue Herold.
- ↑ Concernant la chemise rouge, voir l'article 4, titre Ier, 1re partie, Code pénal de 1791.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Document du baptême de Charlotte Corday », sur gaia.orne.fr (consulté le ), p. 36
- Guillaume Mazeau, « L’assassinat de Marat (13 juillet 1793). Honneur et reclassement nobiliaire pendant la Révolution française », dans Les noblesses françaises dans l'Europe de la Révolution, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 135–146 p. (ISBN 978-2-7535-6733-7, lire en ligne)
- ↑ Jacqueline Delaporte, Charlotte Corday : une Normande dans la Révolution, Musées départementaux de la Seine-Maritime, , p. 89.
- ↑ Jean Epois, L’Affaire Corday-Marat : prélude à la Terreur, Les Sables-d'Olonne, Cercle d'or, , 269 p., in-8º (ISBN 9782718800806, OCLC 1400404154, lire en ligne), p. 35.
- Harrison W. Mark, « Charlotte Corday », World History Encyclopedia, (lire en ligne, consulté le )
- Jean-Denis Bredin, « Charlotte Corday, "ange de l'assassinat" », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 6 mars 2012
- ↑ Lettre à Barbaroux, 16 juillet 1793.
- ↑ Bernardine Melchior-Bonnet, Charlotte Corday, Paris, Tallandier, , 249 p., 21 cm (ISBN 9782235018364, OCLC 1014879891, lire en ligne), p. 23.
- R. K. Van Alstine, Jeannette, Charlotte Corday, Université de Michigan, London, W. H. Allen & co, , p. 43-45
- ↑ Lettre citée dans : Les Grandes Heures de la Révolution, tome III G. Lenotre André Castelot. Paris, Perrin, 1963.
- ↑ Dans l’Ami du peuple, le , Marat, avait déjà appelé au massacre des prisonniers : « Quel est le devoir du peuple ? Il n’y a que deux partis à prendre… Le plus sûr, le plus sage est de se porter en armes à l’Abbaye, d’en arracher les traîtres, de les passer au fil de l’épée… » Extrait du texte cité dans : Condorcet, un intellectuel en politique, Élisabeth et Robert Badinter, Fayard 1988, p. 470.
- ↑ Marie-Christine Dubust, « Charlotte Corday : la femme en rouge », sur Revue Histoire, (consulté le )
- Jimmy Bourquin, « Les Oubliées de la Révolution : Charlotte Corday assassine Marat en poignardant la Terreur », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ Guillaume Mazeau, « L’assassinat de Marat (13 juillet 1793). Honneur et reclassement nobiliaire pendant la Révolution française », dans Les noblesses françaises dans l'Europe de la Révolution, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 135–146 p. (ISBN 978-2-7535-6733-7, lire en ligne)
- G. Lenotre, Paris révolutionnaire, Paris, Firmin-Didot, , xv-420 p., ill. ; in-16 (OCLC 62480886, lire en ligne sur Gallica), p. 226.
- ↑ Jacques Guilhaumou, La Mort de Marat, 1793, Paris, Bruxelles, 169 p., 18 cm (OCLC 911354371, lire en ligne), p. 152.
- ↑ Guillaume Mazeau, « L’assassinat de Marat (13 juillet 1793). Honneur et reclassement nobiliaire pendant la Révolution française », dans Les noblesses françaises dans l'Europe de la Révolution, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 135–146 p. (ISBN 978-2-7535-6733-7, lire en ligne)
- ↑ Ce billet fut retrouvé sur elle après le meurtre. Sur ce même billet, le commissaire qui procéda à la fouille nota : « La présente n’a point été remise à son adresse, devenue inutile par l’admission de l’assassin à sa 2e présentation, vers les 7 heures et demie de relevée ; heure à laquelle elle a consommé son forfait. » Fac-similé du billet : Charlotte Corday, Bernardine Melchior Bonnet, Perrin 2000.
- ↑ Guillaume Mazeau, Le Bain de l’histoire : Charlotte Corday et l’attentat contre Marat (1793-2009), Seyssel, Champ Vallon, , 426 p., illustrations, maps ; in-8º (ISBN 978-2-87673-501-9, OCLC 343836389, lire en ligne), p. 373.
- ↑ Jean Massin, Marat, Aix-en-Provence, Alinéa, , 308 p., ill. ; 24 cm (ISBN 978-2-90463-158-0, OCLC 955391147), p. 289-91.
- ↑ Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins, t. 6, Paris, Furne, , 8 vol. : ill. ; in-8º (lire en ligne), p. 250-1.
- ↑ Émile Albert-Clément, La Vraie Figure de Charlotte Corday, Paris, Émile-Paul Frères, , 318 p., in-8º (OCLC 1035772333, lire en ligne), p. 234.
- Albert Sorel, Charlotte de Corday : une arrière petite fille de Corneille, Paris, Hachette, 1930, 246 p., p. 218.
- ↑ Louis Du Bois, Charlotte de Corday : essai historique, offrant enfin des détails authentiques sur la personne et l'attentat de cette héroïne, Librairie Historique de la Révolution, (lire en ligne), p. 141.
- ↑ Livre de Guillaume Mazeau, Impossibles victimes, impossibles coupables, chapitre Charlotte Corday : la construction d’une victime de l’histoire p. 189-199.
- ↑ Christophe Veyrin-Forrer, Tueurs de rois, reines, princes et puissants, chapitre « Qui en veut à l'ami du peuple ? », p. 91-95.
- ↑ (en) Stanley Loomis, Paris in the Terror, JB Lippincott, , p. 125
- ↑ « Charlotte CORDAY », sur www.vimoutiers.net (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Aux armes, citoyennes ! - Les femmes dans la Révolution française - Regarder le documentaire complet | ARTE » (consulté le )
- ↑ Clémentine Portier-Kaltenbach, Histoires d'os et autres illustres abattis : morceaux choisis de l'histoire de France, Paris, Lattès, , 264 p. (ISBN 978-2-7096-2830-3, lire en ligne)
- ↑ Raymond Faigle, « La création au Grand-Théâtre de Caen de Charlotte Corday, héroïne caennaise », Le Petit Parisien, (lire en ligne [PDF])
- ↑ Programme de Charlotte Corday
- ↑ « Secrets d'Histoire - S02E06 - Pourquoi Charlotte Corday a-t-elle assassiné Marat ? », sur Télérama Vodkaster (consulté le )
- ↑ « Les femmes de la Révolution à l’honneur dans « Secrets d'Histoire » sur France 2 », La Depeche du Midi, (lire en ligne)
- ↑ « Documentaire | Aux armes, citoyennes : les femmes dans la Révolution française », (consulté le )
- ↑ « Programme TV : « Aux armes citoyennes ! », sur Arte, les héroïnes de la Révolution sortent de l’oubli », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Juliette Collombat, « Sur Arte, un formidable documentaire d’animation rend hommage aux femmes de la Révolution », sur Beaux Arts, (consulté le )
- ↑ « « Aux armes, citoyennes ! », le documentaire qui réhabilite les oubliées de 1789 | CNC », sur www.cnc.fr (consulté le )
- ↑ Livre Un attentat Petit-Clamart, 22 août 1962 par Jean-Noël Jeanneney édition du Seuil 2016.
- ↑ Site ouest-france.fr, article "Inauguration de la rue Charlotte-Corday à Argentan : « On a réussi un bel aménagement ».
- ↑ « Avenue Charlotte Corday, Caen (14118) - Base Adresse Nationale », sur adresse.data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Rue Charlotte Corday, Verson (14738) - Base Adresse Nationale », sur adresse.data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Rue Charlotte Corday, Argentan (61006) - Base Adresse Nationale », sur adresse.data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Rue Charlotte Corday, Villers-Bocage (14752) - Base Adresse Nationale », sur adresse.data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Rue Charlotte Corday, Saint-Just-Saint-Rambert (42279) - Base Adresse Nationale », sur adresse.data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Square Charlotte Corday, Émerainville (77169) - Base Adresse Nationale », sur adresse.data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Impasse Charlotte Corday, Saint-Priest (69290) - Base Adresse Nationale », sur adresse.data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Un regard sur le quartier Charlotte Corday », sur mondeville.fr, (consulté le ).
Médiagraphie
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]XIXe siècle
[modifier | modifier le code]- Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins, Paris, Furne et W. Coquebert, , 8 vol. : ill. ; in-8º (OCLC 17255380, lire en ligne).
- Léon de La Sicotière, « Charlotte Corday et Fualdès », Revue des questions historiques, Paris, vol. 2, , p. 218-247 (lire en ligne sur Gallicaissn=2390-9617). — .Tiré à part : Paris, V. Palmé, 1867 (texte remanié et augmenté de l’article paru sous le même titre dans Le Droit : journal des tribunaux, nº 148, 23 juin 1861, p. 606-607.
- Jules Michelet, Histoire de la Révolution française, Paris, Gallimard, 1961-1962
- Charles Vatel, Charlotte de Corday et les Girondins, Paris, H. Plon, 1864-1872, 506 p. (lire en ligne).
- Charles Vatel, Charlotte de Corday et les Girondins, Paris, H. Plon, 1864-72, 3 vol. in-8º (OCLC 409041, lire en ligne).
- Jules Claretie, « Une réclamation à propos d’un portrait de Charlotte Corday », Le Temps, vol. 20, no 7064, , p. 2 (ISSN 1150-1073, lire en ligne sur Gallica).
- Jules Claretie, « La robe de Charlotte Corday », Le Temps, vol. 20, no 7067, , p. 2 (ISSN 1150-1073, lire en ligne sur Gallica).
XXe siècle
[modifier | modifier le code]- Michel Corday, Charlotte Corday, Paris, Ernest Flammarion, 1928.
- Jean de La Varende, Mademoiselle de Corday, Rouen, Henri Defontaine, 1939.
- Gérard Walter, Actes du Tribunal révolutionnaire, Paris, Mercure de France, 1986.
- Bernardine Melchior-Bonnet, Charlotte Corday, Librairie Académique Perrin, 2000 (1re édition : 1972).
- G. Lenotre, André Castelot, Les grandes heures de la Révolution française, t. III, « Les dix journées de Charlotte Corday », Librairie Académique Perrin, 1963 (réédité en 1968).
- Jacqueline Dauxois, Charlotte Corday, Paris, Albin Michel, 1988.
XXIe siècle
[modifier | modifier le code]- Philippe Déterville, De la Normandie à Paris… Charlotte Corday. Itinéraire d'une courte vie. Orep éditions, 2006.
- Jean-Denis Bredin, On ne meurt qu’une fois, Charlotte Corday, Paris, Fayard, 2006.
- G. Lenotre, André Castelot, Les grandes heures de la Révolution française, t. III, « Les dix journées de Charlotte Corday », Paris, Librairie Académique Perrin, 1963 (réédité en 1968).
- Guillaume Mazeau, Charlotte Corday et la Révolution française en 30 questions, La Crèche, Gestes, 2006.
- Guillaume Mazeau, Charlotte Corday et l'attentat contre Marat : événements, individus et écriture de l’histoire (1793-2007), thèse de doctorat, Université de Paris I-Panthéon Sorbonne, 2007, présentation en ligne.
- Guillaume Mazeau (préf. Jean-Clément Martin), Le bain de l'histoire : Charlotte Corday et l'attentat contre Marat (1793-2009), Seyssel, Champ Vallon, coll. « La Chose publique », , 426 p. (ISBN 978-2-87673-501-9, présentation en ligne), [présentation en ligne], [présentation en ligne], [présentation en ligne], [présentation en ligne], [présentation en ligne].
- Guillaume Mazeau, Corday contre Marat. Deux siècles d'images, Versailles, Artlys, 2009.
- Guillaume Mazeau, « Le procès Corday : retour aux sources », Annales historiques de la Révolution française, no 343, , p. 51-71 (lire en ligne).
- Guillaume Mazeau, « Écrire la vie de Charlotte Corday : naissance d'un enjeu de mémoire dans le premier XIXe siècle », Revue d'histoire du XIXe siècle, no 40 « Discours. Imaginaire, science, révolution », , p. 27-41 (lire en ligne).
- Michel Onfray, La Religion du poignard. Éloge de Charlotte Corday, Grasset, 2009, [compte rendu en ligne].
Sitographie
[modifier | modifier le code]- « Charlotte Corday : ses lieux de vie en images », sur vimoutiers.net (consulté le )].
- « Le Procès de Charlotte Corday », sur ledroitcriminel.fr (consulté le ).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Archives conservées par : archives départementales de l'Orne (43J)
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la musique :
- Ressource relative à la santé :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Britannica
- Brockhaus
- Collective Biographies of Women
- Den Store Danske Encyklopædi
- Deutsche Biographie
- Dictionnaire des femmes de l'ancienne France
- Dizionario di Storia
- Enciclopedia delle donne
- Gran Enciclopèdia Catalana
- Hrvatska Enciklopedija
- Internetowa encyklopedia PWN
- Nationalencyklopedin
- Proleksis enciklopedija
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
- Visuotinė lietuvių enciklopedija
- Charlotte Corday
- Personnalité française condamnée pour meurtre
- Personnalité guillotinée durant la Révolution française
- Personnalité politique liée à la région Normandie
- Personnalité féminine de la Révolution française
- Naissance en juillet 1768
- Naissance dans la province de Normandie
- Décès en juillet 1793
- Décès à Paris
- Décès à 24 ans
- Personnalité inhumée au cimetière de la Madeleine
- Personnalité inhumée dans les catacombes de Paris