Siège de Landau (1793)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Siège de Landau

Informations générales
Date 20 août – 23 décembre 1793
Lieu Landau, Rhénanie-Palatinat, Allemagne
Issue Victoire des Français
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Commandants
Joseph Marie Tennet de LaubadèreFrédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen
Forces en présence
3 800 hommes25 bataillons

Guerre de la Première Coalition

Coordonnées 49° 12′ 00″ nord, 8° 07′ 00″ est
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Siège de Landau

Le siège de Landau () a vu un corps du royaume de Prusse commandé par Frederick Louis, prince de Hohenlohe-Ingelfingen assiéger une garnison républicaine française de 3 800 hommes dirigée par Joseph Marie Tennet de Laubadère. Comme les Prussiens manquaient de canons de siège, ils tentèrent d'affamer les défenseurs français pour qu'ils se rendent en bloquant la ville. Fin décembre, l'armée française de la Moselle sous les ordres de Lazare Hoche et l'armée du Rhin sous les ordres de Jean-Charles Pichegru défont les armées de la Coalition qui leur sont opposées, obligeant les Prussiens à lever le siège de la guerre de la Première Coalition.

Près de deux mois après l'encerclement de Landau, l'armée de la coalition remporte une victoire lors de la première bataille de Wissembourg, repoussant l'armée du Rhin profondément en Alsace. Le gouvernement français donne la priorité à la libération de Landau et l'armée de Pichegru entame une offensive soutenue contre l'armée de la Coalition de Dagobert Sigmund von Wurmser lors de la bataille de Haguenau. L'effort est finalement couronné de succès lorsque l'armée de Hoche déborde Wurmser à la bataille de Wœrth-Frœschwiller, puis les armées françaises combinées remportent la deuxième bataille de Wissembourg sur Wurmser et Charles William Ferdinand, duc de Brunswick-Wolfenbüttel, fin décembre.

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Joseph Marie Tennet de Laubadère commande la garnison française de Landau, forte de 3 800 hommes. La force comprend un bataillon de chacun des 3e et 55e régiments d'infanterie de ligne, le 2e bataillon de la Garde nationale de Seine-et-Marne et deux escadrons de chacun des 22e régiment de cavalerie et 3e régiment de hussards. Pour s'opposer aux défenseurs, Frédéric-Louis, prince de Hohenlohe-Ingelfingen dirigeait 25 bataillons prussiens appuyés par 40 canons de campagne de 6 livres. Les troupes de Hohenlohe étaient composées de trois bataillons de chacun des régiments d'infanterie no 3 (de) Thadden (de), no 9 (de) Manstein (de), no 10 (de) Romberg (de), no 12 Kleist, no 30 Wegnern (de), no 32 Hohenlohe, no 37 Wolframsdorf (de) et no 47 Hertzberg (de), du bataillon de grenadiers Schladen (de) et de cinq batteries d'artillerie à pied[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Smith 1998, p. 65.

Bibliographie[modifier | modifier le code]