Louis-Antoine de Bourbon-Condé

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Louis-Antoine de Bourbon-Condé
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Louis-Antoine de Bourbon-Condé, par Jean-Michel Moreau, château d'Aulteribe.
Biographie
Titulature Duc d'Enghien
Prince du sang
Dynastie Maison de Condé
Distinctions Croix de Saint-Louis
Nom de naissance Louis Antoine Henri de Bourbon
Naissance
Chantilly, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 31 ans)
Vincennes,
Drapeau de la France République française
Père Louis VI Henri de Bourbon-Condé
Mère Bathilde d'Orléans
Conjoint Charlotte de Rohan-Rochefort
Religion Catholicisme

Signature

Signature de Louis-Antoine de Bourbon-Condé

Description de l'image Blason d'Enghien-les-Bains.svg.

Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, connu dans l'histoire comme le duc d'Enghien, né le à Chantilly et mort fusillé le à Vincennes, est un prince du sang français. Il est le 10e et dernier duc d'Enghien, et l'ultime descendant de la maison de Condé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé naît le à Chantilly. Il est le fils unique de Louis, dernier prince de Condé, et de Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans. Le jour de sa naissance[1], il est ondoyé par Gérard Billet, curé doyen de la chapelle de Chantilly de 1733 à 1786, en présence de ses deux grands-pères : son grand-père maternel Louis-Philippe d'Orléans et son grand-père paternel Louis V Joseph de Bourbon-Condé[2].

Après un début d'union romanesque, ses parents se séparent officiellement en 1781. Sa mère est confinée au château de Chantilly. Elle idolâtre son fils, peint son portrait et s'intéresse à l'ésotérisme en vogue.

Louis-Antoine-Henri est baptisé le , âgé de presque 13 ans, en présence de la famille royale en la chapelle royale du château de Versailles par Armand de Roquelaure (1721-1818), évêque de Senlis et premier aumônier du roi[3] ; son parrain est le roi Louis XVI et sa marraine est la reine Marie-Antoinette[4].

Dans l'armée des émigrés[modifier | modifier le code]

Dès 1789, quelques jours après la prise de la Bastille, le duc d'Enghien, âgé de seulement 17 ans, rejoint l'Armée des émigrés qui se forme outre-Rhin sous le commandement de son grand-père, le prince de Condé et de son père, le duc de Bourbon. Leur but est de marcher sur Paris pour restituer à Louis XVI les pouvoirs que lui a arrachés l'Assemblée nationale constituante.

En 1792, le duc d'Enghien prend la tête de l'« Armée royale française ». Cette dernière s'engage en août dans l'invasion de la France aux côtés des corps autrichiens et prussiens réunis sous le commandement du duc Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick, expédition qui échoue en septembre lors la bataille de Valmy. Malgré cela, le , il reçoit des mains du comte de Provence la croix de Saint-Louis pour son comportement valeureux[5].

Vie privée dans l'émigration[modifier | modifier le code]

Il se réfugie à Ettenheim, dans le margraviat de Bade, à quelques lieues de la frontière française.

Ses projets de mariage avec la princesse Caroline de Bade ayant été contrariés par le margrave Charles-Frédéric, il vit ouvertement avec la femme de sa vie, Charlotte de Rohan-Rochefort[6],[7]. Selon Charles Lefeuve (1818-1882), historien de la ville de Paris, elle aurait accouché de deux filles jumelles, dans l'ancien hôtel Rohan-Rochefort au 19, rue Bonaparte par le docteur Moulin à la suite de sa liaison avec le duc d'Enghien en 1794[8].

Arrestation et exécution[modifier | modifier le code]

En 1804, à la suite d'une perquisition chez Armand de Chateaubriand (le cousin de François-René de Chateaubriand), le Premier consul Bonaparte le soupçonne d'être à la tête, avec Dumouriez, d'un nouveau complot royaliste. Il en existe bien un, organisé par Georges Cadoudal, ancien général en chef de l'armée catholique et royale de Bretagne ; Cadoudal, arrêté le , reconnaît que le complot attend pour son exécution le retour d'un prince de sang royal, qui doit se mettre à sa tête. Dans la nuit du 15 au , le duc est enlevé dans la principauté de Bade par un groupe de soldats conduits par le général Ordener. Avant même son arrivée à Paris, un procès expéditif est préparé.

Le , peu avant minuit, le duc fait face à un premier interrogatoire au château de Vincennes[9] ; à une heure du matin le , il est traduit devant un conseil de guerre présidé par Pierre-Augustin Hulin. Ce conseil a pour ordres de juger rapidement de la cause, et la condamnation à mort est déjà prévue dans l'arrêté pris par Bonaparte. Tout en se déclarant l'ennemi du gouvernement, il rejette les accusations de participation au complot royaliste en cours ; par contre, il précise qu'il attendait à Bade les instructions du gouvernement britannique qui devait sous peu faire appel à ses services dans cette région. En présence de Savary, envoyé par le Premier Consul, le conseil délibère rapidement : à deux heures du matin, le duc est condamné à mort à l'unanimité ; il est fusillé peu après, dans les fossés du château. Son corps est jeté dans une tombe creusée à l'avance au pied du pavillon de la Reine[10].

Réactions des contemporains[modifier | modifier le code]

L'exécution soulève des vagues d'indignation dans les cours européennes. Les royalistes accusent Bonaparte de s'être lâchement débarrassé du dernier descendant de la maison de France. Jean-Gabriel Peltier s'en fait largement l'écho depuis son exil en Angleterre[11].

Après la chute de Napoléon, la Restauration fait du duc d'Enghien un des martyrs de la royauté. En 1816, Louis XVIII fait transporter ses cendres dans la Sainte-Chapelle de Vincennes, sous un monument d'Alexandre Lenoir. En 1832, le légitimiste Édouard d'Anglemont lui consacre une tragédie. Dans ses Mémoires d'outre-tombe (1848), Chateaubriand écrit plusieurs pages sur l'exécution du duc d'Enghien, qui l'a profondément marqué et qui entraîna sa démission du gouvernement. Antoine Boulay de la Meurthe (1761-1840) stigmatise cette exécution qui, à ses yeux, est pour l'Empire non seulement un « crime », mais pire une « faute ».

Comme celui des généraux vendéens, son souvenir reste aujourd'hui vivace dans les milieux royalistes. Le bicentenaire de sa mort a été l'occasion de colloques et de débats.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Titulature et décoration[modifier | modifier le code]

Titulature[modifier | modifier le code]

  •  : Son Altesse Sérénissime Louis-Antoine de Bourbon, duc d'Enghien, prince du sang de France

Décoration dynastique française[modifier | modifier le code]

Ordre du Saint-Esprit Chevalier des ordres du Roi ()

Écrits du duc d’Enghien[modifier | modifier le code]

  • Correspondance du duc d'Enghien (1801-1804) et documents sur son enlèvement et sa mort (publ. par le comte Alfred Boulay de la Meurthe), Paris, Picard, 1904-1913, 4 vol.
  • [Correspondances originales et inédites des trois derniers princes de la maison de Condé]. Dans : Jacques Crétineau-Joly, Histoire des trois derniers princes de la maison de Condé : prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien..., t. 2, Paris, Amyot, , 514 p. (lire en ligne). — Ce deuxième tome contient la correspondance utilisée par l'auteur pour rédiger l'Histoire des trois derniers princes... qui occupe le premier tome. On y trouve plusieurs lettres du duc d'Enghien.
  • Discours de M. le duc d'Enghien à M. le premier président, s. l., s. n., s. d., 3 p.
  • « Journal de la campagne de 1796 », dans Correspondance du duc d'Enghien : 1801-1804 (publ. par Alfred Boulay de la Meurthe), t. 4, Paris, Alphonse Picard, (lire en ligne), p. 219-280.
  • « Journal du duc d'Enghien écrit par lui-même et dont l'original a été remis au Premier consul le 1er germinal an XII [22 mars 1804] », dans André Dupin, Pièces judiciaires et historiques relatives au procès du duc d'Enghien..., Paris, Baudouin frères, (lire en ligne), p. V-VIII.
  • « Lettre au roi, par M. le prince de Condé, M. le duc de Bourbon et M. le duc d'Eneghin [sic] », dans Lettre de Monsieur et de M. le comte d'Artois, au roi leur frère, avec la déclaration signée à Pilnitz le 27 août 1791, par l'empereur et le roi de Prusse, s. l., s. n., [1791] (lire en ligne), p. 8. — La lettre cosignée par le duc d'Enghien est datée de Worms, le 11 septembre [1791]. Il existe plusieurs éditions de cette lettre ; celle-ci semble être l'une des toutes premières.
  • Mémoire adressé à l'Assemblée nationale par S. A. R. Mgr comte d'Artois et les princes du sang fugitifs, [Paris], Volland, [1790], 8 p. (lire en ligne). — Pièce apocryphe, cosignée par le duc « d'Anguien ».
  • Mémoires et voyages du duc d'Enghien, Moulins, P.-A. Desrosiers, , 462 p. (lire en ligne). — Précédés d'une notice sur la vie et la mort du duc d'Enghien par le comte de Choulot.
  • Une correspondance pendant l'émigration, 1792-1797 : quarante-huit lettres inédites de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, du duc de Berry et du duc d'Enghien (publ. par le père Carlos Sommervogel), Paris, Charles Douniol, , 54 p. (lire en ligne). — Voir les lettres XLIV et XLV.

Références dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • L'histoire du duc d'Enghien est discutée par un groupe d'aristocrates dans la première partie de La Guerre et la Paix de Tolstoï. Pierre Bézoukhov est le seul à défendre l'acte de Napoléon en expliquant : « […] les Bourbons ont fui la Révolution, livrant le peuple à l'anarchie ; Napoléon seul a su comprendre la révolution et la vaincre, et puisqu'il s'agissait du bien général, il ne pouvait reculer devant la mort d'un seul homme. »
  • Le duc est le grand-oncle d’un des personnages principaux de l’œuvre de Marcel Proust À la recherche du temps perdu. Dans Le temps retrouvé, le Baron de Charlus le mentionne lors d’une discussion animée, avec le narrateur, au sujet de la Grande Guerre: « […] des propos qui eussent pu nous faire prendre pour des défaitistes. Je le fis remarquer à M. de Charlus sans réussir qu’à exciter son hilarité. « Avouez que ce serait bien drôle, dit-il. Après tout, ajouta-t-il, on ne sait jamais, chacun de nous risque chaque soir d’être le fait divers du lendemain. En somme pourquoi ne serai-je pas fusillé dans les fossés de Vincennes? La même chose est bien arrivée à mon grand-oncle le duc d’Enghien. La soif du sang noble affole une certaine populace qui en cela se montre plus raffinée que les lions. Vous savez que, pour ces animaux, il suffirait , pour qu’ils se jetassent sur elle, que Mme Verdurin eût une écorchure sur son nez. Sur ce que dans ma jeunesse on eût appelé son pif! » Et il se mit à rire à gorge déployée comme si nous avions été seuls dans un salon. »

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Louise Jacotey, Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé duc D'Enghien 1772-1804 : Ou tragique destinée du duc "Va de bon cœur", Dominique Guéniot, , 162 p. (ISBN 978-2-87825-317-7, lire en ligne)
  2. Jean-Paul Bertaud, Le Duc d'Enghien, Fayard, coll. « Biographies historiques », , 476 p. (ISBN 978-2-213-64778-4, lire en ligne), « Le hibou et l'enfant »
  3. Christian Bouyer, Les Condé, Pygmalion, , 368 p. (ISBN 978-2-7564-1625-0, lire en ligne)
  4. Jacques de la Faye (pseudonyme de Marie de Sardent), La Princesse Charlotte de Rohan et le Duc d'Enghien : Un roman d'exil, BnF, (1re éd. 1906), 398 p. (ISBN 978-2-346-03966-1, lire en ligne)
  5. « Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, duc d'Enghien (1772-1804), croix de Saint-Louis », sur www.napoleon-empire.net (consulté le )
  6. Bien qu'issue de la très haute noblesse bretonne, Charlotte de Rohan-Rochefort n'épousera jamais le duc d'Enghien car le prince de Condé, grand-père du duc d'Enghien, aurait désapprouvé cette union
  7. (fr) « Louis-Antoine de Bourbon-Condé, duc d'Enghien (v. 1772 - v. 1804) », sur www.roi-france.com (consulté le )
  8. Charles Lefeuve, Histoire de Paris, rue par rue, maison par maison, Paris, 1875
  9. Noëlle Destremau, Le Duc d'Enghien : Erreur politique ou assassinat ?, Éditions du Cloître, , 114 p. (ISBN 978-2-37324-054-2, lire en ligne)
  10. Florence de Baudus, Le Sang du Prince : Vie et mort du duc d'Enghien, Editions du Rocher, , 292 p. (ISBN 978-2-268-08195-3, lire en ligne)
  11. Lettre du à M. King, sous-secrétaire d'État au Ministère de l'Intérieur britannique, demandant une aide à la publication de son journal L'Ambigu stigmatisant cet assassinat. National Archives HO 42/75.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Affaire du duc d'Enghien (bibliographie)

Publications les plus récentes[modifier | modifier le code]

  • Florence de Baudus, Le Sang du prince : vie et mort du duc d'Enghien, [Monaco et Paris], Éd. du Rocher, , 289 p., 24 cm (ISBN 2-268-04143-3). — Bibliogr. Réédition en 2015 chez le même éditeur.
  • Jean-Paul Bertaud, Le Duc d'Enghien, Paris, Fayard, , 466 p., 22 cm (ISBN 2-213-60987-X). — Bibliogr. p. 437-447. Index.
  • Paul Doynel de La Sausserie et Louis Desvergnes, Une sœur inconnue du duc d'Enghien et sa descendance jusqu'en 1965..., Paris, G. Saffroy, , 7 p., 24 cm.
  • Claude Dugas, Les Cahiers scolaires du duc d'Enghien : l'éducation d'un prince, [Chantilly], Association de sauvegarde de Chantilly et de son environnement, coll. « Études cantiliennes » (no 12), , 12 p., 30 cm.
  • Albert Fagioli, Le Testament du duc d'Enghien ou le Secret du fabuleux trésor de Marthille, Strasbourg, Éd. Coprur, , 223 p., 23 cm (ISBN 978-2-84208-179-9). — Bibliogr. p. 217-223.
  • Marie-Louise Jacotey (préf. de Jean-François Michel), Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé (1772-1804) ou Tragique destinée du duc « Va de bon cœur », Langres, D. Guéniot, , 162 p., 22 cm (ISBN 2-87825-317-5). — Bibliogr.
  • Jacques de Lacretelle, « Le Duc d'Enghien et Charlotte de Rohan », dans La Galerie des amants, Paris, Librairie académique Perrin, , p. 193-199.
  • Bernardine Melchior-Bonnet, Le Duc d'Enghien : vie et mort du dernier des Condé, Paris, Amiot-Dumont, coll. « Présence de l'histoire », , 275 p., in-8°. — Réédition en 1961 (Paris, Le Livre contemporain).
  • Claude Pasteur, L'Amour et la mort du duc d'Enghien, Paris, Hachette, , 253 p., 19 cm.
  • Claude Pasteur, Le Duc d'Enghien ou la Mauvaise destinée, Paris, Tallandier, coll. « Figures de proue », , 283 p., 23 cm (ISBN 2-235-01576-X).

Publications numériques[modifier | modifier le code]

Biographies, documentation[modifier | modifier le code]

  • Alfred Boulay de la Meurthe, Les Dernières années du duc d'Enghien (1801-1804), Paris, Hachette, , VIII-359-8 p. (lire en ligne). — Cet ouvrage a été analysé par Auguste Fournier, « Note sur Les Dernières années du duc d'Enghien », Revue historique, vol. 36,‎ , p. 96-99 (lire en ligne).
  • Charles de Bouvens (Abbé), Notice historique sur Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, duc d'Enghien..., suivie de son oraison funèbre, Toulouse, Jean-Matthieu Douladoure [et] Joséphine Vitrac, , 29 p. (lire en ligne).
  • Paul de Lavenne de Choulot, « Notice sur la vie et la mort du duc d'Enghien », dans Louis-Antoine de Bourbon-Condé, Mémoires et voyages du duc d'Enghien, Moulins, P.-A. Desrosiers, (lire en ligne), p. 7-122.
  • Jacques Crétineau-Joly, Histoire des trois derniers princes de la maison de Condé : prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, d'après les correspondances originales et inédites de ces princes, Paris, Amyot, , 2 vol. — Tome 1er [lire en ligne]. — Tome 2 [lire en ligne]. Les correspondances utilisées par l’auteur ont été réunies dans le deuxième tome.
  • M. de Crotone, « L.-A.-H. de Bourbon, duc d'Enghien », La Semaine des familles, no 51,‎ , p. 808-811, article no 1 (lire en ligne).
  • M. de Crotone, « L.-A.-H. de Bourbon, duc d'Enghien », La Semaine des familles, no 52,‎ , p. 818-821, article no 2 (lire en ligne).
  • Théodore-Paul-Émile Ducos (comte), La Mère du duc d'Enghien : 1750-1822, Paris, Plon-Nourrit, , II-422 p. (lire en ligne).
  • Auguste Fournier, Note sur « Les Dernières années du duc d'Enghien ». Voir plus haut : Alfred Boulay de la Meurthe.
  • Julien-Joseph Guibout, « Les Trois derniers Condé sous la Révolution, l'Empire et la Restauration », dans La Maison de Condé, Rouen, Mégard et Cie, coll. « Bibliothèque morale de la jeunesse », (lire en ligne), p. 362-412.
  • Jacques de La Faye, La Princesse Charlotte de Rohan et le duc d'Enghien : un roman d'exil, Paris, Émile Paul, , 418 p. (lire en ligne).
  • Léon de Lanzac de Laborie, « Le Duc d'Enghien à Ettenheim (1801-1804) : à propos du centième anniversaire de sa mort », Le Correspondant, vol. 214,‎ , p. 846-858 (lire en ligne).
  • Charles Nauroy, « La Femme du duc d'Enghien », dans Les Derniers Bourbons, Paris, Charavay, (lire en ligne), p. 187-222.
  • Sabourin de Nanton, Ettenheim et le duc d'Enghien, Mulhouse, Imprimerie de L. L. Bader, , 31 p. (lire en ligne). — Extrait de la Revue d'Alsace.
  • Wop... (publ. par Louis-Marie Prudhomme), Histoire de la naissance, de la vie privée et militaire et de la fin tragique du duc d'Enghien, écrite en Allemagne en 1805..., Paris, au bureau de Lavater, A. G. Debray [et] Désauges, , 38 p. (lire en ligne).

Littérature, pièces de circonstance[modifier | modifier le code]

  • Édouard d'Anglemont (préf. de Charles d'Assailly), Le Duc d'Enghien : histoire-drame, Paris, Mame-Delaunay, , 298 p. (lire en ligne). — Théâtre.
  • Astanières de Boisserolle (Madame d')), Ode : anniversaire de la mort de L. A. H. de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, pour l'année 1819, Paris, Imprimerie de Dondey-Dupré, , 8 p. (lire en ligne).
  • Atterbury (trad. de l'anglais par J. M. V. Au.), Éloge funèbre du duc d'Enghien assassiné par Bonaparte, Lyon, Chambet, [ca. 1814-1815], 15 p. (lire en ligne). — Selon le traducteur, « Atterbury a été l'ami du duc d'Enghien, il a combattu en Allemagne à ses côtés ».
  • Jules de Bourgeon, Éloge de Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, Paris, L. Hachette, , 32 p. (lire en ligne).
  • Charles Brifaut, « Dialogue entre M. le duc d'Enghien et un général », Annales de la littérature et des arts, vol. 22,‎ , p. 5-14 (lire en ligne). — Lu à la Société royale des Bonnes-Lettres, le 23 décembre 1825.
  • Edme-François-Charles Bruchet, Oraison funèbre prononcée au service expiatoire, célébré en l'église de Saint-Étienne d'Auxerre, le 21 juillet 1814, pour Louis XVI et les quatre autres victimes royales, Auxerre, L. Fournier, , 46 p. (lire en ligne). — Paru sous l'anonymat.
  • Ambroise Bully, Éloge du duc d'Enghien, Meaux, Imprimerie de Dubois-Berthault, , 11 p. (lire en ligne).
  • Claude-Antoine Chambelland, Le Duc d'Enghien : romance dédiée à tous les ennemis du crime, Dijon, Tussa, [1814], 4 p. (lire en ligne).
  • D. F., Discours prononcé lors du service solennel que les volontaires royaux de Rouen ont fait célébrer le 21 mars, jour anniversaire de la mort de monseigneur le duc d'Enghien, Rouen, Imprimerie de F. Mari, , 8 p. (lire en ligne). — Signé : « D. F., volontaire royal. »
  • Louis-François de Dion, Éloge funèbre de S. A. S. Mgr le duc d'Enghien, Londres, Imprimerie de Cox, , 69 p. (lire en ligne). — Paru sous l'anonymat.
  • Joseph de Dulcat, Éloges de S. A. R. Mgr le duc d'Enghien et de M. le maréchal de Mailly, Perpignan, Mlle Tastu, , 62 p. (lire en ligne).
  • Victor-Alphonse Flayol, Éloge du duc d'Enghien : discours qui a obtenu une mention honorable à la Société royale des Bonnes-Lettres, Paris, A. Desauges, , 47 p. (lire en ligne).
  • Louis de Fontanes, « La Mort du duc d'Enghien : ode », dans Œuvres de M. de Fontanes, recueillies pour la première fois..., t. 1er, Paris, L. Hachette, (lire en ligne), p. 60-66.
  • Joseph-Antoine de Gourbillon, Apparition du duc d'Enghien, à Saint-Dizier, ou Rêve de Buonaparte, [Paris], Imprimerie de Charles, [1814], 2 p. (lire en ligne). — Poème paru sous l'anonymat. Il existe une autre édition sous le titre suivant : La Vision, ou le Spectre de Saint-Dizier.
  • J. L. Guillaume, Éloge du duc d'Enghien, Paris, Adrien Égron, , IV-62 p. (lire en ligne).
  • Pierre Hédouin, « La Mort du duc d'Enghien : stances », dans Le Bouquet de lys : recueil de poésies sur les révolutions de 1814 et 1815..., Boulogne, Le Roy-Berger, (lire en ligne), p. 11-12.
  • Léon Hennique (dessins d'Henri Dupray, gravés à l'eau-forte par Louis Muller), La Mort du duc d'Enghien : en trois tableaux, Paris, Tresse et Stock, , 98 p. (lire en ligne). — Théâtre.
  • Eugène Hugo, « La Mort du duc d'Enghien : ode », Recueil de l'Académie des jeux floraux,‎ , I-VI (lire en ligne). — Par le frère de Victor Hugo. Dans la Table qui termine le Recueil de 1819, cette ode est attribuée par erreur à « Victor-Marie Hugo ».
  • Chrétien-Siméon Le Prévost d'Iray, La Mort du duc d'Enghien : ode, Paris, Ch. Gosselin, , 11 p. (lire en ligne).
  • Étienne Michelet, La Mort du duc d'Enghien : poëme, Paris, J.-G. Dentu, , 38 p. (lire en ligne).
  • François-Marie-Joseph Noël Des Quersonnières, La Vision : poëme sur la mort tragique de Son Altesse Sérénissime monseigneur le duc d'Enghien..., [Paris], Imprimerie de Me Ve Cussac, [1819], 24 p. (lire en ligne). — Il existe une notice sur cet auteur : Sébastien Guyétant (docteur), Notice historique et biographique sur M. Noël Des Quersonnières, ancien commissaire général des armées françaises, âgé de 116 ans, Paris, chez l'auteur [et chez] Lagny frères [et] Alexandre Ledoyen, , 18 p. (lire en ligne).
  • Roger (curé de Vincennes), Quelques larmes sur le tombeau de monseigneur le duc d'Enghien, Paris, Lebègue, , 18 p. (lire en ligne).
  • Anatole Roux de Laborie, « Éloge du duc d'Enghien », Annales de la littérature et des arts, vol. 28,‎ . — Première partie, p. 53-71 [lire en ligne] ; deuxième partie, p. 106-117 [lire en ligne]. Discours prononcé le 30 mai 1827 à la Société royale des Bonnes-Lettres.
  • Émile Marco de Saint-Hilaire, Le Duc d'Enghien : souvenirs du temps du Consulat, Paris, Baudry, , 335 p. (lire en ligne). — Il existe une contrefaçon belge sous un titre légèrement modifié : Le Duc d'Enghien : épisode historique du temps du Consulat (Bruxelles, Société typographique belge, 1844).
  • Charles-Auguste Parfait de Villefort, Éloge de Son Altesse Sérénissime Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, duc d'Enghien..., Paris, C. J. Trouvé, , 53 p. (lire en ligne).
  • Pierre Zaccone et Constant Guéroult, « Le Duc d'Enghien et Georges Cadoudal », dans Histoire des conspirateurs anciens et modernes, s. l., s. n., [1881-1882] (lire en ligne), p. 214-298. — Édition populaire illustrée de ce roman historique.

Liens externes[modifier | modifier le code]