Lumières radicales

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Les Lumières radicales (en anglais Radical Enlightenment) sont une sous-branche des Lumières qui catégorise certains penseurs et écrivains de la deuxième moitié du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Il s'agit d'un syntagme historiographique destiné à une meilleure compréhension de la cohésion doctrinale de certaines Lumières. La thèse selon laquelle il existe ce pôle de penseurs « extrêmes » dans leur critiques du régime monarchique et des rouages du pouvoir fondé sur le droit divin, est portée dans le milieu universitaire depuis les années 1990. Margaret Jacob et Jonathan Israel en sont les deux principaux concepteurs. La recherche de la radicalité vise une relecture générale des Lumières fondée sur la notion de « Lumières radicales » empruntée à Margaret Jacob.

Ce mouvement philosophique et intellectuel qui émerge dans le milieu du XVIIe siècle serait porté par les philosophes comme Spinoza, Hobbes et Bayle.

L'influence de leurs écrits aurait été déterminante dans les grands événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle. Contre l'histoire officielle et ramassée sur les quelques décennies précédant la Révolution française, la théorie qu'il y aurait eu un mouvement radical montre un décentrage géographique, historique et intellectuel.

Émergence, développements, chronologie historiques[modifier | modifier le code]

C'est la période 1650-1750 qui formerait le cœur des Lumières. Jonathan Israel affirme que les développements des Lumières après 1750 ne sont « qu’une consolidation, une vulgarisation et un commentaire des concepts révolutionnaires introduits précédemment »[1]. Il justifie son choix d'avoir comme point de départ non pas la Révolution anglaise, mais « plutôt les révolutions philosophique et scientifique des années 1650, 1660, 1670, l'impact de Descartes, de Hobbes, et de Spinoza. C'est la distinction croissante entre le naturel et le surnaturel, entre raison et superstition, entre philosophie et théologie qui constitue le véritable point de départ des Lumières radicales en tant que mouvement intellectuel. »[2]

Les études de Jonathan Israel sont à la fois une synthèse encyclopédique et un essai engagé. Elles marquent une date dans l’historiographie des Lumières. Ce professeur d'histoire moderne d'Europe rend compte d'un ensemble de travaux qui se donnent l'objectif de repenser la charge subversive des Lumières.

Les sources des Lumières radicales sont les libertins érudits (ce que démontrent les travaux de Jean-Pierre Cavaillé[3]), les sceptiques (travaux de Gianni Paganini[4]), et une profusions d'écrits clandestins, surtout diffusés largement à partir de 1760 (travaux de Ira Wade à Princeton sur la littérature philosophique clandestine).

Thématiques[modifier | modifier le code]

Les Lumières « radicales » sont antireligieuses, antimonarchiques et anti-aristocratiques. Elles combattent intellectuellement les oppressions religieuses et politiques, l’irrationnel, l’arbitraire, l’obscurantisme et la superstition de leur temps et des siècles passés.

Les Lumières radicales est un terme générique appliqué à divers courants, les courants de : républicanisme, clandestinité, déisme non-providentiel, panthéisme, hobbesianisme, cartésianisme radical, spinozisme, socinianisme, et franc-maçonnerie[5].

Il en ressort que les Lumières radicales se définissent par :

  • une hostilité à tout compromis entre la philosophie et la religion,
  • un matérialisme intransigeant fondé sur la thèse spinoziste de l’unité de la substance,
  • une vision purement rationaliste et mathématisée du monde,
  • des convictions républicaines et démocratiques,
  • le refus des inégalités, que celles-ci soient sociales, de race, ou de genre.

Un rejet des dogmes et du pouvoir religieux[modifier | modifier le code]

Un athéisme ou un panthéisme doublé d'un matérialisme[modifier | modifier le code]

Une des caractéristiques des Lumières dites « radicales » est le système de pensée qui reposait sur le matérialisme athée, dans une définition générale du matérialisme qui incluait Spinoza.

D'autre part, une forme d'utilitarisme était représentée par les amis sociniens de Spinoza, tels que Jebb, Priestley, Price, et Wollstonecraft[6].

Vision du droit[modifier | modifier le code]

Pensée naturaliste, républicaine et égalitaire[modifier | modifier le code]

Les pensées de Spinoza et de Bayle donnent forme à un corps de pensée naturaliste, athée, républicaine et égalitaire, tels que Boulainvilliers, Meslier, Du Marsais, Fréret en France; Toland, Collins, Tindal en Angleterre; Stosch[Qui ?], Lau[Qui ?], Edelmann[Qui ?] en Allemagne[7].

Droits individuels et contrat social[modifier | modifier le code]

Idéal de la liberté de philosopher[modifier | modifier le code]

Dans le Traité théologico-politique, Spinoza défend une liberté de philosopher dans l'État, qui ne connaisse pas une censure arbitraire.

Acteurs et portée[modifier | modifier le code]

Margaret Jacob, puis Jonathan Israel après elle, situent les Lumières radicales à l'origine des Lumières et traversant le mouvement des Lumières, et distinguent ensuite des Lumières modérées voire conservatrices. Jonathan Israel liste les auteurs qui pourraient être classés comme ayant porté la « pensée radicale »[8] :

France : Bayle (« excepté dans sa ligne politique »), Fontenelle, Boulainvilliers, Tyssot de Patot, Lahontan, Fréret, Meslier, Du Marsais, Lévesque de Burigny, Boureau-Deslandes, de Maillet, Mirabaud, d'Argens, Boindin, Rousset de Missy, Jean-Frédéric Bernard, Bruzen de La Martinière, Vauvenargues, Buffon, Diderot, D'Alembert, Helvétius, La Beaumelle, Boulanger, Morelly, Mably, D'Holbach, Jean-Jacques Rousseau, et La Mettrie (dans sa pensée matérialiste mais non dans sa ligne politique ou sa théorie morale.)

Hollande : le prédécesseur Spinoza pour van den Enden, Koerbagh, Meyer, les frères de La Court, Cuffeler, Beverland, van Balen, Walten, van Leenhof, et Mandeville.

Angleterre : ..., Collins, Bolingbroke, ...

Italie : Giannone, Doria[Qui ?], Conti[Qui ?], Radicati, et Giambattista Vico (penseur très contesté quant au fait qu'il soit un penseur catholique).

Il y a aussi un petit cercle de penseurs et écrivains allemands.

Différents pôles des Lumières radicales[modifier | modifier le code]

Quatre courants seraient à l’origine des Lumières : « un courant newtonien, un courant néo-cartésien, un courant leibnizien et un courant spinoziste ou radical, mais c’est ce dernier qui aurait joué un rôle moteur dans la dynamique qui a présidé au renouveau intellectuel de la période, les autres courants réagissant au spinozisme. » [9].

C'est à partir d'eux que se composent des pôles en fonction de leur rapport à l’ordre ancien. Jonathan Israel sépare trois pôles : un pôle « radical-spinoziste », un pôle « modéré » cherchant le compromis entre les Lumières et la société d’Ancien Régime et enfin un pôle « conservateur », mais influencé par les Lumières[10]. Cet argument repose sur une vision du champ philosophique comme « un continuum de positions homogènes allant du conservatisme au radicalisme en passant par la modération. »[11].

Pôle spinoziste-radical[modifier | modifier le code]

Jonathan Israel apporte la thèse qui est la plus controversée dans le débat scientifique sur les Lumières radicales. Selon lui, Spinoza serait l'« onde de choc » des Lumières, l'inspirateur du mouvement qui se serait ensuite répandu dans toute l'Europe occidentale. En France, Paul Vernière a aussi travaillé sur l'importance du spinozisme dans le mouvement français des Lumières.

« Ce qui caractérise la « radicalité » des spinozistes, c’est leur refus absolu de la révélation et le fait qu’ils s’appuient exclusivement sur la raison pour analyser les faits naturels, politiques et sociaux. Le dualisme cartésien de la matière et de l’esprit est rejeté. L’univers ne forme qu’une seule substance dont la pensée est une des manifestations. Cette radicalité implique un rejet du compromis avec les autorités religieuses, intellectuelles, politiques ou sociales. »[9]

Son principe est la « substance unique » où Dieu est en tout (panthéisme spinozien) car « Dieu est la nature. Dieu vu comme immanent suppose une métaphysique lourde en présupposés. Cette position sur Dieu est exposée dans son Éthique. Cette idée deviendra centrale au siècle des Lumières.

Spinoza était considéré comme un juif hétérodoxe par ses amis, comme un athée par ses détracteurs, mais lui-même exposa une doctrine sur la béatitude entraînée par la connaissance de Dieu, et la qualifia de béatitude du sage.

La doctrine politique de Spinoza est d'abord l'idée qu'aucune entité ne fait autorité sinon la raison humaine dont l'usage permet de maîtriser les affects qui traversent le corps et l'esprit humain.

Pôle des Lumières « modérées »[modifier | modifier le code]

Les philosophies de Leibniz[n 1] de Locke ou de Wolff sont des réponses « modérées » au spinozisme[9].

Pôle des Lumières « consensuelles » ou « conservatrices »[modifier | modifier le code]

Les Lumières « conservatrices » visaient à maintenir la domination de l'aristocratie et de la Cour sur la société[13].

Les principales sont : Montesquieu, Voltaire, Turgot, Frédéric le Grand, Hume, Ferguson, Adam Smith, Edmund Burke, Reimarus, Möser et Rehberg[13].

Exclure Hobbes, Hume et Voltaire des Lumières radicales est sur l'argument qu'ils « ne voyaient pas en la 'raison' le fondement d'une réforme urgente à grande échelle et qu'ils préféraient fonder leur orientation politique (rétrospectivement) sur l'absolutisme royal, la tradition, et sur une société dominée par l'aristocratie »[6].

Expansion de la pensée radicale[modifier | modifier le code]

Les philosophes constituaient des réseaux et communiquaient par lettres. Parce qu’ils critiquaient l’ordre établi, les philosophes étaient poursuivis par les autorités et devaient recourir à la clandestinité pour la circulation de leurs thèses. Les philosophes luttaient généralement moins contre le pouvoir royal que contre l’hégémonie ecclésiastique et nobiliaire.

Dans Les Lumières radicales. La Philosophie, Spinoza et la naissance de la modernité (1650-1750), Jonathan Israel consacre la cinquième partie à « la progression clandestine des Lumières radicales 1680-1750 ».

Académies, bibliothèques et loges[modifier | modifier le code]

Les loges francs-maçonniques, groupement à vocation humaniste et initiatique, concentre tous les caractères des Lumières : elle est théiste, tolérante, libérale, humaniste, sentimentale. Mais elles ne constituent pas de manière homogène le foyer de la radicalité des Lumières.

Margaret Jacob considère que « L'historiographie des Lumières reste vague en ce qui concerne la franc-maçonnerie. »[14] Jonathan Israel affirme que : « Il n'y a aucun rapport inhérent entre les Lumières radicales et la franc-maçonnerie. Les francs-maçons pouvaient être indifféremment radicaux, modérés ou réactionnaires (comme par exemple les partisans des anti-Lumières) avec autant d'aisance et de facilité. »[15]

Stratégies détourant la censure[modifier | modifier le code]

Le Traité théologico-politique (1660) a été publié anonymement par Spinoza, mais on l'a très vite attribué comme son auteur.

Critiques[modifier | modifier le code]

La position de Jonathan Israel connaît des controverses sur les limites de certains de ses critères requis pour mériter la qualité de « radical ». L’équivalence qu’établit J. Israel entre une catégorie classique de l’histoire de la philosophie (le spinozisme), et une catégorie historiographique (les Lumières radicales) est au cœur des discussions. En effet, certains chercheurs comme Antoine Lilti remettent en question la possibilité que le spinozisme, ou plus généralement un matérialisme radical, ait été la seule base théorique permettant de concevoir et de promouvoir au XVIIIe siècle le droit des femmes, l’émancipation des juifs ou encore l’abolition de l’esclavage.

Il est supposé une cohérence des positions radicales. Une cohérence qui présuppose de manière sous-jacente qu'une « ontologie moniste et matérialiste impliquait nécessairement des positions sociales et politiques radicales : républicanisme démocratique, égalité des sexes, liberté d’expression, anticolonialisme. »[16]

« L’athéisme ou le panthéisme spinoziste sont-ils nécessairement égalitaires et démocratiques dans la période des Lumières ? [...] les athées déchristianisateurs sont-ils forcément les révolutionnaires les plus égalitaires ? On peut en douter. Les contre-exemples peuvent être multipliés : Boulainvilliers, présenté comme un républicain radical n’est pas démocrate (ce qu'Israel concède volontiers d’ailleurs), d’Holbach, athée radical est très éloigné de l’égalitarisme et encore plus de l’antimonarchisme. La pensée athée peut très bien s’accommoder d’une conception aristocratique de la société qui considère que la crédulité des masses est un fait de nature. Enfin a contrario, l’égalitarisme et le républicanisme de Rousseau ne l’empêchent pas de développer une conception de la religion tout à fait opposée à celle du cercle holbachique, cela fait-il pour autant de Rousseau un « modéré » ? »[9]

La notion de Lumières « radicales » tiendrait plutôt d'un concept sociopolitique.

A la lumière des différentes études qui composent cet ouvrage, c'est la multitude des "radicalités" (dans les contenus, les méthodes, les principes, etc.) qui s'imposerait plutôt.

Les Lumières radicales sont-elles la source première des Révolutions ?[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Et d'après Israel « il manqua lui-même un temps d’être aspiré dans l’orbite de la pensée radicale[12]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Lilti, « Comment écrit-on l'histoire intellectuelle des Lumières ?  », Annales. Histoire, Sciences Sociales 1/ 2009 (64e année), p. 171-206. URL : [2]
  2. Lumières, numéro 13 « Lumières radicales radicalisme des lumières », interviews de Jonathan Israel et Margaret Jacob, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p. 23.
  1. Jonathan Israel, Radical Enlightenment, Philosophy and the making of modernity 1650-1750, Oxford, Oxford University Press, 2001, p.31
  2. Lumières, numéro 13 « Lumières radicales radicalisme des lumières », Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p.19. Citation de Jonathan Israel
  3. Cf. article de Jean-Pierre Cavaillé : « Libertinage ou Lumières radicales », in Qu'est-ce que les Lumières Radicales ? Libertinage, athéisme et spinozisme dans le tournant philosophique de l'âge classique, Catherine Secrétan, Tristan Dagron (dir.), Éditions Amsterdam, coll. « Caute ! », 2007
  4. Cf. article « L’apport des courants sceptiques à la naissance des Lumières radicales » de Gianni Paganini, in Qu'est-ce que les Lumières Radicales ? Libertinage, athéisme et spinozisme dans le tournant philosophique de l'âge classique, Catherine Secrétan, Tristan Dagron (dir.), Éditions Amsterdam, coll. « Caute ! », 2007
  5. Article: « Unité et diversité des Lumières radicales – Typologie de ses intellectuels et de ses racines culturelles » de Jonathan Israël p.37 in Qu'est-ce que les Lumières Radicales ? Libertinage, athéisme et spinozisme dans le tournant philosophique de l'âge classique, Catherine Secrétan, Tristan Dagron (dir.), Éditions Amsterdam, coll. « Caute ! », 2007
  6. a et b Lumières, numéro 13 « Lumières radicales radicalisme des lumières », Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p.23. Citation de Jonathan Israel
  7. Lumières, numéro 13 « Lumières radicales radicalisme des lumières », Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p.14. Citation de Jonathan Israel
  8. - «2 - Philosophy and the Making of Modernity 1. Spinoza and spinozism in the Radical Enlightenment», Jonathan Israël, dans Enlightenment Contested, 2006, p.43
  9. a, b, c et d Marc Belissa, « Les Lumières radicales : La Philosophie, Spinoza et la naissance de la modernité (1650-1750) », Annales historiques de la Révolution française, no 345,‎ (lire en ligne)
  10. (en) Jonathan Israel, Radical Enlightenment : Philosophy and the making of modernity 1650-1750, Oxford,
  11. Antoine Lilti, « Comment écrit-on l'histoire intellectuelle des Lumières ? », Annales. Histoire, Sciences Sociales, vol. 64, no 1,‎ (lire en ligne)
  12. Jacques Bouveresse, Dans le labyrinthe : nécessité, contingence et liberté chez Leibniz : Cours 2009 et 2010, Collège de France (lire en ligne), « Cours 23. Vérités de raison et vérités de fait »
  13. a et b Lumières, numéro 13 « Lumières radicales radicalisme des lumières », Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p.25. Citation de Jonathan Israel
  14. Lumières, numéro 13 « Lumières radicales radicalisme des lumières », Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009 p.29
  15. Lumières, numéro 13 « Lumières radicales radicalisme des lumières », Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009 p.30
  16. Antoine Lilti, « Comment écrit-on l'histoire intellectuelle des Lumières ?  », Annales. Histoire, Sciences Sociales 1/ 2009 (64e année). URL : [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Margaret Jacob, The Radical Enlightenment: Pantheists, Freemasons, and Republicans, Metairie, Cornerstone Book Publishers, [1981] 2006
  • Margaret Jacob, Living the Enlightenment: Free masonry and Politics in Eighteenth-Century Europe, Oxford University Press, 1991
  • Jonathan Israel, Les Lumières radicales. La philosophie, Spinoza et la naissance de la modernité 1650-1750, Paris, Éditions Amsterdam, 2005. (Radical Enlightenment: Philosophy and the making of modernity 1650-1750, Oxford, Oxford University Press, 2001)
  • Jonathan Israel, Enlightenment contested: Philosophy, modernity, and the emancipation of man 1670-1752, Oxford, Oxford University Press, 2006
  • Yves Citton, L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières, Paris, Éditions Amsterdam, 2006.
  • Qu'est-ce que les Lumières Radicales ? Libertinage, athéisme et spinozisme dans le tournant philosophique de l'âge classique, Catherine Secrétan, Tristan Dagron (dir.), Éditions Amsterdam, coll. « Caute ! », 2007
  • Paul Hazard, La Crise de la conscience européenne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]