Siège de Calvi

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Siège de Calvi
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Civitas Calvi Semper Fidelis

Informations générales
Date De juillet au 10 août 1794
Lieu Calvi
Issue Victoire anglo-corse
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau du Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Flag of Corsica.svg Royaume anglo-corse
Commandants
Raphaël de Casabianca Samuel Hood
Charles Stuart
Horatio Nelson
Pascal Paoli
Forces en présence
2 000 hommes
Pertes
750 morts ou disparus

Guerres de la Révolution française

Batailles

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Campagne d'Italie
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Guerres d'indépendance corse

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Coordonnées 42° 34′ 07″ nord, 8° 45′ 25″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Calvi.

Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse

(Voir situation sur carte : Haute-Corse)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Calvi.

Géolocalisation sur la carte : Corse

(Voir situation sur carte : Corse)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Calvi.

Le siège de Calvi, pendant la Révolution française, s'est déroulé à Calvi et opposa les troupes anglo-paolistes aux troupes de la République Française.

Événements précédant la bataille[modifier | modifier le code]

La citadelle depuis la mer.

Après l'évacuation de Toulon en décembre 1793, la force britannique, sous le commandement du vice-amiral Samuel Hood, s'est rassemblée dans la baie d’Hyères, quelques milles à l'est du port. Le 4 janvier 1794, le général Pascal Paoli, le chef des nationalistes patriotes corses, offre de placer la Corse sous la protection britannique, en échange de l'évacuation des garnisons françaises des trois forteresses de Calvi, Bastia et San Fiorenzo (Saint-Florent). Paoli répétait là des offres faites alors que le siège de Toulon battait son plein.

Hood cherchait une base navale avancée permettant de bloquer Toulon, tout en protégeant le commerce britannique avec les États italiens par des ports comme Livourne et Naples. Gibraltar était trop loin ; Minorque était espagnole ; et on ne pouvait vraiment compter sur l'appui de ports espagnols, comme Barcelone, car les relations hispano-britanniques n'étaient rien moins que cordiales, même si les deux pays étaient alors alliés contre la France. Hood fut satisfait de l'aide offerte par Paoli, quels qu'en fussent les termes, et il décida de faire de la Corse sa base pour sa flottille.

Déroulement[modifier | modifier le code]

La garnison, sous le commandement du général Raphael de Casabianca, secondé par le général Jacques Pierre Abbatucci et le commissaire Barthélemy Arena[1], enfermée à Calvi, résiste aux Britanniques. En 1794, ces derniers assiègent Calvi sous le commandement du général Stuart, qui compte parmi ses officiers Horatio Nelson, futur vainqueur d'Aboukir et de Trafalgar. Si les bombardements sont intenses, la riposte ne l'est pas moins. Le 12 juillet, Nelson perd son œil lors d'un assaut ; mais les batteries sont conquises l'une après l'autre. Les Calvais résistent tout de même 40 jours. Le 10 août 1794 (23 Thermidor an II), la garnison française se retire avec les honneurs. De la ville accablée sous 24 000 boulets, il ne reste plus grand-chose.

La ville mit plus d'un siècle avant de retrouver la prospérité.

Épisode de la Veuve Brulon[modifier | modifier le code]

Des faits et gestes mémorables de la Veuve Brulon[Note 1] - le lieutenant Brulon, eurent lieu durant le siège :

« Les munitions étaient presque épuisées. C'est alors que le lieutenant Filippi rappelle qu'une voiture remplie de cartouches et de gargousses se trouve remisée... en dehors des lignes anglaises... Soixante Calvaises, résolues sollicitent le périlleux honneur de tenter cette entreprise. Elles demandent un chef, ce sera le « sergent Liberté » qui troque son uniforme pour revêtir non sans répugnance sa vieille robe de veuve. »

— Jean-Marc Salvadori in Femmes héroïques corses, publication de l'auteur, Venaco 1930

Repérées, canonnées, ces nouvelles pourvoyeuses réussissent néanmoins à regagner le fort où elles sont acclamées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Serveille, Le siège de Calvi en 1794, bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse - Imprimerie et librairie C. Piaggi 1912 p. 151-193 disponible sur Gallica
  • Jean-Marc Salvadori, La veuve Brulon et les femmes calvaises au siège de Calvi in Femmes héroïques corses, publication chez l'auteur - Venaco (Corse) - 1930 p. 79-85 (notice BnF no FRBNF31290556)
  • Fouéré-Macé : La veuve Brulon ; archives du ministère de la Guerre - Relation du siège de Calvi.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Angélique Brulon (Marie angélique-Joseph Duchemin, veuve, née à Dinan (Côtes-du-Nord) le 20 janvier 1772, remplaça son mari sergent décédé en 1791 au cours d'une rixe à Ajaccio. Le général Raphael de Casabianca (né en 1738 à Vescovato - † 1825) la nomme caporal puis caporal-fourrier. C'est le caporal Liberté

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Salvadori in Femmes héroïques corses Venaco 1930