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Combat d'Amberg

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Combat et bataille d'Amberg

Combat d'Amberg

Informations générales
Date
Lieu Amberg
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Jean-Baptiste Jacopin Kray

Coordonnées 49° 28′ 16″ nord, 11° 49′ 52″ est
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Combat d'Amberg
Géolocalisation sur la carte : Bavière
(Voir situation sur carte : Bavière)
Combat d'Amberg

Le combat d'Amberg oppose les Français commandés par le général Jean-Baptiste Jacopin aux Autrichiens commandés par le général Kray. Le combat se déroule le et se solde par une victoire française. Les Autrichiens prennent leur revanche trois jours plus tard lors de la bataille d'Amberg qui oppose l'archiduc Charles au général Jourdan.

L'Armée de Sambre-et-Meuse, commandée par le général Jourdan, s'avance vers la Haute-Bavière. Le général Kray s'arrête vers Amberg, petite ville proche de Ratisbonne, située au bas d'un coteau, sur la rive droite de la Wilz. Les Autrichiens établissent leur camp sur des positions avantageuses.

le à huit heures du matin, Jourdan fait avancer les tirailleurs français entre les bois et les hauteurs occupés par les Autrichiens. L'artillerie légère les suivant de près. De son camp, le général Kray aperçoit tous les mouvements des Français.

Ayant remarqué qu'il pouvait facilement déborder la droite de Jourdan, et arriver avant lui à la route d'Amberg, Kray y fait porter des troupes. Mais elles sont aperçues par les éclaireurs français. Le général Jacopin est chargé avec une demi-brigade de s'opposer aux Autrichiens. Il les gagne de vitesse, et atteint avant eux la gorge par laquelle ils devaient déboucher. Le combat est vif et sanglant. Plusieurs fois les Français sont forcés de reculer mais regagnent bientôt le terrain perdu.

Les Autrichiens, voyant qu'on leur oppose une résistance acharnée à l'extrémité gauche, tentent une diversion sur le côté affaibli par les troupes qu'on en avait retirées. Des troupes avancent sur les hauteurs en arrière de Köfering[1]. De même, la cavalerie descend le coteau pour engager la bataille dans la plaine. Aussitôt, le second régiment de dragons s'avance. Malgré le feu de l'artillerie, il arrive au bas du coteau avant l'ennemi. La rapidité d'exécution empêche les Autrichiens de descendre. Pendant plus de trois heures, le régiment demeure sous le feu de l'artillerie autrichienne.

Le général Kray lance l'élite de ses troupes sur celles du général Jacopin. Pressé de tous côtés, ce dernier marche à la tête de deux bataillons. Il fait battre la charge, s'offre à l'ennemi, enfonce et culbute tout ce qui se présente sur son passage.

Les hauteurs, si longtemps disputées, sont enfin abandonnées. Les Autrichiens se retirent en bon ordre. Les Français, manquant de cavalerie, ne peuvent les inquiéter dans leur retraite et bivouaquent sur le champ de bataille. Le lendemain, les Autrichiens sont aperçus en arrière de la Nahe, occupant une position près de Schwarsberg.

C'est le souvenir de ce fait d'armes qui est gravé sur la face intérieure du pilier nord des grandes arcades de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Bataille d'Amberg

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Le général-major Friedrich Joseph, comte de Nauendorf (en), conseille à l' archiduc d'Autriche d'envoyer des troupes contre l'arrière-garde de Jourdan. Celui-ci laisse 30 000 hommes sous les ordres de Latour pour neutraliser Moreau et se rapproche de Jourdan qui talonne Wartensleben près d'Amberg. Le 22 août, à Neumarkt in der Oberpfalz , l'archiduc repousse une division de Jourdan commandée par le général-major Jean-Baptiste Bernadotte et fait face à l'arrière droite française. Les forces en présence sont de 48 000 Autrichiens contre 45 000 Français. Le 24 août, l'archiduc attaque le flanc droit français tandis que Wartensleben attaque de face. L'armée française doit se replier vers le nord-ouest. Les Autrichiens ne déplorent que 400 tués et blessés ; les pertes françaises s'élèvent à 1 200 tués et blessés, auxquels s'ajoutent 800 prisonniers[2].

Notes et références

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  1. Köfering est écrit Wolfering
  2. wikiReact.com, « Bataille d'Amberg », sur wikiland.org (consulté le )

Bibliographie

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  • Nouveau dictionnaire des sièges et batailles tome I A-B ; M..... M..... ; Paris; Chez Gilbert, Libraires, rue Serpente n10.