Avesnes-en-Bray

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Avesnes-en-Bray
Avesnes-en-Bray
Paysage communal et parc éolien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes des 4 rivières
Maire
Mandat
Françoise Deschamps
2020-2026
Code postal 76220
Code commune 76048
Démographie
Gentilé Avesnois
Population
municipale
296 hab. (2018 en diminution de 6,92 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 11″ nord, 1° 40′ 24″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 229 m
Superficie 11,9 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Gournay-en-Bray
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gournay-en-Bray
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Avesnes-en-Bray

Avesnes-en-Bray est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Avesnes-en-Bray est une commune du pays de Bray située dans le canton de Gournay-en-Bray.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Avesnes-en-Bray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Avisnis dès 862[6].

Les formes les plus anciennes du type toponymique Avesnes semblent exclure un recours au mot avoine (anciennement aveine) qui serait employé au sens de « lieu où l'on cultive l'avoine ». En effet, outre Avisnis se référant à Avesnes-en-Bray, on rencontre également Avisnis en 844 (Avesnes, Somme, Vron); Avisinas en 775 (Avesnes-le-Sec, Nord) et Avisnis en 750 (Avesnes-Chaussoy, Somme) incompatibles avec le latin avena « avoine ». C'est pourquoi Maurits Gysseling et à sa suite François de Beaurepaire croient reconnaître le germanique afisna / avisna signifiant « pâturage » (cf. vieil anglais æfesn) et commun dans la partie nord du domaine d’oïl[7],[6], autant sous forme d'élément de toponyme -avesnes, que de toponyme ou de microtoponyme. Le sens de « pâturage » est attesté pour ce mot à propos du hameau des Avesnes (Seine-Maritime, Communes patures nommées les Avesnes dans le fief de Montérolier 1455). En outre, le pays de Bray est traditionnellement une région bocagère et de pâtures, tout comme l'Avesnois.

C'est en 1962 que le déterminant complémentaire en-Bray a été ajouté, pour le distinguer d'Avesnes-en-Val.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des groupements d'habitations existent à Avesnes-en-Bray lors de la conquête des Gaules par Jules César, tout comme à Alges, à Gournay-en-Bray, à Saint-Clair-sur-Epte, à Ferrières, à Dampierre-en-Bray, à Elbeuf-en-Bray, à Neuf-Marché...

Au Moyen Âge, Avesnes est un fief de haubert. En 1461, Jean d'Estouteville, seigneur de Torcy, Ondeauville et Blainville donne Avesnes à Charles VII[8].

Avant la révolution, la cure (paroisse) du village est à la nomination et présentation (droit de patronage) des abbés et religieux de l'abbaye Saint-Michel du Tréport qui percevait les dîmes[9].

En 1866, au lieu-dit Camp Vaquier, l'abbé Cochet a fait des fouilles archéologiques à la suite de la découverte accidentelle d'un sarcophage en pierre et a mis au jour une nécropole entière du haut Moyen Âge d'au moins 12 fosses placées sur 3 rangs et orientées est-ouest. Elles ont fourni un mobilier important : 5 vases, 1 scramasaxe, 1 couteau, 5 agrafes de ceinturon avec plaques dont plusieurs étaient damasquinées, une belle plaque damasquinée, une chainette en fer, 4 perles en pâte de verre, 2 fibules dont une en bronze ansée, une bague en bronze, une paire de boucles d'oreille (franques) et un petit bronze romain du Haut-Empire romain. Ces objets se trouvent maintenant au Musée départemental des antiquités (Rouen)[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
vers 1880   M. Pépin de Sailly[11]    
1936   M. de Murat de Lestang[12]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Pierre Masson    
2008 En cours
(au 10 août 2020)
Françoise Deschamps SE Vice-présidente de la CC du Bray-Normand (2014 → 2016)
Vice-présidente de la CC des Quatre Rivières (2017 → 2020)
Réélue pour le mandat 2014-2020[13] ,Réélu pour le mandat 2020-2026[14]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2018, la commune comptait 296 habitants[Note 3], en diminution de 6,92 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
311285317310344364378379315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
321333333334323325339388371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
321340331319327302290264276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
275275249205234256307314320
2013 2018 - - - - - - -
318296-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1968, la famille Buccellato s'installe dans une ancienne laiterie qu'elle restaure entièrement, elle en fait sa résidence secondaire qu’elle baptise : la Tourmaline. Ce nom a été influé par le château en forme de tour entièrement en brique et qui alimentait le village en eau.
  • Jean d'Estouteville, seigneur de Torcy, d'Ondeauville (Doudeauville) et Blainville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Gournay-en-Bray », sur insee.fr (consulté le 4 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  6. a et b François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150).
  7. Maurits Gysseling, Toponymisch woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en Duitsland (vóór 1226), Deel I, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Nederlandistiek, 1960, p. 86 (lire en ligne) [1]
  8. Nicolas René Potin de la Mairie : Recherches historiques sur la ville de Gournay-en-Bray (suppléments)
  9. (la) Pierre-Paul Laffleur de Kermaingant, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Michel du Tréport : Ordre de Saint Benoit, Paris, Impr. de Firmin-Didot, (lire en ligne), p. XXXVIII.
  10. Isabelle Rogeret, Carte archéologique de la Gaule: La Seine-Maritime, Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1998.
  11. « Avesnes-en-Bray », sur http://seine76.fr, (consulté le 6 décembre 2015).
  12. « Les maires de Avesnes-en-Bray », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 6 décembre 2015).
  13. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 2 décembre 2015).
  14. « Liste des maires » [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le 14 août 2020).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2017 et 2018.