Rickshaw

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Rickshaws colorés à Chennai, Inde

Un rickshaw, aussi appelé trishaw, est un véhicule tricycle (d'où le nom trishaw) à propulsion humaine ou mécanique (autorickshaw), destiné au transport de personnes et de marchandises.

Description et types[modifier | modifier le code]

Dans sa version non motorisée, le conducteur est installé à l'avant sur une bicyclette dont les haubans et la roue arrière sont remplacés par un châssis avec une paire de roues latérales. Il pilote l'engin avec le guidon et les freins, et dispose éventuellement de manettes de changement de vitesses. Il fournit également l'énergie motrice en agissant sur les pédales ; une chaîne assure la transmission entre le pédalier et l'axe des roues arrière sur le même principe que pour un vélo.

L'arrière reprend la conception d'un pousse-pousse, avec un siège ou une banquette posée sur le châssis. Cette partie peut être couverte d'une capote ou d'un toit rigide pour protéger les passagers des intempéries.

Dans sa version motorisée (tuk-tuk), la partie avant est construite à partir d'une moto ou d'un scooter ; le moteur est un 2-temps en général. En pratique, la construction de ces engins fait maintenant l'objet d'une conception spécifique et leur production est industrialisée. La plupart des autorickshaws sont équipés d'une carrosserie sans portes avec pare-brise, protégeant ainsi le conducteur en plus des passagers.

Utilisation[modifier | modifier le code]

À l'origine du recul de l'utilisation des palanquins, ce mode de transport est très utilisé dans toute l'Asie du Sud-Est, notamment en Indonésie (où il est appelé becak) et en Malaisie (où on l'appelle plutôt trishaw), ainsi qu'en Inde.

Beaucoup de conducteurs de ces engins assurent une fonction de taxi, et vivent de ce métier. La plupart d'entre eux ne peuvent pas acheter eux-mêmes leur outil de travail et le louent donc à des sociétés. Même lorsque l'engin ne leur appartient pas, ils travaillent généralement à leur compte ou se regroupent en compagnies selon le même principe que les compagnies de taxis automobiles.

Cependant, des sociétés commencent à investir sur le marché de l'autorickshaw familial ou d'entreprise, proposant une gamme d'engins de plus en plus proches de l'automobile et des petits fourgons de livraison dans leur philosophie d'usage.

À Calcutta, il existe aussi des rickshaws tirés manuellement par les rickshaws-wallahs. Ce mode de transport est l'objet de vives polémiques et bénéficie d'une règlementation rigoureuse.

En Afrique, et notamment en Égypte[1], on a vu apparaître depuis quelques années le rickshaw, qui représente une alternative intéressante aux réseaux de transport traditionnels, voire une solution à l'absence de ces infrastructures, en particulier dans les petites villes du delta du Nil[2].

En France, des rickshaws ont fait leur apparition dans plusieurs villes au cours des années 1990, notamment à Lyon ou à Lille[3], s'inscrivant dans le contexte plus général du développement du vélotaxi et des solutions de transports plus écologiques.

Sources d'information[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe TASTEVIN, L’autorickshaw en Égypte, une épopée provinciale, Paris-Le Caire, Khartala-Cedej,‎ 2007 (ISBN 978-2-84586-854-0, lien LCCN?)
  2. www.franceculture.com
  3. http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-un-rickshaw-indien-dans-les-rues-de-lille-2995.asp?1=1

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]