Gustave Trouvé

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Gustave Trouvé

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Gustave Trouvé.

Naissance
La Haye-Descartes (France)
Décès (à 63 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Champs Physique, Chimie, Ingénierie
Diplôme École des Arts et Métiers
Renommé pour Moteur électrique, automobile électrique, télécommunication.

Gustave Pierre Trouvé, né le à La Haye-Descartes (Indre-et-Loire) et mort le à Paris, est un ingénieur, physicien, chimiste et industriel français.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Gustave Trouvé est né dans une famille modeste, son père, Jacques Trouvé, est marchand de bestiaux. Il est envoyé au collège de Chinon dans lequel il fait ses études jusqu’à intégrer l’École des Arts et Métiers d’Angers. C’est à la fin de ses études qu’il quitte sa Touraine natale pour se rendre à Paris où il trouve un emploi chez un horloger.

Une brillante carrière d’inventeur[modifier | modifier le code]

Dès 1865 il crée un établissement afin de pouvoir laisser libre cours à sa créativité. C’est au sein de cet établissement qu’il développe des applications multiples de l’électricité. Bijoux et autres accessoires lumineux sont très prisés par les milieux artistiques[1].

Les années qui suivent sont marquées par de très nombreuses inventions, la plupart recensées par les grandes revues de vulgarisation de l'époque au premier rang desquelles La Nature.

Il est décoré de la Légion d'honneur en 1881.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Gustave Trouvé est un inventeur aux multiples compétences. Il participe ainsi à l'amélioration des moyens de communications par plusieurs inventions ou plutôt améliorations notables.

La première mention de ses travaux est faite en 1876 dans La Nature. C'est la description de son système de télégraphie militaire permettant la communication rapide à un kilomètre de distance. Très utile pour la transmission d'ordres ou le rapport d'éclaireur, la revue mentionne son utilisation par la plupart des armées européennes[2]

En 1878, il met au point un téléphone reprenant le principe de celui de Graham Bell mais permettant d'améliorer l'intensité des sons perçus par l'utilisation d'une double membrane[3].

La même année, son travail est encore une fois remarqué par l'invention d'un microphone portatif d'une grande sensibilité[4]. Les travaux de Gustave Trouvé semblent donc avoir pour vocation l'amélioration des systèmes existants mais surtout de les rendre plus portatifs et moins couteux. Il est un des précurseurs du travail de miniaturisation qui domine de nos jours.

Pour les médecins oto-rhino-laryngologistes, Gustave Trouvé est connu comme l'inventeur du "Photophore" qu'il mit au point en association avec le Dr Paul Hélot, otorhinolyngologiste rouennais, système d'éclairage précurseur du miroir de Clar. Une abondante correspondance entre ces deux hommes permet de situer la naissance de cette invention à l'année 1883. Il existe des exemplaires de cette correspondance chez M. Olivier Hellé, descendant du Dr P.Hélot, ainsi que chez le Dr Jacques Calu, ORL et lointain successeur.

Ingénierie[modifier | modifier le code]

Moteur du canot électrique de Gustave Trouvé
Premier hors-bord électrique de Gustave Trouvé, 1881.

Toutefois Gustave Trouvé ne s'arrête pas à des travaux sur le téléphone mais continue ceux sur l'électricité en tant qu'énergie motrice. Dans ce domaine, il fait preuve d'une grande inventivité et surtout est bien en avance sur son temps. En effet, à l'heure des premiers moteurs à explosion et l'utilisation du pétrole comme énergie motrice, lui crée les premiers engins électriques.

Tout commence avec le bateau électrique dont le premier test est pratiqué le . Ce premier hors-bord utilise un moteur électrique fonctionnant grâce à une bobine Siemens améliorée par Gustave Trouvé. Ce moteur est placé à la poupe d'un canot (le Téléphone) de 5 m de long, permettant le transport des piles nécessaires à l'alimentation du moteur. Les premiers essais sont faits sur la Seine en présence de nombreuses personnalités du monde scientifique. Les vitesses atteintes sont d'1 m/s (3,6 km/h) à contre-courant et 2,5 m/s (9 km/h) dans le sens du courant[5].

L'autre grande invention de G.Trouvé est l'automobile électrique, présentée pour la première fois à l'Exposition internationale d'Électricité de Paris en novembre 1881[6]. Premier véhicule électrique de l'histoire, il ne connaitra pourtant pas la postérité face au moteur à explosion de Diesel.

La nouveauté du "photophore", développé en 1883, en commun avec le Dr Paul Hélot, laryngologiste, était le fait qu'il apportait un système d'éclairage étroit, intense et localisé, orientable par les mouvements de la tête, tout en libérant les mains de l'opérateur. Cela était précieux pour le praticien ORL qui pouvait ainsi tenir à la fois le speculum et l'oreille de son patient. Ou bien, dans le cas de l'examen laryngé, tenir la langue tirée ainsi que le miroir. Ce photophore sera repris et utilisé par des pompiers et différents ouvriers travaillant dans l'obscurité.

Il faut aussi noter la construction, en 1887, d'un hélicoptère utilisant un moteur électrique posé au sol et relié à l'engin par des fils. Ne pouvant voler ni très haut ni très loin, l'appareil vole toutefois assez longtemps[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bijoux électriques animés, La Nature, 1879
  2. La télégraphie militaire, La Nature, 1876
  3. Le téléphone de G.Trouvé, La Nature, 1878
  4. Microphone, La Nature, 1878
  5. Le bateau électrique, La Nature, 1881
  6. a et b Gustave Trouvé - Site de la ville de Descartes

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]