Monastère de Labrang

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35° 11′ 44″ N 102° 30′ 29″ E / 35.19566667, 102.50813889 ()

Aperçu d'une partie du monastère de Labrang dans la ville de Xiahe
Aperçu général du monastère de Labrang et de la ville de Xiahe
Circumambulation autour d'un chörten du monastère de Labrang

Le monastère de Labrang ou Labrang Tashi Khyil (tibétain : བླ་བྲང་བཀྲ་ཤིས་འཁྱིལ་ ; Wylie : bla-brang bkra-shis-'khyil ; chinois : 拉卜楞寺 ; pinyin : lābǔlèng sì) est l'un des six grands monastères Gelugpa, école du bouddhisme tibétain, dont le Dalaï-lama et le Panchen-lama sont les autorités spirituelles. Labrang est situé dans la ville de Xiahe dans la préfecture autonome tibétaine de Gannan de la province chinoise du Gansu, qui appartenait à l'ancienne province tibétaine traditionnelle de l'Amdo. Le monastère de Labrang accueille le plus grand nombre de moines en dehors de la région autonome du Tibet. Xiahe est situé à près de 4 heures de la ville de Lanzhou, la capitale du Gansu.

Description[modifier | modifier le code]

Jeune moine tibétain et moulin à prières

La ville de Xiahe compte des Tibétains (environ 70 % de la population), des Chinois hui (20 %) et des Chinois han (10 %).

La région est surtout rurale et pastorale (y compris le yack et d'autres animaux).

Le monastère a été fondé en 1709 par le premier Jamyang Zhaypa (1648-1722), Ngawang Tsondru.

Le complexe du monastère domine le village situé plus au nord. Les murs blanchis à la chaux et les toits dorés représentent des caractéristiques architecturales de style tibétain. Le monastère contient 18 halls, six instituts d'études, un stupa doré, un sutra de débat, et presque 60 000 sutras. Il y eut autrefois (en 1957) jusqu'à 4 000 moines dans les résidences de Labrang. Les trois-quarts des moines étaient tibétains. Les autres étaient surtout des Mongols de Mongolie, de Mongolie-Intérieure, du Kokonor, des Mongours d'Amdo septentrional, des Yugurs jaunes (yu-gur) du Gansu, des Mongols kalmyks du Xinjiang et des Chinois han. Labrang a eu sous sa dépendance jusqu'à 138 monastères. À partir de 1958, le monastère a été fermé pendant 12 ans par le gouvernement chinois. Il a été rouvert en 1970 pour le tourisme.

Le monastère a été rouvert comme monastère fonctionnel par le 10e Panchen Lama en 1980. Il abrite actuellement près 500 moines[1].

Les six collèges[modifier | modifier le code]

Les enseignements des six collèges de Labrang sont différents; certains se concentrent sur les sciences naturelles d'autres sur la philosophie bouddhiste. Mais les différentes matières sont interdépendantes les unes des autres et s'expliquent mutuellement[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Arrestation des moines en 2008[modifier | modifier le code]

Quelques semaines après les troubles au Tibet en 2008, la police fit une descente au monastère de Labrang, saisit des photos du dalaï-lama, des téléphones portables utilisés pour photographier la manifestation et arrêta 200 moines, trois moines étaient encore en prison en décembre 2008 dont l'un aurait envoyé une vidéo aux États-Unis. A Xiahe, ville à majorité tibétaine du Gansu, des manifestants de mars 2008, ont été jugés début décembre 2008[3]. Selon le photographe Gilles Sabarié, les autorités chinoises ont renforcé les dispositifs d'éducation politique et des séances de rééducation conduisent les moines du monastère de Labrang à lire une forme d'éducation patriotique ou réforme de la pensée[4],[5].

Immolation de Tibétains[modifier | modifier le code]

Article connexe : Auto-immolation de Tibétains.

Plusieurs Tibétains se sont immolés par le feu dans le secteur de Labrang[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thubron, Colin (2007) Shadow of the Silk Road 58-67 (New York: HarperCollins).
  • Makley, Charlene E. (1999). "Gendered Practices and the Inner Sanctum: The Reconstruction of Tibetan Sacred Space in "China's Tibet"." In: Sacred Spaces and Powerful Places in Tibetan Culture: A Collection of Essays, pp. 343-366. Edited by Toni Huber. Library of Tibetan Works and Archives, Dharamsala, H.P., India. ISBN 81-86470-22-0.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) A History of Labrang Monastery
  2. Jean Dif, Le monastère de Labrang
  3. Bruno Philip, « Échos du Tibet », Le Monde, 12 décembre 2008.
  4. « Éducation, rééducation (1) », Un œil sur la Chine, 16 décembre 2008.
  5. Gilles Sabarié, « Un œil sur la Chine. Voyage dans “le Tibet aux frontières du Tibet” », Rue 89, 17 décembre 2008.
  6. Tibet : les immolations par le feu touchent le grand monastère de Labrang Le Monde, 25 octobre 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]