Lizio

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Lizio
L'église Notre-Dame-du-Lys.
L'église Notre-Dame-du-Lys.
Blason de Lizio
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Malestroit
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Oust et de Lanvaux
Maire
Mandat
Jean-Claude Gabillet
2014-2020
Code postal 56460
Code commune 56112
Démographie
Gentilé Liziotais
Population
municipale
706 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Population
aire urbaine
16 453 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 50″ N 2° 31′ 30″ O / 47.8638888889, -2.52547° 51′ 50″ Nord 2° 31′ 30″ Ouest / 47.8638888889, -2.525  
Altitude Min. 42 m – Max. 163 m
Superficie 16,96 km2
Localisation

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Site web lizio.fr

Lizio [lizjo] est une commune française, située dans le département du Morbihan de la région Bretagne.Ses habitants sont appelés les Liziotais.

D'un point de vue culturel, cette commune se trouve en Haute-Bretagne, c'est-à-dire la Bretagne gallaisante, par opposition à la Basse-Bretagne, la Bretagne bretonnante.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lizio est une adaptation linguistique gallèse de Lizioù, pluriel du mot vieux-breton lis (devenu lez) qui signifie « cour » dans le sens de résidence aristocratique, c'est-à-dire une place fortifiée à la plus haute époque jusqu'à une cour seigneuriale voire une cour de justice ensuite. D'après certains indices du Cartulaire de Redon, le mot lis apparait dans la documentation dès le haut Moyen Âge puisqu'on y recense une vingtaine d'exemples dès le début du IXe siècle[1]. La chronologie du mot lis semble pouvoir être établie comme suit : probablement antérieur au IXe siècle, il fut utilisé jusqu'aux XIe et XIIe siècles.

Dans le cas précis de Lizioù qui signifient donc « les cours », l'origine alto-médiévale du mot semble être la plus probable, plus certainement postérieure à l'époque mérovingienne. Aux VIIIe et IXe siècles, il y aurait donc eu l'établissement d'une population bretonne, sans que cela signifie obligatoirement l'absence d'établissements humains antérieurs ou même contemporains.

Malheureusement, l'état des connaissances archéologiques actuelles sur la commune ne permet pas de définir quelles furent ces « cours » : Lizioù désigne-t-il des résidences de chefs bretons, mises en place par ceux-là même qui donnèrent le nom, ou bien des fortifications antérieures toujours en place lors de l'arrivée des bretons en Armorique ? Quoi qu'il en soit, l'hypothèse d'un rapprochement du mot Lizioù avec l'actuelle Cours des artisans, sise au bourg, est à proscrire puisque ces artisans et donc la mise en place de cette « cour » sont largement postérieurs de plusieurs siècles.

La forme du toponyme du début du XVe siècle nous est connu grâce à la réformation générale du duché de Bretagne mandé par Jean V en 1427 dont les documents subsistants aujourd'hui mentionnent la « chapelle dou Lisou » dans la paroisse de « Serant »[2]. On note ici entre Lizioù et Lizio, la forme « Lisou » encore très proche de la forme bretonne.

Les ingénieurs chargés des relevés de la feuille no 172 de la carte de Cassini datée de 1789 y ont fait figurer « Liziot »[3]. Enfin, en août 1829, le cadastre napoléonien fait lui figurer le toponyme « Lizio », c'est-à-dire la forme communément admise aujourd'hui.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Il n'existe aucun vestige préhistorique connu à ce jour sur le territoire de l'actuelle commune de Lizio. Pour se faire une idée du milieu et des sociétés préhistoriques armoricaines de façon générale, se référer à la Préhistoire de la Bretagne.

Les tombelles de la lande de Meslan.[modifier | modifier le code]

  • Le 21 mars 1882, le chanoine Joseph-Marie Le Mené de la Société Polymathique du Morbihan se rendit sur la lande de Meslan, aux confins de Lizio et de Saint-Servant, à plus de 3 000 m orthodromiques au nord/nord-est du bourg, et y repéra deux groupes de sépultures[4]. Elles ont été découvertes lorsque le propriétaire voulut enclore une partie de cette lande et qu'il s'attaqua à deux tertres faits de pierre et de terre. Le groupe auquel Joseph-Marie Le Mené s'intéressa, le plus important, comportait a priori une trentaine de sépultures ; il n'en fouilla que quatre : une était vide ; une autre révéla « une urne funéraire avec des cendres placées sur une couche de mousse (elle fut cassée par des enfants), et à l'autre extrémité des bracelets en bronze de différentes grosseurs, et quelques fragments de poterie »[5] ; une troisième sépulture contenait de la terre noirâtre sur une épaisseur de quelques centimètres (qu'il supposa être issue de la composition d'un corps), ainsi que quelques tessons éparses de poterie, et surtout une étrange tige de bronze de 14 cm de long pour 0,7 cm de diamètre (cf. le croquis de Louis Marsille ci dessous) ; enfin, la dernière tombelle fouillée ne donna rien.
  • En 1882, Joseph-Marie Le Mené crut voir dans la disposition de ces nombreuses tombelles, « un champ de bataille, où les morts ont été inhumés ou brûlés à l'endroit même où ils sont tombés ». Cependant, des études plus récentes ont mis en évidence que ces structures funéraires par groupement de tombelles étaient assez courantes dans les landes morbihannaises puisqu'on en recense dans une vingtaine de communes[6]. Joseph-Marie Le Mené appela de ses vœux la poursuite des fouilles en 1882, cependant, il ne semble pas qu'il y ait eu des fouilles plus poussées ; sans doute, le propriétaire a-t-il ensuite détruit ce champ de sépultures, par le défrichement et la mise en culture de l'ancienne lande car la « pauvreté [de ces petits tertres funéraires (du point de vue du mobilier)] a fait qu'ils ont été délaissé et qu'il y a eu peu de fouilles soignées avant leur destruction »[7].
Croquis de la tige en bronze, taille approximativement réelle (Louis Marsille, 1922)[8].
  • En 1922, le dossier archéologique fut repris par Louis Marsille[9], également dans le cadre de recherches de la Société Polymathique du Morbihan. Il put alors étudier le mobilier, notamment les bracelets, les inventorier et en préciser la datation, permettant par là la datation des sépultures : « le fragment de poterie et [deux des bracelets] permettent d'attribuer les tombelles de Lizio à l'une des dernières phases du second âge du fer », c'est-à-dire La Tène finale, entre le IVe siècle av. J.-C. et le début du Ier siècle ap. J.-C.
Croquis d'un bracelet de bronze à sphères creuses (Louis Marsille, 1922)[10].
Croquis d'un bracelet de bronze orné sur son pourtour externe de petites pomettes (Louis Marsille, 1922)[10].

Les autres structures funéraires de tombelles groupées[modifier | modifier le code]

  • Quelques autres sites funéraires similaires sur le territoire de Lizio sont connus par la population locale, mais n'ont jamais fait l'objet de fouilles. Aujourd'hui, certains de ces groupes de tombelles protohistoriques sont encore conservées sous des landes qui n'ont pas été défrichées et mises en culture : ils nécessiteraient assurément l'intérêt des archéologues.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Croix de mission de 1937 au Bego, également emplacement d'un gisement gallo-romain important.

Abordons d'abord rapidement le contexte général de l'extrême fin de la Protohistoire armoricaine (fin du Ier siècle av. J.-C.). Lizio se situe sur le territoire de la cité gauloise des veneti qui se soulevèrent contre Rome en 56 av. J.-C., et à propos desquels Jules César dit dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules qu'il était le « le peuple de beaucoup le plus puissant de toute cette côte maritime. »[11] ; bien entendu, il n'est pas certain que cette remarque soit totalement juste, et il est encore moins certain que les vénètes de l'actuel Lizio soient concernées par une quelconque puissance maritime. Ensuite, la véritable organisation ou réorganisation du territoire apportée par Rome en Gaule, et petit à petit accompagnée de modifications culturelles, ne se mit en place qu'à parti du règne d'Octave Auguste en 27 av. J.-C[12].

Pour comprendre l'histoire antique de Lizio, on ne peut se référer à aucun texte, et il nous faut nous résigner à n'avoir que des connaissances éparses mais attestant d'une réelle présence de peuplement vénète, de surcroit au contact de l'Empire romain. Pour cela, il faut se tourner vers l'archéologie et les vestiges des populations gauloises et gallo-romaines qui ont pu être découverts[13].

  • Premièrement, évoquons les gisements gallo-romains dont deux nous sont connus par prospection archéologique ; ils révèlent dans les deux cas des restes de tegulae (tuiles plates) qui ne permettent pas l'identification d'une villa, mais qui attestent l'existence d'un établissement gallo-romain postérieur à la fin du Ier siècle ap. J.-C. Le gisement de Magois, à 500 m au nord de la chapelle de Sainte Catherine (XVIIe siècle), et à environ 2 660 m orthodromiques à l'Est/Nord-Est du bourg, a fourni des restes de tegulae et des tessons de céramique commune. Un autre gisement a été inventorié au Bego (500 m orthodromiques au Nord-Est du bourg) et a fourni de « nombreuses tegulae et des briques, des fragments de bronze, des scories de fer et une monnaie en bronze très oxidée »[14]. Il parait intéressant de remarquer qu'un calvaire de 1937 se dresse aujourd'hui au Bego.
  • Ensuite, il nous faut considérer d'autres vestiges gallo-romains qui paraissent nombreux sur le territoire de Lizio : il s'agit des ossaria. Un ossarium est un monument funéraire gallo-romain d'une hauteur comprise entre 60 et 100 cm, pour un diamètre compris entre 40 et 50 cm, destiné à recueillir une urne cinéraire d'argile ou de verre - se référer au schéma simplifié ci-dessous, inspiré des travaux de Joël Lecornec[15]. Le monument semble avoir été privilégié par les vénètes en Armorique, à la différence des autres cités ; aussi, il semble avoir été davantage un monument de milieu rural. Fûts intacts ou abimés, couronnes entières ou brisés, les restes de quatorze monuments différents ont donc été inventoriés : ces restes se trouvent majoritairement au bourg, mais aussi aux villages des Castillez, de Launay-Pentier, du Hangouët, du Val Joint, du Val Richard ou de la Ville Stephant[16].
Schéma de synthèse d'une coupe verticale d'un ossarium complet (hypothèse).
Fût d'un ossarium aux abords de l'église paroissiale (bourg).
Fût d'ossarium devant l'ancien presbytère (bourg).
Autre fût d'ossarium devant l'ancien presbytère (bourg).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • À compléter.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Catherine (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

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Le temps des tisserands, Âge d'Or de Lizio (XVIIe et XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

  • Un des vestiges patrimoniaux de l'actuel bourg de Lizio est formé par un ensemble d'habitations et de dépendances datant des XVIIe et XVIIIe siècles s'ordonnant autour d'une cour centrale aujourd'hui appelée « Cour des artisans ». C'est un écho architectural à la prospérité de l'industrie textile bretonne de l'époque moderne. Une simple comparaison entre le cadastre napoléonien et le cadastre actuel montre que les bâtiments de la cour ont été fortement remaniés depuis le début du XIXe siècle jusqu'à modifier quelque peu la forme même de la cour. Cependant, subsistent encore aujourd'hui quelques caractéristiques architecturales des XVIIe et XVIIIe siècles.
Extrait du cadastre napoléonien de Lizio figurant la Cour des artisans (1829).
Extrait du cadastre actuel de Lizio figurant la Cour des artisans (2007).
Petite maison à rez-de-chaussée de la Cour des artisans, datée de 1635.
Grande maison à étage de la Cour des artisans, datée de 1745 (mais fortement remaniée depuis).
  • L'église trèviale du XVIIe siècle est également un témoignage de la relative richesse de la communauté liziotaise de l'époque.

Lizio dans la Révolution Française : naissance d'une communauté autonome[modifier | modifier le code]

« p:m: jamet Curé » : le 22 août 1792, dernière signature du prêtre liziotais réfractaire P.-M. Jamet.
  • Depuis mai 1784, le prêtre de la trève de Lizio était un certain P.-M. Jamet[17]. D'après un indice archéologique (une inscription sur une croix installée au nord-ouest du bourg), il aurait été exécuté en septembre 1792. Les archives textuelles corroborent cette date, car en sa qualité de curé, le 22 août 1792, P.-M. Jamet enregistrait le décès de Mathurin Gléon : c'est le dernier acte liziotais auquel il apposa sa signature (cf. ci-dessous), puisque l'acte suivant daté du 26 novembre 1792 et enregistrant le décès de Gildas Rouxel, n'est plus visé par le prêtre Jamet mais par le maire de Lizio, un certain M. Faucheux.
  • Cet évènement de l'histoire liziotaise de la fin du XVIIIe siècle s'inscrit plus généralement dans l'histoire de France qui permet de comprendre comment s'est formée Lizio en tant que communauté civile indépendante. D'abord, si un décret du 14 décembre 1789 organise les municipalités, les premières élections municipales se déroulent dans le Morbihan de janvier à mars 1790[18]. D'après Joseph-Marie Le Mené, Lizio devint une commune du canton de Sérent cette même année[19] : elle est donc dotée d'une administration propre, c'est-à-dire d'un maire présidant un conseil municipal. D'ailleurs, à Lizio, cette première élection donna le pouvoir municipal à Pierre-Marie Jamet illustrant ainsi la tendance générale dans l'Ouest de la France qui fut celle d'un soutien de la population aux prêtres réfractaires : dans le Morbihan, comme c'est le cas à Lizio, 98 prêtres furent élus aux diverses charges électives[20], soit environ 42 %, le département comptant alors 232 municipalités[21].
  • Parallèlement, le prêtre Jamet est connu traditionnellement comme ayant été exécuté pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé (voté par l'assemblée le 12 juillet 1790) à la fin de l'été 1792, au moment même où les réfractaires sont déclarés passibles de déportation (26 août 1792) ; d'après les statistiques historiques, le climat général du Morbihan était pourtant davantage celui d'un soutien aux prêtres réfractaires dans les paroisses, et on sait en effet que le district de Ploërmel, auquel appartenait alors Lizio, comptait 91 % de prêtres réfractaires en février 1791[22].
    Monument monolithique portant l'inscription « ABBE P.M. JAMET / SEPTEMBRE 1792 ».
    Quoi qu'il en soit, l'exécution de Pierre-Marie Jamet apparait comme un summum d'une crise liée à de nouveaux enjeux de pouvoirs suscités à un niveau local par la Révolution Française et la refonte de la société. On imagine aisément les rivalités qui ont pu alors se développer entre le prêtre réfractaire, néanmoins maire, P.-M. Jamet et les partisans de la Révolution.
  • C'est au cœur de conflits certains entre différents partis que la Révolution mit face à face, que Lizio, elle-même, naquit en tant que communauté à part entière et autonome, puisqu'elle ne devint une paroisse autonome qu'en 1802[23]. L'autonomie civile vint avant l'autonomie religieuse malgré ce paradoxe qui fit que cette autorité civile fut d'abord détenue par un prêtre. Enfin, le 14 septembre 1890 on érigea une croix avec l'inscription suivante, « martyr de la Révolution » : est-ce là le témoignage d'une rancœur restée longtemps vive, encore un siècle après l'exécution du prêtre ? Ou bien l'expression d'un mouvement plus commun de commémoration de la Révolution par l'Église ou même par la troisième République si attentive à la gestion mémorielle ? Aujourd'hui, cette croix a été déplacée, mais une pierre portant une inscription rappelant la mort de P.M. Jamet reste érigée au prétendu endroit de l'exécution du prêtre Jamet, à la limite nord du récent lotissement du clos du verger.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • À compléter.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les personnes qui n'apparaissent pas comme maire à proprement parler sont mentionnés par un *.

Liste des maires successifs[24]
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1792 Pierre-Marie Jamet[25] SE Vicaire de la trêve de Lizio
1792 1795 *Julien Trégarot[26] SE -
1795 1796 *Pierre Joubel[27] SE -
1796 1801 *Monneraye père[28] SE -
1801 1808 *Julien Pédron[29] SE -
1808 1810 Baumont SE -
1810 1816 Golvet SE -
1816 1834 Monneraye fils SE -
1834 1843 Julien Faucheux SE -
1843 1852 Jean-Marie Rouault SE -
1852 1855 César Monneraye SE -
1855 1871 Pierre Faucheux SE Laboureur
1871 1878 Mathurin Piquet SE Cultivateur (Val-Joint)
1878 1884 Julien Courant SE Cultivateur (Hangouët)
1884 1896 Ludovic de Kergoët SE Propriétaire (Tromeur)
1896 1933 Adrien Monneraye SE Cultivateur (Grée-aux-moines)
1933 1937 Théodore Picaud SE -
1937 1947 Pierre Cogard SE -
1947 1965 Henri Vaillant SE Cultivateur (Le Clos)
1965 1989 Raymond Guillard SE -
1989 1995 René Jouanguy SE Retraité
1995   Jean-Claude Gabillet SE Agriculteur

Finances publiques[modifier | modifier le code]

Les finances de la commune sont consultables sur le site du ministère des finances[30].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 706 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
850 927 889 1 026 981 1 047 1 021 1 209 1 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 111 1 091 1 101 1 081 1 151 1 083 1 069 1 078 1 096
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 134 1 081 1 043 985 960 941 927 880 873
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
816 801 766 722 747 737 679 671 706
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


= Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges en 2006[33] en nombre d'individus :

Hommes Classe d’âge Femmes
90 ou plus
27 
75 à 89 ans
36 
49 
60 à 74 ans
52 
80 
45 à 59 ans
81 
73 
30 à 44 ans
56 
63 
15 à 29 ans
55 
52 
0 à 14 ans
56 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival des artisans d'art.
  • Festival des artisans d'art tous les étés, le deuxième dimanche d'août (36e édition en 2009).
  • Lizio des peintres tous les automnes (7e édition en 2009).

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement & armoiries[modifier | modifier le code]

Au premier coupé, parti, d’or à la croix pattée alésée de gueules, et d’azur à la coquille d’or, au chef d'hermine plain ; au second coupé, d’argent au chêne arraché de sinople englandé de huit fruits d’or.

Origine & analyse[modifier | modifier le code]

La création des armoiries attachées à la municipalité de Lizio est mal connue, notamment démarche, conception et datation précises ; néanmoins, elles semblent relativement récentes et ne furent certainement créées que dans les années 1990, comme les armoiries de nombreuses municipalités françaises[34]. En outre, on peut tout de même décrypter ces armoiries qui, pour n'être pas très anciennes, n'en ont pas moins en rapport avec l'histoire et l'identité de Lizio :

  1. Le chef d'hermine rappelle l'identité bretonne de la municipalité de Lizio.
  2. La croix de Malte de gueules fait référence à la présence supposée de Templiers dans la trève médiévale de Lizio ; on ne connait pas plus précisément l'histoire des Templiers de Lizio mais d'après l'histoire générale de l'ordre du Temple, on devine qu'ils ne purent s'installer à Lizio qu'entre 1129 (concile de Troyes) et 1312 (suppression de l'ordre par le Pape Clément V).
  3. La coquille Saint-Jacques d'or rappelle que Lizio se situe sur un des chemins du pèlerinage chrétien vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne actuelle, un pèlerinage qui se développa à partir du XIIe siècle[35].
  4. Le chêne de sinople englandé de huit fruits d'or...

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chédeville André, et Guillotel Hubert, La Bretagne des saints et des rois. Ve ‑ Xe siècles, Rennes, Ouest-France Université, 1984, p. 102-103.
  2. Laigue (de) René, La noblesse bretonne aux XVe et XVIe siècles. Réformations et montres, évêché de Vannes, Versailles, Mémoires & documents, 2001 p. 775.
  3. Feuille no 172, dite « Vannes », de la Carte de Cassini publiée sur le site de la BNF
  4. Le Mené Joseph-Marie, « Fouilles dans la lande de Meslan (Procès verbal) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, XXVI, 1882, p. 9-10*.
  5. Ibidem, p. 9*.
  6. Giot Pierre-Roland, Briard Jacques et Pape Louis, Protohistoire de la Bretagne, Rennes, Ouest France, 1995, p. 221.
  7. Ibidem, p. 221.
  8. Marsille Louis, « Groupes de tombelles de la lande de Meslan en Lizio (Morbihan) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, LXI, 1922, p. 19.
  9. Ibidem, p. 17-21.
  10. a et b Ibidem, p. 19.
  11. Giot Pierre-Roland, Briard Jacques et Pape Louis, Protohistoire... Op. Cit., p. 387.
  12. Ibidem, p. 392 sq.
  13. Naas Patrick, Le milieu rural des vénètes. Le corpus des sites (prospections et fouilles) du Ve siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C., Rennes, ICB et CeRAA, 2000, 102 p.
  14. Ibidem, p. 52.
  15. Ibidem, p. 11.
  16. Lecornec Joël, Les ossaria du Morbihan : une pratique funéraire antique, Rennes, ICB et CeRAA, 2002, p. 68 sq.
  17. Toutes les informations et illustrations de ce paragraphe sont tirées du registre des Baptêmes, Mariages, Sépultures, 1763-1792, conservés aux Archives Départementales du Morbihan à Vannes.
  18. Le Bouëdec Gérard, Le Morbihan de la Préhistoire à nos jours, Saint-Jean-d'Angély, éd. Bordessoules, 1994, p. 237.
  19. Le Mené Joseph-Marie, Histoire des paroisses du diocèse de Vannes, Vannes, Impr. Galles, 1891, p. 449.
  20. Ibidem, p. 237.
  21. Rosenzweig Louis, Dictionnaire topographique du département du Morbihan comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imprimerie Impériale, 1870, p. XXXII.
  22. Le Bouëdec Gérard, Le Morbihan... Op.Cit, p. 246.
  23. Le Mené Joseph-Marie, Histoire des paroisses... Op.Cit., p. 448.
  24. Cette liste est extraite des travaux de Josse-Elicot Denise, Lizio dans l'histoire, s.l., s.n., 1996, p. 78-79. ; et Archives Départementales du Morbihan - Service éducatif, Archives et documents communaux. Lizio, une commune rurale il y a cent ans, s.n., s.l., s.d., p. 19.
  25. Après son décès en septembre 1792, Faucheux le remplace.
  26. Julien Trégarot apparait comme signataire des actes d'état civil, « maire à défaut d'officier public ».
  27. Pierre Joubel est officier municipal.
  28. Il apparait comme signataire des actes d'état civil.
  29. Julien Pédron est adjoint et officier de l'état civil.
  30. sur le site du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (MINEFI)
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  33. Ibidem
  34. Pastoureau Michel, Figures de l'héraldique, Paris, Gallimard, 1996, p. 93.
  35. Gauvard Claude (dir.), et alii, Dictionnaire du Moyen Âge, Paris, PUF, 2004, p. 1269.