Réguiny

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Réguiny
L'église Saint-Clair.
L'église Saint-Clair.
Blason de Réguiny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Rohan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pontivy
Maire
Mandat
Jean-Luc Le Tarnec
2014-2020
Code postal 56500
Code commune 56190
Démographie
Gentilé Réguinois, Réguinoise
Population
municipale
1 831 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 39″ N 2° 44′ 42″ O / 47.9775, -2.745 ()47° 58′ 39″ Nord 2° 44′ 42″ Ouest / 47.9775, -2.745 ()  
Altitude 107 m (min. : 61 m) (max. : 129 m)
Superficie 27,92 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Réguiny [ʁegini] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg, situé à l'extrémité sud-est du territoire, est à 12 kilomètres de Rohan, à 28 kilomètres de Ploërmel, et à 39 kilomètres de Vannes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune proviendrait du gallo-romain « Reginea » ou d'un pluriel archaïque du mot breton « regenn » (sillon).[réf. souhaitée]

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que le territoire reguinois soit peuplé depuis l'ère préhistorique, comme l'attestent des haches de pierre découvertes dans la campagne environnante. L'existence de deux voies romaines et de deux camps romains, ceux de Locmalo et de Villeneuve, confirment un établissement gallo-romain du nom de « Reginea »[réf. souhaitée]. C'est sous la domination romaine que Saint Clair, évêque de Nantes et apôtre des Vénètes arrive à Réguiny, pour y prêcher la foi chrétienne. Il meurt au lieu-dit Kerbellec à la fin du Ier siècle et aurait été inhumé dans une chapelle jouxtant l'ancienne église. Au IVe siècle[1], les Nantais souhaitaient récupérer la dépouille de leur saint évêque, ce qu'ont refusé les Vannetais, arguant d'un dépôt de la divine providence. Allant à l'encontre de ce refus, les Nantais sont toutefois parvenus à reprendre les reliques convoitées, ne laissant aux paroissiens de Réguiny que le crâne du saint[2].

Les Bretons, parvenus dans cette zone à compter du VIe siècle y ont implanté leur langue et leurs coutumes. Tous les anciens noms de villages sont encore bretons, tels que Kerbellec, Kerdréan, Le Roscoët, Coëtmeur, Coëtdrien… Du Moyen-Âge à la Révolution, l'histoire ne nous apprend rien de particulier.

En 1223, Eudon de Réguéni donna à l'abbaye de Bon-Repos une rente d'un quart de froment : ce qui fut ratifié par son seigneur, Olivier, vicomte de Rohan.

En 1280, un autre Eudon de Réguéni, écuyer, céda à Pierre de Tronchâteau, en échange d'autres biens situés en Cléguérec, une tenue appelée Frézor et des terres situées à Coetmeur, qui les céda à son tour à Geoffroi de Rohan.

Le premier état civil tenu par le clergé et les notables remonte à 1575.

Pendant la Révolution, la chouannerie fut très active, comme un peu partout en Bretagne. Il y eut notamment un certain chef Cobigo, rattaché à la division du colonel Guillemot, dit le « roi de Bignan ». À cette époque, Réguiny devint chef-lieu de canton du district de Josselin. En 1801, elle perd ce titre et est intégré au canton de Rohan.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Réguiny a joué un rôle non négligeable dans la résistance. Un aviateur anglais, le lieutenant-colonel Clifford, y a trouvé la mort, son tombeau se trouve dans le cimetière et une rue porte son nom.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Réguiny (Morbihan).svg

Les armoiries de Réguiny se blasonnent ainsi :

L'écartelé 1 rapelle que Réguiny appartenait au duché de Rohan avant la révolution.

Le 2 évoque l'ével qui traverse la commune, et les trèfles, son activité agricole (ils sont inspirés des armoiries de la famille de Longeaux que l'on voit sur la façade de l'église).

Le 3 localise Réguiny en Bretagne (Hermines).

Le 4 reprend le coq, symbole de Réguiny : "première station verte de Bretagne".

L'écu à la crosse est en rapport direct avec Saint Clair, premier évêque de Nantes, dont la tombe orne l'église de Réguiny.

La devise "de bien en mieux" figure sur la sculpture de l'église, en dessous des blasons des familles de Longeaux, du Verger de Cuy et de Poulmic. Les soutiens figurent l'importance de l'agriculture et du patrimoine naturel de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2014 Jean Launay DVD  
mars 2014 en cours Jean-Luc Le Tarnec[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 831 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
996 1 160 1 031 946 1 130 1 143 1 135 1 181 1 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 210 1 210 1 266 1 195 1 223 1 295 1 328 1 345 1 427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 461 1 541 1 583 1 467 1 510 1 631 1 633 1 552 1 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 552 1 638 1 739 1 695 1 490 1 530 1 668 1 699 1 792
2011 - - - - - - - -
1 831 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église a fait l'objet d'une importante campagne de restauration en 2007, commandée par la commune et étudiée par Régis Ribet, architecte du patrimoine.[réf. nécessaire]

  • Différentes croix et calvaires
  • Différentes fontaines
  • Porhman - Le château et sa chapelle - le calvaire
  • Le château du Resto

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. En 386, selon Albert Le Grand.
  2. Celui-ci s'y trouvait encore en 1891.
  3. « Municipales à Réguiny. Jean-Luc Le Tarnec est élu maire », Ouest-France, 31 mars 2014.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]