Émile Bouétard

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Émile Bouétard (1915-1944) est un caporal parachutiste SAS français dans les Forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale. Il est considéré comme le premier soldat tué des opérations du débarquement de Normandie, l’opération Overlord, après un accrochage avec les troupes occupantes peu après son parachutage en Bretagne dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 dans le cadre de l'opération Dingson.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il est né à Pleudihen-sur-Rance, dans les Côtes-du-Nord, non loin de Saint-Malo le 4 septembre 1915. Il s’engage dans les forces françaises libres et est intégré dans le bataillon français des SAS britanniques. Il est l’un des 9 SAS du stick du lieutenant Pierre Marienne (1908-1944) qui est parachuté au-dessus du moulin de Plumelec, dans le Morbihan, pour établir la base Dingson. Cette base, installée à 15 km au Maquis de Saint-Marcel, devait ensuite accueillir d’autres parachutages de SAS et d'armes. Les SAS, aidés par la Résistance locale, devaient ensuite mener des opérations de guérilla et de sabotage en Bretagne pour ralentir la montée des troupes allemandes vers le front tout juste ouvert par les Alliés en Normandie. Blessé au combat, Émile Bouétard fut achevé par un supplétif ukrainien ou géorgien [1] de l'armée allemande, à 0 h 40 à Plumelec.

Le caporal Bouétard faisait partie du 4e bataillon d’infanterie de l’air (4e BIA) (futur 2e régiment de chasseurs parachutistes, dont le 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine est aujourd’hui gardiens des traditions). Le 4e BIA aussi appelé le 4th SAS (Special Air Service) dans l'armée britannique, était alors commandé par le commandant Pierre-Louis Bourgoin (1907-1970).

[modifier] Hommages

  • Le 8 juin 1980 : un monument est inauguré à la mémoire d’Émile Bouétard, à proximité du lieu de l’accrochage, au village Le Halliguen à Plumelec, Morbihan.
  • Le 21 octobre 1984 : un monument à la mémoire d’Émile Bouétard, érigé aux Croix Saiget, à Pleudihen-sur-Rance, Côtes-d'Armor, non loin de son lieu de naissance, a été inauguré en présence d'anciens S.A.S. et d’une assistance nombreuse. L’heure de sa mort est indiquée sur le monument : 0 h 40.
  • Le 5 juin 1994 : une place du bourg de Plumelec, inaugurée à l'occasion du 50e anniversaire du débarquement, porte le nom : « Place du Caporal Émile Bouétard ».
  • Le 8 mai 2009 : une rue du bourg de Plouguernével (22) est inaugurée et porte le nom : « Émile Bouétard, 1er mort du débarquement ».

[modifier] Notes et références

  1. Henry Corta, etc., 1997.

[modifier] Annexes

[modifier] Bibliographie

  • François Souquet, Émile Bouétard, Caporal dans les Free French Paratroops, 2006.
  • Henry Corta, Marie Chamming's, Joseph Jégo, Noël Créau et Philippe Reinhart, Qui ose gagne (France-Belgique 1943-1945, les parachutistes du 2e RCP / 4e SAS), Service Historique de l'Armée de Terre, 1997.
  • Robert Aron, Ce fut un Français qui tomba le premier pour la réussite du débarquement, article in « L’Histoire pour tous », no 46, février 1964.
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