Dracula 73

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Dracula 73

Titre original Dracula A.D. 1972
Réalisation Alan Gibson
Scénario Don Houghton d'après Bram Stoker
Acteurs principaux
Sociétés de production Hammer Film Productions
Pays d’origine Royaume-Uni
Genre Fantastique
Sortie 1972
Durée 96 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dracula 73 (Dracula A.D. 1972) est un film britannique du réalisateur canadien Alan Gibson, sorti en 1972. C'est le septième film de la saga Dracula réalisé par le studio Hammer Films. Il est précédé du film Les Cicatrices de Dracula et suivi de Dracula vit toujours à Londres.
Cet épisode marque une rupture dans la saga, Dracula étant ressuscité en plein XXe siècle.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Johnny Alucard, un jeune dandy, entraîne sa bande de copains dans une messe noire sans savoir qu'il vont ressusciter le vampire mythique Dracula. Les jeunes seront poursuivis par le vampire qui n'a aucun mal à s'adapter au XXe siècle. C'est le descendant d'Abraham Van Helsing, Lorrimer, et sa fille qui poursuivront le vampire pour le mettre hors d'état de nuire.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Bande sonore[modifier | modifier le code]

Exceptionnellement, la bande musicale de Dracula 73 est confiée non à James Bernard, qui jusque-là se chargeait de la plupart des épisodes, mais à Michael Vickers qui ajouta une tonalité nettement plus Pop à sa partition.

Analyse[modifier | modifier le code]

Conçu à une époque où le cinéma fantastique est en pleine mutation et où les productions Hammer ne survivent plus qu'en se conformant aux exigences des distributeurs américains, ce titre tente de moderniser le mythe de Dracula en le plongeant brutalement dans le Londres contemporain.

La trame s'inspire beaucoup d'un précédent épisode, Une messe pour Dracula (1970), dont elle remplace les bourgeois d'âge mûr par de jeunes adultes de la génération "Flower Power". Les valeurs y semblent de fait inversées: là où la corruption s'imposait par l'entremise d'une classe dominante blasée et avide de nouvelles sensations, elle resurgit ici grâce à l'inconscience de la jeunesse. De même, alors que le mal était vaincu par l'innocence et la pureté, il sera ici anéanti par la sagesse et la maturité.

Manifestement destiné à un public jeune, Dracula 73 concentre davantage son récit sur le groupe de jeunes contestataires désœuvrés que sur le prince des vampires. Ce dernier voit d'ailleurs ses mouvements limités à une église désaffectée, comme en réaction au "Swinging London", d'ailleurs dépeint ici avec quelques années de retard.

La série des Dracula, quant à elle, prend un tournant décisif : délaissant ses traditionnelles qualités esthétiques qui faisaient son image de marque (décors, costumes, photo…), les productions Hammer adoptent ici une approche plus volontiers naturaliste.

L'année suivante, c'est à nouveau Alan Gibson qui réalisera la suite directe de cet épisode: Dracula vit toujours à Londres (1973, sortie française 1974), confirmant, de manière assez extravagante, la modernisation du mythe.

Suites[modifier | modifier le code]

Alan Gibson portera à l'écran, l'année suivante, la dernière prestation de Dracula par Christopher Lee pour le compte de la Hammer : Dracula vit toujours à Londres (1973).

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Contrairement à une tradition consistant à plus ou moins réutiliser la séquence finale du précédent épisode en introduction, la scène pré-générique fut entièrement tournée pour ce film. Elle synthétise et réintroduit le constante lutte du savant Van Helsing avec le vampire Dracula à la fin du XIXe siècle, par opposition à celle prévue dans la suite du film.

Liens externes[modifier | modifier le code]