Les Cicatrices de Dracula

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Les Cicatrices de Dracula

Titre original Scars of Dracula
Réalisation Roy Ward Baker
Scénario Anthony Hinds d'après Bram Stoker
Acteurs principaux
Sociétés de production Hammer Film Productions
Pays d’origine Royaume-Uni
Genre Fantastique
Sortie 1970
Durée 96 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Cicatrices de Dracula (Scars of Dracula) est un film britannique réalisé par Roy Ward Baker, sorti en 1970. C'est le sixième film sur Dracula réalisé par le studio Hammer Films. Il est précédé du film Une messe pour Dracula et suivi de Dracula 73.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Après que Dracula a été ramené à la vie par une chauve-souris, une jeune villageoise est retrouvée morte. Les hommes du village tentent de détruire Dracula en incendiant son château, mais à leur retour ils découvrent que toutes les femmes, qui s’étaient regroupées dans l’église du village, ont été massacrées par une nuée de chauves-souris commandées par Dracula. En ville, un jeune séducteur nommé Paul Carson (Christopher Matthews) a été surpris par le bourgmestre (Bob Todd) en compagnie de sa fille Alice (Delia Lindsay) ; il échappe de justesse à deux policiers lancés à ses trousses en se jetant par une fenêtre sur un fiacre dont les chevaux, épouvantés, le mènent à proximité du château de Dracula. Il y est accueilli par le comte, son serviteur Klove (Patrick Troughton) et sa captive Tania (Anouska Hempel). Découvrant que Tania a séduit Paul, Dracula la tue en la poignardant sauvagement, puis il élimine Paul en l’empalant. Le frère de Paul, Simon (Dennis Waterman), et son amie Sarah Framsen (Jenny Hanely), inquiets de sa disparition, se lancent à sa recherche. Ils tombent entre les mains de Dracula, mais réussissent à lui échapper grâce à l’aide de Klove, qui s’est épris de Sarah. Ayant confié au prêtre du village voisin le soin de veiller sur Sarah, Simon retourne au château pour tâcher de savoir quel a été le sort de son frère. Après diverses péripéties, il finit par affronter Dracula sur les remparts du château. Frappé par la foudre, Dracula s’embrase et bascule dans le vide.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Les Cicatrices de Dracula marque un retour aux sources du mythe du vampire, à nouveau décrit comme un aristocrate à l'hospitalité douteuse et au cadre gothique qui lui est propre. Chronologiquement, aucune référence ne rapproche cet épisode d'aucun autre de la série. Seul le personnage récurrent du Comte Dracula assure une constante dans la saga. Dans son ensemble, le film constitue plus un « remake » synthétisant divers éléments déjà exploités qu'une suite véritable.

Les Cicatrices de Dracula est, à ce propos, la dernière adaptation en costumes par la Hammer du roman de Bram Stoker, avant que la suite de la série ne plonge son personnage dans un cadre contemporain, avec en 1972, Dracula 73, et en 1973, Dracula vit toujours à Londres, deux réalisations d'Alan Gibson.

Si un manque de plus en plus criant de moyens budgétaires caractérise cet épisode (surtout au niveau de ses effets spéciaux), le soin apporté à son atmosphère, le sadisme affiché de certaines scènes et ses quelques trouvailles visuelles (notamment Dracula grimpant le long d'une muraille), lui valent encore une place notable dans le cœur des fans de la série.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Christopher Lee, de plus en plus mécontent des scénarios qu'on lui proposait alors, affirma à plusieurs reprises n'avoir consenti à poursuivre sa prestation du personnage, à ce stade de la série, qu'à contrecœur et par amitié pour des producteurs en détresse.
  • Contrairement à une tradition consistant à plus ou moins réutiliser la séquence finale du précédent épisode en introduction, la scène pré-générique fut entièrement tournée pour ce film. Elle symbolise la réincarnation perpétuelle du vampire que le scénario n'éprouve, ici, même plus vraiment le besoin de justifier.
  • Comment souvent chez les « Hammer Girls », la voix originale de l'actrice Jenny Hanley, qui interprète Sarah Framsen, fut doublée.
  • L'acteur Dennis Waterman fut imposé par la Hammer. Le cinéaste annonça lors d'interviews que le rôle ne lui convenait pas.
  • Dans le commentaire audio réalisé pour la sortie du DVD en 2001, Christopher Lee annonce n'avoir jamais vu le film avant cet enregistrement[1].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]