2e division légère de cavalerie

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2e division légère de cavalerie
Période 10 février 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Division de cavalerie
Rôle Cavalerie
Guerres Seconde Guerre mondiale

La 2e division légère de cavalerie (2e DLC) est une division de cavalerie de l'armée de terre française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale.

Elle est créée en février 1940 pour participer à la manœuvre de retardement en Ardenne. Celle-ci se déroule du 10 au 12 mai 1940 sans ralentir suffisamment les Allemands. La division s'oppose ensuite à la percée de Sedan. Le 26 mai, bien que fortement diminuée, elle gagne la Picardie pour être engagée dans l'offensive contre la tête de pont d'Abbeville. Après celle-ci, elle participe à la défense sur la Somme et se retrouve piégée et détruite dans la poche de Saint-Valery-en-Caux.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Commandants[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Seconde Guerre mondiale.

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Article connexe : drôle de guerre.

Création[modifier | modifier le code]

Article connexe : plan Dyle.

En février 1940, le commandement français, suivant ce qu'il a décidé en novembre 1939, procède à la transformation des trois divisions de cavalerie (DC) en cinq divisions légères de cavalerie (DLC) pour réaliser une action de retardement en Ardenne[1],[2]. Ce changement n'apporte pas plus de puissance à l'ensemble mais plus souplesse[1]. Ces nouvelles divisions comportent une brigade de cavalerie (BC) avec deux régiments hippomobiles (chasseur, cuirassier ou hussard) totalisant 2 000 cavaliers et 8 canons antichars, une brigade légère motorisée (BLM) réunissant un régiment d'automitrailleuses et un régiment de dragons portés, un régiment d'artillerie tractée constitue l'artillerie divisionnaire[2]. Ce régiment d'artillerie doit recevoir un groupe de 75 modèle 97 tracté tous terrains et un de 105 C modèle 35 (12 pièces par groupe)[2]. Le régiment d'automitrailleuses est constitué d'un escadron d'automitrailleuses de découverte (douze AMD 178), d'un escadron d'automitrailleuses de combat (douze H35) et de deux escadrons motocyclistes[2]. Le régiment de dragons portés comporte deux escadrons mixtes, chacun ayant deux pelotons d'automitrailleuses de reconnaissance et deux pelotons motocyclistes[2]. Ces divisions légères de cavalerie doivent être engagées en Ardenne avec des groupes de reconnaissances de division d'infanterie (GRDI) et de corps d'armée (GRCA) pour retarder l'avance allemande dans cette région[2].

La 2e DLC est ainsi créée sous le commandement du général Berniquet à partir de la 2e DC[2]. La 2e DLC dépend directement de la 2e armée.

Mission sur la Meuse et en Ardenne[modifier | modifier le code]

En mars, alors que les DLC se constituent, la mission qu'elles doivent accomplir est précisée par le haut commandement. Les premières instructions distinguent deux cas : soit l'attaque allemande contre la 2e armée est d'envergure et alors la cavalerie se porte sur la Semois, effectue des destructions et mène en retraite vers la Meuse (au sud) une action retardatrice, soit l'offensive est secondaire et alors la cavalerie pousse au delà de la rivière pour y étendre son combat retardateur[2]. La première manœuvre n'est rapidement plus envisagée au profit de la seconde[2].

La 2e DLC déployée dans la tête de pont de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy) ; pour réaliser sa manœuvre elle est renforcée par le 16e GRCA (du XVIIIe corps d'armée) et des 36e et 73e GRDI (des 41e division d'infanterie et 3e division d'infanterie coloniale). L'ensemble est organisée en deux groupements (ouest et est)[2]. Ceux-ci ont chacun un itinéraire attribué pour progresser en Ardenne, l'axe général de la division étant VirtonArlon[2]. À gauche de la division évolue d'abord la 1re BC jusqu'à la Vierre puis la 5e DLC[2] ; et sur la droite la cavalerie de la 3e armée, dont le 70e GRDI (de la 51e division d'infanterie) qui assure la liaison[3].

Pour les combats retardateurs, la 2e DLC a prévu trois lignes de défense[2] :

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Au 10 mai 1940[4] :
3e brigade de cavalerie

12e brigade légère motorisée

Artillerie

  • 73e régiment d'artillerie

Génie

  • compagnie de sapeurs mineurs 48/1

Transmissions

  • compagnie mixte de transmissions 48/84

Train

  • compagnie hippomobile 48/20
  • compagnie automobile 148/20

Intendance

  • groupe d'exploitation divisionnaire 48

Forces aériennes

  • groupe aérien d'observation 2/520

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bruno Chaix, En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? : décisions stratégiques et plans opérationnels de la campagne de France, Paris, Economica, coll. « Campagnes & stratégies » (no 35),‎ 2005, 2e éd., 349 p. (ISBN 2-7178-4149-0), p. 175.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Mary 2009, p. 34 à 38.
  3. Jean-Yves Mary, La bataille des trois frontières : mai-juin 1940, Bayeux, Heimdal,‎ 2012, 471 p. (ISBN 978-2-84048-331-1), p. 144
  4. Mary 2009, p. 454.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, 462 p. (ISBN 2-84048-270-3).