Avioth

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Avioth
La route principale et la basilique Notre-Dame
La route principale et la basilique Notre-Dame
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Montmédy
Maire
Mandat
Edithe Lhuire
2014 - 2020
Code postal 55600
Code commune 55022
Démographie
Gentilé Aviotois
Population
municipale
135 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 02″ N 5° 23′ 30″ E / 49.5672222222, 5.39166666667 ()49° 34′ 02″ Nord 5° 23′ 30″ Est / 49.5672222222, 5.39166666667 ()  
Altitude 215 m (min. : 196 m) (max. : 315 m)
Superficie 6,5 km2
Localisation

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Liens
Site web avioth.fr

Avioth est une commune française située dans le département de la Meuse et la région Lorraine. Ses habitants sont les Aviotois. Elle fait partie de la Lorraine gaumaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Thonne, un affluent de la Chiers.

Communes limitrophes d’Avioth
Breux
Thonnelle Avioth Thonne-la-Long
Montmédy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avios (1223), Aviot (1230), Aiout (1270), Moneta Aviothensis et Moneta Avihotensis (XIVe siècle), Avioth (1527), Auioth (1599).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune d'Avioth avait déjà un maire et un tribunal échevinal qui fonctionnaient dès les années 1230[1]. Maire et échevins recevaient les actes de vente et donation de biens situés sur le territoire de la ville.
Anciennement comté de Chiny sous la dominance des comtes de Bar et de l'empire germanique, marquisat d'Arlon, duché de Luxembourg. Avant 1790, Luxembourg français, bailliage et prévôté de Montmédy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1995 Marc Chevalier SE  
1995 2008 Paulette Ferrari SE  
mars 2008 en cours Edithe Lhuire SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 135 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
217 247 292 428 434 449 383 408 427
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414 395 360 296 287 275 289 289 285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247 221 205 179 172 153 207 128 133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
156 152 108 103 122 115 120 135 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce modeste village s'orne de façon tout à fait inattendue d'une merveilleuse église gothique des XIIIe et XIVe siècles : la basilique Notre-Dame d'Avioth. L'intérieur recèle de très beaux ornements et notamment, dans le chœur, un mobilier de pierre parfaitement conservé des XIVe et XVe siècles, mais c'est à l'extérieur que se trouve le plus étonnant : la « Recevresse ».

« La Recevresse » est un monument unique au monde et sa reproduction, grandeur nature, se trouve au Musée des monuments français à Paris. Ce chef d’œuvre du gothique flamboyant a vraisemblablement été construit à l’endroit de la découverte de la statue miraculeuse « sur son buisson d’épines ». Il remplace un premier oratoire plus modeste. Au début du XIVe siècle, lorsque la statue de Notre-Dame d’Avioth put entrer dans son église, une autre statue de la Vierge prit sa place pour recevoir, en son nom, les offrandes des pèlerins. On appela cette statue : la « Vierge Recevresse ». Avec le temps, le nom de « Recevresse » fut donné au monument. Ainsi, depuis huit siècles, la basilique d’Avioth a été construite et entretenue grâce à des dons et à des offrandes. C’est encore le cas aujourd’hui. Grâce à la générosité des adhérents de l’association des amis de la basilique d’Avioth et des nombreux pèlerins qui viennent prier Notre-Dame d’Avioth, la commune peut engager régulièrement des travaux et obtenir l’aide du département, de la région et de l'état.

Les menottes au-dessus de la statue ont été placées là par des prisonniers en signe de reconnaissance à Notre-Dame d’Avioth pour leur délivrance.

Les armoiries sur le mur sont celles de Gilles de Rodemack, prévot de Montmédy et gouverneur du Luxembourg au début du XVe siècle. La « Recevresse » a été restaurée par Boeswilwald de 1844 à 1846.

L'église Notre-Dame d'Avioth était autrefois un « sanctuaire à répit » très fréquenté. Aujourd'hui, un pèlerinage y est organisé tous les ans le 16 juillet et réunit de nombreux fidèles.

Notre-Dame d'Avioth est une des rares vierges noires du nord-est de la France[4]. La datation au carbone 14 de la statue en tilleul de Notre-Dame d'Avioth montre que le bois a été coupé vers l'an 1095 et confirme la tradition selon laquelle la statue a été découverte au XIIe siècle[5]

Épitaphes[modifier | modifier le code]

Dans le sanctuaire, aussi bien que dans l'ancien cimetière, qui entourait autrefois l'église, se remarquent plusieurs épitaphes, pierres tombales, cénotaphes et même un tombeau avec son gisant. Ainsi peut-on lire dans le chœur sur une dalle noire en lettres capitales : « Sous ce marbre sont les corps de trois enfants de sang illustre, de Messire Jean d’Allamont seig[neur] de Malandrii gouv[erneur] de Montmédii et de Madame Agnès de Mérode leurs père et mère, Jean François Arnold et Marie Ernestine qui décédèrent l’an de contagion 1636, âgés de 2, 3, 4 ou 5 ans. À peine ont-ils veu la vie que le ciel les a ravit. Lecteur ne les pleure pas mais aspire à leur félicité. » Sous ce texte, un blason avec armes d’Allamont-Mérode.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Goffinet, Cartulaire de l'abbaye d'Orval, acte no 391 de 1261, fait référence à un acte du tribunal échevinal rendu 30 ans plus tôt.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. E. Saillens, Nos vierges noires, leurs origines. Les Editions Universelles, Paris, 1945.
  5. Ministère de la culture et de la communication – «Le carbone 14 confirme une tradition ». – La vie mystérieuse des chefs d’œuvre, la science au service de l’art, 180-181. Paris : Editions de la réunion des musées nationaux, 1980.