Juvigny-sur-Loison

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Juvigny-sur-Loison
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montmédy
Maire
Mandat
Francis Colin
2014-2020
Code postal 55600
Code commune 55262
Démographie
Gentilé Juvignasien, Juvignasienne
Population
municipale
267 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 02″ N 5° 20′ 30″ E / 49.4672, 5.3417 ()49° 28′ 02″ Nord 5° 20′ 30″ Est / 49.4672, 5.3417 ()  
Altitude Min. 178 m – Max. 301 m
Superficie 16,42 km2
Localisation

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Juvigny-sur-Loison

Juvigny-sur-Loison est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.
Elle fait partie de la Lorraine gaumaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé au Nord de la Meuse, à 10 kilomètres de Montmédy, à 12 kilomètres de Stenay, et à 15 kilomètres de Damvillers, dans une région couverte de vastes forêts.

La rivière qui y coule s'appelle le Loison (appelée dans le passé la Loison). En serpentant dans la vallée, elle forme un large boucle autour d'une légère éminence alluviale où s'est développée la localité, qui à l'abri de ses coteaux (longtemps occupés par la vigne) semble profiter d'un heureux micro-climat, dans cette région où s'affrontent les masses d'air océanique et continentale : d'où les changements de temps selon les influences de l'un ou l'autre front. Le vent d'Est ou Sud-Est, qui amenait le beau temps, était appelé par les anciens le 'Messin' (vent de Metz).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Baâlon
et Quincy-Landzécourt
Han-lès-Juvigny Montmédy Rose des vents
Mouzay N Iré-le-Sec
O    Juvigny-sur-Loison    E
S
Louppy-sur-Loison

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Graphies

Juvigny à travers les siècles s'est orthographié de différentes façons. Se rencontrent les graphies suivantes dans divers actes et documents : Guvigney (1206), Givygneio (1206), Jevigny (1252), Gevigney (1264), Gevigny (1285), Guiwini (1285), Gyvigneye (1532), Gyvigney, Juvigny (1579).

  • Origine

Le nom du village viendrait de Joviniacum, dérivé du nom du propriétaire, Jovinius, qui possédait les terres, les bâtiments de ferme et la villa à cet endroit.

Sous l'Ancien Régime, le village était appelé Juvigny-les-Dames en raison d’une abbaye bénédictine fondée au IXe siècle par Richilde, femme de Charles le Chauve[1],[2].
Au cours de la Révolution française, ce nom est changé en Juvigny-sur-Loison[3] qui devient le nom actuel de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Légendes

Par la suite, y aurait été fondée en 874 par la reine Richilde et son époux, Charles II le Chauve, une abbaye de femmes, où furent alors déposées les reliques de sainte Scolastique, vénérée comme étant sœur de saint Benoît de Nursie.

  • Les 40 abbesses

Quarante abbesses auraient présidé, à travers les siècles, aux destinées de Juvigny-les-Dames : une tradition du couvent prétendait que la première abbesse aurait été la reine Richilde elle-même… ou Bertrande venue du monastère Sainte-Aure de Paris.

  • La Fin du monastère

Cette belle abbaye fut vendue, comme bien national, lors de la Révolution française, et totalement détruite peu après par ses acquéreurs qui la dépecèrent et la transformèrent en carrière de pierres !

  • Vestiges

De ce couvent de moniales, il ne subsiste plus que quelques vestiges aujourd'hui : ainsi restent l'hôpital (1629), la grande maison des Prévôts, la maison des Chapelains (1634), la brasserie, la vacherie, le moulin (avec ses niches à coquille contenant naguère les statues de la Vierge à l'enfant, saint Benoît et sainte Scholastique), ainsi que plusieurs puits et caves, et, sur quelques mètres, intact, le mur de clôture crénelé, haut de 6 mètres, qui entourait toute l'abbaye et dont la souche, importante, existe encore sur tout le pourtour, même quand il a été considérablement détruit.

  • Seigneuries

En 1285, dans son reportage poétique du Tournoi de Chauvency, le trouvère Jacques Bretel cite le seigneur de Gevigny ou Gviwini (selon les graphies des manuscrits de Mons ou d'Oxford) qui se mesure au cours d'une joute à Henri de Blâmont. Il en décrit également le blason, qu'on retrouve peint dans la neuvième miniature au recto du folio 117, ornant le récit de ces fêtes chevaleresques (voir l'armorial du Tournoi de Chauvency).

  • Noblesse à décrypter !

En 1965, alors qu'il creusait une tombe au cimetière Saint-Denis, le fossoyeur de l'époque découvrit un grand pommeau d'épée doré ainsi qu'une curieuse médaille en vermeil d'un diamètre de 2,5 cm. Celle-ci, datée de 1486, représente en effigie, sur son cheval caparaçonné, un chevalier armé, brandissant sa bannière. En exergue, ses 16 quartiers de noblesse : 16 blasons différents attestant de l'ancienneté et de la qualité de ses ancêtres... Malheureusement alors, notre fossoyeur, poivrot notoire, vendit le pommeau de l'épée pour trinquer !

  • Le culte des reliques

Après la destruction du couvent, la dernière abbesse fit don des reliques de sainte Scholastique à l'église paroissiale, où elles sont toujours vénérées, lors d'un triple pèlerinage annuel.

  • Vers un autre destin

Longtemps figé autour des murailles de son monastère, qui en était le noyau et le cœur, le village, aujourd'hui, perdant de plus en plus son caractère rural, se banalise, s'agrandit, se lotit et s'installe à présent autour de son église, construite en 1777.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1985 en cours Francis Colin SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 541 582 635 680 722 750 705 675
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
649 693 515 732 831 698 661 686 732
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
676 518 516 419 352 318 284 227 299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
281 244 195 170 173 251 264 265 267
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Juvigny-sur-Loison possède un monument historique : L'église Saint Denis. On peut le voir notamment sur les pancartes de direction vers la commune, qui indiquent la présence d'un monument historique dans la commune. Plusieurs fontaines, des maisons et l'ancienne abbaye sont inventoriées dans la base Mérimée.

Le 1er avril 1773, le Prince de Condé fit un don de 3000 Livres aux habitants de Juvigny, pour la construction d'une nouvelle église[5].

Depuis 2009, la commune appartient au regroupement scolaire nommé « École des Six Villages de la Vallée des Dames », faisant référence à l'ancien nom de la commune, Juvigny-lès-Dames.

Arbres remarqués[modifier | modifier le code]

Depuis l'an 2000, de nombreux arbres rares ont été plantés soit sur le terrain communal, soit dans des propriétés privées, principalement des catalpa en assez grand nombre le long des rues, des séquoia (5), des métaséquoia (4), des tulipiers (4), des cèdres (2) de l'Atlas et de l'Himalaya, des calocèdres (3), des Ginkgo biloba (5), des Liquidambar (2), 1 Paulownia imperialis, et 1 Arbre à mouchoirs, etc.

Mais c'est surtout un séquoia géant, planté dans l'ancienne école des Frères (appelé Pensionnat), d'une circonférence de (?), qui est de loin l'arbre le plus ancien, le plus visible et le plus remarquable !

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mgr Henry Maquet: né le 30 novembre 1843 dans la vieille maison à l'ombre de l'église, professeur au petit séminaire de Verdun, aumônier du pensionnat de Juvigny, curé de Han-lès-Juvigny, jésuite en 1871, missionnaire en Chine, évêque titulaire d'Amathonte et sacré à Shanghaï en 1901, décédé dans sa mission du Tché-Ly en 1919.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pouillé de Verdun.
  • Bulletins du 19e siècle du Pensionnat de Juvigny-sur-Loison.
  • Michel de la Torre, Guide de l'art et de la nature, Meuse, Berger Levrault, 1982.
  • Le Patrimoine des Communes de Meuse, Flohic Éditions, 1999. (pages 684-687).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Juvigny-sur-Loison ou l’esprit bénédictin sur le site de l'office de tourisme du Pays de Montmédy, consulté le 19 mai 2014.
  2. Noms révolutionnaires des communes de France, p. 45, consulté le 19 mai 2014.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Source : Inventaire des archives anciennes du Château de Chantilly, p. 1685