Secteur fortifié de Montmédy

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Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot.
Tourelle pour deux armes mixtes du bloc 2 de la Ferté.

Le secteur fortifié de Montmédy est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur défensif des Ardennes à l'ouest et le secteur fortifié de la Crusnes à l'est.

Il forme une ligne le long de la frontière franco-belge à l'ouest de Montmédy, de Pont-à-Bar (sur la commune de Dom-le-Mesnil, dans les Ardennes) à Vélosnes (dans la Meuse). Les fortifications du secteur sont plutôt légères sur la majorité de la ligne, avec seulement une portion avec quelques ouvrages.

Article général Pour un article plus général, voir Ligne Maginot.

Organisation et unités[modifier | modifier le code]

D'abord sous commandement de la 2e région militaire (QG à Amiens[1]) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur passe alors sous commandement de la 2e armée : il est sous l'autorité pour les sous-secteurs de Sedan et de Mouzon du 10e corps d'armée, composé de la 55e division d'infanterie (de réserve, série B) et de la 3e division d'infanterie nord-africaine (d'active), tandis que les sous-secteurs de Montmédy et de Marville sont confiés au 18e corps d'armée, composé de la 3e division d'infanterie coloniale (de réserve, série A) et de la 41e division d'infanterie (de réserve, série A). Lors de la réorganisation du commandement des troupes de forteresse, le secteur récupère le sous-secteur de Marville.

Article connexe : Armée française en 1940.

Le secteur est divisé en quatre sous-secteurs fortifiés, avec les unités suivantes comme équipages des ouvrages et casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation :

L'artillerie et le génie du secteur sont composés des :

Liste des composantes[modifier | modifier le code]

Sur les quatre sous-secteurs que compte le secteur fortifié, trois (Sedan, Mouzon et Marville) sont constitués de blockhaus STG, FCR et RFM[4], dont une grande partie est inachevée (presque aucun n'a ses cuirassements). Quant au sous-secteur de la tête de pont de Montmédy, il est relativement solide, avec quatre ouvrages (La Ferté, Chesnois, Thonnelle et Vélosnes) et douze casemates CORF « nouveaux fronts »)[5].

Article détaillé : Casemate d'intervalle.
Organisation du secteur fortifié de Montmédy en mai 1940 (PC à Stenay)
Sous-secteur de Sedan Sous-secteur de Mouzon Sous-secteur de la tête
de pont de Montmédy
Sous-secteur de Marville
(PC à Grand-Failly)
ligne de 8 maisons fortes
+
ligne principale de résistance
(9 blockhaus)
ligne de 7 maisons fortes
+
ligne principale de résistance
(20 blockhaus)
+
ligne CEZL[6]
de Signy-l'Abbaye à Poix-Terron
L'Aveney
Les Fourches
Villy Ouest
Villy Est
La Ferté
Margut
Moiry
Sainte-Marie
Sapogne
Chesnois
Christ
Thonne-le-Thil
Guerlette
Avioth
Thonnelle
Fresnois
Saint-Antoine
Ecouviez Ouest
Ecouviez Est
Vélosnes
ligne de défense de la Chiers
(7 blockhaus STG et
4 blockhaus FCR)
+
ligne principale de résistance
(2 blockhaus STG,
8 blockhaus RFM et
un blockhaus FCR)
+
bretelle CEZL
de Mangiennes à Pierrepont

Casernements de sûreté[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1939, la 2e région militaire couvre les départements du Nord (canton de Trélon), des Ardennes, de la Meuse (cantons de Stenay et de Montmédy), de la Somme, de l'Oise et de l'Aisne.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 182.
  3. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 162.
  4. Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à 3,5 mètres de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main d'œuvre militaire), avec de 0,60 à 1,5 m de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), 1re, 2e, 20e et 7e RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, la STG (Section technique du génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à 2 m de béton.
  5. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 72-78.
  6. La ligne CEZL (du nom de la Commission d'étude des zones fortifiées), composée de casemates STG, ne fut pas réalisée sur les fronts puissants de Lorraine, mais fut commencée à partir de 1939 dans les secteurs les plus faibles : Nord (devant Cassel et Cambrai), Ardennes (Rethel-Mézières), Montmédy (Omont-Stonne, Belval-Brandeville et Damvillers-Boismont), Faulquemont (en arrière de Faulquemont), Sarre (au nord de Morhange et ouest de Sarre-Union), Haguenau (Lobsann-Rittershoffen) et Jura (devant Morteau et Pontarlier). la majorité des casemates sont encore en chantier lors de l'été 1940.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Gaber, Le secteur fortifié de Montmédy : 1935-1940, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 2000, 135 p. (ISBN 2-87692-466-8).
  • Stéphane Gaber, La ligne Maginot en Lorraine, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 2005, 180 p. (ISBN 978-2-87692-670-7).
  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Localisation
Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]