Goumois (Doubs)

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Goumois
Image illustrative de l'article Goumois (Doubs)
Blason de Goumois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Maîche
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Maîche
Maire
Mandat
Julien Naegelen
2014-2020
Code postal 25470
Code commune 25280
Démographie
Population
municipale
177 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 42″ N 6° 57′ 00″ E / 47.2616666667, 6.95 ()47° 15′ 42″ Nord 6° 57′ 00″ Est / 47.2616666667, 6.95 ()  
Altitude Min. 485 m – Max. 953 m
Superficie 5,83 km2
Localisation

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Goumois

Goumois est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gomœns en 1177 ; Guiemœns en 1247 ; Guemouans en 1304 ; Guemouhens en 1305 ; Gomoins à la fin du XIVe siècle ; Gomay en 1482 ; Goumoy en 1594 ; Goumois depuis 1790[1].

Frontalier et limitrophe de la Suisse, le village français se situe entre Fessevillers (Drapeau de la France France) et Saignelégier (Drapeau de la Suisse Suisse), dont une des localités se nomme aussi Goumois, de l'autre côté du Doubs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fessevillers Rose des vents
Urtière N Saignelégier
(CH, Jura)
O    Goumois    E
S
Charmauvillers

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité de Goumois appartenait depuis le XIIe siècle au prieuré de Lanthenans. En 1107 Ponce de Mâcon devenu archevêque de Besançon sous le nom d'Hugues IV, transmettait l'abbaye de Vaucluse à celle de Cluny en Saône-et-Loire, parmi ses biens est cité le prieuré de Lanthenans qui possédait déjà l'église de Goumois[2]. En 1177 le pape Alexandre III confirma la propriété de l'église au prieuré[3]. Celui-ci l'échangea en 1247 à Thierry III de Montfaucon, comte de Montbéliard a l'exception de l'église[4].

Par une charte du mois de mai 1304, Renaud de Bourgogne, ainsi que Guillemette de Neuchâtel, sa femme, auxquels le territoire de Goumois appartenait, donnèrent à leur "amé cousin, Gauthier II de Montfaucon, leur ville de Goumoens, sur la rive du Doubs près de Maîches, en considération de plusieurs bons services que celui-ci leur avait faits"[5],[4]. Aussitôt il fit construire sur la rive du Doubs, sur la colline située entre le moulin du Theusseret et le village de Goumois, un château qu'il nomma Franquemont[6]. Le prieur du couvent de Lanthenans fit valoir qu'il avait des droits sur ces terres, la chose fût jugée et il apparu que le prieuré avait cèdé ses droits sur Goumois en 1247 à Thierry III comte de Montbéliard et qu'il se voyait donc débouté de ses prétentions[5].

En 1305 Gauthier de Montfaucon acquit de Jean II, comte de La Roche-Saint-Hippolyte et seigneur de Châtillon-sur-Maîches, des terres sur l'autre rive créant ainsi la seigneurie de Franquemont[5]. Celle-ci fut vendue en 1537 à Nicolas de Gilley, ambassadeur de Charles Quint et élevée en baronnie souveraine[6]. A peu de distance de Goumois, auprès du village de Muriaux en Suisse, s'élève une chaîne de rochers à pic, sur la crête se dressait le château de Spiegelberg qui devait exister dés avant l'époque du défrichement des Franches-Montagnes et la construction de Franquemont ; en effet deux documents datés de 1407 et 1422 stipulent que Thiébaud de Neuchâtel tenait ce château en gage de l'évêque de Bâle ainsi que les territoires de Saint-Ursanne et Chavillier (Kallenberg)[6].

Le 11 juillet 1780 un traité passé à Versailles réglait les limites entre la France et la principauté de Porrentruy. Par ce traité le territoire de Goumois se partageait entre deux souverains, la rive droite du Doubs avec le château de Franquemont restait à l'évêque de Bâle et l'autre côté à la France. En mai 1783 les droits de la maison des comtes de Montbéliard étaient confirmés par lettres patentes[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Goumois Blason Écartelé en sautoir: au 1er d'azur à l'étoile de six rais d'or, les 2e, 3e et 4e de gueules plain; à deux bars adossés d'or brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jeanne-Marie Taillard    
mars 2008 janvier 2013 Patrick Loriau[7]    
février 2013 en cours Patrick Loriau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 177 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
150 162 166 225 253 266 222 257 255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
257 243 237 244 248 216 228 210 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
190 176 220 191 178 168 142 135 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
154 148 134 126 136 196 189 187 177
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cartes postales[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jeanne-Marie Taillard, maire de Goumois pendant 20 ans, a fait de Goumois un lieu touristique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Essai sur les monnaies du comté de Bourgogne depuis l'époque Gauloise jusqu'à la réunion de la Franche-Comté à la France, sous Louis XIV, L.Plantet, L.Jeannez, P.Monot, 1855, p.245, 248.
  • Histoire des diocèses de Besançon et de Saint-Claude, volume 1, Jean François Nicolas Richard, 1847, p.297, 387.
  • L'abeille du Jura ou recherches historiques, archéologiques et topographiques sur l'ancien évêché de Bâle, Nicolas Sérassset, 1840, p.207, 208, 210, 211, 212.
  • Mémoires et documents, volume 14, Société d'histoire de la Suisse romande, 1857, p.83, 84.
  • Monuments de l'histoire de l'ancien évêché de Bâle, Joseph Trouillat, Louis Vautrey, 1854, p. cxiv, cxv, cxvii.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,‎ 1984
  2. Histoire des diocèses de Besançon
  3. Monuments de l'histoire de l'ancien évêché de Bâle
  4. a, b et c Essai sur les monnaies du comté de Bourgogne
  5. a, b et c Mémoires et documents
  6. a, b et c L'abeille du Jura
  7. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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