Rosureux

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Rosureux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Russey
Intercommunalité Communauté de communes entre Dessoubre et Barbèche
Maire
Mandat
Jérôme Boillon
2014-2020
Code postal 25380
Code commune 25504
Démographie
Population
municipale
79 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 08″ N 6° 41′ 16″ E / 47.2188888889, 6.68777777778 ()47° 13′ 08″ Nord 6° 41′ 16″ Est / 47.2188888889, 6.68777777778 ()  
Altitude Min. 428 m – Max. 972 m
Superficie 6,14 km2
Localisation

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Rosureux est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rosureux est situé dans la vallée du Dessoubre à quelques kilomètres du site Notre-Dame-de-Consolation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sainte-Foy au XIVe siècle ; Rosureux depuis 1614[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Charmoille Vaucluse, Battenans-Varin Rose des vents
Bretonvillers N Saint-Julien-lès-Russey
O    Rosureux    E
S
Plaimbois-du-Miroir Bonnétage

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord simple ermitage appelé "Sainte Foy" au XIVe siècle, Rosureux commença à exister lorsque, un siècle plus tard, les religieux de Vaucluse y firent construire deux moulins : le moulin banal et le moulin de la Thouyère. Mais à peine né, le village, situé sur un axe de passage, eut à souffrir de l'armée des Confédérés en 1474. Les habitants se réfugièrent dans les grottes du voisinage (ils retrouveront ce réflexe de survie lors des ravages de la soldatesque de Bernard de Saxe-Weimar pendant la guerre de Dix Ans).

La Révolution française ne rencontra pas beaucoup d'échos à Rosureux. Le 18 juin 1793, le comité de Salut Public du district dénonça le sieur Journot qui "réclamait l'autel et le trône", mais cette affaire n'eut pas de suite. Par contre, lors du soulèvement de la Petite Vendée, cinq habitants de Rosureux (Claude François Pepiot, Eloi et François-Xavier Relange, François-Joseph Journot et Jean-Ignace Simon) passèrent en jugement. Le 7 février 1794, un certain Félix Simon, 61 ans, fut accusé d'avoir traité les députés, les patriotes et les prêtres assermentés "de gueux, de vauriens, de canailles sans foi, sans loi, sans religion". Nodier le fit traduire devant le tribunal révolutionnaire de Paris qui le condamna à la guillotine. Rosureux devint l'un des refuges préférés des prêtres réfractaires. Le 9 janvier 1796, les gendarmes arrêtèrent l'abbé Filsjean sur la route de Belleherbe mais plusieurs habitants de Rosureux et de Charmoille les obligèrent à le relâcher. Le retour à Rosureux aux cris de "vivent les aricots" fut un triomphe. Le prêtre trouva asile chez Ignace Journot et plusieurs hommes commandés par Jean-Ignace Simon, adjoint, se portèrent volontaires pour lui servir de gardes du corps. Enfin, le 26 mai 1797, on coupa l'arbre de la Liberté.

C'est aussi le village où naquit l'entreprise d'horlogerie "Prêtre et fils" en 1854 sur la rive droite du Dessoubre. Mondialement réputée cette entreprise a vendu des horloges au Brésil, en Tunisie, en Espagne, mais surtout en France et en Suisse, ceci dès le début du XXe siècle.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Raymond Minotto FN  
mars 2008 2014 Sylvie Grandmougin[2] FN  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 79 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
201 225 198 227 308 280 237 264 245
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
224 231 246 232 244 250 241 190 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
206 182 192 144 144 161 148 118 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
125 117 81 82 102 81 94 95 81
2011 - - - - - - - -
79 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Minotto. Maire de 2001 à 2008.
  • Robert Redford. Venait régulièrement pêcher dans la commune. Il y aurait d'ailleurs développé sa vision de Et au milieu coule une rivière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1986
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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