Charmauvillers

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Charmauvillers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Maîche
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Maîche
Maire
Mandat
Olivier Clémence
2014-2020
Code postal 25470
Code commune 25124
Démographie
Population
municipale
274 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 23″ N 6° 55′ 09″ E / 47.2397222222, 6.9191666666747° 14′ 23″ Nord 6° 55′ 09″ Est / 47.2397222222, 6.91916666667  
Altitude Min. 500 m – Max. 1 007 m
Superficie 10,47 km2
Localisation

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Charmauvillers est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chalmoyvilar en 1177 ; Charmeveler en 1308 ; Charmontvillers en 1750 ; Charmauvillars depuis 1790[1].

En venant de la route de Damprichard après 5 km, on arrive à Charmauvillers par le col de la Vierge (960 m), ou depuis Goumois (7 km). Depuis le village, on découvre un superbe paysage sur la vallée du Doubs et la chaîne du Chasseral (1 607 m) en direction de la Suisse.

Un petit chemin descend au bord du Doubs, au lieu-dit la Goule, où un petit pont permet de passer en Suisse[2] à Le Noirmont. On peut admirer une belle petite chapelle datant de 1694 au début du Bief d'Etoz, village disparu mais qui était célèbre pour sa verrerie, dès le début du XVIIIe siècle. Cependant cette verrerie était bâtie plus en amont, sur un terrain loué aux Rondot, meunier au Bief d'Etoz, mais situé sur le hameau des Essarts Cuenot, qui pour un temps éphémère a été commune (de 1793 à 1868) d'où des noms différents : verrerie du Bief d'Etoz ou verrerie des Essarts Cuenot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Urtière, Goumois Saignelégier
(CH, Jura)
Rose des vents
Damprichard N
O    Charmauvillers    E
S
Charquemont Le Noirmont
(CH, Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

La première date retrouvée à Charmauvillers est inscrite sur une pierre aujourd'hui insérée dans un mur de l'ancien presbytère : 1066.

Quant à la première mention manuscrite, elle est donnée par le pape Alexandre III en l'an 1177 : il confie l'église mère de Fessevillers ainsi que ses quatre chapelles : (Trévillers, Courtefontaine, Indevillers et Charmauvillers) au prieur Pierre du monastère de Lanthenans afin qu'il y perçoive dîmes et oblations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Colette Nappey    
mars 2008 2014 Jean-Marc Burgat[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 274 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275 203 249 263 295 342 311 333 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
417 422 423 426 451 418 421 408 386
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
389 407 403 341 333 306 277 295 326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
270 277 234 229 189 207 240 239 270
2011 - - - - - - - -
274 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Goule et la légende de "la marmite de pièces d'or": Du côté français, on accède à La Goule par un petit chemin qui descend depuis Charmauvillers jusque sur la rive du Doubs. Au XIVe siècle, un petit hameau y était situé entre la rivière et la falaise et vivait, probablement, de la paysannerie et profitait de la force motrice du Doubs pour actionner un moulin à grain.

Le 18 octobre 1356, le violent séisme qui détruisit la ville de Bâle, fit écrouler la falaise sur le petit hameau qui disparu sous des quantités énormes de roches. Celles-ci formèrent une sorte de barrage naturel sur la rivière. Une légende veut qu'une marmite pleine de pièces d'or soit restée sous les décombres.

Aujourd'hui, un petit pont permet de passer côté Suisse devant le bâtiment des douanes et de remonter jusqu'à Le Noirmont et Saint-Imier. Sur la rive du Doubs côté suisse, un petit café-restaurant accueille les touristes ; c'était (ou c'est encore) le lieu de rendez-vous de la jeunesse (suisse et française) venue pour danser.

Cette retenue d'eau forme un lac qui alimente la centrale électrique de la Goule en Suisse.

    • Site de la Goule[6]
  • Le bief d'Etoz.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1983
  2. Le passage automobile pour la Suisse se fera de préférence par Goumois qui dispose d'un poste frontière.
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Vue satellite du site de la Goule

Liens externes[modifier | modifier le code]

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