Les Gras

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Les Gras
fontaine des Gras
fontaine des Gras
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Morteau
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Morteau
Maire
Mandat
Patrick Laithier
2014-2020
Code postal 25790
Code commune 25296
Démographie
Gentilé Rosillardes,Rosillards
Population
municipale
764 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 42″ N 6° 32′ 42″ E / 46.995, 6.545 ()46° 59′ 42″ Nord 6° 32′ 42″ Est / 46.995, 6.545 ()  
Altitude Min. 782 m – Max. 1 290 m
Superficie 14,99 km2
Localisation

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Les Gras est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Gras (depuis 1566) se situe à moins de 5 km de la frontière suisse, ce qui lui vaut d'être un village attractif pour les travailleurs frontaliers. Mais il est aussi à 10 km de Morteau et à 20 km de Pontarlier.

Hameaux faisant partie de la commune : Le Nid du Fol (1 064 m) figurant déjà sur la carte de Cassini, et souvent cité par Laurence Semonin alias la Madeleine Proust, Les Seignes (1 079 m), Le Rozet (983 m), Les Jean-Jacquot (800 m), Le Saport, Les Saules, le dessus de la fin, Charopey, Les champs Thomas, Champagne (dessus et dessous), Le theverot, Les épaisses, Le Mont Châteleu à 1 302 m domine le village et les hameaux voisins. Ce mont d'où l'on jouit d'une magnifique vue sur les Alpes suisses, et le Val de Morteau, est aussi un départ de la fédération française de vol libre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grand'Combe-Châteleu Rose des vents
Ville-du-Pont N
O    Les Gras    E
S
La Brévine
(CH, NE)

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine du Val de Morteau remonte au XIIe siècle. Aucun élément à propos du Val n'est connu avant cette date. La population de Morteau sera affranchie en 1188 par les abbés-prieurs auxquels le village est soumis.

Jusqu'en 1780, Les Gras verse des taxes, dîmes et droits divers au prieuré de Morteau puisque ce dernier est son seigneur foncier et justicier. Les Suisses du comté de Valangin vont se livrer bataille entre seigneurs, attirés par la petite commune enclavée entre les biens des Montbéliard-Montfaucon et ceux des Neuchâtel.

Pendant la guerre de Trente ans les troupes du duc de Saxe-Weimar y firent des ravages. Le village étant situé sur une des voies de passage entre la Suisse et Pontarlier, les habitants du village décidèrent de résister, emmenés par leur curé qui fit établir une barricade de rochers à l'entrée de la combe. Les Suédois excédés face à cette résistance pillèrent le village. Ils préparèrent un four banal afin de brûler le curé, mais ce dernier fut sauvé in extremis. Afin d'échapper à ce pillage, la cloche de l'église fut amenée à la Brévine.

La paix dans le village arriva au XVIIIe siècle. Les contrebandiers de petits et gros volumes reprirent et améliorèrent l'ordinaire des familles de la commune.

C'est alors que survint la Révolution française. Elle heurta les fervents catholiques mais rallia des personnalités. Les douaniers et les représentants du Peuple poursuivirent les prêtres réfractaires cachés par les habitants des deux côtés de la frontière. Il n'y avait alors pas de limites.

En 1805, des bornes furent installées mais Les Gras parvint à conserver des propriétés au-delà de la frontière politique, dans la zone du no man's land et même en Suisse. En 1948, la Suisse demanda la suppression des 2 mètres de bois entre les bornes frontières. Le tracé de la frontière proposé le long du Doubs fut fixé sur le mont après l'intervention du colonel Claude-Antoine Simon-Vermot.

L'industrialisation bascula ensuite les habitudes des Gras. L'agriculture et l'artisanat furent les deux activités dominantes et firent la renommée des Gras à travers l'Europe.

En 1870, le passage de l'armée de Bourbaki marqua une autre période trouble aux Gras. Les soldats affaiblis par la marche dans la neige auraient abandonné des armes dans les grottes au-dessus du village (trésor de Bourbaki), sur le Grand-Mont.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands surveillèrent la zone frontalière. Les habitants des alentours et les maquisards reprirent alors les anciens tracés de contrebande connus par les habitants des Gras afin de pouvoir mieux vivre suite aux privations imposées par les Allemands.

La bonne entente franco-suisse était célébrée lors de la fête de la Saint-Jean pendant laquelle les habitants des Gras et de la Brévine se réunissaient aux deux cafés de l'Helvetia, situés sur la frontière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 André Dornier    
1977 1983 Jean-Marie Amyot    
1983 1989 Danielle Jeannier    
1989 2001 Jean-Marie Amyot    
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Bulliard    
mars 2008 mars 2014 Jean-Paul Bulliard[1]    
mars 2014   Patrick Laithier   - Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 764 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
645 693 711 713 831 850 826 881 905
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
997 1 015 1 008 1 022 1 070 1 024 979 873 883
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
859 836 864 797 795 746 675 628 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
739 727 649 585 601 654 721 740 764
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique
  1. Lieux et monuments

Les Gras possèdent plusieurs édifices et édicules inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel[4] :

  • Église Saint-Renobert (XVIe, XVIIIe, XIXe s)
  • Fermes (XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe s)
  • Croix monumentale (XIXe s)
  • Fontaine (XIXe s)

Outre son patrimoine, les sketchs de La Madeleine Proust de Laurence Semonin, et le tournage de certaines scènes du film Monsieur Batignole, de Gérard Jugnot, sorti en 2002, ont permis l'accroissement de la notoriété de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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