Dan Ar Braz
Dan Ar Braz
Dan Ar Braz lors du festival interceltique de Lorient 2012
| Surnom | Dan Ar Braz |
|---|---|
| Nom | Daniel Le Bras |
| Naissance | 15 janvier 1949 Quimper |
| Activité principale | Musicien, compositeur, parolier, chanteur |
| Genre musical | Musique celtique, musique bretonne |
| Instruments | Guitare électrique (Godin, Music Man) |
| Années actives | Depuis les années 1960 |
| Labels | Sony, Keltia Musique, L'Oz Production |
| Site officiel | www.danarbraz.com |
Dan Ar Braz (Daniel Le Bras pour l’état civil), est un auteur-compositeur-interprète français d'origine et de culture bretonne, né à Quimper, le 15 janvier 1949, dont la majeure partie de l’œuvre relève de la musique celtique électrique. Il est le père de la musicienne et DJ Wonderbraz.
Dan a débuté avec le précurseur Alan Stivell puis a continué en solo avant de se lancer dans l’aventure de l’Héritage des Celtes, qui a fédéré de nombreux artistes, pour revenir à une carrière solo. En 1996, il représente la France au concours de l’Eurovision avec une chanson en breton. À l'époque où il jouait avec les anglais de Fairport Convention, il était considéré par le magazine britannique Melody Maker comme l’un des meilleurs guitaristes au monde.
Sommaire
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Carrière [modifier]
Influences [modifier]
La passion de la musique s'installe en lui très jeune, quand il emprunte la guitare de son père pour grattouiller[1]. Il écoute avec envie ce groupe de garçons de son école Saint-Louis à Châteaulin – où il est pensionnaire – qui enchaîne les morceaux country, sous le nom des « Inutiles ». Il a 10 ans lorsque qu'il entend avec émotion le son d'une cornemuse écossaise lors d'une promenade en bateau au large de Bénodet. Il lui faut attendre sa communion solennelle en 1962 pour obtenir qu'on lui achète sa première guitare personnelle, un électro-acoustique[2].
Âgé de quatorze ans, il prend trois cours de musique avec une quimpéroise, souhaitant apprendre Apache (en) des Shadows et Satisfaction[3]. Puis il arrête et progresse seul à l'oreille[1]. Son goût pour le rock lui fait écouter des artistes comme Cliff Richard, les Shadows, Bob Dylan et un peu plus tard, Jimi Hendrix, les Rolling Stones. Son père chantait et son frère aîné écoutait sur Radio Luxembourg le mouvement rock et folk des années 1960[3]. Avec son grand frère Pierre, il découvre les disques d'Elvis Presley, Buddy Holly, Cliff Richard et il a la permission de l'accompagner dans certaines boites de nuit du Sud-Finistère[2]. Dans l'une d'elles, la Souricière à Concarneau, il voit en 1964 son premier groupe en concert, les Jerrys, avec lesquels il jouera plus tard[1]. Il se souvient également avoir été un assidu des premiers rangs de l'Odet Palace, salle quimpéroise mythique de l'époque, où il découvre aussi bien les Suédois des Spotnicks que Sylvie Vartan et les Chats Sauvages dont il est grand fan[1]. Quimper est une ville d'avant-garde pour le rock et en même temps attachée à ses traditions.
Ayant une tante parisienne, lui rendre vististe lui permet de découvrir les disques des Galeries Lafayettes qu'il ramènent en Bretagne (John Renbourn, Bert Jansch). Âgé de quinze ans, il souhaite apprendre tous ce qui tourne autour de la guitare : « À partir de là, je passe des heures à mettre les disques de 33 tours en 16 tours pour bosser, car ça allait très vite. »[4] Son apprentissage de la guitare se fait de manière empirique, dans les bals et dans les bars. Au lycée du Likès à Quimper, Dan connaît son premier groupe, où il assure la guitare rythmique sur le répertoire des Shadows. Mais il est plus tenté par le rock plus poussé : « Du coup, je passe à côté des Beatles, même si j'y reviendrai. Je trouve même les Stones trop gentils ! Je préfère les Pretty Things, plus brut de décoffrage, avec les cheveux plus long »[4]. Il s'engage dans un orchestre amateur, Les Rebelles, qui s'appelleront ensuite les Mods, puis les Donalds[5]. Le groupe se sépare à l'été 1965. Alors que deux des Donalds forment l'ossature des Cratères, Daniel fait cavalier seul. C'est alors qu'il découvre le folk de Donovan et Bob Dylan et se met à rêver d'Outre-Manche devant l'Île-Tudy[6].
1966-1977 : les premières expériences scéniques et la période Stivell [modifier]
Autodidacte, il se produit à 17 ans dans des orchestres de bals de la région avec un répertoire constitué des morceaux folk-rock de Donovan, Van Morrison, Rory Gallagher. Le bigouden Henri Béchennec, alias Jack Thierry, lui fait faire son premier bal de noce en 1966 à Plomodiern[7]. Dan joue sur une guitare d'emprunt avant de racheter la Fender Stratocaster datée de 1963 de Gabriel Hippolyte, soliste des Cratères, branchée sur un ampli Fender Super reverb[8]. Pour son jeu à la guitare électrique, il est attentif aux styles de Hank Marvin des Shadows et des Pretty Things. Pour cela, côté son, il s'achète une chambre d'écho à lampes de marque Écholette, qui, en augmentant le volume, délivre une saturation très riche en harmoniques et privilége les fréquences haut-médium. Il constitue ainsi un son immédiatement reconnaissable en plus d'un toucher inimitable[8].
Avec l'orchestre des Jerrys (dans lequel Michel Santangeli est batteur), il joue de tout pour accompagner les danses ce qui lui permet de s'ouvrir et de s'exprimer musicalement[n 1]. Seul, il monte sur les grandes scènes bigoudènes mais aussi dans les bars pour tester ses nouvelles compositions[2]. Lors de son premier festival de rock, à Pont-l'Abbé en mars 1966, il interprète Les Élucubrations d'Antoine, mais avec son look plutôt BCBG ce jour là il est en déphasage avec l'interprète original qui défait les mentalités[2]. Pour lui, il était entre deux vies : une vie de bohème poussée par son âme de rocker avec un amour pour les riffs et une vie un peu embourgeoisée avec ses parents. Son père était carrossier et sa mère n'était pas très favorable à ce qu'il devienne musicien mais ne s'opposait pas à sa passion[9].
Commencent à se dessiner les deux tendances musicales qui le caractérisent : rock et folk, acoustique et électrique. Rocker et folk-singer avec guitare et harmonica, il chante aussi ses propres titres, en français et en anglais. Il y évoque la Bretagne, l'amour, la solitude : « Ce sont des ballades, mon côté nostalgique, un peu mal à l'aise dans ma peau. Comment dire aux filles que j'ai envie de les aimer ? Oui, c'est aux filles que mes premières chansons s'adressent. »[4]. Dès l'automne 1967, au sein du groupe Les Kelts de l'accordéoniste du Guilvinec Lili Ronac'h, il écume les salles de bal du Sud-Finistère[10]. Lili est un père « protecteur et précurseur », bataillant pour le statut des musiciens[11]. N'en déplaise à ses parents, Dan quitte l'école hotelière de Quimper vers laquelle on l'a orienté après deux ans d'étude et deux stages, un à Morgat et un à Bénodet[3].
Il découvre le harpiste et chanteur Alan Stivell en 1966 lors du festival de Cornouaille[12]. En 1967, alors qu’il travaille comme serveur dans une salle de restaurant à Bénodet, Dan rencontre par hasard Alan Stivell qui vient jouer pour se faire un peu d'argent[n 2]. C'est la première rencontre mais dans la foulée, Dan part au service militaire. En parallèle de son service militaire, il continue d'animer les bals, avec les MK Gods de Brest, et il se fait embaucher par Stivell pour quelques concerts en Bretagne[11]. Celui-ci va le rebaptiser « Dan Ar Bras », qui deviendra en 1984 "Braz", Dan se rendant compte que les anglo-saxons ne prononcent pas le « s ». Il accompagne occasionnellement Alan sur scène, avec le violoncelliste Henri Delagarde. C’est le début d’une collaboration qui durera une dizaine d’années.
Le répertoire d'Alan Stivell mélange musiques bretonnes, irlandaises et écossaises avec les musiques folk et rock. En cette fin des Sixties, Dan reste divisé entre deux guitares : l'acoustique et l'électrique[11]. Jusqu’alors, l'intérêt de Dan ne s’était pas encore porté vers la musique traditionnelle et celtique : il va alors découvrir un autre univers musical et comprendre les relations qui existent entre celui-ci et les mélodies de musiciens issus du folk et du rock qu'il apprécie[11]. Il se rend compte que ce qui était pour lui du blues anglo-saxon a des origines celtiques (James Taylor, Bill Evans, John Martyn, The Byrds, etc.) et que la musique bretonne est du blues[13]. Dan Ar Braz ne cachera jamais l’importance qu'a joué Alan Stivell dans son approche de la musique et dans sa propre évolution. Quand il commence à travailler ensemble, il se rend compte que sa technique est un peu limitée pour jouer sa musique[13]. Alan lui permettra d'approcher à la guitare le jeu et la sonorité de la cornemuse. Il exprime également sa reconnaissance pour lui avoir fait découvrir « des trésors qui auraient pu disparaître si des gens comme lui ne s'étaient pas battus farouchement pour défendre cette culture superbe. »[13]
1971-1973 : le groupe Mor [modifier]
En parallèle, Dan forme un duo avec Serge Derrien, un guitariste de Quimper, et se font appeler « Serge et Dan ». Rejoints par Jean Nin, ils forment le groupe Mor (la mer en breton) au destin éphémère. Ils jouent dans les cabarets et parfois en première partie de Stivell. Au casino de Bénodet, Gérard Bacquet, rédacteur en chef de la revue Extra, les entend. De fil en aiguille, ils enregistrent deux titres dans le mythique studio du château d'Hérouville qui se retrouvent sur l'album Puissance 13 + 2 avec 13 groupes français (dont Magma) et deux américains[14]. En 1973, Stations, seul album du groupe, reçoit un bon accueil[14], dont l’influence de Stephen Stills est perceptible, source d'inspiration pour son jeu acoustique, notamment en open-tuning. Dan est passionné tant par les sonorités rock de la guitare électrique que par la fluidité de l'acoustique. C'est ainsi qu'il jouera longtemps la chanson Merci, Monsieur Stephen Stills de sa composition[15]. Leur label Thélème sort la compilation Music Is My Honey comptant sept autres groupes. Prenant conscience de la fragilité de sa situation, il préfère resté salarié dans la formation d'Alan Stivell, ce qui lui permet de profiter sereinement du plaisir d'être musicien.
Olympia 1972 : engouement musical et culturel [modifier]
La formation d'Alan Stivell va se rôder sur les scènes de Bretagne et d'Europe. C’est à cette époque que Dan prend conscience de ses racines bretonnes (modification de son patronyme) et qu’il élabore son jeu de guitare qui lui vaudra les éloges du Melody Maker. Gabriel Yacoub rejoint fin 1971 la formation puis la quitte à la fin de l'été 1973 pour former le groupe folk Malicorne. La Bretagne connait un engouement après le concert du 28 février 1972 à l'Olympia de Paris. La musique celtique devient alors très populaire en France et à l'étranger. Dan est pris dans la vague. D'abord régionales, les tournées de la formation deviennent européennes, puis internationales avec l'Amérique du Nord et l'Australie. Dan travaille beaucoup la guitare, d'abord pour continuer à se mettre à niveau, puis, comme ce fut le cas durant toute sa carrière, pour combattre le manque de confiance qui souvent l'habite.
Parallèlement à l’activité de scène, Dan participe entre 1971 et 1977 à l’enregistrement de sept albums d'Alan Stivell, dont les emblématiques Renaissance de la harpe celtique (1971), À l'Olympia (1972), Chemins de terre (1973) et E Dulenn - À Dublin (1975)[16]. En 1975, Dan et les autres musiciens de Stivell souhaitent enregistrer un disque. Ils forment alors le groupe Ys mais Alan l'apprend et cela ne lui plaît pas. Ils choisissent néanmoins de poursuivre leur voie seuls, à l'exception de Dan qui reste quelque temps encore avec Alan.
1976 : l'expérience Fairport Convention [modifier]
En janvier 1976, la formation de Stivell change. Arrive notamment le violoniste Dave Swarbrick, du groupe folk-rock britannique Fairport Convention. Le lien se créer et Swabrick, resté seul à la barre du groupe Fairport Convention, entraîne Dan dans l'aventure : il devient alors l'un des rares musiciens français à avoir participé à un groupe anglais. En 1976, Dan se retrouve donc projeté dans le monde musical anglo-saxon dont il rêvait et il s'installe dans une petite maison près d'Oxford : « Ma femme Zanou est venue me rejoindre, avec ma fille Yuna. J'avais du temps. Je me suis mis à composer. On a tourné en Angleterre, en Allemagne, en Scandinavie. On a fait un paquet de concerts. Ça n'a pas duré très longtemps, mais ça a été très dense. Et puis le groupe s'est arrêté. » En février 1976, il fait la « une » du magazine britannique Melody Maker avec cette nouvelle formation[15]. Celui-ci le place désormais parmi les meilleurs guitaristes au monde[17]. Après les tournées en Angleterre et aux États-Unis, il retrouve Stivell et participe à sa tournée en Australie.
Bien que cette expérience ne lui permette pas une pleine expression musicale, elle lui apporte d'autres expériences professionnelles et d'autres satisfactions, comme son amitié durable avec le bassiste Dave Pegg et des rencontres (émaillées de sessions improvisées) avec des guitaristes rock comme Rory Gallagher ou John McLaughlin[18].
Il retrouvera le groupe sur scène pour deux concerts de reformation les 14 août 1982 et 13 août 1983 à Cropredy (près de Banbury) dans l'Oxfordshire (Royaume-Uni) dont les enregistrements paraîtront plus tard sous la forme d’albums non officiels : A.T. 2 - The Reunion Concert (1 cassette 1983), The Boot (2 cassettes 1984) et A.T. 2 / The Boot (4 CD 2000)[19].
1977-1992 : la carrière solo [modifier]
Au printemps 1977, Dan participe à la tournée triomphale d'Alan Stivell en Australie. Sentant en Alan un certain agacement à voir son guitariste s'envoler, il choisit de se consacrer entièrement à ses projets. Après avoir accompagné Jacques Higelin le temps d’une tournée, Dan débute sa carrière solo cette même année avec une nouvelle formation et son tout premier album à l'automne. Étant amoureux de son pays et de ses vieilles légendes, il enregistre l'album instrumental Douar Nevez[n 3], qui est une suite musicale inspirée de la légende de la ville d'Ys[n 4], composé en partie en Angleterre et en partie en Bretagne[18]. L’année suivante, il enregistre l'album Allez dire à la ville dans lequel il chante en français des textes du poète Xavier Grall issus du recueil La Sône des pluies et des tombes mis en musique folk-rock. Certains bretons ont critiqué le chant uniquement en français (mais qui était une première pour le guitariste) et le choix du poète dont les prises de positions ne faisaient pas l'unanimité (Le Cheval couché en 1975)[18].
À l'automne 1979, Dan publie son troisième album solo, l'instrumental The Earth's lament (La Complainte de la Terre) dominé par son jeu de guitare et consacré à l'environnement après le naufrage de l'Amoco Cadiz au large de la Bretagne. Le thème de ce nouveau voyage intérieur est à la fois enraciné et tourné vers une planète menacée avec un désir de fraternité entre ses habitants. Il y reprend également la chanson Rain des Beatles et dédie son rock celtisant To Rory à son ami irlandais Rory Gallagher[20]. Il approche ce dernier pour qu'il produise un nouvel album que Dan souhaite blues-rock. Rody accepte mais pas sa maison de disque qui bloque le projet[21]. Cette même année, accompagné de Dave Evans et Duck Baker (en), il explore la musique irlandaise dans "Irish reels, jigs, airs and hornpipes" produit par Stefan Grossman. Débutent alors pour lui une époque plus compliquée et un statut de leader qu'il ne désire pas vraiment[n 5].
De son propre aveu, les années 1980 sont des années difficiles, en partie dues à la désaffection du public pour le genre musical. Comme il est l'objet de nombreuses demandes de concerts acoustiques, Dan stoppe son groupe et honore ses contrats au début des années 1980[21]. Il se produit dans les pays celtiques, en Europe (Italie, Allemagne, Angleterre, Scandinavie, Danemark) et en Amérique du Nord. Ces voyages renforcent son identité bretonne et lui permettent de faire des rencontres : Dónal Lunny, Elaine Morgan. Pendant cette période, Dan enregistre quatre albums solos : Acoustic (1981), Musique pour les silences à venir (1985), Septembre bleu (1988) (avec Éric Serra) et Songs (1990).
En 1991, Dan Ar Braz joue au théâtre de Quimper. Le programmateur du festival de Cornouaille, Jakez Bernard, le met à l'affiche l'été suivant. Il s'y produit alors avec son mini groupe composé de Patrick Molard, Patrick Péron et Jacques Pellen. Le bagad Quimper vient comme invité : c'est la genèse de l'Héritage des Celtes. 1992 est une année d’intense activité : Dan poursuit le travail amorcé en 1979 sur les textes de Xavier Grall en publiant l'album acoustique Xavier Grall chanté par Dan Ar Braz ; Martin Allcock (claviers, basse, mandoline) apporte son concours aux deux autres albums sortis cette année-là : Rêves de Siam, bande originale du film d'Olivier Bourbeillon (auxquels participent également John Kirkpatrick à l'accordéon et Ronan Le Bars à la cornemuse irlandaise et aux flûtes) et Les Îles de la mémoire qui comprend des réenregistrements de certains morceaux de Douar Nevez.
1993-2002 : l'Héritage des Celtes [modifier]
Jakez Bernard veut poursuivre l'aventure de 1992. Il est d'abord question d'un projet celtico-africain. Mais ça paraît compliqué. Ils pensent ensuite aux Irlandais. Là-bas, le musicien folk et producteur Donal Lunny sert de contremaître, Dan Ar Braz fait le travail en Bretagne. À l'occasion du 70e Festival de Cornouaille à Quimper en 1993, Dan Ar Braz se voit donc offrir carte blanche pour créer le spectacle qu'il donne en concert de clôture, entouré de 75 musiciens dont Alan Stivell, Dónal Lunny, le Shotts Pipe Band de Glasgow et le Bagad Kemper. Huit mille personnes découvrent avec entousiasme cet évènement[22]. Avec ce succès rencontré, le concept de l’Héritage des Celtes est né, autour de lui et du producteur Jacques Bernard.
Le concert au festival des Tombées de la nuit de Rennes en juillet 1994 confirme l'idée de poursuivre le projet[22]. Avant le véritable lancement de L'Héritage des Celtes, Dan publie (en compagnie de Patrick Molard) un "dernier" album solo en 1994, Theme for the Green Lands, dont plusieurs titres phares seront repris par l'Héritage. La concrétisation du projet par un album studio va participer en ce milieu des années 1990 d'un nouvel engouement du public pour les musiques celtiques, commencé quelque temps plus tôt avec le groupe Ar re yaouank (plus tourné vers le public des festoù-noz) et Alan Stivell avec son disque d'or Again paru en 1993 (plus destiné au grand public) auquel Dan a participé.
Aidé par les différents artistes qu’il a fédérés autour de ce projet, Dan Ar Braz a l'ambition de présenter la richesse de la musique celtique dans toute sa diversité. Outre les artistes déjà cités, on retrouve également Elaine Morgan, Nollaig Casey, Karen Matheson (chanteuse du groupe Capercaillie), Yann-Fañch Kemener, Didier Squiban, Gilles Servat, Donald Shaw et bien d'autres. L’intention est d'assumer, au travers de la musique, l’héritage de la culture celte. Y sont représentés les pays qui revendiquent cet héritage : la Bretagne, l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles, la Cornouaille britannique, l’Île de Man et aussi les Asturies et la Galice.
Le 4 novembre 1994 sort l'album Héritage des Celtes sous le nom de Dan Ar Braz. Enregistré par Brian Masterson au Windmill Lane Recording Studio de Dublin (dans lequel sont passés les albums de Dire Straits ou les Stones), l'album bénéficie de la contribution du groupe irlandais U2. Il reprend Borders of Salt, la chanson-titre d'un précédent album solo de Dan sorti sans grand succès en 1991, enregistré à Dublin. Elle deviendra emblématique de la formation. 35 000 exemplaires sont vendus en l'espace d'un mois, avant d'être distribué dans une dizaine de pays, dont les États-Unis et le Japon[22]. Sésame d'une tournée, c'est lors de la deuxième soirée au festival de Cornouaille en juillet 1995 que l'ensemble reçoit devant 9 000 spectateur son premier disque d'or pour les 100 000 exemplaires vendus[23].
En 1995 sort l’album live En concert comprenant de nouveaux titres. Celui-ci dépasse également les 100 000 exemplaires et la cassette vidéo atteint les 20 000 exemplaires[24]. Deux ans plus tard, en 1997, un nouvel opus studio paraît, Finisterres, dans lequel la Galice apporte sa colloration celte grâce à la gaïta de Carlos Nuñez. Ces deux albums sont récompensés aux Victoires de la musique. En tournée française, Dan Ar Braz et les 70 musiciens remplissent le Zénith de Paris les 16 et 17 mars 1998. Sorti la même année, le double album live Zénith rendra compte de ces deux concerts. En 1999 sort l’album live Bretagnes à Bercy, enregistrement du concert unique donné majoritairement par L'Héritage des Celtes rejoint sur scène par Alan Stivell, Tri Yann, Gilles Servat, Armens. En août 2000, L'Héritage est invité au Festival interceltique de Lorient : c’est à cette occasion émouvante que Dan Ar Braz annonce l'arrêt de l'aventure, la fatigue de la scène se faisant sentir. La mobilisation des nombreux artistes de l’Héritage s'est également révélée complexe, du fait des carrières respectives et des emplois du temps de chacun. Néanmoins, cette deuxième vague de la musique celtique semble plus durable, il convient de noter le succès de la fête de la Saint-Patrick dans le monde, et de l’exportation du Festival interceltique de Lorient.
En 2002, Dan Ar Braz et une bonne partie de l'équipe de l'Héritage des Celtes donnent toutefois deux concerts au Stade de France, à l'occasion de la Fête de la Saint-Patrick : la Nuit Celtique (sortie en DVD) attire en deux soirées plus de 90 000 spectateurs, réunissant plus de 600 artistes et notamment, l'Héritage, Carlos Núñez, Denez Prigent, Didier Squiban, Gilles Le Bigot, Ronan Le Bars, le Bagad Kemper. La deuxième partie consacre les retrouvailles - le temps d'une soirée - du public avec l'Héritage des Celtes, puisque Gilles Servat, Elaine Morgan et Dan Ar Braz font un triomphe avec un concert emblématique, traduisant la capacité des musiques bretonne et celtique à attirer sur Paris un public nombreux lors d'évènements d'une telle ampleur.
Courant 2011, Dan travaille sur un disque instrumental comprenant plusieurs thèmes nouveaux. Il a alors l'idée d'un grand projet musical qu'il annonce lors d'une interview radio, déclenchant ainsi le « buzz » sur une possible reformation de l'Héritage des Celtes. Malgré l'intérêt d'une grande maison de disques, Dan préfère un projet plus intimiste : ce sera au printemps 2012 la sortie d'un nouvel album autoproduit et à partir de l'été 2012 la mise en place d'une tournée d'une dizaine d'artistes, sans superstars, rejoints par le Bagad Kemper en formation variable (et non une grande formation scénique de soixante-dix musiciens comme a pu l'être l'Héritage des Celtes)[25].
2001-2012 : le retour à la carrière solo [modifier]
Fort de cette expérience extraordinaire et après plus de deux millions d'albums vendus[26], Dan reprend son chemin musical en solo. À travers sa guitare, il invite à une promenade solitaire sur les rives de la Bretagne en proposant ses compositions instrumentales sur l'album La mémoire des volets blancs en 2001. Cette œuvre testamentaire introspective, très personnelle voire nostalgique, est enregistrée à Dublin et forme une sorte de trilogie avec les albums Musiques pour les silences à venir et Septembre bleu, sortis précédemment[27]. L'album se vend à plus de 50 000 exemplaires[21].
En 2003, il publie A toi et ceux, un album qui comprend des textes écrits par ses amis Clarisse Lavanant et Jean-Jacques Goldman et par lui-même. Une tournée suivra en 2004/2005 comptant une vingtaine de dates à travers la France dont Paris (La Cigale), Clermont-Ferrand, Nantes, Amiens, Rennes, Lille et Quimper...
En mars 2006 sort un coffret CD & DVD intitulé Frontières de sel qui fait partie d'une nouvelle collection, "Horizons celtiques", à laquelle appartenait déjà la compilation Celtiques sortie en 2003. Le DVD contient des extraits du dernier concert de la tournée enregistrés dans le cadre du Festival de Cornouaille à Quimper, des extraits du concert au Zénith de Paris en 1998 avec l'Héritage des Celtes et une interview de l'artiste. Le CD audio propose 5 titres live inédits et 5 titres studio issus des 2 derniers albums.
Enregistré à Bruxelles, un nouvel album intitulé Les Perches du Nil sort le 26 mars 2007 chez Sony Music lors de la Nuit de la Saint-Patrick à Bercy, où il interprète la chanson Le nom du vent écrite par Christian Lemoine[28]. Dans une interview[29], Dan Ar Braz explique que l'inspiration de cet album lui est venue après avoir vu le film documentaire Le Cauchemar de Darwin d'Hubert Sauper. Il marie ses influences folk-rock à des instruments de world music. À nouveau, Clarisse Lavanant signe une partie des textes, en plus des trois écrits par Dan et les deux textes de Melaine Favennec datant de l'album Frontières de sel (Regarde autour et De la lune à la lune). Guizmo du groupe Tryo (Pleure) et la camerounaise Sally Nyolo (Terres vertes unies vertes) sont les invités de cet album ouvert aux influences africaines. C'est son dernier album avec la « major » Sony, qui lui rend son contrat. Pas surpris, il estime que l'aventure avec le label a atteint ses limites en le poussant « dans une prison dorée, un placard de rangement au rayon celtique »[21]. Lui tient à rester un musicien libre, veut privilégier son plaisir.
Avec Clarisse Lavanant, il enregistre en 2009 Comptines Celtiques et d'ailleurs, un album pour enfants comprenant des chansons aux harmonies celtes. Dan les interprète en 2010 sur la scène du Festival Interceltique de Lorient lors d'un "Concert pour Celtes en devenir". En juin 2011, il rejoint le label L'OZ Production qui publie la même année Bretagnes, ici, ailleurs, là-bas, une compilation de ses trois derniers albums. Toujours en 2011, il se lance dans une tournée en duo avec Clarisse Lavanant qui propose un voyage musical au cœur de leurs créations mais aussi autour de la poésie de Glenmor, de Xavier Grall et de Youenn Gwernig.
Le 17 mars 2012, Dan Ar Braz fête la Saint-Patrick au Zénith de Nantes aux côtés du sonneur galicien Carlos Núñez. C'est une étape nantaise dans une tournée de dix concerts[25].
2012-2013 : Celebration [modifier]
L'idée [modifier]
Le projet initial de Dan est de réinterpréter à sa façon les musiques de son adolescence qui composaient alors son univers pour en faire son « Cornwall Soundtrack », titre qu'il envisageait. Mais les instrumentaux à la guitare qu'il finalisait en vue d'un album plutôt nostalgique lui donnent finalement envie d'exprimer des choses différentes qui se sont réveillées en lui[30]. Il se questionne sur ce qu'il ressent au fond de lui dans cette Bretagne au quotidien dont il est le plus souvent fier et projette un idéal pour la société (union des territoires), pour les différentes « tribus » qui la compose (fraternité)[31].
L'album [modifier]
Le 3 avril 2012, à l'occasion d'une conférence de presse du FIL donnée à Lorient, Dan joue pour la première fois en public le titre Celebration en duo avec la chanteuse Morwenn Le Normand.
Composé et enregistré en Bretagne, produit par le label breton indépendant L'OZ Production et distribué par Coop Breizh[25], le nouvel album, Celebration, sort le 20 juin 2012[32]. Il comprend treize nouvelles chansons pour célébrer la Bretagne. Fred Guichen (accordéon), Jérome Kérihuel (percussions) et Dave Pegg (basse) ont participé à l'enregistrement, en plus des musiciens qui l'accompagnent sur scène.
Le lendemain de la sortie de Celebration et jusqu'au 14 juillet, Dan effectue une tournée de rencontres avec le public (dans les centres culturels E. Leclerc partenaires) appelée "Breizh Tour" (présentation du nouveau album et séance de dédicaces) dans 10 villes de Bretagne[33],[34].
Le "Celebration Tour" [modifier]
L'OZ Production annonce un "Celebration Tour" d'une vingtaine de dates[35],[36] avec, en première mondiale du nouveau projet musical, un concert en plein air le 11 août 2012 (22h) sur le port de pêche du festival interceltique de Lorient[37],[38]. Outre Dan (guitares, chant), la grande formation bretonne se compose de Clarisse Lavanant au chant, Morwenn Le Normand au chant (Le Swing du lundi), Ronan Le Bars aux uilleann pipes, cornemuse, whistles (L'Héritage des celtes, Pennoù Skoulm), David Er Porh aux guitares (Arvest), Patrick Péron aux claviers (Taÿfa, Jacques Pellen), Stéphane Rama à la basse (David Pasquet), Patrick Boileau à la batterie et aux percussions (Gilles Servat) et du Bagad Kemper dirigé par Jean-Louis Hénaff et Stéphane Bodénes (formation complète ou mini-formation)[39]. Alan Stivell rejoint la formation sur le classique Borders of Salt[35].
Après Lorient, le "Celebration Tour" se poursuit dans quelques autres villes de Bretagne : Saint-Quay-Portrieux (le 24 août), Gourin (le 2 septembre au Championnat des Sonneurs), Fouesnant (les 4 & 5 octobre), Trégunc (le 31 octobre), Quiberon (le 2 novembre)[40].
En parallèle du "Celebration Tour", Dan se produit avec d'autres artistes, ainsi en novembre 2012 à Porcieu-Amblagnieu (Isère) aux côtés du bagad Avel Mor de Roanne, de Carlos Núñez et de Michael Jones lors d'une soirée celtique et bretonne[n 6], mais aussi en formule plus intimiste en duo avec Clarisse Lavanant en Bretagne du printemps 2012 à début 2013[n 7] puis en région parisienne à Athis-Mons en mars 2013 dans le cadre du festival "Les Irlandays"[n 8].
Le "Celebration Tour" reprend en France début 2013, passant par Hendaye (le 18 janvier), Équeurdreville (le 15 février), Changé (le 15 mars), Juvisy-sur-Orge (le 16 mars dans le cadre du festival "Les Irlandays"[n 9],[41]) et se poursuivra jusqu'en Allemagne, à Sarrebruck (le 29 juin).
Le 26 janvier 2013, Dan est également au programme de la Nuit de la Bretagne au Zénith de Nantes à Saint-Herblain. Ce spectacle réunissant des artistes bretons ayant marqué l'année 2012 sera à nouveau proposé les 6 et 13 avril 2013 respectivement au Zénith de Caen et au Zénith de Lille[42]. Dan se produit à nouveau en duo avec Clarisse Lavanant le 4 mai 2013 à Paris dans le cadre de la fête "La Bretagne au Jardin d'acclimatation"[n 10],[43],[44],[45].
À l'occasion du 90e anniversaire du festival de Cornouaille et du 20e anniversaire de la création de l'Héritage des Celtes, Dan Ar Braz donnera le 27 juillet 2013 à Quimper une soirée exceptionnelle avec la participation d'invités tels que Karen Matheson (la chanteuse de Capercaillie), Gilles Servat, Donal Lunny et Sylvain Barou[46]. Il sera également à l'affiche du festival de la Saint-Loup à Guingamp le 16 août.
Participations diverses [modifier]
En 1978, il réalise avec d'autres chanteurs et musiciens, bretons ou non, un disque collectif sur la marée noire de l'Amoco Cadiz. Le produit de la vente de ce disque est intégralement reversé à la Société pour l'Etude et la Protection de la Nature en Bretagne[47].
En 1996, il représente la France au Concours Eurovision de la chanson avec le titre Diwanit Bugale, titre lancinant plutôt éloigné de l'image habituelle de la musique celtique. D'ailleurs les jurys européens ne lui offrent que la 19e place sur 23 pays. La chanson a été coécrite avec Gweltaz Ar Fur, qui évoque les écoles en langue bretonne Diwan. La chanson sera reprise sur Finisterres par Elaine Morgan, Karen Matheson et Gilles Servat.
En 1999 (puis en 2001), il participe à l'association des Enfoirés, qui a pour but de collecter des fonds au profit des Restos du cœur.
En 2000, il participe à l'enregistrement d'Excalibur, la légende des Celtes d'Alan Simon avec des artistes tels que Tri Yann, Roger Hodgson, Gildas Arzel, Fairport Convention, Gabriel Yacoub et Didier Lockwood.
Avec Yves Duteil, il participe au concert "2000 enfants" au Liberté de Rennes organisé par l'Orchestre des Jeunes de Haute Bretagne en 2005 et les enfants de la région.
Il est à l'affiche de "Bercy 2007", à l'occasion de la fête de la saint Patrick, en compagnie de Karen Matheson, du groupe Capercaillie.
Il est parrain de l'association "Céline et Stéphane", qui lutte contre les leucémies.
Le 16 février 2012, Dan Ar Braz participe au concert exceptionnel donné par son ancien complice Alan Stivell à l'Olympia de Paris en compagnie de la chanteuse Nolwenn Leroy et du bagad breton Quic-en-Groigne de Saint-Malo[48].
Le 24 juillet 2012, Dan Ar Braz participe, en invité surprise et en voisin, au concert donné au théâtre de Cornouaille à Quimper par le nouveau groupe Gabriel & Marie de Malicorne formé par son ancien complice Gabriel Yacoub. Dan rejoint le groupe à la guitare électrique sur le titre Pierre de Grenoble / Schiarazzula Marazzula, plus de 38 ans après avoir enregistré ce titre sur l'album Pierre de Grenoble du couple Gabriel & Marie Yacoub.
Récompenses [modifier]
Par deux fois, il sera récompensé aux Victoires de la musique :
- en 1996, Album de musiques traditionnelles de l’année, pour l’Héritage des Celtes en Concert
- en 1998, Album de musiques traditionnelles ou de musiques du monde de l’année, pour Finisterres
En 2001, Dan Ar Braz reçoit de l’Institut culturel de Bretagne, à Landerneau, le collier de l'Ordre de l'Hermine qui récompense les personnalités qui œuvrent pour le rayonnement de la Bretagne.
Il obtient le Grand prix de la Sacem en 2004 dans la catégorie musique traditionnelle[49].
Style musical [modifier]
Du rock ou du folk influencés par la musique celtique [modifier]
Dan Ar Braz choisit comme trame onirique de son premier album Douar Nevez la légende de la ville d'Ys et se positionne donc avant que l'on ne parle de Bretagne. Il permet de découvrir les deux facettes de l'artiste, acoustique (Naissance de Dahud, Morvac'h, L'appel du Sage) et électrique (Fin du Voyage, Submersion de la Ville). Cela est le cas pour l'album suivant, Allez dire à la ville, dans lequel il habille en musique quelques textes du poète breton Xavier Grall, découvert en 1977. D'autres adaptations suivent sur l'album Acoustic en 1981 et il les reprend avec quelques inédits sur un album qui leur est entièrement consacré, plutôt folk, en 1992. The Earth's Lament possède une approche très rock des morceaux, dans la composition et l'instrumentation (voix, guitares, basse, batterie). Ses premiers albums sont marqués par la rythmique de Michel Santangeli, les cornemuses de Patrick Molard et les sons de synthétiseurs de Benoît Widemann, accompagnant la présence vocale et guitaristique de Dan Ar Braz, qui sait être à la fois puissante et profonde mais aussi plus effacée tout en restant spontanée et sincère. Des titres de ces trois albums sont repris en 1992 dans l'album instrumental Les Îles de la Mémoire avec trois inédits.
Son jeu en picking s'illustre dans Acoustic (1981) et sa voix est mise en valeur dans des chansons intimistes comme Les Marins, Hope's in you et Les Déments. Theme For The Green Lands (1994) met lui en valeur ses guitares et la cornemuse (écossaise ou irlandaise), ce qui donne lieu à des ambiances rock celtique, avec la présence des futurs titres phares de l'Héritage des Celtes comme Green Lands et The Broken Prayer. Ce dernier commence comme une gwerz ou un cantique et s'achève de manière hard-rock non conventionnelle. Il dédie deux morceaux au sonneur écossais Bob Brown qui fut le professeur de Patrick Molard : l'arrangement du traditionnel Abercairney Highlanders et la composition de The Piper's Glade.
L'Héritage des Celtes présente une symphonie composée de mélodies bretonnes, de suites écossaises, de reels irlandais, aux arrangements rock ou folk. Pour certains morceaux, Dan s'est inspiré de musiques traditionnelles bretonnes. Ainsi, Ar Baz Valan lui sert de point de départ pour le fameux Borders of Salt[50] et la chanson en anglais Eliziza est à mettre en parallèle avec la gwerz Eliz Iza, chantée en breton sous le nom Enez eusa en concert en 1995. Dan Ar Braz se positionne en simple serviteur de cette musique parmi les autres instrumentistes réunis, tout comme le bagad Kemper et le pipe band Shotts qui ne sont pas dans la démonstration ostentatoire. Les chansons louvoient entre harmonies vocales lyriques entraînantes et charmantes ballades plus calmes. Les caractéristiques musicales et techniques se retrouvent sur l'album À Toi et Ceux en 2003, plus axé sur la Bretagne (danses bretonnes rock et chansons qui font voyager vers l'Ouest, musiciens celtes et bagadoù).
Du folk new age inspiré par la mer [modifier]
Trois albums instrumentaux sont consacrés à des musiques plus contemplatives ou mélancoliques. Musiques pour les silences à venir est tourné vers la mer et la contemplation des paysages, aspect renforcé dans Septembre Bleu qui fait part d'une certaine simplicité, dans les compositions, les arrangements jusqu'à la pochette. Son album La Mémoire des Volets Blancs présente une facette autobiographique de l'artiste, qui emploie un propos soft en finesse, à un débit donnant l'impression d'être constamment entre le thème mélodique et le solo. Faces of Spain parle du moment où il a découvert son langage et sa raison d'être grâce à un « guitarrista » sur une plage d'Espagne. Kervel et Course Amère sont respectivement dédiées à son père et à un ami disparus. Le Mur de Pierres est plus strictement adressé à l'enfance, aux enfants, ses propres enfants. Il compose l'instrumental Gwerz Rory, un nouvel hommage, après To Rory en 1979, à Rory Gallagher, célèbre guitariste irlandais qu'il a côtoyé : rencontré à Montreux (Suisse) en 1974 en jouant avec Stivell, il partage la scène avec lui deux fois à Quimper en 1982 et 1984 ainsi qu'en 1994, pour la dernière fois, au festival Interceltique de Lorient[51]. A Long Way est un hommage cette fois aux dulcinées qui ont croisées sa route. L'Ouest Perdu mentionne ses tournées où, entouré par la mer, il finissait par perdre ses reperts, avec des solos émouvants de Dan et de Richie Buckley au ténor, tout comme au soprano sur le tout aussi triste Kervel.
L'album de chansons Songs est dans la même démarche de simplicité au calme de la mer. Le thème des îles est présent avec des reprises qui appartiennent au mouvement folk (The Island, Isle of Islay de Donovan, Rising for the Moon de Fairport Convention) mais l'album est plus particulièrement dédié à sa mère (She's Gone, A long way leads to you Annie, A heart needs a home de Richard Thompson). Frontières De Sel est dans la lignée d'un folk celtique très acoustique, dans lequel les chansons montrent son attachement à sa terre (Borders Of Salt), sa culture (Stand Up Becassine) avec une ouverture à son environnement (Regarde Autour) et au monde (Burkina Faso).
Des outils d'expression au service de buts recherchés [modifier]
Il a exprimé à plusieurs reprises son attachement pour des causes qui touchent à l'environnement : Les Lamentations de la Mer au sujet des fuites de pétrole, Public Inquiry qui est un hommage « bluesy » aux évènements de Plogoff, L'Aurore, le Nucléaire et le Crépuscule, etc.
Plusieurs morceaux concrétisent un de ses objectifs qui est de faire sonner son instrument comme une cornemuse : Isle of Islay, Musique pour les silences à venir, Mort et immersion de Malguen, etc.
Matériel [modifier]
Il joue en premier avec une guitare électrique Egmond. En tant que folk-singer, il s'accompagne avec une acoustique Framus et avec une Favino dès le groupe Mor. Avec Stivell, il développe son son sur une Fender Stratocaster puis une Gibson SG standard, branchées sur un premier stack 2 corps Marshall 100W. Il choisi Guild en acoustique et en 12 cordes. L'étape Fairport Convention est marquée par sa Gibson L6S (24 cases) sur un combo Hinsley (préampli à lampes et ampli).
Découvertes lors de tournées, il choisit en 1979 une guitare originale du luthier Danois Mörch, dont la corne supérieure est ornée d'une volute, rappelant le triskell. En 1980, il achète une première guitare acoustique Pavy, de petite taille telle une Martin 15. Il en aura trois au total et en garde une jusqu'à aujourd'hui. Didier Pavy ayant arrêté, il demande à Alain Queguiner de lui réaliser un modèle identique en 1981. En 1985, le luthier Guy Oudenot ne pouvant restaurer sa Mörch, il lui réalise un modèle similaire, avec un kit de micros EMG. De la signature Oudenot, il possède également une double manche et une éléctro-acoustique. En ce qui concerne les effets, Dan possède au début des années 80 des mini pédales à mémoire Ibanez, puis le premier pédalier multi-effet Boss ME 10 qu'il complète au début des années 90 par un module synthé Roland GR 50 (puis multi effets) et un capteur GK2.
Il présente sur Musiques pour les silences à venir une acoustique Takamine cordes nylon. Pour le premier album de l'Héritage des Celtes, ses nouvelles guitares électriques aux micros humbuckers Seymour Duncan sont des Starfield de modèles Cabriolet (mapple neck) et Altaïr American Custom. Un ampli de puissance Chevin Research A 500 est utilisé sur deux enceintes de 250 watts fabriquées par Patrick Sicard et son set d'effets est composé de pédales Roland et d'un rack Digitech GSP 2101. Au moment de l'Eurovision, Dan fait l'acquisition de guitares Godin TC1 et ST1 et opte sur scène pour deux combos à lampes Fender Blues de ville, qu'il revend l'année suivante pour acheter deux combos Peavey Delta blues et deux baffles Peavez "blue marvel" 15. Il s'accompagne d'un Boss GT5. En 1998, il présente une nouvelle Godin TC1 au FIL et en 1999, un nouvel ampli Peavey Classic 50 pour la St Patrick à Bercy.
En 2000, il est subjugué par sa nouvelle Music Man Axis Sport (micros Dimarzio Custom)[52]. Charmé par les sons cristallins et ronds à la fois par un sustain naturel, Dan acquiert aussitôt une seconde Music Man (Silhouette spécial), qu'il joue sur de nouveaux amplis Peavey (Classic 3O et HP 12"). En 2001, la famille s'agrandie par une Silhouette (doubles micros) et une Axis Super Sport avec deux MM 90. En 2003 il passe au pédalier BOSS GT6. En acoustique, il possède par la suite deux Santa Cruz (en) et trois Lowden (6 cordes, 12 cordes et nylon)[53]. Depuis les années 1990, ses problèmes au côté droit (dystonie, hernie cervicale) l'amènent à être exigent sur la taille de la caisse. En 2010, il fait confectionner par Boucher une six cordes et une 12 cordes et en 2011, attiré par le modèle Lâg Tramontane, Michel Lâg Chavarria lui conçoit une guitare sur-mesure[54].
Discographie [modifier]
Au sein du groupe Mor [modifier]
En tant que guitariste d'Alan Stivell [modifier]
- 1972 : Renaissance de la harpe celtique
- 1972 : À l'Olympia
- 1973 : Chemins de terre
- 1974 : E Langonned
- 1975 : E Dulenn - À Dublin
- 1976 : Trema'n Inis
- 1977 : Before landing
- 1993 : Again
Sous le nom de Dan Ar Braz [modifier]
Albums solo [modifier]
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1978 : Allez dire à la ville (Hexagone / Disc AZ - WEA)
textes de Xavier Grall : recueil La Sône des pluies et des tombes
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1981 : Acoustic (dist. Keltia Musique)
réédité en 2006 avec bonus tracks
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1985 : Musique pour les silences à venir... (Keltia Musique)
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1988 : Septembre bleu (Keltia Musique)
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1990 : Songs (Keltia Musique)
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1991 : Borders of salt - Frontières de sel (Keltia Musique)
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1992 : Xavier Grall chanté par Dan Ar Braz (Keltia Musique)
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1994 : Theme for the green lands : Suite pour cornemuses et guitares (Keltia Musique)
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2009 : Comptines celtiques et d'ailleurs (Eveil et Découvertes / Coop Breizh)
avec Clarisse Lavanant
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Albums en concert [modifier]
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2006 : Frontières de sel (CD/DVD)
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Bandes originales [modifier]
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1992 : Rêves de Siam (Keltia Musique)
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Compilations solo [modifier]
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1992 : Islands of memories - Les îles de la mémoire (Keltia Musique)
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2002 : Made in Breizh (Tinder Records)
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2011 : Bretagnes : ici, ailleurs, là-bas (Believe / L'Oz Production)
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Dan Ar Braz et l'Héritage des Celtes [modifier]
- 1994 : Héritage des Celtes (Columbia/Sony Music)
- 1995 : En concert (Columbia/Sony Music)
- 1997 : Finisterres (BYG Records/Sony Music)
- 1998 : Zénith (Saint-Georges/Sony Music)
- 1999 : Bretagnes à Bercy[n 11] (Sony Music)
- 2002 : Nuit Celtique au Stade de France (Saint-Georges, Sony Music)
Collaborations diverses [modifier]
- 1973 : Pierre de Grenoble de Gabriel & Marie Yacoub
- 1974 : L'habitude de Jacques-Emile Deschamps (Les chevaux blancs)
- 1975 : Et Gary Cooper s'éloigna dans le désert (LP) d'Alain Kan
- 1976 : Sonerien Du vol.3 de Sonerien Du
- 1978 : No Man's Land de Jacques Higelin
- 1978 : L'Extraordinaire Tour de France d'Adélard Rousseau, dit Nivernais la clef des cœurs, Compagnon charpentier du devoir de Malicorne
- 1979 : Youra Marcus & Cristi Gibbons (LP)
- 1979 : Irish Reels, Jigs, Airs And Hornpipes avec Duck Baker, Dave Evans, Davey Graham (réédition Acoustic Music 2009)
- 1980 : Stavnsbundet de Kræn Bysted (production)
- 1982 : Au secret déluge de Melaine Favennec
- 1982 : Aldébaran de Michel Corringe
- 1982 : Un étranger dans la ville de Patrick Coutin
- 1983 : AT2 - The reunion concert de Fairport Convention
- 1984 : Ar baz valan de Patrick Molard (LP)
- 1985 : Si tu ne chantais pas pour eux à quoi bon demeurer ? de Glenmor
- 1986 : Savet diouz ar mintin de Padrig Sicard (LP)
- 1986 : Euphonia de Vincenzo Zitello
- 1988 : No More to the Dance des Silly Sisters
- 1989 : Kerygma de Vincenzo Zitello (LP)
- 1991 : L'Albatros fou de Gilles Servat et Triskell
- 1992 : 1973-1992 de Gérard Delahaye
- 1995 : The Last Hero de Kad
- 1995 : A Winter Garden de Loreena McKennitt (EP)
- 1996 : Sur les quais de Dublin de Gilles Servat
- 1996 : Brest-96, Penn-Ar-Bed de Didier Squiban
- 1996 : The Lost Frontier des XII Alfonso
- 1997 : An tour tan de Didier Squiban
- 1999 : The Cropredy Box de Fairport Convention
- 1998 : Apocalypse de Glenmor
- 1999 : Nos îles - Nos amours de Melaine Favennec
- 1999 : Os amores libres de Carlos Núñez
- 1999 : Odyssées des XII Alfonso
- 1999 : Identités de Idir (Illusions)
- 1999 : Celtic Procession Live Les Tombées de la Nuit de Jacques Pellen
- 1999 : Dernière édition avant l'An 2000 des Enfoirés
- 1999 : Excalibur de Alan Simon
- 2000 : Excalibur le concert mythique de Alan Simon
- 2000 : Mayo longo de Carlos Núñez
- 2000 : Open the door de Roger Hodgson
- 2001 : Autour d'un cadavre exquis (Ange, album "Culinaire lingus" avec aussi Nono Norbert Krief, Paul Personne, Tommy Emmanuel, Jean-Pascal Boffo, Jan Akkerman, Claude Demet, Serge Cuenot)
- 2001 : Culinaire Lingus de Ange
- 2003 : Finisterre: The end of the earth de Carlos Núñez
- 2003 : Nuit Celtique au Stade de France avec l'Héritage des Celtes
- 2005 : Vers l'imaginaire de Clarisse Lavanant
- 2006 : Club Renaissance
- 2007 : Excalibur II d'Alan Simon
- 2008 : Le Banquet de cristal de Red Cardell
- 2008 : A Midwinter Night's Dream de Loreena McKennitt
- 2009 : La Fête au village de Red Cardell
- 2010 : Autour de la guitare celtique de Jean-Félix Lalanne, avec Gilles Le Bigot, Soïg Sibéril et Gildas Arzel
- 2011 : VIP: Very Intimes Poteaux de Soldat Louis
- 2012 : Rock'n celtic guitar de Julien Jaffrès
DVD [modifier]
- Frontières de sel : extraits de concerts, interview, reportage, plus une compilation sur CD
- Zénith : concert de l'Héritage des Celtes
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- « Quand un slow dure vingt minutes, on fait ce qu'on veut, on aligne des chorus » ROK 1, p. 78
- En entendant un morceau de Pete Seeger, il est intrigué et découvre Alan jouant sur la terrasse de l'établissement.
- Sur Douar Nevez (Terre nouvelle), il est accompagné par Patrick Molard (flûtes, cornemuses), Benoît Widemann (claviers, orgue Hammond Eminent), Dave Pegg (basse), Michel Santangelli (batterie), Marc Chantereau (percussions) et Emmanuelle Parrenin (vielle à roue).
- Ys est également le nom du groupe formé en 1975 par d'anciens musiciens d'Alan Stivell et le titre d'un traditionnel repris et arrangé par Alan Stivell présent sur son album Renaissance de la harpe celtique.
- « Dans ma vie, tout ne tourne pas rond. C'est une fuite en avant. Je ne gagne pas bien ma croûte. Il faut que je joue beaucoup. C'est sûr, je fais ce que j'aime et je suis payé pour le faire, mais je n'ai plus vraiment d'encadrement, je suis un peu lâché dans la nature. », ROK 1, p. 114
- Le concert a lieu le 3 novembre 2012 à 19h à la Salle des Marinières lors d'une soirée celtique et bretonne où les musiciens jouent "An Dro" et "Tro Breizh" de Carlos Núñez, reprennent les classiques de L'Héritage des Celtes "Borders Of Salt" (signé Dan), "Call To The Dance" (signé Dan), "Aires de Pontevedra" (signé Carlos), le celtisant "Mull Of Kintyre" de Paul McCartney et, plus surprenant, le Boléro de Ravel.
- Le samedi 21 avril 2012 au Théâtre Sainte-Thérèse (TST) de Saint-Pol-de-Léon, le 16 mai au Théâtre du Pays de Redon (20h30), le 26 mai au Croisic (20h30), le 13 octobre à la Salle des Villes-Moisan de Ploufragan (20h30), le 20 octobre au Théâtre de Morlaix (20h30), le 9 novembre (20h30) à l'Embarcadere de Plelan-le-Petit (Côtes-d'Armor), le 9 décembre 2012 (17h00) à la salle Le Bacardi de Callac (Côtes-d'Armor) (13€/10€) et le 19 janvier 2013 (20h30) au Sabot d'or de Saint-Gilles (Ille-et-Vilaine).
- Le 17 mars 2013 (15h) à la Salle Lino Ventura - Espace Jean Monnet d'Athis-Mons lors du festival "Les Irlandays", le « Festival celtique des Portes de l'Essonne » (10€/8€/5€).
- Le 16 mars 2013 (20h30) à l'Espace Jean-Lurçat de Juvisy-sur-Orge en soirée d'ouverture du festival "Les Irlandays", le « Festival celtique des Portes de l'Essonne » avec la participation du cercle celtique Bagad Dalc'h Mat (concert « assis-debout » : 25€/20€ places assises ; 20€/18€ places debout).
- Le duo Dan Ar Braz / Clarisse Lavanant se produit le 4 mai 2013 à partir de 17h sur la Grande Scène du Jardin d'acclimatation à Paris (16ème).
- En compagnie de Armens, Gilles Servat, Alan Stivell, Tri Yann.
Références [modifier]
- ROK 1, p. 75
- L'épopée du rock au Pays Bigouden, p. 117
- Alexandre Fillon, « Dan ar Braz Un héros ordinaire », Bretons, n°20, avril 2007, p. 30
- ROK 1, p. 76
- Gorgiard 2008, p. 154
- Stéphane Siohan, L'héritage de l'Héritage, dans Bretagne magazine, La grande histoire des Celtes, numéro spécial, mars 2013, p. 73
- L'épopée du rock en Pays Bigouden, p. 118
- Site Multimania consacré à Dan Ar Braz
- ROK 1, p. 78
- Dan Ar Braz. «Célébration» dans le Cap aussi, Le Télégramme, 24 juin 2012
- L'épopée du rock au Pays Bigouden, p. 119
- Bourdelas Laurent, Alan Stivell, Le Télégramme, 2012 (ISBN 2-8483-3274-1), p. 74 : « Stivell était là [...] je n'avais d'yeux que pour lui. Je ne connaissais pas bien sa musique, j'étais ailleurs. »
- ROK 1, p. 112
- ROK 1, p. 113
- La chanson bretonne, p. 127
- Gorgiard 2008, p. 156
- Jean-Yves Paumier, La Bretagne Pour les nuls, First, 2011, p. 427 : « le magazine anglais Melody Maker le considère comme l'un des meilleurs guitaristes du monde. »
- La chanson bretonne, p. 128
- A.T. 2: The Reunion Concert de Fairport Convention sur theboot informatik.uni-hamburg.de
- Gorgiard 2008, p. 156-157
- ROK 1, p. 114
- Didier Convenant, La musique celtique, Hors Collection, 1996, 76 p. (ISBN 2258044464), p. 19
- Bagad Kemper, Hep diskrog, p. 149
- L'héritage du barde, Le Point, 27 juillet 1996
- Daniel Morvan, « Le guitar hero Dan Ar Braz ne lâche pas le manche », Ouest-France, Nantes, 17 mars 2012, consulté sur ouest-france.fr
- Gorgiard 2008, p. 158
- Morvan 2001, p. 93
- Frédéric Jambon, Dan Ar Braz. Un nouvel album tourné vers l'Afrique, Le Télégramme, 28 mars 2007
- Ouest-France n° 19011 des 24 et 25 mars 2007.
- Ce soir. Dan ar Braz tourne la page, Le Télégramme, 11 août 2012
- Stéphane Siohan, L'héritage de l'Héritage, dans Bretagne magazine, La grande histoire des Celtes, numéro spécial, mars 2013, p. 72
- Dan Ar Braz. Une compil en attendant «Célébration» dans Le Télégramme, 24 novembre 2011, consulté sur letelegramme.com
- www.bretagneaucoeur-culture.com / Page "Évènement / Breizh Tour"
- Page facebook de Clarisse Lavanant / Post du vendredi 22 juin 2012, 15:14 / Programme du Breizh Tour de Dan Ar Braz (du 21 juin au 14 juillet 2012)
- www.francetv.fr / Culturebox, Article "Dan Ar Braz et Alan Stivell, "Celebration" réussie au Festival Interceltique" par Chrystel Chabert publié le 13/08/2012 à 15H09, mis à jour le 13/08/2012 à 15H10
- kerneproduction.com, Dan Ar Braz Celebration Tour
- Festival interceltique de Lorient, Programmation 2012 / samedi 11 août
- Page facebook de Clarisse Lavanant / Post du lundi 13 août 2012, 12:28 / Un moment inoubliable ! (Photo : Gérard Classe/Le Telegramme) - Clarisse Lavanant, Morwenn Le Normand, Alan Stivell et Dan Ar Braz au Festival Interceltique Lorient 2012
- Page facebook de Clarisse Lavanant / Post du mercredi 4 juillet 2012, 10:14 / Flyer d'annonce de la composition du nouveau groupe de Dan Ar Braz
- ABP, Dédicaces du nouvel album de Dan Ar Braz "Célébration", 22/06/12
- Page facebook de Clarisse Lavanant / Post du samedi 23 mars 2013, 11:30 / Photo "Souvenir de "Célébration" à Juvisy-sur-Orge (91) samedi dernier... Prochain RDV le 6 avril au Zénith de Lille !"
- Flyer présentant le nouvel album "Celebration" de Dan Ar Braz et annonçant les premières dates de la nouvelle tournée
- Programme 2013 de la fête "La Bretagne au Jardin d'acclimatation" (document pdf)
- Page facebook de Dan Ar Braz / Post facebook de Morgane Béal Le Borgne du 4 mai 2013 17:10 / Post "4 mai 2013 17:10" de Vincent Le Furaut / Extrait vidéo#1 (1:35) du concert du duo Dan Ar Braz / Clarisse Lavanant le 4 mai 2013 sur la Grande Scène du Jardin d'acclimatation (filmé via mobile) par Vincent Le Furaut
- Page facebook de Vincent Le Furaut / Post "Souvenir souvenir..." de Vincent Le Furaut / Extrait vidéo#2 (3.50) du concert du duo Dan Ar Braz / Clarisse Lavanant le 4 mai 2013 sur la Grande Scène du Jardin d'acclimatation (filmé via mobile) par Vincent Le Furaut
- Cornouaille Quimper. 90e anniversaire en juillet, Le Télégramme, 2 mars 2013
- La chanson bretonne, p. 130
- « Le retour d'Alain Stivell », vidéo (2:12), JT 13h TF1, diffusion le 16 février 2012
- Frédéric Jambon, SACEM. Dan Ar Braz décroche le Grand Prix, Le Télégramme, 16 novembre 2004
- Morvan 2001, p. 94
- Dan Ar Bras et Rory sur Youtube, Medley en entier sur Dailymotion
- Fiche artiste détaillée sur musicman.fr
- [http://www.laguitare.com/autour/autour_dan.html
- Interview par La Boite Noire
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jacques Vassal, La chanson bretonne, Albin Michel, coll. « Rock&Folk », 1980, 190 p., « Dan Ar Bras », p. 127-131
- Daniel Morvan (photogr. Bernard Galéron), Bretagne : Terre de Musiques, E-novation, coll. « Bretagne ma Terre », 2001, 144 p. (ISBN 951693605), « Dan Ar Braz : Retour amont », p. 92-95
- Ronan Gorgiard, L'étonnante scène musicale bretonne, Palantines, coll. « Culture et patrimoine », 2008, 255 p. (ISBN 2911434983), « La scène bretonne actuelle », p. 154-159
- Gilbert Cariou, L'épopée du rock au Pays Bigouden 1962-1972, SEB, 2012, 160 p. (ISBN 978-2954144306), « Dan Ar Braz : Héritage des... Bigoudens ! », p. 116-119
- Collectif (dir. Frank Darcel et Olivier Polard) et Michel Troadec, ROK : De 1960 à nos jours, 50 Ans de musique électrifiée en Bretagne, t. 1 : 1960/1989, Éditions de Juillet, 2010, 336 p. (ISBN 978-2-9532545-5-6), « Dan Ar Braz trace son chemin », p. 112-115
- Laurent Bourdelas, Alan Stivell, Le Télégramme, 2012, 336 p. (ISBN 2848332743)
- Gérard Classe, Bagad Kemper, 50 ans sans relâche, hep diskrog, Blanc Silex éditions, 2000 (ISBN 2913969100)

Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Musiques de Dan Ar Braz disponibles pour les films sur COMPIMEDIA.FR
- Site de l'association : De Bretagne et d'Ailleurs
- Site Gwerz
- Notices d’autorité : Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
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| Nathalie Santamaria |
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Fanny |
- Musicien breton
- Guitariste de musique bretonne
- Interprète de musique celtique
- Personnalité bretonne du XXe siècle
- Personnalité bretonne du XXIe siècle
- Auteur-compositeur-interprète
- Chanteur breton
- Guitariste français
- Musicien de rock progressif
- Participant au concours Eurovision de la chanson 1996
- Participant au concours Eurovision de la chanson pour la France
- Naissance en 1949
- Naissance à Quimper
- Membre des Enfoirés
- Nom de scène
- Musique folk
- Récipiendaire de l'ordre de l'Hermine