La Chapelle-d'Armentières

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La Chapelle-d’Armentières
La Poste.
La Poste.
Blason de La Chapelle-d’Armentières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Armentières
Intercommunalité Lille Métropole
Maire
Mandat
Bernard Coisne
2014-2020
Code postal 59930
Code commune 59143
Démographie
Gentilé Chapelloises, Chapellois
Population
municipale
8 389 hab. (2011)
Densité 812 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 40′ 25″ N 2° 53′ 46″ E / 50.6736111111, 2.8961111111150° 40′ 25″ Nord 2° 53′ 46″ Est / 50.6736111111, 2.89611111111  
Altitude Min. 15 m – Max. 20 m
Superficie 10,33 km2
Localisation

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La Chapelle-d’Armentières

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La Chapelle-d’Armentières

La Chapelle-d’Armentières (en néerlandais : Armentiers-Kapelle[1]) est une commune française située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Chapelle-d'Armentières dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

La Chapelle-d’Armentières se trouve sur le territoire des Weppes[2], en Flandre gallicante. Traversée par l’autoroute A25, qui relie la métropole lilloise au littoral, elle est située à 15 km au nord de Lille et 60 km au sud de Dunkerque, à proximité de la frontière belge.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Chapelle-d'Armentières
Armentières Houplines
Erquinghem-Lys La Chapelle-d'Armentières Prémesques
Bois-Grenier Ennetières-en-Weppes

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Principalement développée le long des routes départementales 933, 945 et 22, la commune de La Chapelle-d'Armentières s'étend sur une dizaine de kilomètres de long. Elle comporte trois zones principales d'urbanisation, héritées des anciennes paroisses[3] : le secteur central du Bourg, et les deux hameaux de La Choque au nord-ouest, et de Wez-Macquart au sud-est.

Ville surtout rurale, avec une surface agricole occupant les trois quarts de la superficie, La Chapelle-d'Armentières laisse une place importante aux espaces verts, parcs et jardins. Néanmoins, elle dispose également de zones industrielle et artisanale actives. En outre, l'urbanisation de la commune progresse de manière régulière, avec de nouveaux projets de lotissements en cours ou à venir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Chapelle-d'Armentières

Les armes de la commune de La Chapelle-d'Armentières se blasonnent ainsi :
D’argent à une fleurs de lys de gueules, accompagné en chef, à dextre d’un soleil non figuré d'or et à senestre d’un croissant posé en barre du même, un portail d’église de sable brochant en cœur.

Origines[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, le territoire actuellement occupé par la commune faisait partie d'Armentières. Toutefois, ses habitants se réunissaient habituellement dans la chapelle Notre-Dame du Vieil Biez, sur un territoire situé en dehors d'Armentières, dépendant des seigneuries de Saint-Simon et de Raisse. Dès 1685, ses administrateurs se virent accorder par le comte d'Egmont le statut d'échevins indépendants, préfigurant la future autonomie[4].

À la suite de l'abolition du régime seigneurial, c'est en 1790 que fut séparée d'Armentières une commune alors nommée Armentières-Paroisse, rebaptisée ensuite Armentières-Campagne. Cette première autonomie fut de courte durée, puisqu'un décret de la Convention réintégra le territoire à Armentières le 1er juin 1794. À la suite des protestations des habitants, une ordonnance séparera définitivement la localité d'Armentières le 22 novembre 1820, et donnera à la nouvelle commune son nom actuel[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir de la moitié du XIXe siècle, La Chapelle-d'Armentières se développa autour de trois paroisses, Le Bourg, Wez-Macquart et La Choque, respectivement construites en 1863, 1864 et 1911[4]. Traversée par les tranchées durant la Première Guerre mondiale, la ville subit d'importantes destructions. Elle fut ensuite occupée par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale, et libérée le 6 septembre 1944[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, La Chapelle-d'Armentières est administrée par le maire sans étiquette Bernard Coisne. Celui-ci fut élu à la suite du décès brutal du maire précédent, Henri Bouchery.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1989 Henri Bouchery   Décédé en cours de mandat
1989 en cours Bernard Coisne   Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, La Chapelle-d'Armentières est jumelée avec la commune britannique de Birchington (Kent). Ce jumelage donne notamment lieu à des échanges culturels et scolaires. Par ailleurs, une délégation anglaise est invitée chaque année à La Chapelle-d'Armentières, à l'occasion des festivités municipales du mois de mai.

En gage de leur amitié, les deux villes se sont échangées en 1994 des présents symboliques de leur patrimoine respectif. La Chapelle-d'Armentières offrit ainsi une Citroën 2CV à Birchington, qui lui fit don en retour d'une cabine téléphonique, installée à côté de la mairie[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 389 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 889 1 958 2 031 1 927 2 039 2 175 2 531 2 678 3 154
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
3 463 3 960 4 211 3 851 4 262 4 437 4 436 4 405 2 007
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
3 623 3 875 3 903 3 796 4 190 4 673 5 300 6 080 6 703
1990 1999 2006 2011 - - - - -
7 825 7 903 7 971 8 389 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Chapelle-d'Armentières en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
4,6 
75 à 89 ans
7,7 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,7 
45 à 59 ans
20,6 
21,2 
30 à 44 ans
21,3 
19,4 
15 à 29 ans
18,1 
22,4 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage [9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Chapelle-d'Armentières comporte plusieurs écoles maternelles et primaires[10];

  • École Maternelle Mozart;
  • École Primaire Louis Bartier;
  • Groupe Scolaire Notre-Dame de Fatima[11],[12], établissement catholique hors contrat sous l'égide de l'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre ; ce groupe scolaire comprend une maternelle, une école primaire et un collège ;
  • Groupe Scolaire de Notre-Dame de Lourdes;
  • Groupe Scolaire de Wez-Macquart;
  • Groupe Scolaire du Bourg;
  • Groupe Scolaire du Parc;
  • Groupe Scolaire Omer Olliver.

Tissu associatif[modifier | modifier le code]

Grâce à de nombreux équipements culturels et sportifs, La Chapelle-d'Armentières bénéficie d'un tissu associatif dense et dynamique, composé d'une cinquantaine de clubs et associations divers[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Avec 750 ha de terres agricoles sur une superficie totale de 1 072 ha, l'agriculture occupe une place importante à la Chapelle-d’Armentières[3]. Cette particularité offre à la commune un caractère de mixité urbaine très prisé de ses habitants.

Depuis les années 1980, une zone industrielle, de maintenant 50 ha, s'est développée à la Houssoye, à la sortie de l'autoroute A25. Elle accueille des entreprises actives dans les domaines de la construction mécanique, la distribution alimentaire, le transport ou encore la vente par correspondance[3].

Par ailleurs, la commune accueille, sur son sol, la Brasserie d'Annœullin depuis mai 2012.

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cimetières militaires du Commonwealth[modifier | modifier le code]

La page « Commonwealth War Graves » possède une section détaillée à ce sujet.

Ayant été le théâtre d'affrontements au cours de la Première Guerre mondiale, La Chapelle-d'Armentières possède six cimetières militaires du Commonwealth répartis à travers la ville :

Églises[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vaast.

La Chapelle-d'Armentières possède plusieurs églises : Saint-Vaast au Bourg, Notre-Dame de Lourdes à La Choque et l'Immaculée Conception à Wez-Macquart. Cette dernière avait d'abord été édifiée par Charles Leroy, architecte de la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille, mais fut détruite lors de la Première Guerre mondiale.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Mamet, « La Flandre - Toponymie »,‎ 2010 (consulté le 28 mars 2010)
  2. Frédéric Faucon, « Les Weppes »,‎ 2010 (consulté le 28 mars 2010)
  3. a, b et c « Ville de La Chapelle d'Armentières - Situation », Mairie de La Chapelle d'Armentières,‎ 2010 (consulté le 28 mars 2010)
  4. a, b, c et d « Ville de La Chapelle d'Armentières - Historique », Mairie de La Chapelle d'Armentières,‎ 2010 (consulté le 28 mars 2010)
  5. « Ville de La Chapelle d'Armentières - Jumelage », Mairie de La Chapelle d'Armentières,‎ 2010 (consulté le 28 mars 2010)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à La Chapelle-d'Armentières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 juillet 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 juillet 2010)
  10. « Ville de La Chapelle d'Armentières - Ecoles Chapelloises », Mairie de La Chapelle d'Armentièresconsulté le=28 mars 2010,‎ 2010
  11. Site du groupe scolaire Notre-Dame de Fatima
  12. La Voix du Nord du samedi 8 mai 2010 (éditions locales de la métropole lilloise).
  13. Annuaire 2009-2010 des associations chapelloises sur le site de la commune