Musée des beaux-arts de Nancy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Musée des beaux-arts.
Musée des beaux-arts de Nancy
Image illustrative de l'article Musée des beaux-arts de Nancy
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Nancy
Adresse 3, Place Stanislas
Coordonnées 48° 41′ 37″ N 6° 10′ 57″ E / 48.6935, 6.1824 ()48° 41′ 37″ Nord 6° 10′ 57″ Est / 48.6935, 6.1824 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1793
Collections peintures du XVe au XXe siècle
sculpture du XIXe au XXe siècle
Arts graphiques du XVe au XXe siècle
collection Daum
Expositions temporaires
Superficie 9 000 m²
Protection Logo monument historique Classé MH (1923, Pavillon ou Hôtel Jacquet)

Logo monument historique Classé MH (1995, Bastion d'Haussonville)
 Patrimoine mondial (1983)

Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 107 000 (Moyenne sur les années 2006-2010)

114 000 (2013)

Site web mban.nancy.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée des beaux-arts de Nancy

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

(Voir situation sur carte : Lorraine)
Musée des beaux-arts de Nancy

Géolocalisation sur la carte : Nancy

(Voir situation sur carte : Nancy)
Musée des beaux-arts de Nancy

Le musée des beaux-arts de Nancy, créé en 1793, est l'un des plus anciens musées de France. Initialement installé dans la chapelle de la Visitation. Il est rapidement transféré place Stanislas à Nancy dans l'un des quatre grands pavillons qui entourent la place créée en 1755, par le duc de Lorraine Stanislas Leszczynski et situé entre la monumentale fontaine de Neptune et l'entrée de la rue Stanislas, au sein de la Ville-Vieille de Nancy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts de Nancy a été créé en 1793, il est l'un des plus anciens musées créé en France. Initialement il fut installé dans une aile du couvent des Visitandines ainsi que la chapelle de la Visitation, permettant ainsi la conservation des œuvres saisies après la Révolution française. Dans ce premier fonds sont visibles quelques rares œuvres commandées par la famille ducale de Lorraine telles :

Inclus dans l'arrêté consulaire de 1801, le musée bénéficie d'envois d'œuvres d'art à partir du Louvre puis est transféré place Stanislas dans l'ancien collège de médecine devenu dès lors le Musée des beaux-arts de la ville[3].

Architecture et organisation[modifier | modifier le code]

Le bâtiment est construit sur les fondations du bastion d'Haussonville, datant du XVe siècle.

La façade principale du bâtiment du musée des beaux-arts fut construite au XVIIIe siècle par Emmanuel Héré dans un style mêlant classicisme et rocaille Page d'aide sur l'homonymie[A 1]. Derrière cet édifice se situait le théâtre de la Comédie de Stanislas Leszczynski, construit en 1758 et disparu en 1906. Le théâtre qui fut remplacé en 1919 par L'opéra-théâtre de Nancy, face au musée des beaux-arts[pas clair]. De ce théâtre reste encore le vestibule ainsi que l'escalier classique permettant d'accéder aux bâtiments anciens du musée. L'espace laissé par le théâtre de la comédie permit une première extension du musée en 1936 par les architectes Jacques et Michel André[A 1]. Dès les années 1970, cette extension se révéla insuffisante.

Un nouveau projet d’agrandissement prit forme en 1990 : l'extension devait répondre à la fois aux contraintes fonctionnelles d'un musée moderne mais également limiter son impact architectural vis-à-vis de la place Stanislas, classée au patrimoine mondial. La préservation du bâtiment historique construit par Emmanuel Héré était également à prendre en compte[5]. Cette extension, réalisée en 1995 par Laurent Beaudouin, permit ainsi de doubler la surface du musée.

En 2001 est installé L'Hommage à Lamour, œuvre créée in situ par François Morellet : visible depuis la place Stanislas et posée sur le bâtiment de la conservation, il s'agit d'un grand rectangle blanc horizontal, avec en chaque coin des néons jaunes courbés en volutes[A 1].

Collections[modifier | modifier le code]

En plus des espaces thématiques dédiés à Jean Prouvé, Daum, les arts graphiques et le japonisme, la collection de peinture européenne est organisée dans un strict ordre chronologique.

Galerie Jean Prouvé[modifier | modifier le code]

La directrice du musée, Claire Stoullig, choisit d'installer une galerie dédiée à Jean Prouvé dès la première salle du musée comme une manière d'accompagner le visiteur vers l'art contemporain[A 2]. La galerie, ouverte en 2012, expose les recherches plastiques de Prouvé comme des œuvres, aux côtés de créations de Frank Stella, François Morellet, Carmen Perrin, André Cadere et Pierre Buraglio[A 2]. La galerie est conçue comme le point de départ d'un « parcours Jean Prouvé » dans la ville, où chaque étape souligne un aspect de son activité créatrice[A 2].

Le fonds de la galerie se constitue continûment depuis 2009, notamment grâce aux dons de la galerie Patrick Seguin, de la Société générale, de l'École nationale des beaux-arts de Nancy, de l'École nationale d'architecture de Nancy, du lycée Fabert de Metz, du CROUS de Nancy et de l'association des amis du musée de l'École de Nancy, mais aussi grâce à des acquisitions[A 3].

De nombreux mobiliers universitaires (chaises, escabeau roulant, bureaux), provenant notamment de la cité universitaire de Monbois, sont exposés avec des éléments d'architecture (Panneau à hublots, Brise-Soleil de l'École industrialisée du Cameroun), des maquettes ainsi que des œuvres d'artistes dans l'entourage de Prouvé (Fernand Léger, Étienne Cournault, Lucien Hervé) ou contemporains (Frank Stella, François Morellet)[A 3]. Les créations de Prouvé et des autres artistes sont exposées ensemble, suivant cinq grands thèmes : « mécanique », « série et standard », « structure et résistance », « matière et contexture » et « légèreté »[A 3].

Primitifs italiens et Renaissance (XIVe au XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Comme pour le reste des collections, les salles du musée sont organisées en termes de confrontation plutôt que par école[A 4].

La première salle est consacrée à un prédelle de Mello da Gubbio datant de 1348 représentant les martyres de saint Marien et saint Jacques ainsi que la crucifixion.


La Vierge à l'Enfant assistée de deux anges de Francesco de Tatti permet de montrer l'émergence de la peinture à l'huile et de la perspective[A 4].

La première confrontation concerne des œuvres de Wilhelm Stetter, peintre strasbourgeois, mises en regard avec Tobie conduit par l'ange, peinture quasiment maniériste du Florentin Giovanni Antonio ainsi qu'un retable de Noël Bellemare, représentant la peinture de la cour du château de Fontainebleau[A 4].

Sainte Trinité de Giorgio Vasari montre la recherche d'une esthétique sophistiquée tandis que Déploration du Christ de Jacopo Robusti est dans une esthétique plus trouble et violente. Enfin, Diane chasseresse de Paolo Fiammingo montre l'émergence du paysage en tant que genre artistique indépendant.

Une section est consacrée aux portraits, avec des œuvres de Corneille de Lyon tels qu'un portrait du cardinal Robert de Lenoncourt ou Portrait d'homme à la barbe grisonnante, dont le style épuré est à rapprocher de son protestantisme; la même focalisation sur l'âme du modèle plutôt que son statut social se retrouve dans Portrait de Francesco Soranzo de Jacopo Bassano.

XVIIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

On retrouve José de Ribera pour la peinture du Siècle d'or espagnol.

Pour la peinture française, y figurent surtout des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles, les peintres lorrains étant bien représentés à l'exception notable de Georges de La Tour, dont les œuvres se retrouvent à Nancy au sein du musée lorrain. On peut ainsi voir des peintures de Simon Vouet, Philippe de Champaigne, Claude Deruet, Lubin Baugin, Jacques Blanchard, Le Lorrain, Pierre Mignard, Charles Le Brun, Charles de La Fosse, Alexandre-François Desportes, François Boucher, François Lemoyne et Carle van Loo. La collection compte trois toiles de Rubens, dont l'immense Transfiguration.

Une salle du musée est consacrée à la confrontation de trois L'Annonciation afin de montrer l'importance de ce thème dans le cadre de la contre-Réforme. Celle de Federico Barocci reprend les canons de l'Église catholique dans un cadre intimiste; celle de Frans Pourbus le Jeune est une exécution servile des instructions du concile de Trente; enfin, celle du Caravage est une remise en cause de l'Immaculée Conception[A 5].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La section XIXe siècle du musée commence par des peintures de Victor Prouvé, L'Île heureuse, La Joie de vivre et Les Voluptueux[B 11].

Un premier découpage est fait suivant les genres, avec d'abord les portraits :Jeune Femme au boa de François Gérard, Portrait d'Élise Voïart par Constance Mayer, portrait de Zélie par Gustave Courbet[B 12], Portrait d'Edmond de Goncourt par Jean-François Raffaëlli[B 13], Allégorie de l'automne par Édouard Manet[B 14].

Après les portraits viennent les paysages, avec Paysage de montagne de Gustave Doré, Vue de la ville et du port de Dieppe par Eugène Isabey[B 15], La Clairière de Narcisse Diaz de la Peña[B 16]/

Enfin, une section est dédiée à la peinture historique, religieuse ou allégorique avec Saint Georges de Jules-Claude Ziegler, La Bataille de Nancy d'Eugène Delacroix, La Jeune Fille et la Mort d'Henri Lévy[B 17].

La seconde partie correspond à un découpage par genre, avec tout d'abord des œuvres naturalistes d'Émile Friant (Portrait de Madame Petitjean, Les Buveurs, Autoportrait, Autoportrait en gris clair, Jeune Nancéienne dans un paysage de neige, Portrait de sa mère épluchant un navet devant la fenêtre, La Toussaint[B 18], La petite barque, La Douleur) Camille Martin (Premier soleil, Après l'enterrement), Charles Wittmann (Soir de 14 juillet), Pascal Adolphe Jean Dagnan-Bouveret (Dans la forêt) ou Jules Bastien-Lepage (Ophélie[B 19]).

Plusieurs œuvres symbolistes sont aussi présentes, telles que La Joie des choses d'Armand Point, Le Chant du soir d'Alphonse Osbert ou La Femme à la perle de Charles Sellier[B 20].

Quelques peintures pointillistes sont aussi exposées, comme Jeune Femme assise d'Hippolyte Petitjean, Le Démolisseur de Paul Signac[B 21] ou Ferme, matin d'Henri-Edmond Cross[B 22].

Enfin, la dernière alcôve abrite Coucher de soleil à Étretat de Claude Monet, œuvre emblématique du mouvement impressionniste[B 23].

XXe siècle et XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La muséographie mise en place en 2012 présente les œuvres par thème : portrait, paysage, sculpture, couleur plutôt que par courant afin de favoriser les confrontations : Voyage organisé dans l'Adriatique, œuvre d'Erik Dietman datant de 1999 composée de 21 crânes en verre soufflé dans une grille[B 24], est ainsi mis en regard avec Memento Mori de Nicolas-Henri Jeaurat de Bertry, datant de 1756[A 6].

Une partie des collections du musée vient du legs de 117 œuvres de la veuve d'Henri Galilée en 1965, notamment Portrait de Germaine Survage d'Amedeo Modigliani, La Seine au Pont-Neuf, effet de brouillard d'Albert Marquet, Le Déjeuner des enfants de Pierre Bonnard, Sainte-Adresse. Jour et Sainte-Adresse. Nuit de Raoul Dufy[A 6].

De nombreuses acquisitions ont lieu entre 1970 et 1990 : le musée achète, avec l'association des amis des musées, plusieurs œuvres d'Étienne Cournault : Le Lion et le Moucheron, Taurillon, Tête d'homme, Profils et La Pipe d'eau douce. En 1984, grâce au FRAM Lorraine, le musée achète Cheval majeur de Raymond Duchamp-Villon afin d'avoir une sculpture représentant le cubisme. En 1990, le musée achète Joueur de guitare à la chaise de Jacques Lipchitz, dont la sculpture Arlequin avec une clarinette fait déjà partie des collections; la veuve de l'artiste offrira deux ans plus tard au musée 21 autres sculptures. Enfin, toujours en 1992, l'État français dépose au musée Homme et femme de Pablo Picasso, devenue depuis l'une des pièces maîtresse du musée[A 6].

À la réouverture du musée en 1999, le Centre Georges-Pompidou dépose plusieurs œuvres afin de rendre la collection du musée des Beaux-Arts de Nancy la plus diverse possible : des créations de Lucian Freud, Juan Gris, Léonard Foujita, Raoul Dufy, Suzanne Valadon, Max Pechstein, Othon Friesz, František Kupka, Louis Marcoussis, Albert Gleizes, George Grosa, Henri Laurens, César et Étienne-Martin. En 2001, le musée achète, avec l'aide du Centre national des arts plastiques, des æuvres de Richard Fauguet, Claude Lévêque, Voyage organisé dans l'Adriatique d'Erik Dietman ou Infinity Mirror Room fireflies on the water de Yayoi Kusama. En 2008, le Fonds national d'art contemporain dépose Ne bouge pas poupée de Françoise Pétrovitch et le musée achète Konskie II, Polish Village de Frank Stella. En 2011, le musée achète Cross Crash n°1 et Cross Crash n°3 de François Morellet et reçoit Sculpture en ellipse de Carmen Perrin[A 6].

Collection Daum[modifier | modifier le code]

La collection Daum, qui comprend plus de 725 œuvres dont 300 sont exposées[M 1], est exposée dans le sous-sol du musée, au milieu des fondations d'Haussonville, depuis 1999. D'après la directrice du musée, elle est la raison principale de la venue de plus de 30 % des visiteurs[A 2]. En plus de très nombreuses pièces Daum, le musée expose aussi Tête d'Emmanuel Saulnier ou Ne bouge pas poupée de Françoise Pétrovitch afin de montrer l'utilisation des techniques du verre dans l'art contemporain[A 2].

Les premiers achats de pièces Daum pour les musées de Nancy datent de 1920; cette date tardive s'explique par le dédain que pouvait subir la manufacture à l'époque d'Émile Gallé; 10 pièces rejoignent les collection en 1929[A 7]. En 1980, suite à cinq expositions temporaires sur la manufacture, Michel Daum offre onze vases au musée[A 7]. En 1982, pour éviter le dépôt de bilan, la manufacture vend une partie de ses collections, dont sept pièces au musée des Beaux-Arts[A 7].

Cabinet d'arts graphiques[modifier | modifier le code]

Le fonds du musée comprend des sculptures d'artistes divers, tels que Marie-Anne Collot, Auguste Rodin, Aristide Maillol, Laurens[Lequel ?], Raymond Duchamp-Villon, Jacques Lipchitz, Ossip Zadkine ou encore César. Le Cabinet d'art graphique permet la conservation et l'exposition d'un grand nombre d'estampes et de dessins parmi lesquels l'œuvre complète de Jacques Callot ou encore un ensemble remarquable de l'illustrateur Grandville et de gravures françaises du XVIIe au XXe siècle. Au total, ce sont environ 7 000 dessins et 15 000 estampes qui composent le fonds du musée.Le collectionneur Jacques Thuillier a offert de son vivant, avec son frère Guy Thuillier, sa collection de dessins et gravures. Ce fonds constitue près de 80% des œuvres conservées au cabinet d'arts graphiques. En 2014, le Musée des Beaux-Arts de Nancy est l'invité du Salon du Dessin, au Palais Brongniart, où un accrochage de dessins d'architecture est présenté en hommage à la donation Thuillier.

Les œuvres d'arts graphiques exposées au musée sont renouvelées tous les trois mois pour éviter qu'elles ne prennent trop l'oxygène et la lumière[A 2].

Japonisme : collection Cartier-Bresson[modifier | modifier le code]

L'épouse de Charles Cartier-Bresson, en exécution de son testament, offre au musée en 1936 1 100 pièces des 1744 réunies par son mari dans sa collection[A 8]. Le fonds est d'abord exposé, puis mis à l'abri avant la Seconde Guerre mondiale et n'est présenté à nouveau qu'en 2011, lors d'une exposition temporaire, faute de spécialiste d'art d'Extrême-Orient à Nancy; une partie du fonds rejoint les collections permanentes en 2012, à l'occasion de la nouvelle muséographie[A 8].

Cartier-Bresson commence sa collection en 1889, après avoir découvert grâce à son beau-frère collectionneur les arts d'Extrême-Orient; celui-ci lui offre d'ailleurs une partie de ses propres collections[A 8]. Le reste vient de marchands spécialisés ou de ventes publiques[A 8].

La collection comporte notamment des estampes d'Hiroshige, Hokusai, Utamaro, des rouleaux peints, des paravents, des sculptures, des sabres, des tsuba, des céramiques, des laques, des inrō et des kimonos[A 8].

Gestion et politique culturelle[modifier | modifier le code]

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le graphique ci-dessous montre l'évolution de la fréquentation du musée entre 2006 et 2011[6],[7]. La baisse observée en 2011 s'explique par la fermeture du musée aux mois d'octobre, novembre et décembre pour travaux.

En 2013, la fréquentation annuelle s'élève à 114 016 visiteurs[8].

Acquisitions[modifier | modifier le code]

Les premières collections du musée datent de la Révolution française, lors des saisies des biens du clergé et des émigrés[M 2]. En 1801, le musée reçoit à la fois des tableaux exposés au château de Lunéville lors de la signature du traité de Lunéville ainsi qu'une partie des collections nationales françaises sous ordre de Napoléon Bonaparte[M 2].

Parmi les donations, Lucie de Jankowitz offre au musée 45 sculptures et peintures[M 2]; l'épouse de Victor Poirel, une collection de 116 tableaux[M 2]; Méry Laurent offre L'Automne d'Édouard Manet en 1905[M 2]; l'épouse d'Henri Galilée, 117 peintures et sculptures[M 2]; la Fondation Jacques et Yulla Lipchitz, une vingtaine de plâtres[M 2]; enfin, en 1999, Jacques Thuillier et Guy Thuillier offrent anonymement (jusqu'au décès du premier donateur) plus de 13 000 œuvres dont plus de 12 000 estampes[A 9].

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Une vaste partie du bâtiment moderne est réservée aux expositions temporaires et a accueilli les œuvres d'artistes aussi variés et reconnus que William Turner, Claude le Lorrain et Barbara Hepworth.

  • 18 mai au 15 août 2002 : « Gina Pane »
  • 16 septembre au 18 novembre 2002 : « Corps et traces dans la création tchèque, 1962-2002 »
  • 27 novembre 2003 au 1er mars 2004 : « Les créations du Ballet théâtre contemporain, 1968-1988 »
  • 17 décembre 2004 au 14 mars 2005 : « Jacques Lipchitz »
  • 7 mai au 22 août 2005 : « De l'Esprit des villes : Nancy et l'Europe au siècle des Lumières »[9], dans le cadre de « Nancy 2005, le temps des Lumières ».
  • 17 mai au 21 septembre 2008 : « Victor Prouvé »[10]
  • 27 juin au 21 septembre 2008 : « Amazones et cavaliers : hommage à Claude Deruet, peintre nancéien du XVIIe siècle » [10]
  • 23 octobre 2008 au 28 janvier 2009 : Dessins du metteur en scène Federico Fellini[10]
  • 23 octobre 2008 au 28 janvier 2009 : « La peinture » de Jean-Michel Alberola[10]
  • 6 mars au 8 juin 2009 : « Dessins de Jean-Léon Gérôme »
  • 2 mai au 17 août 2009 : « Francis Gruber l'œil à vif »
  • 24 octobre 2009 au 25 janvier 2010 : « Beautés monstres : Curiosités, prodiges et phénomènes »[11]
  • 23 juin au 29 août 2011 : « Un goût d’Extrême-Orient : la collection Charles Cartier-Bresson »[M 3]
  • 30 juin au 28 octobre 2012 : « La Maison tropicale »[M 4], dans le cadre de « Jean Prouvé 2012 »
  • 15 novembre 2012 au 11 février 2013 : « Hommage à Jacques Thuillier. Évocation des décors d'églises de Paris »[12]
  • 15 novembre au 11 février 2013 : « Alain Huck Tragedy or Position »[M 5]
  • 4 mai au 4 août 2013 : « L'Automne de la Renaissance : d'Arcimboldo à Caravage »
  • 25 octobre 2013 au 27 janvier 2014 : « Chefs-d’œuvre de la tapisserie des XVIIe & XVIIIe siècles / La collection du Petit Palais »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La copie, conservée au musée des Beaux-Arts de Nancy, a subi moins de restaurations et est donc plus conforme à l'originale; les putti et le Saint-Esprit sont par exemple des ajouts postérieurs.

Références[modifier | modifier le code]

  • Dossier de l'art, no 202 « Le musée des beaux-arts de Nancy : nouveau parcours des collections », décembre 2012 
  1. a, b et c « Des architectures, un musée », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 9
  2. a, b, c, d, e et f Claire Stoullig, « Nouveau parcours, nouvelles ambitions », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 2-8
  3. a, b et c Tizulu Maeda, « La galerie Jean Prouvé : Une passerelle vers l'art d'aujourd'hui », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 2-8
  4. a, b et c « Primitifs et invention de la Renaissance », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 14-17
  5. Claire Stoullig, « Trois Annonciations : le sens d'une confrontation », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 24-27
  6. a, b, c et d Katell Coignard, « L'aventure du XXe siècle », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 48-55
  7. a, b et c Jacky Kozlowski, « La collection Daum », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 62-67
  8. a, b, c, d et e Jacky Kozlowski, « La collection Cartier-Bresson ou l'esprit du japonisme », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 46-47
  9. Michèle Leinen, « La collection Jacques et Guy Thuillier, une donation d'exception », Dossier de l'Art,‎ décembre 2012, p. 10-11
  • Cécile Bouleau, Blandine Chavanne, Laurence Dupeyron et al., Éclats : Collection du musée des beaux-arts de Nancy, Somogy éditions d'art,‎ mai 2005, 229 p. (ISBN 2-85056-879-1)
  1. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 22
  2. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 16
  3. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 38
  4. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 42
  5. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 46
  6. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 48
  7. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 50
  8. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 60
  9. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 68
  10. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 62
  11. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 150
  12. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 132
  13. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 148
  14. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 154
  15. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 136
  16. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 134
  17. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 16
  18. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 144
  19. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 142
  20. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 140
  21. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 160
  22. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 158
  23. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 156
  24. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 196
  25. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 170
  26. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 174
  27. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 180
  28. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 178
  29. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 224
  30. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 226
  31. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 227
  1. « Collection Daum », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy
  2. a, b, c, d, e, f et g « Histoire des collections », sur mban.nancy.fr, Musée des beaux-arts de Nancy
  3. « Dossier de presse : Un goût d’Extrême-Orient », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy
  4. « Dossier de presse : le Grand Nancy et la Ville de Nancy présentent Jean Prouvé », sur mban.nancy.fr
  5. « Alain Huck Tragedy or Position », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy
  • Autres références
  1. Notice de l'œuvre sur le catalogue des collections du musée des beaux-arts de Nancy
  2. Notice de la copie des Noces de Cana sur le catalogue en ligne du MBAN
  3. Clara Gelly, Nancy, musée des beaux-arts : Peintures italiennes et espagnoles, XIVe ‑ XIXe siècle, Roche-la-Molière, IAC,‎ 2006, 191 p. (ISBN 2-916373-01-2, lire en ligne), « Introduction : Un précieux patrimoine », p. 15.
  4. Blandine Chavanne et Clara Gelly-Saldias, Le musée et son implantation dans Nancy : histoire de ses diverses résidences, in Bicentenaire du musée 1801-2001, Péristyle – cahier des Amis du musée des beaux-arts de Nancy / Association Emmanuel Héré, n°18, p.39. 2001
  5. Libération.fr : article sur la rénovation du MBAN
  6. « Fréquentation 2006-2010 des Musées de France - Lorraine », sur data.gouv.fr,‎ 3 novembre 2011
  7. « Meurthe-et-Moselle : chiffres clés 2001 », Meurthe & Moselle Tourisme
  8. Source : Service des Publics des Musées de la Ville de Nancy
  9. « De l'esprit des villes - Nancy et l'Europe urbaine au siècle des lumières, 1720-1770 », sur artaujourdhui.info
  10. a, b, c et d Petit futé Lorraine Vosges 2008-2009
  11. « Dossier de presse : Beautés Monstres », sur nancy.fr
  12. group="M"« Hommage à Jacques Thuillier. Évocation des décors d'églises de Paris », sur mban.nancy.fr, Musée des beaux-arts de Nancy

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généraliste[modifier | modifier le code]

  • Notice des tableaux, dessins, statues et bas-reliefs exposés au musée de Nancy, Imprimerie de N. Collin, Saint-Nicolas, Nancy, 1875.
  • Musée de Nancy : tableaux, dessins, statues & bas-reliefs, Crépin-Leblond, Nancy, 1897, 246 p. (catalogue descriptif et annoté).
  • Claude Pétry, Le Musée des beaux-arts de Nancy, Musées et monuments de France, A. Michel, Paris ; Ville de Nancy, 1989, 128 p. (ISBN 2-907333-07-0).
  • Claude Pétry (et. al.), Daum dans les musées de Nancy, musée des beaux-arts, Nancy, 1989, 183 p. (ISBN 2-901408-03-6).
  • Collection du musée des beaux-Arts de Nancy : regards, Réunion des musées nationaux, Paris ; Diffusion Seuil, 1999, 231 p. (ISBN 2711838412).
  • Blandine Chavanne et Clara Gelly-Saldias, Une donation d'art graphique : musée des beaux-arts de Nancy, Réunion des musées nationaux, Paris, 2001, 119 p. (ISBN 2711840506).
  • Cécile Bouleau, Blandine Chavanne, Laurence Dupeyron et al., Éclats : Collection du musée des beaux-arts de Nancy, Somogy éditions d'art,‎ mai 2005, 229 p. (ISBN 2-85056-879-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dossier de l'art, no 202 « Le musée des beaux-arts de Nancy : nouveau parcours des collections », décembre 2012  Document utilisé pour la rédaction de l’article

Catalogues d'exposition[modifier | modifier le code]

  • Blandine Chavanne et Clara Gelly-Saldias, De l'an II au sacre de Napoléon : le premier musée de Nancy, Réunion des musées nationaux, Paris ; Ville de Nancy, 2001, 207 p. (ISBN 2-7118-4315-7)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles liées[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]