Cornelis de Bie

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Cornelius de Bie

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Cornelis de Bie gravé par Joannes Meyssens d'après Erasmus Quellinus, dans Het gulden cabinet vande edele vry schilder-const de 1662[1]

Autres noms Cornelio de Bie
Cornelis de Bie
Corneille de Bie
Activités Dramaturge
Historien de l'art
Poète
Rhétoricien
Naissance 1627
Lierre
Flag - Low Countries - XVth Century.png  Pays-Bas espagnols
Décès après 1712
Orp-le-Grand ( ? )
Flag - Low Countries - XVth Century.png  Pays-Bas espagnols ( ? )
Langue d'écriture néerlandais
Mouvement Baroque
Genres Comédie
Farce
Histoire de l'art
Théâtre
Tragédie

Cornelio, Cornelius ou Cornelis de Bie, né le à Lierre, mort après 1712, est un notaire, procureur, greffier de l’audience militaire dans la ville de Lierre, rhétoricien, poète et dramaturge des Pays-Bas méridionaux[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait d'Adrianus de Bie (1593-1668), peintre et père de Cornelis de Bie, gravé par Lucas Vorsterman d'après un dessin de Petrus Meert, dans Het gulden cabinet vande edele vry schilder-const de 1662

Ce fils du peintre Adrianus de Bie[3] bénéficia d'une très bonne éducation[3] et étudia, sans doute, le droit en 1648[4],[3] à Louvain[5] ; il se peut que De Bie y ait étudié aussi la philosophie, car il se faisait passer pour un philosophe[4]. Il connaissait le latin, le français, l'italien et l'espagnol[3].

Après avoir terminé ses études, il s'installa dans sa ville natale[5]. Il fut successivement notaire, procureur, greffier de l'auditoire militaire[3],[5], et doyen de la Halle aux draps, titre qui lui donna accès à la magistrature de la ville, où il devint un membre éminent de l'administration communale[5]. Il occupa la fonction de greffier de la cour dans les années 1664, 1668 et 1708 et il fut avocat[6].

En 1650, il débuta comme auteur par un recueil de moindre importance, comprenant des chansons[5].

Polyvalent et particulièrement laborieux, il se tourna, à part vers la scène, aussi vers la pratique de l'histoire, de l'histoire de l'art et de l'enseignement populaire[5]. Il venait souvent à Anvers, ville où il se lia d'amitié avec la plupart des artistes de l'époque, dont il racontera la vie dans son ouvrage en vers rimés : Het gulden cabinet vande edele vry schilder-const (Le Cabinet d'or de l'Art libéral de la Peinture)[2].

De Bie est surtout connu comme rhétoricien, membre de la chambre de rhétorique Den Groeyenden Boom (L'Arbre poussant), pour laquelle il produisit de nombreuses œuvres. Ainsi il écrivit, de 1652 jusqu'en 1708, 52 pièces environ, dont seulement 27 sont conservées[7],[8],[2]. À quelques rares exceptions près, toutes furent portées à la scène par les deux chambres de rhétorique de sa ville[7],[9], dont il était l’un des membres les plus diligents. Il connut sa plus grande créativité entre les années 1669-1680 et 1698-1708, toutefois, sans tomber dans l’inertie dans l’intermédiaire[9]. Il signait presque toutes ses œuvres de sa devise : Waerheyt baert nijdt en néerlandais, ou, en latin, Fert odia verum (La vérité engendre la haine)[2],[3].

Il se maria deux fois. Sa première épouse, Elisabeth Smits, mourut le , à la suite d'un accident[3],[1]. Elle lui laissa quatre enfants, dont Caspar, le fils dont une louange en latin est insérée dans Faems Weergalm (L'Écho de la Renommée)[3]. De son mariage en secondes noces avec Isabella Caelheyt, morte en avril 1706, naquirent encore quatre enfants[3].

Encore en 1706, il publia son Echos wederklanck (Le Retentissement d'Écho) comme « adieu à ce monde » (« voor sijnen vriendelijcken Adieu aan de Werelt »), bien qu'on publiât des poèmes de sa plume encore après cette année[10]. Il serait décédé en 1711 ou après cette année[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Het gulden cabinet[modifier | modifier le code]

Frontispice, gravé par Cornelis Meyssens, d'après un dessin d'Abraham van Diepenbeeck, du Gulden cabinet de De Bie, publié en 1662

Des œuvres en prose de De Bie, la plus importante est une compilation de biographies de 280 artistes, Het gulden cabinet vande edele vry schilder-const (Le Cabinet d'or de l'Art libéral de la Peinture). La conception de cet ouvrage est basée sur un livre de 1649, l’Image de divers hommes : une collection de portraits gravés d'artistes pourvus de courtes légendes explicatives, publiée par l'artiste et marchand d'art anversois Joannes Meyssens (1612-1670)[11],[12],[6]. Il semble que, peu de temps après cette publication, De Bie ait été demandé par Meyssens de composer un lexique d'artistes plus vaste, qui se rapproche davantage de l'esprit du Schilder-Boeck de Carel van Mander, mais en employant les illustrations gravées existantes du livre de Meyssens, auxquelles devrait s’ajouter une nouvelle série de portraits[11],[6]. Le résultat en est le Gulden cabinet de De Bie, publié par Meyssens en 1661-1662. L’ouvrage, illustré de 98 portraits d’artistes[11],[6], dont 72 provenant de la publication de Meyssens[13],[6], est dédié au collectionneur d’art anversois Antoine van Leyen (1628-1686). C'est une collection de biographies de maîtres des Pays-Bas et de l'étranger des XVIe et XVIIe siècles[11],[6], divisée en trois parties, dont une est consacrée aux peintres décédés, la deuxième aux peintres vivants et la troisième aux graveurs, sculpteurs, architectes et peintres non inclus dans les deux premiers livres. Le texte se compose de vers élogieux, certains en latin[11],[6], et de passages en prose en alternance. Un traité général de la peinture est tissé à travers toute l'œuvre[6].

Le premier livre comprend des louanges poétiques sans beaucoup d'intérêt. En traitant, cependant, ses contemporains – ceux vivant aux Pays-Bas méridionaux, ainsi que ceux de la République au nord – De Bie était en mesure d'offrir à ses lecteurs des informations de première main sur un certain nombre de peintres, affichant ainsi son intérêt réel pour la scène artistique contemporaine. En tant qu'habitant des Pays-Bas méridionaux, il avait une préférence pour l'art de ses compatriotes et pour le cercle de peintres d'Anvers[6].

Le Gulden cabinet n’a jamais égalé le succès du Schilder-Boeck de Van Mander, que De Bie avait employé comme source directe. Le Gulden cabinet de De Bie devint populaire parmi les amateurs et les collectionneurs d'art de son époque ; toutefois, il n’est pas couramment utilisé comme ouvrage de référence aujourd'hui[6].

En 1711, De Bie semble avoir offert son propre exemplaire de cet ouvrage à son fils aîné Gaspard, un prêtre à Orp-le-Grand, où De Bie s’est retiré à la fin de sa vie[6].

Ouvrages moralisants[modifier | modifier le code]

Entre 1663 et 1708, De Bie publie neuf ouvrages moralisants, dont le Faems Weergalm der Nederduytsche Poesie [...] (L'Écho de la Renommée de la Poésie néerlandaise, publié en 1670), qui mérite d’être considéré comme le principal[5]. En cinq tomes, il offre au lecteur une riche variété d'histoires, de réflexions et d'épigrammes, parmi lesquelles les passages en prose dominent[14]. Les images emblématiques, pourvues de légendes, n'y occupent plus la place centrale. Les sujets les plus divers sont arbitrairement réunis ici, ce qui fait que l'ensemble s'apparente plus à un recueil compilé de façon aléatoire qu'à un livre conçu selon un plan fixe. Des réflexions moralisantes sur la vanité et la folie du monde, dans le style de la didactique populaire habituelle, sont entrecoupées de réflexions en vers sur les avantages et les inconvénients du mariage. De Bie entremêle son ouvrage de nombreux détails et réflexions sur les troubles aux Pays-Bas au XVIe siècle et sur l'histoire de Lierre, par lesquels il se fait connaître comme un partisan enthousiaste de l'Espagne, autant que comme un ardent défenseur de la foi catholique romaine. Dans son dernier ouvrage moralisant, il se tourne contre le jansénisme[11].

Œuvre dramatique[modifier | modifier le code]

Farces et comédies[modifier | modifier le code]

De Bie a débuté comme dramaturge par des farces, genre dans lequel il produira des œuvres jusqu'à sa mort[9]. Dans les dernières années, celles-ci apparaissent, sous forme d'interludes ou d'annexes comiques, intégrées dans les pièces sérieuses[9]. Par ses klucht-wyse comedie's, il s'efforce, après 1695 et sous l'influence de la comédie française, de perfectionner et de raffiner le genre de la farce, devenue légèrement vieillotte[9].

Ses farces et comédies comprennent des interludes d'après le modèle des pièces espagnoles[9]. De Bie a immédiatement compris le ton et le style de la farce licencieuse « à l'ancienne », dont il continue consciencieusement la tradition[15]. Les hommes et les femmes ivres-morts demeurent les personnages stéréotypés préférés, mais ils se déplacent et agissent avec davantage de naturel et d'ingénu, et ne s'expriment pas moins que leurs prédécesseurs au Moyen Âge et au XVIe siècle de façon intrépide et colorée. À ces motifs traditionnels, De Bie ajoute plusieurs autres de son cru[11],[15].

Par ses comédies, abordées à la façon des farces, dont il en a créées trois après 1695, De Bie se rapproche de la comédie française classique. Les sujets sont, en général, l'amour, les moyens comiques employés par les amants et les maîtresses pour atteindre leurs objectifs, ainsi que l'apparition immanquable d'amis intimes avec leurs confidences entre maître et domestique, rappelant la comédie française. Malgré les sujets d'origine étrangère, les situations dépeintes, cependant, demeurent typiquement indigènes : brabançonnes[15].

Tragi-comédies et tragédies[modifier | modifier le code]

Initialement, dans les pièces sérieuses, De Bie suit le chemin qu'avait pris le théâtre espagnol. Entre 1659 et 1672, il adapte, de manière très libre et dépouillée, trois célèbres tragi-comédies de Lope de Vega, un auteur pour qui il nourrit une grande admiration[9], dont témoigne l'hispanisation de son prénom en Cornelio[16].

Dans leur version néerlandaise, ces pièces s'intitulent :

  • Alphonsus en Thebasile oft herstelde onnooselheydt [...] (Alphonse et Thébasile ou l'Innocence retrouvée ; jouée en 1659, imprimée en 1673) ;
  • Armoede van den Graeve Florellus oft lyden sonder wraeck [...] (La Pauvreté du Comte Florellus ou la Souffrance sans Vengeance ; de 1671[9] ; une adaptation de la Pobreza de Reynaldos de Lope de Vega[17],[3])
  • Gheweldighe heerschappije van den Onrechtveerdighen Boris ghedempt ende ghestraft door den jongen Demetrius [...] (La Domination violente de l'Injuste Boris, vaincu et puni par le jeune Démétrius ; jouée en 1672, imprimée en 1675 ; une adaptation de El Gran Duque de Moscovia de Lope de Vega)[9],[18].

En 1688, il se hasarde, peut-être en concurrence avec le poète hollandais, de produire une pièce dramatique dans le genre de Jan Vos, auteur de la République aux Pays-Bas septentrionaux, avec qui il s'était lié d'amitié et qui fait son éloge ainsi que celui de son Gulden cabinet dans une louange[9],[19],[16] reprise dans l'une de ses œuvres[9]. La Wraak van verkrachte Kuysheydt bewesen in 't rampsalig leven vande princerse Theocrina onteert van [...] Amurath (Revanche de la Chasteté violée, illustrée par la Vie misérable de la Princesse Theocrina, déshonorée par Amurat ; jouée en 1688, imprimée en 1706) ne doit céder en rien aux modèles célèbres du genre pour ce qui concerne les polissonneries et la cruauté[9]. À la fin de la pièce, aucun protagoniste n'est encore en vie : ils sont tous morts ou ils se sont suicidés[9]. L'apogée de la cruauté est la scène du sixième acte, où l'héroïne Theocrina arrache le cœur à son violeur Amurat, y mord, et se transperce le cœur par la suite[9]. Apparemment, De Bie, dans ce jeu, voulait rassembler toutes ses forces afin de rivaliser avec les grands spectacles qui ont longtemps triomphé au théâtre d'Amsterdam, et qui étaient jadis perçus comme supérieurs à ceux de Brabant[20].

Pièces sacrées[modifier | modifier le code]

À part des pièces à sujet profane, De Bie produit huit pièces sacrées. Cinq d’entre elles traitent de la vie de saints tels que Gommaire, patron de la ville de Lierre (jouée en 1669, imprimée en 1670), et Cécile (1671). Une comédie biblique est Den verloren Sone Osias oft bekeerden sondaer [...] (Le Fils prodigue d’Osias ou le pécheur pénitent[21], d'après El hijo prodigo de Lope de Vega, représentée en 1678[22], imprimée en 1689), un jeu de Noël De Verlichte Waerheydt van Godts Vleesch-gheworden woordt ende gheboorte Christi [...] (La Vérité illuminée de la Parole de Dieu incarnée et de la Naissance du Christ ; représentée en 1679, imprimée en 1700) et un jeu de la passion Treur-spel van het bitter lijden Christi oft Goddelijck Ransoen onser Sielen salicheyt (Tragédie de la Passion amère du Christ ou de la Rançon divine de notre Salut de l'Âme ; représentée en 1680, imprimée en 1687). Par la forme, les premières de ses œuvres se rapprochent des pièces espagnoles. Gommarus et Cecilia sont divisées en trois actes, chacun ayant son dénouement. Ces deux pièces comprennent également des « entremeses », des interludes comiques, caractéristiques du théâtre espagnol. Peu à peu, cependant, De Bie s'affranchit de cette formule, pour créer son propre style, qui se rapproche partiellement du jeu biblique et pour une autre partie du drame scolaire latin des jésuites. Ainsi, de façon naturelle et vive, dans de nombreuses scènes de son Osias, il traite la parabole du fils prodigue, suivant de près la narration de l’évangile, mais, toutefois, la transposant à son propre époque et faisant un usage intensif des possibilités dramatiques inhérentes aux données sur le déclin d’Osias et sa repentance[21].

L’influence des auteurs du Nord[modifier | modifier le code]

L’influence des auteurs de la République des Sept Pays-Bas apparaît, entre autres, dans la métrique et la construction strophique du Faems weer-galm, que De Bie a empruntées au Roomsche Lier de Joost van den Vondel. Un vers tel que « Wilt dan peysen dat Godts reysen » fait penser au poème Kinder-lyck de Vondel. Dans le même recueil, on trouve toute une série de vers, dans le style de Jacob Cats, qui commencent par le même mot. Dans l'introduction de ce recueil, De Bie explique que l'art n'est pas uniquement représenté par le style et la manière des Hollandais[16],[23], et dans la préface de la tragédie Amurath en Theocrina, publiée dans Echos weder-clanck, il explique comment la punition du mal y est décrite en rimes à la manière éloquente des Hollandais, afin d’en donner la preuve aux envieux calomniant et prétendant qu’un rimeur brabançon ne peut être l’égal d’un Hollandais[16],[24].

Les pièces dramatiques profanes sont des tragi-comédies qui se rapprochent du genre propre aux pièces de Gerbrand Adriaenszoon Bredero, telles que l’Alphonsus en Thebasile de 1650[17].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les écrits les plus importants de De Bie sont[2] :

  • (nl) Het gulden cabinet van de edel vryschilderconst, inhoudende den lof van de vermaerste schilders, architecten, beeldthouwers ende plaetsnijders van dese eeuw (Le Cabinet d'or de la peinture libre noble, comprenant l'éloge des plus renommés des peintres, architectes, sculpteurs et graveurs de ce siècle), Anvers, Jan Meyssens, 1661 ;
  • (nl) Faems weergalm der nederduytsche poësi van Cornelio de Bie, tot Lyer, uyt sijnen tijds overschot vrijmoedelijck voorgestelt op de domme waensucht des wereldts, ghenoemt Werelts-Sots-Cap, vol zedige moraliteyten en sinnebeelden, Malines, 1670.
  • (nl) Alphonsus en Thebasile ofte herstelde onnooselheyt, tragédie, Anvers, 1673 ;
  • (nl) Den grooten hertoghe van Moskovien oft gheweldighe heerschappye, tragédie, Anvers, 1672 ;
  • (nl) Den heyligen Ridder Gommarus, patroon der stadt Lier, oft gewillighe verduldigheyt, Anvers, 1670, tragédie ;
  • (nl) Lijden zonder wraek, of de armoede van grave Florellus, bontgenoot van Vranckrijck, tragédie ;
  • (nl) De comedie der Liersche Furie, of de kettersche verradery op den 14 October 1595, comédie ;
  • (nl) De comedie van Mas Aniello in de beroerte van Napels, comédie ;
  • (nl) Hans Holleblok, geusen Predicant, farce, Bruxelles, 1702 ;
  • (nl) Het Vlaemsche masker van Colonel Spindeler, farce ;
  • (nl) Kluchtwijse commedie van de ontmaskerde liefde, farce, Anvers, 1708 ;
  • (nl) Cluchten van Jan Goethals, en Griet, zijn wijf, farce.

Prose[25][modifier | modifier le code]

Pièces[25][modifier | modifier le code]

  • (nl) Alphonsus en Thebasile ofte herstelde onnooselheyt, tragi-comedie op den sin: Oprechte Liefde (1673)
  • (nl) De cluchte van den verdraeyden advocaet (en de twee borssesnyders) verthoont binnen Lyer den 16 en 17 juny 1659 (1673)
  • (nl) Den heyligen ridder Gommarus, patroon der stadt Lier, oft gewillighe verduldigheyt; op het tooneel ghebrocht door de liefhebbers van d'edele gulde, die men noemt Den groeyenden Boom, binnen de voorschreven stadt Lier, den 23 en 25 juny 1669
  • (nl) Cluchte van een misluckt overspel, op den sin: Daer d'ongheregheltheyt van een onkuys ghedacht (1669)
  • (nl) Den grooten hertoghe van Moskovien oft gheweldighe heerschappye, Bly-eyndich treurspel (1673)
  • (nl) Treurspel van de heylighe Cecilia, martelaresse, ghenoemt den Spieghel van d'Eerbaerheydt
  • (nl) Cluchte van Jan Goethals en Griet, zijn wijf, bedroghen door twee geapposteerde soldaten, verbetert en vermeerdert door C. De Bie
  • (nl) De cluchte van den jaloursen dief, afbeldende d'onghetrouwicheyt, bemonden achterclap en onversaefde lichtveerdicheyt der menschen, in Reynaldo Plattebors en madam Sacatrap
  • (nl) Den verloren zoon Osias oft bekeerden Zondaer
  • (nl) Het goddelijck ransoen der zielen salicheyt, in dry deelen
  • (nl) Clucht-wijse comedie van de Mahometaensche slavinne Sultana Bacherach
  • (nl) De verlichte waerheyt van Godts vleesch-gheworden woordt in de gheboorte Christi
  • (nl) 'T geloofs beproevinghe verthoont in de stantvastighe verduldigheyt van de seer edele Roomsche princesse de heylighe Eugenia, blyeyndigh treurspel
  • (nl) Beschermde suyverheyt in de twee heylige Theodora en Didymus, martelaren om 't Rooms geloof onthooft, treurspel
  • (nl) Kluchte van Hans Holleblock, geusen predicant
  • (nl) Vermaekelijcke klucht van Roeland den Klapper oft Hablador Roelando
  • (nl) Wraak van verkrachte kuysheydt, bewesen in 't ramp-salig leven van de princerse Theocrina onteert van den ontuchtigen en bloetgierigen Amurath
  • (nl) De klucht van den nieuw-gesinden doctoor, meester Quinten-Quack en Cortisaen sijnen bly-geestigen knecht
  • (nl) Kluchtwijse Commedie van de ontmaskerde liefde
  • (nl) Leer-gierich ondersoeck der verlichte duysterheyt en weet-lievende kennisse der waerheyt, bewesen in 't Rooms christen gheloof door den heylighen Epictetus en den seer edelen en overschoonen Astion
  • (nl) Het vlaemsche masker van Colonel Spindeler, archlistelijck ontdeckt aen de lichtveerdige françoisen door Oniati, borgemeester van Brugge, anno 1658
  • (nl) Lijden sonder wraak, of de Armoede van grave Florelus, bontgenoot van Vranckrijck, blyeyndich treurspel
  • (nl) De klucht van den Subtijlen Smidt, of het vinden van 't maet-ghesangh oft musica
  • (nl) De klucht van Gijs Snuffelaer en 't lichtveerdigh Pleuntjen, genoemt d'occasie maekt den dief
  • (nl) De comedie der Liersche Furie, of de kettersche verradery op den 14 october 1595
  • (nl) De klucht van den bedroghen soldaet
  • (nl) De klucht van den stouten Boer oft gheveynsten Auditeur
  • (nl) De comedie van Mas Aniello in de beroerte van Napels, ghenoemt: Op en Nedergangh van 's menschen leven
  • (nl) Blyeyndigh treurspel van de gravinne Nympha en Carel, hertogh van Calabrien, of wraak-lustighe liefde
  • (nl) De klucht van de ramp-salighe liefde in den ongetrouwen minnaer
  • (nl) Het droef-eyndigh toch geluck-saligh Treurspel van de twee heylighe martelaren Crispinus en Crispianus, of Standtvastighe Lijdtsaemheydt
  • (nl) De klucht van den bedroghen duyvel der onkuysheyt en Deep  [sic] makenden geusen Predicant in 't spelen met de kaert
  • (nl) De comedie van Apollonius en Hildebertus, twee verliefde minnaren van edel geslacht, of de verloren gelegentheyt
  • (nl) De klucht van de bedroghen gierigheyt in Judas en de bedwonghen vrientschap van Pilatus
  • (nl) Klucht van het bedriegelyck mal. (1710)

Sources et littérature[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]