Musées royaux des beaux-arts de Belgique

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Musées royaux des Beaux-Arts
de Belgique
Image illustrative de l'article Musées royaux des beaux-arts de Belgique
Informations géographiques
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Ville Bruxelles
Adresse Rue de la Régence 3
1000 Bruxelles
Coordonnées 50° 50′ 31″ N 4° 21′ 28″ E / 50.841944, 4.357778 ()50° 50′ 31″ Nord 4° 21′ 28″ Est / 50.841944, 4.357778 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1803
Collections Peintures
Dessins
Sculptures
Nombre d’œuvres env. 35.000
Superficie inconnue
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an inconnu
Site web fine-arts-museum.be

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(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Musées royaux des Beaux-Artsde Belgique

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Musées royaux des Beaux-Artsde Belgique
Le Massacre des Innocents (1611-1612) d'après Pierre Paul Rubens.
La Sagesse victorieuse de la guerre et de la discorde sous le gouvernement de Jacques 1er d'Angleterre (1632-1633) de Pierre Paul Rubens.

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, situés à Bruxelles, conservent quelque vingt mille œuvres, peintures, sculptures et dessins. Ils comportent le Musée d'Art ancien (XVe - XVIIIe siècle), installé dans le bâtiment conçu par l'architecte Alphonse Balat, construit entre 1885 et 1890 pour abriter le premier Palais de beaux-arts, le Musée d'Art moderne (XIXe - XXe siècle), le musée Antoine Wiertz et le musée Constantin-Meunier.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1794, de nombreuses œuvres furent saisies par les révolutionnaires français et rassemblées. Quatre ans plus tard, Guillaume Bosschaert fut désigné comme conservateur des œuvres rassemblées, et s'efforça de récupérer d'autres œuvres saisies.

En 1801, le Premier Consul Bonaparte fonde par l'Arrêté Chaptal le Musée des beaux-arts de Bruxelles, alors ville française, qui reçoit de nombreuses œuvres en provenance du Louvre. Le musée ouvre ses portes en 1803 et c'est à cette date que la ville de Bruxelles en devint propriétaire. Le musée était accessible au public le jeudi et le samedi, les artistes étant autorisés à y travailler les autres jours.

À l'époque du Royaume uni des Pays-Bas, le roi Guillaume Ier essaya d'agrandir les collections et l'édifice de l'ancienne Cour (où se trouve encore actuellement le musée).

Après l'indépendance de la Belgique, le musée qui appartenait à la ville de Bruxelles est cédé à l'État belge. Une section consacrée à l'art belge moderne fut ajouté au musée en 1845.

En 1919, le musée change d'appellation pour devenir le « Musée royal des beaux-arts de Belgique ». Ce nom est de nouveau changé en 1927 pour son appellation actuelle : « Musées royaux des beaux-arts de Belgique ».

Musée d'Art ancien[modifier | modifier le code]

Le Musée d'Art ancien comprend une vaste collection de peintures, de sculptures et dessins du XVe au XVIIIe siècle. L'essentiel de la collection est formé autour de la peinture des anciens Pays-Bas méridionaux, et présenté par ordre chronologique.

On y trouve par exemple les précieux panneaux des Primitifs flamands (dont Rogier de la Pasture, Petrus Christus, Dirk Bouts, Hans Memling et Jérôme Bosch), une salle consacrée à Pieter Bruegel l'Ancien, à Pierre-Paul Rubens, Jacob Jordaens ou encore Antoine Van Dyck.

Musée d'Art Moderne[modifier | modifier le code]

La direction du musée royal d'art moderne a annoncé vouloir fermer définitivement les portes du musée au public à partir de 2011, et ce malgré une vive opposition de nombreux visiteurs et d'artistes[1].

Cependant, le 1er février 2012, à l'issue d'une réunion avec le collectif musée sans musée, Paul Magnette, ministre fédéral de la Politique scientifique, a déclaré vouloir rendre les collections du musée d'art moderne et contemporain de Bruxelles à nouveau accessibles au public en 2013[2].

Des œuvres de la fin du XVIIIe siècle jusqu'à la période contemporaine étaient présentées au public, avec des artistes tels que René Magritte, Paul Delvaux, James Ensor, Paul Klee, Marc Chagall, ou encore Pablo Picasso.

Les collections du XIXe siècle étaient exposées dans le bâtiment néo-classique donnant sur la place Royale. Les tableaux, sculptures et dessins y étaient répartis sur six étages.

Les collections du XXe siècle furent notablement enrichies en 1996 par le legs « Irène Scutenaire-Hamoir » dans lequel figuraient notamment les nombreuses œuvres de Magritte (plus d'une vingtaine de peintures, d'une vingtaine de gouaches, d'une quarantaine de dessins, etc.) qui étaient aux murs de leur maison de la rue de la Luzerne.

Le Département d'Art moderne comprend également les Musées Antoine Wiertz et Constantin-Meunier qui restent accessibles au public.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En signe de protestation, entre février 2011 et février 2012, tous les premiers mercredi du mois à treize heures, une manifestation réunissant de nombreuses personnalités de milieu artistique et autres avait lieu devant l'entrée du musée.
  2. Paul Magnette veut que les œuvres d'art moderne soient à nouveau accessibles au public

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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