Gillis van Coninxloo

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Gillis van Coninxloo III

Naissance 1544
Anvers
Décès 1606
Amsterdam
Activités Artiste-peintre
Maîtres Pieter Coecke van Aelst le Jeune,
Lenaert Kroes,
Gillis Mostaert
Paysage et scènes de la vie de Marie

Gillis van Coninxloo III (Anvers, 1544Amsterdam, 1606) est un peintre de paysage des Pays-Bas méridionaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jan van Coninxloo le Jeune et de Elisabeth Hasaert, Gillis van Coninxloo III, fut, d’après Carel van Mander, successivement l’élève de Pieter Coecke van Aelst le Jeune, Lenaert Kroes et Gillis Mostaert dans sa ville natale ; après quoi, en 1570, il rejoignit la guilde de Saint-Luc locale, dont il est le maître jusqu'en 1585 et qui lui permet de gagner un succès rapide[1].

Après la chute d’Anvers en 1585, il se vit, parce qu'il était protestant, contraint de quitter la ville et, dès lors, de partir s’établir à Frankenthal, un bastion protestant du Palatinat en Allemagne. Là, d’autres peintres de paysages, également actifs, allaient être connus sous le nom collectif d’École de Frankenthal, dont Gillis van Coninxloo fut le principal représentant. En 1595 cependant, Gillis partit se fixer définitivement à Amsterdam.

L'Œuvre peint[modifier | modifier le code]

Gillis van Coninxloo fut le premier peintre important de paysages sylvestres et, en tant que tel, il exerça une grande influence sur l’art du paysage. Jusque là, la vue panoramique avait été dominante. À la fin du XVIe siècle, on s’intéressa davantage aux éléments de paysage du plus proche environnement, comme une clairière. Cette évolution est visible par exemple dans les œuvres de Jan Brueghel l'Ancien et de Paul Bril. Il contribue donc à la formation du nouveau paysage baroque de son temps[1].

À Frankenthal, ce sont encore principalement des panoramas de bocages que Coninxloo va peindre. En cela, Pieter Schoubroeck et Anton Mirou font partie de son cercle. Par la suite, à Amsterdam, il commence à produire ses paysages sylvestres, caractérisés par une ligne d’horizon basse, des arbres disposés en groupes capricieux et, de façon générale, un plus grand réalisme. De la sorte, il a inauguré une riche tradition qui, en passant par Paul Bril et Jan Brueghel, allait conduire à des peintres comme Abraham Govaerts, Alexander Keirincx[2], Denijs van Alsloot, Gijsbrecht Leytens et Roelant Savery.

Corpus[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michel Kervyn de Meerendré, in Dictionnaire des peintres Belges, kirk Irpa, 1994 [lire en ligne]
  2. Un tableau de Keirincx, Intérieur de forêt, fait partie de la collection du Musée Jeanne d'Aboville de La Fère, dans l'Aisne : « Pour la première fois dans l'histoire du paysage dans les pays septentrionaux, le spectateur découvre un site de plain-pied et non plus, comme au XVIe siècle, sous un angle panoramique. »

Source (partim)[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H.G. Franz, De boslandschappen van Gillis van Coninxloo en hun voorbeelden, in Bull. Mus. Boymans-van Beuningen, XIV, 1963, pp. 66–75.
  • Y. Thiéry, Les peintres flamands de paysage au XVIIe siècle, I, Bruxelles, 1986, pp. 19–29.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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