Rijksmuseum Amsterdam

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Rijksmuseum
Image illustrative de l'article Rijksmuseum Amsterdam
Informations géographiques
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Ville Amsterdam
Adresse Museumplein
Amsterdam, Pays-Bas
Coordonnées 52° 21′ 36″ N 4° 53′ 07″ E / 52.36, 4.885278 ()52° 21′ 36″ Nord 4° 53′ 07″ Est / 52.36, 4.885278 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1800
Collections Peinture
Nombre d’œuvres environ 1 000 000
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 1 100 488 (2002)[1]
Site web www.rijksmuseum.nl

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Rijksmuseum

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Rijksmuseum

Le Rijksmuseum Amsterdam, plus couramment appelé Rijksmuseum ([ˈrɛi̯ksmyˌzeːjʏm], en français « Musée d'État »), ou plus familièrement et en abrégé le Rijks, est un musée d'Amsterdam consacré aux beaux-arts, à l’artisanat et à l’histoire, principalement des Pays-Bas. Il est le plus grand et le plus important musée de ce pays, avec un fonds estimé à environ un million de pièces.

Situé entre la Stadhouderskade et la Museumplein (la « Place des Musées »), dans l'arrondissement Amsterdam Oud-Zuid à Amsterdam, il présente au public, à travers quelque deux cents salles d’expositions, notamment une vaste collection de peintures du siècle d'or néerlandais. C’est aussi au Rijksmuseum qu’est attaché le Rijksprentenkabinet (le « Cabinet national des estampes »). Le musée possède en outre une riche collection d’objets d’art asiatiques.

Histoire des collections[modifier | modifier le code]

Adriaan De Lelie, Cornelis Sebille Roos, 1815.
Jan Adam Kruseman, Adriaan Van der Hoop, v.1850.

Les collections du musée ont pour point de départ les œuvres d’art réunies au fil des siècles par la famille des stathouders. Après la fuite du dernier stathouder Guillaume V en 1795, le gouvernement de la République batave fit main basse sur ce qui restait de cette collection. Les Français emmenèrent à Paris par bateau la plus grande partie de celle-ci. Le 19 novembre 1798, à l’initiative d’Alexander Gogel, alors ministre des Finances, la décision fut prise de placer les œuvres restantes – constituées d’art italien, de portraits de la famille d’Orange et de raretés du patrimoine national – dans un musée national, suivant ainsi l’exemple français.

Charles Howard Hodges, Louis Bonaparte, 1809.

Le musée, sous le nom d’origine de Nationale Kunst-Galerij (« Musée d’art national »), ouvrit ses portes en 1800 dans le palais Huis ten Bosch de La Haye, bâtiment qui avait été confisqué lui aussi. Le collectionneur d’art amstellodamois Cornelis Sebille Roos (1754-1820) fut le tout premier directeur du musée et, de ce fait, il fut, en collaboration avec Gogel, responsable des premières acquisitions, parmi lesquelles Le Cygne menacé de Jan Asselyn. En 1806, le frère de Napoléon Bonaparte, Louis Bonaparte monta sur le trône comme roi de Hollande, et l’institution prit alors le nom de Koninklijk Museum (« Musée royal »).

En 1808, Louis Bonaparte fit déménager le musée à Amsterdam où, à partir de 1809, il fut abrité en même temps que la collection artistique de la ville (dont La Ronde de nuit) à l’étage supérieur du Paleis op de Dam. Le nouveau directeur, Cornelis Apostool (1762-1844), fut chargé de l’établissement du catalogue des objets[2]. En 1817, la collection du Rijks Museum – comme il s’appelait alors depuis l’accession au trône de Guillaume Ier –, fut transférée dans la Trippenhuis, un bâtiment construit au XVIIe siècle par une famille d’armuriers. La maison accueillit également la collection d’estampes de La Haye, tandis que les objets historiques rejoignaient le Cabinet des curiosités, construit à La Haye en 1820. Sous la direction d’Apostool, contrairement à ce qui avait été le cas avec Roos son prédécesseur, les acquisitions importantes furent rares[3].

L’acquisition de la collection que le banquier d’Amsterdam Adriaan Van der Hoop avait léguée en 1854 à la municipalité allait dès lors de soi. Cependant, on ne pensait pas alors que l’intérêt des deux cents vingt-quatre peintures suffirait à attirer les étrangers dans la ville. Les autorités posèrent comme condition que 40 000 florins sur les 50 000 auxquels se montaient les droits de succession fussent payés par des contributions privées volontaires. Ainsi, si quelques citoyens aisés n’avaient pas eu le désir de garder aux Pays-Bas ces œuvres, celles-ci se seraient retrouvées pour la plupart sans doute dispersées hors des frontières du pays.

En 1885, la construction du Rijksmuseum actuel, sur les plans de Pierre Cuypers, était achevée (voir Histoire des bâtiments). Ce bâtiment n’accueillit pas seulement les collections citées précédemment, mais aussi la collection d’œuvres de maîtres contemporains qui se trouvait depuis 1838 à Haarlem, et celle du Nederlandsch Museum voor Geschiedenis en Kunst (« Musée néerlandais d’histoire et d’art ») de La Haye, laquelle constitua la base du département Histoire néerlandaise[4].

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, le directeur de l'époque, Frederick Schmidt-Degener (1881-1941), prit la décision dès l'annonce du conflit de mettre en sécurité les œuvres les plus importantes. Celles-ci furent dans un premier temps transportées dans les abris antiaériens situés près de Zandvoort et Heemskerk. Par la suite, en avril 1942, elles furent de nouveau déménagées et placées dans une salle forte spécialement aménagée dans des galeries souterraines de la Montagne Saint-Pierre, aux environs de Steenwijk et Maastricht. Les œuvres ne quittèrent cependant pas toutes Amsterdam, puisque le musée restera ouvert au public durant les années de guerre[5].

En 2008, Wim Pijbes (né en 1961) fut désigné comme successeur de Ronald De Leeuw au poste de directeur général. Ce que Pijbes considère comme sa mission la plus importante est de replacer en tête de l’agenda « de urgentie » (« l’urgence ») du Rijksmuseum. Il qualifie de « funeste » la mesure prise de fermer le musée pour une période de dix ans et souhaite canaliser toutes les énergies pour que la réouverture ait lieu dans les plus brefs délais. Pour cette raison, une partie du bâtiment principal fut de nouveau temporairement accessible aux visiteurs. Durant les week-ends du 19 juillet et du 31 août 2008, le public eut l’occasion de voir les décorations murales perdues, qui ont fait l’objet d’une restauration pendant les quatre années précédentes[6].

Histoire des bâtiments[modifier | modifier le code]

Façade avant du Rijksmuseum, vers 1895.

Pieter Cuypers[modifier | modifier le code]

En 1863, la construction d’un nouveau bâtiment pour le Rijksmusem fit l’objet d’un concours, mais aucun des projets soumis ne fut jugé d’une qualité suffisante, ce qui donna lieu, en 1876, à l'organisation d'un second concours.

Portrait gravé de l'architecte Pierre Cuypers.

C'est Pierre Cuypers (1827-1921) qui l'emporta ; celui-ci avait déjà participé la première fois, mais son projet n'avait obtenu, alors, que la deuxième place. Le projet de Cuypers qui fut finalement retenu était une combinaison d’éléments gothiques et de style Renaissance.

La construction commença le 1er octobre 1876. À l’intérieur autant qu’à l’extérieur, le bâtiment fut richement décoré avec des références à l’histoire de l’art néerlandais, des décorations qui firent elles aussi l’objet d’un concours, remporté par Bart Van Hove (1850-1914) et François Vermeylen (1824-1888) pour les sculptures, Georg Sturm (1855-1923) pour les tableaux en céramique et les peintures, et le Londonien W.F. Dixon pour les vitraux.

Le musée ouvrit ses portes à sa nouvelle adresse le 13 juillet 1885[7]. La façade avant du musée est située sur le Stadhouderskade mais, de l’autre côté, l’édifice occupe une place de choix de la Museumplein, parmi d’autres édifices culturels construits ultérieurement, le Concertgebouw (1888), le Stedelijk Museum (1895) et le Musée Van Gogh (1973).

En 1890, une annexe fut ajoutée au Rijksmuseum. Cette construction fut réalisée à partir de fragments de bâtiments démolis et donne une vue d’ensemble de l’histoire de l’architecture néerlandaise. En 1906, la salle abritant La Ronde de nuit fut reconstruite[7]. L’intérieur connut d’autres aménagements ; ainsi, entre les années 1920 et 1950, la plupart des décorations multicolores des murs furent-elles repeintes.

Dans les années 1960, des salles d’expositions et plusieurs étages furent construits dans les deux cours. Le bâtiment connut encore quelques travaux de restauration en 1984, en 1995-1996 – transformation de l’aile sud du musée (dix-sept salles), désigné aujourd’hui sous le nom d’aile Philips (du nom de l’un des sponsors) – et 2000[8].

Tableaux décorant la façade
Inscription : « Laat-Romeinsche beschaving. Stichting van de basiliek van St. Servaas door Monulphus omstreeks 570 » (« Civilisation romaine tardive. Fondation de la basilique Saint-Servais par saint Monulphe vers 570 ».
Inscription : « Frankische beschaving. Stichting van het paleis te Nijmegen door Karel de Groote omstreeks 800 » (« Civilisation franque. Fondation du palais à Nimègue par Charlemagne vers 800 »).
Inscription : « Herleving van beschaving en kunst. Bisschop Bernulphus begraven in de door hem gestichte Sint Pieterskerk te Utrecht MLIII » (« Renaissance de la civilisation et de l’art. L’évêque Bernulphe enterré dans l’église Saint-Pierre fondée par lui à Utrecht MLIII.
Inscription : « Jan van Eyck als Peintre et varlet [sic] de Chambre van Jan van Beieren (Jean sans Piete [sic]) werkzaam op het Hof te s' Gravenhage tusschen 1422-1424 » (« Jan Van Eyck peintre et varlet de chambre de Jean [III] de Bavière (Jean sans Pitié) actif à la cour de s’Gravenhage entre 1422-1424 »).
Inscription : « Het zijn al vorsten steden en prelaten Die Gouda's kerk met glazen sieren laten 1555-1606 » (« Ce sont tous villes princières et prélats qui font décorer de vitraux l’église de Gouda 1555-1606 »).
Inscription : « Albrecht Dürer in het jaar 1520 te 's Hertogenbosch door het Gild der Goudsmeden onthaald » (« Albrecht Dürer reçu en 1520 par la guilde des orfèvres à Bois-le-Duc »).

Le « nouveau » Rijksmuseum[modifier | modifier le code]

La Ronde de nuit de Rembrandt dans l’« aile Philips ».

De 2003 jusqu’en 2013[9], le Rijksmuseum est restauré et rénové sur les plans des architectes espagnols Antonio Cruz et Antonio Ortiz tandis que les galeries intérieures et la muséographie sont confiées à l'architecte français Jean-Michel Wilmotte[10]. Ces travaux concernent la remise à neuf de nombreuses décorations intérieures et l’enlèvement du revêtement des cours. Durant ces travaux, seules quatre cents environ parmi le million de pièces de la collection permanente sont présentées dans une exposition appelée Les Chefs-d’œuvres, qui se tient dans l'« aile Philips »[11].

En avril 2003, suite à des mesures prises par l’Inspection du travail, le Rijksmuseum dut fermer quelques jours ses portes au public, car des particules d’amiante avaient été détectées. Au début du mois de décembre de la même année, une grande partie du musée fut fermée pour cause de transformations. Celles-ci, qui au départ étaient prévues pour quelques années, devraient finalement prendre dix ans environ, suite à divers ralentissements. Le 26 février 2008, on annonça en effet que la réouverture était repoussée au premier semestre de l’année 2013[12],[13],[14]. Entre-temps, l’« aile Philips » du musée reste ouverte aux visiteurs, de même qu’une dépendance de l’institution, qui se trouve derrière la douane de l’aéroport de Schiphol.

À Amsterdam, une question a suscité bien des débats, celle de savoir si le passage permettant aux cyclistes et au piétons de se rendre de la Museumplein au centre-ville resterait ouvert. Le Rijksmuseum avait pour projet de déplacer l’entrée principale du musée à l’endroit de ce passage, mais beaucoup d’Amstellodamois ont craint que cela ne laisserait pas suffisamment d'espace pour pouvoir encore y circuler facilement. Au printemps 2005, les autorités de l’arrondissement Oud-Zuid prenaient la décision de refuser le projet de construction à l’endroit du passage, le jugeant non-conforme au plan d’urbanisme. Au printemps 2006, un projet adapté fut présenté, qui envisage toujours de placer l’entrée du musée dans le passage en question, mais en laissant suffisamment de place aux cyclistes.

Le montant de ces lourds travaux s’élève à 222 millions d’euros. Pendant leur durée, la Ronde de nuit est présentée dans la nouvelle « aile Philips » en même temps que tous les principaux tableaux du XVIIe siècle que le musée possède. La Ronde de nuit retourne dans la salle qui lui est consacrée, au bout de la Galerie d’honneur.

Collections et départements[modifier | modifier le code]

Le Rijksmuseum comprend trois départements principaux :

  • Le département des Beaux-Arts, lui-même subdivisé en trois sections : Peintures – Sculpture et Arts décoratifs – Art asiatique ;
  • Le Rijksprentenkabinet, « Cabinet national des estampes », où sont conservés dessins, gravures et photos ;
  • Le département Histoire néerlandaise.

Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Les collections de peintures offrent une aperçu de l’art néerlandais du XVe siècle jusqu’à 1900 environ, avec un accent plus particulier sur les maîtres hollandais du XVIIe siècle. Une petite partie des collections concerne également les maîtres de l’école flamande et ceux de l’école italienne, notamment[15].

Les collections comprennent des œuvres d’artistes tels que Rembrandt et les élèves de ce dernier, mais aussi Johannes Vermeer, Frans Hals, Jan Steen, et d'autres.

Rembrandt[modifier | modifier le code]
Johannes Vermeer[modifier | modifier le code]
Frans Hals[modifier | modifier le code]
Jan Steen[modifier | modifier le code]
Autres peintres[modifier | modifier le code]

Parmi les autres peintres représentés figurent Hendrick Avercamp, Willem Pietersz. Buytewech, Carel Fabritius, Gabriel Metsu, Gerard Ter Borch, Hendrick Ter Brugghen, Bartholomeus Van der Helst, Gerard Van Honthorst, Jacob Van Ruisdael, Jan van Scorel, ou encore les Flamands Jacob Jordaens, Antoine Van Dyck et Pierre-Paul Rubens...

Les points d’orgue[modifier | modifier le code]

Le musée abrite différents chefs-d’œuvre. Parmi ceux-ci, les plus importants et les plus monumentaux sont présentés dans la galerie d’honneur, une grande salle dans l’axe longitudinal du musée. C’est au bout de cette salle que se trouve l’œuvre sans doute la plus connue du musée, La Ronde de nuit de Rembrandt.

Sculpture et Arts décoratifs[modifier | modifier le code]

La collection Sculpture et Arts décoratifs comprend des sculptures, du mobilier et des lambris, des pièces d’orfèvrerie, de la céramique, des objets d’art en verre, en matière textile, ou en métal, et de nombreux autres types d’objets. Cette collection, bien qu’y soit laissée une place plus large à l’art néerlandais, possède elle aussi un caractère international[16].

Art asiatique[modifier | modifier le code]

La collection d’art asiatique provient en majeure partie de la Vereniging van Vrienden der Aziatische Kunst (l’« Union des Amis de l’art asiatique ») et donne un aperçu du développement, entre autres de l’art chinois, japonais et indien, d’un point de vue asiatique. Des porcelaines d’exportation chinoises et japonaises, ainsi que des meubles coloniaux font cependant également partie de cette collection[17].

Cabinet des estampes (Rijksprentenkabinet)[modifier | modifier le code]

Histoire néerlandaise[modifier | modifier le code]

Atelier de restauration[modifier | modifier le code]

Le Rijksmuseum dispose également d’un atelier de restauration pour la conservation et les travaux de restauration d’œuvres d’art[18].

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La Rijksmuseum Research Library fait partie du Rijksmuseum, et constitue le plus vaste centre de documentation public aux Pays-Bas spécialisé dans l’histoire de l’art.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’année 2002 fut la dernière année complète sans rénovations ni restaurations. Source : « Chiffres selon le type de visiteurs. », www.rijksmuseum.nl, Rijksmuseum (consulté le 2007-04-01)
  2. Cornelis Apostool - Rijksmuseum Amsterdam - Nationaal Museum voor Kunst en Geschiedenis.
  3. Geschiedenis van het Rijksmuseum - Rijksmuseum Amsterdam - Nationaal Museum voor Kunst en Geschiedenis. – Page consultée le 1/7/2008.
  4. Verzamelbeleid - Rijksmuseum Amsterdam - Nationaal Museum voor Kunst en Geschiedenis. – Page consultée le 1/7/2008.
  5. FAQ sur le site du Rijksmuseum, FAQ n° 8.
  6. « Rijksmuseum even weer open », Parool, 12 juillet 2008.
  7. a et b « Rijksmuseum (1876/85). Stadhouderskade, 42. », Monumenten en Archeologie in Amsterdam, City of Amsterdam (consulté le 2007-04-01)
  8. « Rijksmuseum (1876/85). Stadhouderskade, 42. Intérieur. », Monumenten en Archeologie in Amsterdam, City of Amsterdam (consulté le 2007-04-01)
  9. (en) « Rijksmuseum reopening delayed until 2013 », DutchNews.nl,‎ 27 fév. 2008 (consulté le 8 déc. 2008)
  10. Annick Colonna-Césari, « Flambant neuf, le Rijksmuseum d'Amsterdam rouvre enfin ses portes », sur lexpress.fr,‎ 18 avril 2013
  11. « Le nouveau Rijksmuseum. Aspect définitif. », The New Rijksmuseum, Rijksmuseum Amsterdam (consulté le 2007-04-01)
  12. « Verbouwing Rijks opnieuw vertraagd », Parool, 26 février 2008.
  13. « Open in 2012 - mits, tenzij », Parool, 27 février 2008.
  14. « Oplossing in bouwkwestie Rijksmuseum », www.nrc.nl, 19 mai 2009.
  15. Schilderijen - Rijksmuseum Amsterdam - Nationaal Museum voor Geschiedenis en Kunst. – Page consultée le 1/7/2008.
  16. Beeldhouwkunst & Kunstnijverheid - Rijksmuseum Amsterdam - Nationaal Museum voor Geschiedenis en Kunst. – Page consultée le 1/7/2008.
  17. Aziatische Kunst - Rijksmuseum Amsterdam - Nationaal Museum voor Geschiedenis en Kunst. – Page consultée le 1/7/2008.
  18. Organisatie - Rijksmuseum Amsterdam - Nationaal Museum voor Geschiedenis en Kunst. – Page consultée le 1/7/2008.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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